5.02.2013

Les hommes ont peut-être atteint les Amériques il y a 22000 ans

D'après une étude, les hommes auraient vécu en Amérique du Sud à l'apogée de la dernière ère glaciaire, soit des milliers d'années plus tôt qu'on ne le pensait.

Une équipe affirme avoir trouvé des outils de pierre vieux de 22.000 ans, sur le site de Toca da Tira Peia au Brésil, bien que d'autres archéologues contestent cette déclaration.

Artéfacts lithiques de Toca da Tira Peia.

Christelle Lahaye de L'université Michel Montaigne Bordeaux 3, et ses collègues, ont fouillé un abri sous roche dans le nord-est du Brésil. Ils y ont trouvé 113 outils de pierre.

L'équipe a daté les sédiments, dans lesquels les outils ont été enterrés, en utilisant une technique qui détermine le moment où les sédiments ont été exposés à la lumière la dernière fois.

Ainsi, certains outils ont été enterrés il y a 22000 ans, soit des milliers d'années plus tôt que toute colonisation humaine connue des Amériques.

Pendant des décennies, les archéologues pensaient que les gens de la culture Clovis étaient les premiers à entrer dans les Amériques, il y a 13.000 ans.

Mais depuis les années 1980, les indices indiquant une arrivée plus ancienne se sont accumulés, faisant remonter la colonisation à au moins 15.000 ans.


Les hommes ont-il pu être au Brésil il y a 22000 ans ?

«Les tests de datatation qu'ils ont présenté suggèrent qu'ils ont un bon signal», explique Ann Wintle de l'Université de Cambridge.

Pour d'autres, ce sont les outils qui posent problème: "les abris sous-roche sont difficiles à interpréter", souligne John McNabb de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni, "les pierres qui tombent du haut peuvent se briser, les rendant semblables aux outils fabriqués par l'homme." En conséquence, McNabb qualifie les indices "de suggestifs mais non prouvés".

Pour Lahaye, le scénario des pierres tombées est peu probable dans ce cas: en effet, les outils sont fabriqués dans une roche qui n'est pas présente sur le site: "Ils proviennent d'au moins 15 kilomètres," affirme-t-elle.

Son groupe étudie aussi les outils de sites voisins. Ils montrent des traces de découpe du bois et de l'os.

Il y a eu de nombreuses allégations d'une présence humaine dans l'Amérique du Sud, mais aucune ne s'est révélée concluante, explique Silvia Gonzalez de l'Université Liverpool John Moores au Royaume-Uni: "Tant qu'aucun squelette ne sera découvert, personne ne va les croire."


Sources:

Derniers article sur le Brésil:

A propos de la culture Clovis:

4.29.2013

Découverte des squelettes d'un couple se tenant la main dans la même tombe

J'avais déjà publié un article sur un couple de l'époque romaine enterré en se tenant la main depuis 1500 ans  en 2011 en Italie. Cette fois, c'est en Roumanie un millénaire plus tard....



C'est en fouillant la cour d'un ancien monastère dominicain que des experts on mis au jour les squelettes d'un couple enterré ensemble main dans la main à Cluj-Napoca, capitale de la Transylvanie.

Les corps ont été découverts dans l'ancien cimetière du monastère et l'on pense que la double tombe remonte au Moyen Age.

Pour Adrian Rusu, de l'Institut d'archéologie et d'histoire de l'art de Cluj-Napoca: "C'est un mystère - et cela est rare pour ces sépultures à l'époque. Nous pouvons voir que l'homme avait subi une grave blessure qui l'a laissé avec une fracture de la hanche qui est probablement à l'origine de sa mort. En raison du fait que la jeune femme est manifestement morte en même temps et qu'elle était probablement en bonne santé, nous supposons qu'elle est morte le cœur brisé par la perte de son partenaire."

D'après M. Rusu: "Il est peu probable qu'elle se soit suicidée, vu que cela est considéré comme un péché. Si tel était le cas, elle n'aurait pas été enterrée dans un lieu saint. Il est évident qu'ils ont été enterrés ensemble en hommage à l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre."

Les corps auraient été enterrés aux alentours de 1450.

Les restes d'un enfant ont également été trouvés dans la fosse, mais les archéologues pensent qu'ils ne sont pas liés au couple.


Source:

4.26.2013

Un mini robot découvre des chambres sous la pyramides de Quetzalcoatl à Teotihuacan


Un petit robot a découvert trois anciennes pièces qui se cachaient sous le célèbre temple du Serpent à plumes, Quetzalcoatl, près de la Pyramide du Soleil au Mexique.

 Le mini robot devant l'entrée du tunnel. (Credit: Reuters)

Le temple fait partie du site archéologique connu sous le nom de Teotihuacan ("Cité des Dieux"), qui est bien connu pour ses nombreux bâtiments et pyramides.

Le robot, long de 90cm, nommé Tlaloc II-TC, a été descendu dans un tunnel inexploré vieux de 2000 ans. Il avait été découvert lorsque de fortes pluies avaient révélées un trou dans le temple en 2003.

Les archéologues de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), impliqués dans le projet "Tlalocan, Route sousterraine", espéraient trouver au moins une chambre à la fin du tunnel. Mais le robot télécommandé a renvoyé les images de trois anciennes pièces dans le tunnel.



Les chercheurs pensent que cette découverte pourrait apporter de nouvelles informations sur d'anciennes cérémonies, comme les enterrements.

Le site archéologique, un complexe de pyramides, de places et de temples fut une ville influente avec plus de 100.000 habitants en Amérique du Nord pendant cette période pré-hispanique. Mais on sait très peu au sujet de ses dirigeants.

C'est en 2009 que les fouilles ont commencé à rejoindre le tunnel.

En 2010, l'Archéologue Sergio Gomez spéculait que le tunnel conduirait à la tombe d'un dirigeant: "je pense que le tunnel était l'élément central, l'élément principal autour duquel le reste du centre cérémoniel a été construit", a-t-il déclaré, "c'était l'endroit le plus sacré. Il y a une forte possibilité que, dans cet endroit, dans la chambre centrale, nous puissions trouver les restes de ceux qui ont régné à Teotihuacan".

Dans la prochaine étape, les archéologues vont enlever les débris qui bloquent une partie des 120 mètres de long du tunnel. Ils pensent que les décombres cachent un escalier qui mène trois à quatre mètres plus bas.


Plus d'images au sujet de cette fouille:

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4.25.2013

Stonehenge occupé 5000 années plus tôt qu'on ne le pensait

 MAJ 06/06/14
De récentes fouilles ont révélé que la zone de Stonehenge était occupée 3000 avant sa construction.
La fouille archéologique, à environ 1.5km des pierres, a révélé que des gens étaient installés là en 7500 avant JC.

Des traces d'occupation humaines 3000 ans avant la constructione de Stonehenge...

Les résultats, révélés par des bénévoles et un petit budget, sont de 5000 ans plus tôt qu'on ne le pensait précédemment.

Le Dr Josh Pollard, de l'Université de Southampton, a déclaré que l'équipe avait "trouvé la communauté qui a mis en place le premier monument à Stonehenge".


La "tâche aveugle" archéologique.

Le projet à petite échelle a été menée par l'archéologue David Jacques, de l'Université ouverte.

Il a d'abord repéré le site d'Amesbury sur des photographies aériennes, en tant qu'étudiant. Les photographies, provenant d'une archive de l'Université de Cambridge, ont montré un site connu, le camp de Vespasien, à seulement 1.5km de Stonehenge.

Il était supposé avoir été complètement aménagé au 18ème siècle, mais M. Jacques a réalisé que ce n'était pas le cas et à décidé d'enquêter: "Le paysage tout entier est plein de monuments préhistoriques et cette découverte est extraordinaire dans le sens où elle était, depuis tout ce temps, une tache aveugle archéologique. Mais en 1999, un groupe d'amis étudiants et moi-même avons commencé à fouiller ce domaine d'Amesbury."

La première photographie aérienne de Stonehenge prise en 1906.

Le site, qui contient une source naturelle, est la source d'eau douce la plus proche de Stonehenge.

