12.06.2007

Les pyramides en béton reconstitué ?

Une théorie concernant la construction des pyramides refait son apparition, malgré le rejet catégorique des égyptologues classiques.

En effet, des chercheurs français et américains soutiennent que certaines sections des pyramides égyptiennes ont pu être fabriquées en pierre synthétique et coulées comme du béton.
La composition des pierres de ces monuments serait plus complexe que celle des pierres des carrières de Toura et de Maadi, d'où auraient été extraits les éléments des tombeaux de Gizeh.


Le professeur Michel Barsoum devant l'une des pyramide égyptiennes dont des blocs de pierres seraient constitués et non taillés. CREDIT: Michel Barsoum, Drexel University 


Selon le Français Gilles Hug, de l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA), et selon l'Américain Michel Barsoum, de l'Université de Drexel, des géopolymères auraient été utilisés.

Une analyse menée par radiographie et à l'aide d'une torche plasma montre que certains constituants de ces pierres présentent les traces d'une réaction chimique rapide ne leur ayant pas permis une cristallisation naturelle.
Cette réaction ne s'explique pas si les pierres ont été taillées. Par contre, elle est compréhensible si l'on admet qu'elles ont été coulées comme du béton, estiment les spécialistes.

Le chimiste français Joseph Davidovits défend depuis 30 ans la thèse de l'utilisation de béton géopolymère pour l'édification des tombeaux des pharaons. Selon lui, des blocs de calcaire naturel reconstitué auraient été coulés sur place. Ils auraient été constitués en grande majorité d'agrégats de calcaire naturel et d'un peu d'argile kaolinitique, un silico-aluminate qui se désagrège dans l'eau et auquel aurait été ajoutée de la chaux éteinte.



Sources:


En savoir plus sur les géopolymères:


Actualisation au 16/12/2006:

ARE-USA research team from Ain Shams university: "Electromagnetic Sounder Experiments at the Pyramids of Giza"


Actualisation au 05/02/2007:
Gilles Hug, chercheur à l'Onera, et Michel Barsoum, spécialiste des matériaux à l'Université Drexel de Philadelphie, ont entrepris les investigations à la manière d'une police scientifique, avec pour objectif de faire parler les pierres, celles qui justement étaient présumées ne pas être naturelles.
Des échantillons ont été examinés par diverses méthodes. Les "observations" – en fait de la spectrométrie et de la diffraction électronique ou photonique – ont permis de connaître les compositions élémentaires, d'identifier des microstructures cristallines ou des agrégats amorphes.
Il est apparu que les proportions d'éléments en présence ne sont pas celles des pierres des carrières exploitées, et surtout que les cristaux et agrégats en présence n'existent pas à l'état naturel dans les roches sédimentaires.
Conclusion : les échantillons ne sont pas de pierre sédimentaire mais bien synthétique. Et nécessairement, les égyptiens maîtrisaient cette chimie particulière du ciment géopolymère, dont les composants (cendres, sels de Natron, chaux, calcaire, gypse...) étaient disponibles à proximité des constructions...

Source:



Une démonstration, de l'insitut de géopolymère, par l'image sur la possibilité de réaliser les blocs des pyramides en béton archaïque avec les moyens dont disposaient les Egyptiens, sans avoir recours à de la vraie pierre de taille:



Dernière informations:

08/06/2007:

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