Et M. Jacques, en supposant qu'elle a pu servir d'approvisionnement en eau, a estimé qu'il pourrait y avoir un ancien site archéologie attendant d'être découvert.

"Mon idée était que là où l'on trouve des animaux sauvages, on a tendance à trouver des gens, probablement des groupes de chasseurs cueilleurs chasseurs." Et il avait raison.

Au cours des sept dernières années, le site a révélé les plus anciennes installations semi-permanente dans la zone de Stonehenge, de 7.500 à 4.700 avant JC.

Et la datation au carbone des matériaux trouvés sur le site montre que des gens étaient là au cours de chaque millénaire: «Ici, nous sommes dans un petit coin en bas d'une colline où coule une rivière ,et il y a eu probablement plus de gens qui y sont venus au cours de la période mésolithique qu'au cours des période suivantes», at-il dit.


La partie visible de l'iceberg.

Bien que ce soit un projet au financement limité, il suscite déjà l'intérêt d'autres archéologues de premier plan.

Le professeur Peter Rowley-Conwy, de l'Université de Durham, a ainsi déclaré: "Le site a le potentiel pour devenir l'un des sites mésolithiques les plus importants en Europe du nord-ouest."

Et le Dr Pollard, du projet Stonehenge Riverside, a déclaré "que la probabilité de démontrer qu'il y avait des visites répétées dans cette zone du 9e au 5e millénaire avant J.-C." était significative. "Je pense qu'il a trouvé la partie visible de l'iceberg en termes d'activité Mésolithique en se concentrant sur l'Avon, qui est aujourd'hui Amesbury", a-t-il dit.


Source:

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4.22.2013

Découverte du plus vieux livre de recettes européen


Un manuscrit du 12ème siècle contient les plus anciennes recettes de cuisine médiévales européennes connues, selon une nouvelle étude.

A l'extérieur du restautant Blackfriars où sont reproduites les recettes.

Les recettes, qui concernent à la fois la nourriture et des breuvages médicaux, ont été compilées et rédigées en latin.

Quelqu'un les a noté dans le monastère de la cathédrale de Durham en l'an 1140.
Il s'agissait essentiellement d'un carnet de santé: les repas étaient destinés à améliorer la santé d'une personne ou censés guérir certaines affections.

L'autre livre de recettes le plus ancien date de 1290.


Beaucoup de plats portent des noms comme sur les menus modernes des restaurants.

Faith Wallis, un expert en histoire de la médecine et de la science à l'Université McGill, a donné quelques exemples de traduction: "Pour "poule en hiver": chauffer de l'Ail, du poivre et de la sauge avec de l'eau. Pour "minuscule poisson": jus de coriandre et d'ail, mélangé avec du poivre et de l'ail. Pour le gingembre confit, il faut le conserver dans de l'"eau pure", et "le couper sur la longueur en tranches très fines, et bien le mélanger avec du miel préparé, c'est-à-dire qui aura été cuit jusqu'à être collant puis écrémé. Il faut bien l'enrober de miel avec les mains, et laisser toute la journée et la nuit."

Concernant le plat "poule en hiver", Giles Gasper de l'Institut d'études médiévales et modernes à l'Université de Durham  a déclaré: "Nous pensons que cette recette est tout simplement une variation saisonnière; ils utilisaient les ingrédients disponibles dans les mois les plus froids. c'est pourquoi, il est spécifié 'poule' plutôt que 'poulet', car c'était un oiseau plus âgé à ce moment de l'année".

Gasper a ajouté: "Les sauces contiennent généralement du persil, de la sauge, du poivre, de l'ail, de la moutarde et de la coriandre, ce qui leur donne, à nos sens, une ambiance méditerranéenne lorsque nous les avons recréées. Selon le texte, l'une des recettes provient de la région du Poitou. Cela montre à quel point les voyages internationaux et les échanges d'idées avaient cours dans la période médiévale. Et quel exemple plus évocateur de l'échange culturel pourrait-il y avoir que la nourriture ? "

Gasper et ses collègues ont récréé certains des plats au restaurant Blackfriars à Newcastle. Les chercheurs préparent aussi en même temps une traduction du livre sous le titre "Zinziber" (latin pour gingembre).

Bien qu'une grande partie des recettes restent savoureuses à nos palais modernes, elles sont inutilisables pour les traitements médicaux d'aujourd'hui. Comme l'explique Gasper: "Certaines des recettes médicales dans ce livre semblent avoir résisté à l'épreuve du temps, mais certaines absolument pas !"



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4.18.2013

Rakhigari pourrait apporter des réponses sur l'énigmatique civilisation de l'Indus


Les restes sont presque imperceptibles près du petit village de Rakhigari dans le nord de l'Inde.
Les caractéristiques les plus visibles sont constituées de monticules bien ordonnés de galettes de bouse de vache, l'engrais naturel pour les exploitations agricoles des villageois d'aujourd'hui...

 Une vue de Rakhigari

Sous la surface, cependant, se trouvait un vaste réseau de ruines et d'objets, autant d'indices d'une ancienne ville.
Elle devait rivaliser, et probablement dépasser, l'énorme site archéologique le plus connu de la civilisation de l'Indus: Mohenjo-Daro.

Avec 224 hectares, le site de Rakhigari peut se vanter d'être le plus grand site Harrapéen connu (civilisation de l'Indus) en Inde.

Depuis 1997, l'Archaeological Survey of India a entrepris une fouille minutieuse du site, révélant non seulement sa taille, mais aussi de nombreux objets, y compris des routes pavées, un système de drainage, un grand système de collecte des eaux pluviales, un système de stockage, une fabrique de briques en terre cuite...
Ils ont aussi trouvé des métaux finements travaillés, des bijoux, des coquilles de conque, de l'or, des pierres semi-précieuses, des cachets, des autels, et au moins un site funéraire.

Certains des artéfacts et éléments ont plus de 5000 ans.
Les restes sont dispersés parmi cinq tertres, dont trois peuvent être fouillés. Les deux autres sous-tendent des zones peuplées et des parcelles agricoles.



Les tertres de Rakhigarhi tels qu'ils apparaissent aujourd'hui. Notez l'utilisation extensive pour le stockage du fumier; Photo Credit: Sourav De, courtesy Global Heritage Fund


La culture Harappéenne, dont Rakhigari faisait partie, était l'une des premières civilisations les plus avancées et était un important partenaire commercial de l'Egypte antique et de la Mésopotamie.
Néanmoins, on en sait relativement peu sur celle-ci. C'est la raison pour laquelle Rakhigari est un site clé pour la recherche et la conservation.

La plupart de la superficie du site reste à fouiller, et son intégrité archéologique est confrontée à un certain nombre de menaces graves, dont l’empiétement urbain, l'agriculture et l'érosion.

Pour faire face à ces menaces et protéger et préserver le site (pour des fouilles supplémentaire et pour le tourisme), des équipes d'experts, ainsi que des participants de la communauté locale, vont mettre en œuvre un certain nombre de mesures de conservation et de planification pour assurer sa pérennité.

Ainsi, le Fonds du patrimoine mondial (Global Heritage Fund - GHF), une organisation américaine à but non lucratif, espère mettre en place une approche holistique pour la protection et l'aménagement du site en intégrant la planification, la conservation, le développement communautaire et des partenariats stratégiques.

Comme les anciennes structures ont été construites avec des briques de boue, l'érosion peut survenir rapidement après la mise au jour, il est donc impératif de commencer la conservation de suite.
Jusqu'à présent, le GHF et ses partenaires ont déjà terminé les sondages au géoradar et à la résistivité électrique du site. Ils ont effectué des relevés d'échantillons en surface pour identifier les zones d'activité et orienter les fouilles.

Pour la communauté scientifique, il s'agit d'un véritable trésor de nouvelles information et de données qui peuvent apporter un éclairage précieux sur la compréhension d'une ancienne grande civilisation.

"Par sa taille, sa dimension, son emplacement stratégique et l'importance unique de la colonie", rapporte GHF ", Rakhigari correspond aux grandes villes harappéennes de Dholavira, Harappa et Mohenjo-Daro. Par ailleurs, les phases anciennes, mature et tardives de la culture Harappéenne sont toutes représentées à Rakhigari, offrant un excellente et rarissime endroit où étudier le développement et le déclin de cette civilisation antique énigmatique".


Source:

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4.17.2013

Des découvertes sur la statue de l'île de Pâques Hoa Hakananai'a du British Museum


Les archéologues ont fait de nouvelles découvertes surprenantes au sujet de la mystérieuse statue de l'île de Pâques exposée au British Museum.

En utilisant les dernières technologies d'imagerie numérique, ils ont réussi à trouver de nouveaux éléments sur la religion qui a précipité la chute de ces statues géantes.

La mystérieuse statue de l'Ile de Paques du British Museum. (Photo : Flickr/David Berkowitz)

La statue de l'île de Pâques Hoa Hakananai'a est impressionnante à regarder. Debout avec environ 2.4 mètres de hauteur, son expression solennelle regarde fixement les visiteurs du British Museum à Londres.

Bien que sa façade soit sculptée en douceur, son dos, par contre, n'a rien à voir. Il est rainuré et grêlé de multiples représentations d'hommes-oiseaux: des formes qui ont surgi à un moment où les gens de l'île de Pâques ont abandonné le culte des statues et se sont plutôt tournés vers le culte de l'homme-oiseau.

Autour de l'an 1600, les Rapa Nui, les habitants de l'île de Pâques, ont fait face à une crise écologique. Ils ont cessé de vénérer leurs statues iconiques et se sont tournés vers la nouvelle religion de l'Homme-oiseau.

Ce culte inclus un rituel qui repose sur la collecte du premier œuf de sterne sur un îlot voisin. Le premier nageur qui a pu recueillir l’œuf et le ramener en toute sécurité jouissait d'un statut sacré pendant un an.

En fait, Hoa Hakananai'a représente très probablement un moment où les Rapa Nui se tournaient lentement vers la nouvelle religion.

Son dos est gravé d'images qui révèlent un aperçu de ce culte. Mais, jusqu'à présent, les chercheurs ont eu du mal à déchiffrer les représentations.
Aussi, ils ont pris des centaines de photos de la statue sous des angles différents. Ils ont ensuite créé un modèle informatique entièrement texturé de la statue, capable de tourner sur 360 degrés.

Ensuite, ils ont utilisé une source de lumière virtuelle qui traverse la surface de l'image numérique de la statue. Cela a permis aux chercheurs de visualiser des détails invisibles. Vous pouvez faire la même chose en allant sur le lien ci-dessous !

http://grabcad.com/library/hoa-hakananai-a (cliquer sur 3D)

Mais qu'est ce- que les chercheurs ont donc trouvé ?

Ils ont noté que les deux hommes-oiseaux sur le dos de la statue étaient l'un mâle et l'autre femelle. Cela leur a permis de donner une histoire narrative complète relative au culte de l'Homme-oiseau.
La scène montre un poussin mâle quittant le nid, regardé par ses parents mi-oiseaux, mi-humains.
L'homme-oiseau femelle est représenté par la femelle Komari sur l'oreille droite de la statue, tandis que l'homme-oiseau mâle est sur la gauche représenté par une pagaie, un symbole de l'autorité masculine.

En plus de ce récit, les chercheurs ont également constaté que la statue n'a pas été placé sur un socle de pierre sur le rivage, comme on le pensait auparavant. «l'étude de la base conique suggère que, plutôt que d'être le résultat d'un amincissement pour la faire rentrer dans un trou, comme cela est souvent suggéré, il est plus probable qu'elle soit la partie du rocher d'origine à partir duquel elle a été sculptée», a déclaré Mike Pitts, un des chercheurs, "cela peut aussi expliquer pourquoi, comme nous le voyons maintenant au British Museum, il semble pencher légèrement vers la gauche. "

L'étude a été menée par des chercheurs du Groupe de recherche archéologique Informatique à l'Université de Southampton et le rédacteur en chef du British Archaeology.

Source:

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Encore une vue de la statue:

4.15.2013

La mystérieuse structure sous-marine dans la mer de Galilée pourrait être artificielle


Une structure de pierre mystérieuse, découverte au fond de la mer de Galilée en Israël il y a neuf ans, pourrait être un tumulus d'origine humaine.
C'est ce que déclarent des plongeurs dans un article après avoir étudié le site.



Le monument, qui est composé de gros blocs de pierre, a la forme d'un cône et aurait un poids estimé à environ 60.000 tonnes. Il fait dix mètres de haut et a un diamètre d'environ 70 mètres.

L'anomalie a été détectée pour la première fois au cours de l'été 2003 lors d'une étude au sonar de la partie sud-ouest de la mer de Galilée, qui est le plus grand lac d'eau douce d'Israël mais aussi le plus bas sur Terre à -211 mètres.

Les plongeurs ont rendu leurs conclusions dans un article publié dans l'International Journal of Nautical Archaeology: "La forme et la composition de la structure immergée ne ressemble à aucune caractéristique naturelle. Nous concluons donc qu'elle est artificielle et l'on pourrait dire que c'est un cairn".


La construction a probablement été construit sur la rive et a été submergé en raison d'une hausse du niveau des mers. Mais il n'est pas exclu que la structure ait pu également être assemblée sous l'eau dans le cadre d'une économie maritime car elle attire beaucoup de poissons.

"Un examen attentif de plongée sous-marine a révélé que la structure est faite de blocs de basalte jusqu'à 1 mètre de long sans aucun motif apparent de construction", soulignent les scientifiques, "les rochers ont des aspects naturels sans aucun signe de taille ou burinage. De même, nous n'avons pas trouvé de signe d'arrangement ou de murs qui délimitent cette structure."

Mais pour apporter des précisions sur la date et le but de ce bâtiment, les recherches doivent trouver des artéfacts. Des fouilles archéologiques sont donc nécessaires.

Yitzhak Paz, de l'Autorité des Antiquités d'Israël et de l'Université Ben Gourion, estime qu'il pourrait remonter à plus de 4.000 ans: "La possibilité la plus logique est qu'il appartient au troisième millénaire avant JC, car il y a d'autres exemples de mégalithes de cette époque que l'on trouve à proximité".

Le plus connu est Khirbet Beteiha, qui était "la ville la plus puissante et la plus fortifiée" situé sur le territoire de l'Israël moderne il y a 4.000. La construction sous-marine est situé à 30 kilomètres de là.

Paz a ajouté que cette construction de dix mètres de haut indique que ceux qui l'ont fait, étaient dans une «société bien organisée, avec des capacités de planification et une capacité économique», autrement un tel projet aurait été impossible.
Le scientifique a exprimé l'espoir que l'expédition archéologique sous-marine puisse avoir lieu dans un proche avenir proche: "Nous allons essayer de le faire au plus tôt, je l'espère, mais cela dépend de beaucoup de facteurs" a-t-il déclaré.

Source:

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4.11.2013

Découvertes exceptionnelles à Londres: La Pompéi du Nord mise au jour !


MAJ 22/07/17
Des milliers de vestiges romains ont été découverts à Londres. Il s'agit de la plus grande fouille archéologique réalisée dans la capitale jusqu'ici.

Découvertes exceptionnelles à Londres: La Pompéi du Nord mise au jour !
Les archéologues travaillant à déterrer les artéfacts romaines...

Les archéologues ont trouvé des pièces de monnaie, des poteries, des chaussures, des porte-bonheur et une amulette de gladiateur en ambre. Tout cela remonte à près de 2.000 ans.

Les experts dirigeant les fouilles ont également découvert des structures en bois de l'an 40 après JC environ, à 12 mètres de profondeur.

Le site est à quelques mètres de la Tamise et près d'un énorme projet de construction de nouveaux bureaux sur Queen Victoria Street, au cœur du quartier financier de Londres.


La Pompéi du Nord.


Les découvertes ont été si bien conservées (dans les eaux boueuses de la rivière perdue de Walbrook) que les archéologues ont surnommé le site «la Pompéi du Nord».

Sadie Watson, du Musée d'archéologie de Londres et directrice du site, a déclaré: "Ce projet archéologique est sans doute la fouille la plus importante qui s'est jamais tenue à Londres."

Par la profondeur, la préservation et l'étendue archéologique, c'est toute la période romaine qui est représentée par des édifices fantastiques ainsi que des objets.

Le site de 1.2 hectare, dans ce qui était autrefois les rives de la rivière Walbrook, abrite également le temple de Mithra, découvert dans les années 1950.

Il offre aux experts un aperçu sans précédent de la vie dans le centre animé du Londres romain: Londinium.

Les archéologues du musée ont pu fouiller la zone pendant que commençaient les travaux de construction de la vaste place Bloomberg.

Amulette d'ambre en forme de casque de gladiateur.


Près de 10.000 découvertes enregistrées par 60 archéologues.


Il s'agit de la plus grande prise de petits artéfacts sur un site archéologique dans la capitale.
Environ 3.500 tonnes de terre ont été fouillées à la main, ce qui donne environ 21,000 brouettes complètes ! Plus de 100 fragments de tablettes d'écriture romaines ont été trouvés, tandis que 700 boîtes de fragments de poterie seront analysés par des spécialistes.

Ce site a aussi fourni la plus grande quantité de cuir romain qui ait jamais été mis au jour dans la capitale, dont des centaines de chaussures.

D'après Sophie Jackson, du musée: "Le site est un merveilleux aperçu des quatre premiers siècles de l'existence de Londres. Les environs gorgés d'eau par les flux de la Walbrook nous ont donné couche après couche des bâtiments en bois, des clôtures romaines et des cours, tous magnifiquement préservés et contenant d'étonnants objets personnels, des vêtements et même des documents. Tout ceci va transformer notre compréhension du peuple romain de Londres."

Vous pouvez voir les photos dans Les Découvertes Archéologiques en Images: La Pompéi du Nord: quelques images des découvertes à Londres


Source:

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4.08.2013

Des sépultures de la 17ème dynastie mises au jour à Dra Abou el-Naga


Les sépultures de quatres personnages ont été mises au jour sur la colline de Dra Abou el-Naga à Louxor (l'ancienne Thèbes).

Ils appartenaient à l'élite de la 17e dynastie dans l'ancienne Egypte, il y a environ 3.550 ans.

C'est dans le cadre du Projet Djehuty (Djehuty était un important fonctionnaire qui a vécu sous le règne d'Hatchepsout.), dirigé par le Conseil national de recherches espagnol (CSIC) que la découverte a été faite.

Image Credit: Spanish National Research Council


Ces découvertes, faites au cours de la 12ème campagne de fouilles archéologiques du projet, font la lumière sur une période historique peu connue. Thèbes devenait la capitale du royaume et l'Egypte étendait sa domination de la Palestine et la Syrie au nord jusque sur la Nubie au sud.

Le projet est dirigé par le chercheur José Manuel Galán de l'Institut des langues et cultures de la Méditerranée et du Proche-Orient (ILC).

La 17ème dynastie appartient à la période historique appelée Deuxième Période Intermédiaire de l'Egypte (entre 1800 et 1550 avant JC), caractérisée par l'hégémonie des dirigeants d'origine syro-palestinienne installés dans le delta oriental.
C'est une période de grande complexité politique dans laquelle la monarchie ne contrôlait pas tout le territoire et le pouvoir réel était entre les mains des dirigeants locaux.


Intefmose et Ahhotep 

Le propriétaire de l'un des tombeaux trouvés était un personnage appelé Intefmose. Les trois inscriptions trouvées à l'intérieur (l'une d'elles accompagnée d'un portrait en relief) le nomment «fils du roi». D'après Galán: "Nous pensons qu'Intefmose pourrait être le fils de Sobekemsaf, l'un des premiers rois de la 17ème dynastie, au sujet de laquelle nous avons très peu d'informations historiques".

Le tombeau d'Intefmose se compose d'une petite chapelle construite avec des briques d'adobe, érigée en face d'une tombe à puits (environ sept mètres de profondeur) qui mène à une chambre funéraire.
À travers un trou dans le fond de cette salle, on trouve l'accès à la chambre funéraire d'un second tombeau découvert par des archéologues au cours de cette campagne.

Le second tombeau appartient à Ahhotep, officier de haut rang, aussi appelé «porte-parole de Nekhen», ville mieux connue sous le toponyme grec de Hiérakonpolis.

Dans la chambre funéraire, les archéologues ont trouvé (dans le cadre des objets funéraires) trois figurines funéraires en terre cuite (ouchebtis), peintes et avec le nom du défunt écrit sur le front.  
Galán ajoute: "Deux de ces ouchebtis ont été trouvés à l'intérieur de deux petits sarcophages en argile, décoré d'une inscription sur les côtés et sur le dessus. Le troisième était enveloppé dans neuf toiles de lin, comme s'il s'agissait d'une momie réelle. Chacun de ces tissus portait des traces d'écriture à l'encre noire. Ces figurines ont un style très original et naïf, ce qui leur donne un charme particulier et un caractère unique".

En outre, au cours de cette campagne archéologique, Galán et son équipe ont déterré le cercueil intact d'un garçon qui a vécu il y a environ 3.550 années, ainsi qu'un ensemble d'ouchebtis et de draps funéraires d'un autre enfant, le prince Ahmès-Sapair, qui a vécu pendant la transition de la 17ème à la 18ème dynastie.


L'hommage de Djehuty à la dynastie 17ème.

Cette série de découvertes confirment, selon Galán et son équipe, que la colline Dra Abou el-Naga, à la lisière nord de la nécropole de l'antique Thèbes, était le cimetière de la famille royale des 17ème et 18ème dynasties, ainsi que de leurs principaux courtisans.

Les récentes mises à jour permettent de contextualiser les découvertes faites au cours des campagnes précédentes dans les tombes de Djehuty: le superviseur du trésor de la reine Hatshepsout (vers 1470 avant J.-C.) et Hery, un courtisan.

Le chef du projet Djehuty conclut: "Contrairement à ce faisaient le reste des courtisans à cette époque, autour de 1470 avant JC, Djehuty n'a pas placé son tombeau dans les environs de Deir el-Bahari, où le temple de la reine Hatchepsout avait été érigé, mais il a choisi la colline de Dra Abou el-Naga pour son repos éternel, un demi-kilomètre plus au nord, car c'est là que les membres de la 17ème dynastie étaient enterrés ".

Dans un contexte politique fragmenté, la 17ème dynastie, originaire de Thèbes, la ville la plus importante du sud, dirigea la reconquête et l'expulsion des dirigeants du Nord (appelée «Hyksos»), unifia le pays et contribua au germe d'une nouvelle étape historique dans l'Egypte, le Nouvel Empire, le temps des grands rois qui devaient forger l'empire égyptien à partir de sa nouvelle capitale, Thèbes.


Source:

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4.04.2013

Des ruines bouddhistes découvertes dans le désert du Taklamakan en Chine


Les ruines d'un temple bouddhiste vieux de 1500 ans ont été découvertes dans le plus grand désert de Chine: le Taklamakan dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang.


Les fouilles ont apportées du matériel de recherche précieux pour les historiens qui étudient le développement du bouddhisme en Chine.

Au total, il y a plus de 3000 morceaux de reliques.

Les plus significatives sont les peintures murales. Elles sont exécutées dans un style artistique gréco-bouddhique, qui a été rarement observé après le 6ème siècle.


Selon l'archéologue Dr. Wu Xinhua: "C'est tout à fait unique. Nous n'avons jamais rencontré de telles peintures murales dans ce domaine auparavant. Vous pouvez voir la fusion des cultures de l'Ouest et de l'Est tout au long de la propagation du bouddhisme dans la Chine ancienne."

Les trésors proviennent tous d'un temple bouddhiste situé dans le désert du Taklamakan sud.

Les fouilles ont été achevées en Juin 2012. Les experts estiment que le temple remonte aux dynasties du Sud et du Nord, il y a environ 1.500 ans.

"La salle est la plus grande de son genre dans le désert du Taklamakan depuis que le premier archéologue est venu travailler dans la région au 20ème siècle. La structure du temple est tout à fait unique. Nous pensons qu'il est l'un des premiers temples bouddhistes en Chine." explique Wu.

Le temple est devenu le point de convergence pour les chercheurs étudiant la façon dont le bouddhisme est arrivé en Chine, depuis l'Inde, et les débuts de son développement dans le pays.

Source:

4.01.2013

La Porte des Enfers découverte en Turquie


Une "porte de l'enfer" a émergé des ruines dans le sud-ouest de la Turquie, d'après des archéologues italiens.

 Reconstruction numérique de la Porte de Pluton. Francesco D'Andria

Connue sous le nom de Porte de Pluton (Ploutonion en grec, en latin plutonium), la grotte était désignée comme le portail de l'enfer dans la mythologie gréco-romaine.

Des sources historiques sur le site de l'ancienne ville phrygienne de Hiérapolis, aujourd'hui appelée Pamukkale, décrivent l'ouverture comme remplie de vapeurs méphitiques mortelles.

"Cet espace est plein d'une vapeur si dense que l'on voit à peine le sol. Tout animal qui passe à l'intérieur meurt instantanément", écrit le géographe grec Strabon (64/63 avant JC à 24 après JC environ). "J'y ai mis des moineaux et ils ont immédiatement cessé de respirer et ils sont tombés", a-t-il ajouté.

Annoncée ce mois-ci lors d'une conférence sur l'archéologie italienne à Istanbul, en Turquie, la découverte a été faite par une équipe dirigée par Francesco D'Andria, professeur d'archéologie classique à l'Université de Salento.

D'Andria a mené de nombreuses recherches archéologiques sur le site du patrimoine mondial de Hiérapolis. Il y a deux ans, il déclarait avoir trouvé la tombe de Saint Philippe, l'un des 12 apôtres de Jésus-Christ.

Fondée vers 190 avant J.-C. par Eumène II, roi de Pergame (197 BC-159 BC), Hierapolis passe sous l'autorité de Rome en 133 avant JC

La cité hellénistique grandit dans une ville romaine florissante, avec des temples, un théâtre et des eaux thermales sacrées populaires. "Nous avons trouvé le plutonium en reconstruisant la voie d'une source thermale. En effet, les sources de Pamukkale , qui produisent les fameuses terrasses en travertin blanc proviennent de cette grotte," explique D'Andria.

Avec de nombreuses structures abandonnées et cassées, peut-être à cause de tremblements de terre, le site a révélé encore plus de ruines après avoir été été fouillé.

 Vue d'ensemble du site.

Les archéologues ont trouvé des demi-colonnes ioniques et, au-dessus d'elles, une inscription avec une dédicace aux divinités du monde souterrain: Pluton et Koré.

D'Andria a également trouvé les restes d'un temple, d'une piscine et d'une série de marches placées au-dessus de la grotte. Tout cela correspondant aux descriptions du site dans les sources antiques: "Les gens pouvaient regarder les rites sacrés de ces marches, mais ils ne pouvaient pas accéder à la zone près de l'ouverture. Seuls les prêtres pouvaient se tenir devant le portail".

Selon l'archéologue, il y avait une sorte d'organisation touristique sur le site. Des petits oiseaux étaient donnés aux pèlerins afin de tester les effets mortels de la grotte, tandis que des prêtres hallucinés sacrifiaient des taureaux à Pluton. La cérémonie comprenait l'entrée des animaux dans la grotte, ce qui entraînait leur mort.

«Nous avons pu constater les propriétés létales de la grotte lors des fouilles. Plusieurs oiseaux sont morts alors qu'ils tentaient de se rapprocher de l'ouverture chaude, tués sur le coup par les fumées de dioxyde de carbone », a dit D'Andria.

Seuls les eunuques de Cybèle, une ancienne déesse de la fertilité, pouvaient entrer par la porte de l'enfer sans aucun dommage apparent. "Ils retiennent leur souffle autant qu'ils le peuvent", écrit Strabon, ajoutant que leur immunité pouvait provenir de leur "providence divine" ou de "certaines forces physiques qui sont des antidotes contre la vapeur."

Selon D'Andria, le site était une destination célèbre pour les rites d'incubation. Les pèlerins prenaient l'eau dans la piscine près du temple, ne dormaient pas trop loin de la grotte et recevaient des visions et des prophéties, dans une sorte d'oracle. En effet, les vapeurs provenant des profondeurs de la nappe phréatique souterraine d'Hierapolis donnait des hallucinations.

"C'est une découverte exceptionnelle, car elle confirme et précise les informations que nous avons à partir des sources littéraires antiques et historiques", explique Alister Filippini, chercheur en histoire romaine à l'Université de Palerme, en Italie, et de Cologne, en Allemagne.

Entièrement fonctionnel jusqu'au 4ème siècle après JC, et parfois visité au cours des deux siècles suivants, le site représentait "un lieu de pèlerinage important pour les  derniers intellectuels païens de l'Antiquité tardive", selon Filippini.

Au cours du 6ème siècle après JC, le plutonium a été détruit par les chrétiens. Les tremblements de terre peuvent avoir alors achevé sa destruction.

D'Andria et son équipe travaillent actuellement sur la reconstruction numérique du site.


Source:

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3.28.2013

De nouvelles découvertes à El Tajin grâce aux nouvelles technologies

Trois terrains de jeu de balle, deux bâtiments en terrasse et même un vieux quartier résidentiel vieux de 1000 ans ont été révélés dans la zone archéologique d'El Tajin à Veracruz, au Mexique.

Terrain de jeu de balle dans le secteur nord du site; en arrière-plan, l'endroit où de nouvelles structures ont été localisées. Image: INAH

Les archéologues de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) ont utilisé les dernières technologies de télédétection afin d'étudier pour la première fois les sites préhispaniques dans le pays.

En plus de la localisation de ces vestiges qui étaient cachés par la végétation, l'utilisation de cette nouvelle technologie doit permettre de déterminer l'état du site dans son ensemble.


Des années d'exploration.

C'est avec un système de télédétection et un spécialiste des systèmes d'information géographique (SIG) que le Dr Guadalupe Zetina Gutiérrez, principal chercheur à El Tajin, a pu faire ces découvertes passionnantes.
Désormais, des fouilles archéologiques vont pouvoir avoir lieu.

Ces trois nouveaux terrains de jeu de balle découverts portent le nombre de ce type de structure à El Tajin de 17 à 20. "Ce chiffre pourrait augmenter encore plus" fait-il remarquer, "étant donné que nous travaillons sur le modèle numérique de chaque secteur du site, or cette découverte ne représente que ceux détectés dans les secteurs sud et nord."

Tous les terrains de jeu de balle localisés sur le site varient à la fois en dimensions et en caractéristiques, et cela est également vrai dans le cas des trois nouveaux exemples.

Avec une précision allant jusqu'à 5 cm, la technologie LiDAR permet de créer un modèle numérique précis du site qui peut ensuite être analysé à l'aide du logiciel SIG.

Zetina Gutierrez a expliqué qu'ils ont pu localiser deux terrasses composées de plates-formes de 10 à 12 mètres de hauteur, dans la partie supérieure de la vieille ville, d'où il devait y avoir une vue panoramique sur El Tajin.


Une nouvelle ère grâce à la technologie.

L'archéologue a aussi découvert une nouvelle zone résidentielle dans la partie ouest du noyau d'El Tajin; il a expliqué qu'auparavant la recherche de nouveaux éléments d'architecture comme celui-ci était un énorme investissement en temps, en travail et en matériels.

En outre, les spécialistes de l'INAH ont utilisé un total de 60.000 images thermographiques pour déceler des fissures et des problèmes structurels sur les monuments, mais aucun dégât majeur n'a été trouvé.

La nouvelle technologie a non seulement servi à faire une fouille en trois dimensions d'El Tajin et un inventaire des structures qui existent, mais a également fourni de nouvelles données pour informer la direction de la conservation.

Zetina Gutiérrez a conclu qu'il s'agissait d'une nouvelle ère pour l'archéologie au Mexique.


Source:
  • Past Horizons: "New technology reveals El Tajin’s many hidden buildings"

Liens:

3.25.2013

Une pierre du soleil découverte dans une épave

MAJ 09/02/16
Lorsqu'en 1592, un navire britannique coula près de l'île d'Aurigny, dans la Manche, sa cargaison contenait un étrange artéfact: un petit cristal angulaire de 5cm.

 Credit: Courtesy of the Alderney Museum
Bien que trouble et éraflé par 4 siècles au fond de la mer, sa géométrie précise et sa proximité avec des instruments de navigation ont attiré l'attention d'un plongeur explorant l'épave.

Une fois qu'il a été ramené à terre, quelques scientifiques européens ont commencé à soupçonner le mystérieux objet d'être un cristal de calcite.

On pense que les Vikings et autres navigateurs européens l'utilisaient avant l'introduction de la boussole magnétique.

Une étude précédente a montré que les cristaux de calcite révèlent les motifs de la lumière polarisée autour du soleil et, par conséquent, auraient pu être utilisés pour déterminer sa position dans le ciel même par temps nuageux.

Cela avait conduit les chercheurs à croire que ces cristaux, qui sont généralement trouvés en Islande et d'autres parties de la Scandinavie, étaient les puissantes «pierres de soleil» mentionnées dans les légendes nordiques. Mais ils n'avaient aucune preuve archéologique pour soutenir leur hypothèse jusqu'à présent.

Après l'avoir soumis à une batterie de tests mécaniques et chimiques, l'équipe a déterminé que le cristal est en effet un calcite et, par conséquent, aurait pu être la boussole optique du navire.

Aujourd'hui, des cristaux de calcite similaires sont utilisés par les astronomes pour analyser les atmosphères d'exoplanètes.


Source:
  • Science Mag: "Sunstone Unearthed From Shipwreck"

3.21.2013

Une ville vieille de 2500 ans découverte dans le Chhattisgarh en Inde

Des explorateurs pensent avoir la preuve d'une ville entière âgée de 2500 ans dans le Chhattisgarh.
Cela est annoncé comme l'une des plus grandes découvertes archéologiques en Inde depuis au moins un demi- siècle.



Les découvertes ont été faites à Tarighat dans le district de Durg et s'étend sur cinq hectares dans une zone peu habitée et près d'une rivière, d'après les archéologues du département d'état de la culture et de l'archéologie.

Ont été mis au jour des réservoirs d'eau, des routes et des pièces enterrées... "Pour le moment, nous avons quatre monticules de 4.5m de haut autour desquels nous avons des morceaux de poteries, des monnaies et quelques figures en terre cuite", a déclaré JR Bhagat, directeur adjoint du département. "Maintenant que nous avons commencé, les fouilles du site en entier pourraient prendre de 5 à 10 ans."

Le 5ème et 3ème siècle avant JC, les dates trouvées à Tarighat, sont une époque où la région était gouvernée par des dynasties Kushan et Satavahana dans le centre de l'Inde.

Bien qu'il y ait eu beaucoup d'artéfacts indiquant une croissance urbaine après le premier siècle, ces découvertes sont extrêmement rares pour les périodes précédentes. "Ce sont parmi les moments les plus intéressants de l'Inde ancienne", a déclaré Abhijit Dandekar, un archéologue au Deccan College. "C'était la fin de la période des 16 Mahajanapadas et le début de l'empire Maurya. On en sait très peu sur les structures urbaines de cette période".

Dandekar, qui n'est pas impliqué dans ces découvertes, a ajouté que les fouilles d'Ahichhatra, près de Bareilly dans l'Uttar Pradesh, qui ont commencé dans les années 1960 étaient la preuve la plus récente de l'urbanisme à grande échelle en Inde pour une période comparable. Et, si les conclusions disent que Chattisgarh était aussi vaste, alors ce serait une importante découverte. 

"Dans le contexte indien, une fouille a rarement été décevante", a déclaré Dandekar, "si vous pensez qu'il y a une ville, elle s'avère généralement être plus grande que ce que vous avez d'abord prévu."

  Artéfacts trouvés sur le site de Tarighat. Photo: Chhattisgarh ministry of culture and archaeology

Bhagat a précisé que les découvertes n'ont pas encore été datées par des méthodes telles que le radiocarbone ou la datation par thermoluminescence-moderne; mais il a ajouté que la texture des pots, le modèle typique des monticules etc, sont tout a fait la preuve d'une agglomération urbaine.

"Le type de poterie appelé la Poterie rouge et noire du Nord, les pièces de monnaie, etc, à la surface du site lui-même montrent des signes très visibles d'une urbanisation complexe." explique Arun Raj, un archéologue de l'Archaeological Survey of India basé dans le Chhattisgarh .

Chhattisgarh serait une "mine d'or" inexploitée pour l'archéologie. «Nous venons tout juste de donner la permission pour cette fouille, et je pense qu'il faudra un certain temps avant de comprendre à quel point cela est important», a déclaré Raj. "Mais cette région, qui a été relativement peu explorée en raison des conflits naxalites, pourrait apporter plusieurs de ces trouvailles."

Il a ajouté que l'un des volets de la recherche archéologique indienne est de trouver des dénominateurs communs aux modes de vie urbains de la civilisation de l'Indus qui a décliné autour de 1300 avant JC, dans le centre de l'Inde. "Cela peut éventuellement fausser ou ajouter plus de crédibilité à ces théories," at-il dit.


Source:

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3.18.2013

Un temple du VIIe siècle mise au jour au Cambodge par un archéologue français


Les archéologues ont mis au jour l'un des plus importants temples pré-angkoriens de ces dernières décennies.
Ce qui ressemble à un temple du VIIe siècle a été retrouvé enterré dans la digue du Baray occidental (un immense réservoir d'eau à Angkor), une découverte qui devrait apporter une plus grande connaissance sur la période pré-angkorienne.

Christophe Pottier dans les tranchées initiales qui ont été élargies lorsque l'importance du temple est devenue évidente. Photo: Alistair Walsh

 Depuis 2000, Christophe Pottier, un archéologue français, s'efforce d'en savoir plus sur les débuts de l'empire angkorien: "Le début d'Angkor est très peu connu, pour diverses raisons, notamment parce que de nombreux établissements anciens ont été effectivement détruits par les habitations postérieures au cours de la période d'Angkor. Le principal objectif de cette mission archéologique est d'étudier les premières grandes villes angkoriennes" explique-t-il.

La zone du Baray était une capitale ancienne et importante, mais la plupart des vestiges y ont été détruits lors de la construction du Baray aux alentours du XIe siècle.
Pottier et son équipe ont fouillé les sites de la zone du Baray pendant quatre à cinq ans avant de passer à un autre site: une ancienne capitale près de Bakong.
Sur ce second site, ils ont appris ce qu'il fallait chercher et comment mieux comprendre le tracé urbain des sites pré-angkorienne.

"Nous avons décidé l'année dernière, avec toutes les conclusions que nous avons obtenus sur cette zone proche de Bakong et d'après sa disposition, que nous étions maintenant dans une meilleure position pour comprendre le peuplement urbain", a déclaré Pottier, "cette année, nous avons voulu en savoir un peu plus sur le développement et les caractéristiques de cette période, notamment en termes chronologiques. Nous n'avons que peu de connaissance sur le peuplement dans cette région entre le VIIe siècle et la construction du Baray. "

Dans cette optique, Pottier a commencé à chercher des sites où il pourrait trouver un temple pré-angkorien près du Baray qui pourrait montrer des signes d'une occupation continue sur plusieurs siècles mais n'aurait pas été touché depuis le XIe siècle. 
Il savait qu'il devait regarder dans les digues du Baray pour trouver un tel temple.
Après avoir trouvé quelques briques éparses et un linteau brisé dans la forêt, Pottier a eu l'intuition que cela pourrait être son site...


Mais ce qui a été révélé était un temple beaucoup plus important que prévu. 

La taille du temple est difficile à évaluer, mais de vastes fouilles ont révélé des socles et des structures qui indiquent qu'il devait être l'un des plus importants de son temps.
Le temple est impressionnant, mais ce qui rend Pottier encore plus heureux, ce sont les traces d'occupation continue du site jusqu'au XIe siècle, lorsqu'il a été délibérément détruit et enfoui sous la digue du Baray: "C'était probablement un sanctuaire très riche. Compte tenu de la taille énorme du piédestal, il devait être un temple important. Et puis ils ont commencé à l'enfouir sous la digue. Nous sommes en train d'analyser les choses, mais il semble clair qu'à un moment, ils ont décidé de se débarrasser du temple, de raser le tout".

Christophe Pottier inspectant un ouvrage de briques dans le temple dont certaines parties sont identifiées comme pré-angkoriennes. Photo: Alistair Walsh

La découverte donne un aperçu extraordinaire des mouvements des populations angkoriennes lors des transferts des capitales et cela révèle en partie la façon dont le Baray a été construit.

"Maintenant, nous devons traiter les données, nous devons obtenir les datations radiométriques, nous devons analyser les céramiques que nous avons trouvées. Ensuite, nous aurons les réponses aux questions que nous nous posions" ajoute Pottier, "des questions telles que, par exemple, s'il était encore en usage tout au long du VIIe siècle jusqu'à ses derniers jours lorsqu'il a été enterré par le Baray. Et apparemment, la réponse est oui. Et c'est quelque chose de nouveau. Personne n'a vraiment considéré que les temples pré-angkoriens remontant jusqu'au septième siècle puissent avoir été utilisés au dixième ou onzième siècle. Il est très difficile de savoir si les établissements sont restés occupés en permanence à Angkor, ou si c'était un mouvement de capitales avec abandon successif des isntallations antérieures. Apparemment, ici, nous allons avoir une preuve concluante montrant que ce site était encore activement utilisé."

Pour le moment, il faut d'abord confirmer la présence d'un sanctuaire pré-angkorien, vérifier son importance, et s'assurer qu'il était toujours actif au XIe siècle.

Il y a aussi suffisamment d'éléments pour analyser précisément la construction du Baray et ses différentes phases successives: les couches dans le sol enterrant le temple semblent confirmer que le Baray a été construit en plusieurs étapes. Le Baray aurait vu ses digues surélevées à un moment donné. C'est une théorie que confirment ici les fouilles de Pottier.

Il concède que sa découverte peut ne pas sembler si importante pour l'observateur extérieur, car après tout, c'est juste un autre temple dans une région qui en a des milliers.
Mais les informations fournies par cette découverte apportent une pièce importante dans le puzzle de l'histoire pré-angkorienne.


A propos de Christophe Pottier:

Diplômé de l'École d'architecture de Nantes en 1990, Christophe Pottier complète sa formation en soutenant, en 1999, un doctorat de Langues, civilisations et sociétés orientales à l'université Paris-III, sous la direction de B. Dagens (Carte archéologique de la région d'Angkor - Zone Sud).
Il est recruté comme membre de l'EFEO (Ecole Français d'Extrème-Orient) en 1999. Parallèlement à ses activités de restauration, il mène depuis son affectation à Siem Reap des travaux de recherche dans trois domaines liés à l'architecture et à l'archéologie d'Angkor.
Par ailleurs, il dirige depuis 1999 la Mission archéologique franco-khmère sur l'aménagement du territoire angkorien, dont les premières campagnes de fouilles se sont attachées à l'étude des phases initiales d'occupations historiques de la région d'Angkor.

Source:

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3.14.2013

Une ancienne pièce de monnaie chinoise trouvée au Kenya


Une expédition de scientifiques dirigée par M. Chapurukha Kusimba du Field Museum et Sloan R. Williams de l'Université de l'Illinois à Chicago a mis au jour une pièce de monnaie chinoise vieille de 600 ans.
Elle a été découverte sur l'île de Manda au Kenya; cela montre que le commerce entre la Chine et l'est de l'Afrique existait depuis des décennies avant que les explorateurs européens partent naviguer autour du monde.


La pièce est faite de cuivre et d'argent. Elle a été faite sous l'Empereur Yongle de Chine qui régna de 1403 à 1425 pendant la dynastie Ming. (Photo The Field Museum, John Weinstein)



La pièce de monnaie est un petit disque de cuivre et d'argent avec un trou carré au centre afin de pouvoir être porté à la ceinture.
Elle est appelée "Yongle Tongbao" et a été émise par l'Empereur Yongle, qui régna de 1403 à 1425 après JC pendant la dynastie des Ming. Le nom de l'empereur est écrit sur la pièce de monnaie, ce qui rendu son identification aisée.

L'Empereur Yongle, qui a commencé la construction de la Cité Interdite en Chine, était intéressé par des missions politiques et commerciales sur les terres qui entourent l'océan Indien. Il avait envoyé l'amiral Zheng He, également connu sous le nom Cheng Ho, explorer ces rivages.

"Zheng He était, à bien des égards, le Christophe Colomb de la Chine", a déclaré le Dr Kusimba, conservateur d'anthropologie africaine au Field Museum, "c'est merveilleux d'avoir une pièce de monnaie qui peut finalement prouver qu'il était venu au Kenya. Cette conclusion est importante. Nous savons que l'Afrique a toujours été reliée au reste du monde, mais cette pièce ouvre une discussion sur les relations entre la Chine et les nations de l'océan indien."

Ces relations se sont arrêtées peu de temps après la mort de l'Empereur Yongle, lorsque les dirigeants chinois interdirent les expéditions étrangères, ce qui permit aux explorateurs européens de dominer l'ère des découvertes et d'élargir leurs empires.

L'île de Manda, au large de la côte nord du Kenya, a accueilli une civilisation avancée entre 200 et 1430 après JC, puis elle a été abandonnée et jamais habitée à nouveau.

Le commerce a joué un rôle important dans le développement de Manda, et cette pièce montre que l'importance du commerce sur l'île remonte à beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait.
"Nous espérons que cette découverte et de futures expéditions à Manda joueront un rôle crucial en montrant comment les échanges commerciaux et les politiques économiques urbaines sont apparues et comment ils peuvent être étudiés par des méthodes biologiques, linguistiques et historiques" a explique le Dr Kusimba.

Les chercheurs ont également trouvé des restes humains et d'autres artéfacts qui datent d'avant la pièce de monnaie.


Source:

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A propos du Kenya sur le blog Les Défenseurs de l'Environnement:
 

3.11.2013

Des tessons de poterie révèlent l'ancienneté de la fabrication du fromage

Lorsqu'il était jeune archéologue, Peter Bogucki avait fondé sa théorie révolutionnaire concernant le développement de la civilisation occidentale sur la plus ancienne technologie humaine: la poterie.

Mais il a fallu quelques-uns des développements les plus modernes en biochimie, et attendre plus de 30 ans, avant de confirmer qu'il avait raison.

Dans les années 1980, Bogucki émit l'hypothèse que le développement de la fabrication du fromage en Europe, un indicateur essentiel d'une révolution agricole, avait été lancée des milliers d'années plus tôt que les scientifiques ne le croyaient...

Son intuition, basée sur une étude des tessons perforés qu'il avait contribué à découvrir sur des sites de fouilles en Pologne, promettait de changer la compréhension scientifique sur la façon dont l'ancienne civilisation occidentale s'est développée.


La présence de sous-produits laitiers, dans des fragments de poterie trouvés en Europe Centrale, apporte la preuve que les fermiers utilisaient des pots perforés pour séparer le lait caillé du petit-lait (lactosérum)... (Photo: Mélanie Salque)


Bogucki a publié sa théorie dans un article paru en 1984 dans l'Oxford Journal of Archaeology. Cependant, bien que son travail de détective était approfondi, il était impossible de prouver que les morceaux de poterie étaient les restes d'un fromager, plutôt que d'un tout autre type de filtre.

L'affaire en est restée là, jusqu'à ce que récemment, des chercheurs de l'Université de Bristol utilisent un nouveau type de test pour mesurer d'anciens restes moléculaires intégrés au sein de la poterie: "et voilà, c'était plein à craquer de lipides laitiers", a déclaré Bogucki, aujourd’hui vice-doyen pour les affaires de premier cycle à l'École d'ingénierie et de sciences appliquées de Princeton.


La découverte de lipides de lait était une preuve irréfutable.

Dans un article publié dans la revue scientifique Nature, Bogucki et ses collègues chercheurs expliquent que la présence de sous-produits laitiers trouvés dans la poterie fournit des preuves convaincantes que les agriculteurs ont utilisé les pots perforés pour séparer le fromage en grains à partir de lactosérum.

Il explique également comment les Européens du néolithique, qui étaient généralement incapables de digérer le lactose, ont été en mesure d'utiliser le lait pour la nourriture: le petit-lait conserve la plupart du lactose dans le lait, ce qui permet aux agriculteurs de manger du fromage à faible teneur en lactose.

"La découverte fournit la preuve de la fabrication de produits laitiers de longue durée et transportable ainsi que la consommation de produits laitiers à faible teneur en lactose à une époque où la plupart des hommes sont intolérants au lactose", a déclaré Mélanie Salque, chercheur à l'Université de Bristol et auteur principal de l'article.


La découverte a attiré l'attention du monde entier.

Bogucki a été cité dans le Los Angeles Times, The Philadelphia Inquirer, la BBC, et a été interviewé sur la radio publique nationale. Les journaux nationaux Polonais, comme la Gazeta Wyborcza, ont également publié des articles sur ses travaux.

Dans les années 1980, les archéologues ont commencé à réduire leurs estimations sur la date des évolutions agricoles clés dans l'ancienne Europe.
En 1981, Andrew Sherratt à l'Université d'Oxford avait publié un article fondateur décrivant sa théorie de la "révolution des produits secondaires": un saut dans la civilisation dans laquelle les anciens agriculteurs avaient commencé à utiliser le bétail pour autre chose que de la viande.

Puis, Anthony Legge, de l'Université de Londres, publia des articles arguant que les communautés agricoles avaient adopté la production laitière entre 4000 et 3500 avant JC, soit plus tôt qu'on ne le pensait.
 "Tony a étudié des ossements d'animaux provenant de sites des îles britanniques et a remarqué les tendances au cours de laquelle les vaches ont été abattus:  beaucoup de jeunes mâles et des femelles âgées, ce qui était compatible avec ce que l'on peut trouver dans une économie de production laitière" a expliqué Bogucki.


Comment Bogucki en est arrivé à étudier des fragments de poterie perforés...

À l'époque, Bogucki était directeur des études au Princeton Inn College, aujourd'hui Forbes College, et poursuivait son travail archéologique. Il avait remarqué un type inhabituel de poterie sur un certain nombre de sites autour de la Pologne: des fragments de pots qui avaient été perforée de petits trous.

Mais il n'y avait pas trop fait attention jusqu'à ce qu'une visite dans le Vermont serve de déclencheur: "Ma femme et moi étions en train de rentrer d'un mariage au Canada, et nous nous sommes arrêtés chez une amie", a déclaré Bogucki. "elle avait beaucoup d'objets datant du 19ème siècle qu'elle avait recueillie dans la région et l'un d'eux était une passoire en céramique. Cela m'a intrigué parce que les autres crépines de ce type que je connaissais étaient celles de Pologne. " J'ai demandé à quoi elles servaient, et elle a répondu: "à la fabrication du fromage, bien sûr.".

Dans son article de 1984, "Tamis en céramique de la culture Linéaire de Poterie et leurs implications économiques," Bogucki a développé son argument selon lequel la production laitière s'est développée beaucoup plus tôt que ce qui était généralement admis. Il a fondé son argumentation sur des tessons provenant de sites archéologiques de la culture Linéaire de Poterie, une civilisation néolithique européenne dont les restes sont caractérisés par des lignes incisées sur la poterie.

Bogucki a noté que les tessons des tamis ont été fréquemment trouvés sur les sites datant de la période néolithique, bien avant la suggestion de Legge.
Mais les tessons ont reçu peu d'attention de la part des archéologues, attirés par des artéfacts plus spectaculaires.

Lorsque les tamis ont été mentionnés dans la littérature scientifique, une variété d'utilisations avait été proposée allant de filtres à miel aux braseros. Bogucki n'a pas trouvé ces suppositions convaincantes: "Pourquoi le miel brut devrait être filtré: il semble qu'il soit tout à fait utilisable directement depuis le rayon de la ruche", écrit Bogucki. "L'hypothèse des poteries néolithiques perforées comme brasiers ou pots à braises est tout aussi difficile à défendre, mais tenace: elle semble enracinée dans une vision un peu romantique de la vie rurale préhistorique."

Croquis d'un tamis reconstruit à partir d'anciens tessons qui peuvent avoir été utilisés pour la fabrication du fromage. (Illustration de Mélanie Salque)

L'étude de Bogucki.

À partir des données qu'il a recueillie sur les sites de fouilles en Pologne, Bogucki a analysé les restes animaux des sites de la Culture Linéaire de Poterie. Il en a conclu que les colons chassaient rarement pour la viande et s'appuyaient fortement sur le bétail.
Il y avait également très peu de vestiges de porcs, une source de viande beaucoup plus intéressante que les bovins.

Bogucki a également déterminé que l'élevage des bovins pour la viande seule n'aurait eu aucun sens économique pour les agriculteurs de la Culture Linéaire de Poterie qui ont fait des champs de céréales à la place des forêts denses.
Il a estimé que les troupeaux auraient consommé trop de nourriture sur une trop longue durée pour justifier un élevage dont le seul but serait l'abattage.

Le fromage, d'autre part, a permis de constituer une source de nourriture stockable et continue. «Les communautés ce la Culture Linéaire de Poterie avaient clairement accès au lait; ignorer une telle ressource aurait annulé les avantages économiques tirés de l'élevage du bétail domestique dans les forêts d'Europe centrale», écrit-il.

Mais la production de lait ne suffirait pas à justifier l'élevage laitier, comme Bogucki l'a expliqué récemment: "Il n'a de sens que si vous pouvez le convertir en quelque chose qui est stockable et qui vous permet de passer l'hiver jusqu'à la saison prochaine".


La théorie de Bogucki était solide, mais elle était aussi controversée. 

D'une part, cela signifiait que la révolution des produits secondaires, au cours de laquelle les hommes ont commencé à utiliser les animaux pour des choses comme le lait, la laine et leur puissance de traction plutôt que de la viande, s'est faite sur une période beaucoup plus longue. Ses collègues ont trouvé son argument intéressant, mais impossible à prouver... jusqu'à ces dernières années...

Un biochimiste britannique, Richard Evershed, a développé une technique pour analyser les restes de lipides piégés dans l'ancienne poterie.
Evershed, professeur à l'Université de Bristol, a été en mesure d'identifier les restes de lipides du lait provenant de tessons de poterie.
Salque, un des élèves d'Evershed, est tombé sur le travail de Bogucki des années 1980 qu'il a trouvé fascinant: "Je pense qu'il était très heureux que quelqu'un puisse enfin tester son hypothèse."

Après avoir entendu Salque, Bogucki a contacté ses collègues en Pologne et s'est arrangé pour transféré les échantillons à Bristol afin de les tester.

Puis il a attendu les résultats qui se sont avérés positifs.

L'équipe de recherche a rendu ses conclusions dans Nature le 12 décembre 2012. Outre Bogucki, Salque et Evershed, les auteurs sont: Joanna Pyzel, de l'Université de Gdansk; Iwona Sobkowiak-Tabaka, de l'Académie polonaise des sciences de l'Institut d'archéologie et d'ethnologie, Ryszard Grygiel, du Musée d'archéologie et d'ethnographie à Lodz et Marzena Szmyt, du Musée archéologique de Poznan.

Bogucki a dit qu'il aimerait poursuivre des recherches similaires dans le futur, peut-être étudier la nutrition des agriculteurs de la Culture Linéaire de Poterie ou leurs interactions avec les chasseurs-cueilleurs de la région.
Et, bien qu'il soit heureux de voir sa théorie validée, il ne lui déplairait pas de passer à un autre sujet: "En fait, je déteste le fromage. Je n'aime pas le goût, je n'aime pas la texture", a-t-il dit !

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