8.23.2012

Comment déplaçait-on les statues de l'ile de Pâques ?

MAJ 07/06/2018
Après avoir fait un essai en bougeant eux-mêmes une statue, des chercheurs supposent que les indigènes ont soulevé ces figures monumentales en position debout, puis les on fait "marcher" en les balançant jusqu'à leur emplacement.

 (C) Photo by Sheela Sharma

Leurs conclusions concordent avec un scénario qui considère les indigènes de l'île polynésienne comme des ingénieurs doués travaillant avec le peu qu'ils avaient sous la main, et non comme les victimes d'une catastrophe environnementale dont ils seraient la cause.

"Beaucoup de ce que les gens croient savoir au sujet de l'île se révèle être faux," explique Lipo Carl, archéologue à la California State University à Long Beach.

Lipo et l'anthropologue Terry Hunt, de l'Université d'Hawaï, ont exposé leur cas dans un livre intitulé "The Statues that Walked: Unraveling the Mystery of Easter Island".

Il s'agit d'un véritable contrepoids au scénario peignant une sombre saga dans l'île de Pâques; scénario détaillé dans le livre mieux connu "Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed" (Effondrement: Comment les sociétés décident de disparaitre ou de survivre), par l'auteur scientifique Jared diamond de l'UCLA.


Le scénario de Diamond

D'après Diamond, la société de l'île de Pâques est dépeinte comme vouée à l'échec en raison de la surpopulation, des conflits et de la déforestation.

Les Polynésiens auraient colonisé l'île il y a 1600 ans, et abattu les forêts de palmiers dans le cadre d'une stratégie de brûlis. Cela aurait conduit à une agriculture intensive, la dégradation des sols, les conflits, le cannibalisme et le dépeuplement massif.
Au moment de l'arrivée des Européens au 18e siècle, la société de l'île de Pâques était moribonde.

Les statues de l'île, les Moaï, auraient joué un rôle important dans ce scénario. Diamond s'appuie sur les conclusions d'autres chercheurs disant que les monolithes, qui pèse jusqu'à 90 tonnes, ont été déplacés par des centaines d'insulaires, en utilisant les arbres tombés comme des traîneaux, des rouleaux et de leviers.

Les chefs rivaux recrutaient des tribus entières pour ériger ces monuments à leur gloire. Les statues brisées trouvées le long des chemins de l'île seraient un témoignage de l'échec final de la société concernant ces sculptures sur pierre.


Le scénario de Hunt et Lipo

Ils proposent un point de vue radicalement différent. D'après eux, l'île de Pâques n'a jamais été un super endroit pour y vivre: "cela n'a jamais été verdoyant, et il n'y a jamais eu de très nombreuses personnes sur l'île".

Dans ce scénario, les Polynésiens se sont installés sur l'île il y a 800 ans environ, et ils sont arrivés avec des rats qui ont dévoré les arbres.

La population serait restée relativement stable pendant des siècles, mais, à l'arrivée des Européens, les insulaires auraient été victimes de maladies que leurs systèmes immunitaires ne pouvaient pas combattre.

Hunt reconnait que, "d'un point de vue de la biodiversité, ce fut une catastrophe."
Mais il pense que les méthodes agricoles utilisées par les anciens insulaires ont été conçues pour tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation. Des pierres ont été empilées pour créer des parcelles de jardin circulaires connues sous le nom "Manavai". Les éléments nutritifs auraient rapidement disparu du sol, mais la roche fraîche était pulvérisée et ajoutée au sol comme paillis.

"Ils étaient en mesure de gérer leurs vies d'une manière qui était vraiment stable et durable", affirme Lipo.

Les statues jouent aussi un rôle différent dans leur scénario. D'après eux, il n'y avait pas besoin d'autant de gens pour déplacer les statues si elles étaient soulevées à la verticale puis balancées sur la route.

De plus, cette tâche aurait aidé à se défouler, et aurait pu être une sorte de ciment social d'après Hunt: "ils mettent beaucoup d'efforts dans le déplacement d'une statue, plutôt qu'à se battre. Déplacer le Moai était un peu comme jouer un match de football."


La controverse

Après la sortie du livre "The Statues That Walked", Diamond a fortement contesté les conclusions de Hunt et Lipo, déclarant sur ​​le blog de Mark Lynas (expert climatique) qu'elles ont été "considérées clairement fausses par la quasi-totalité des archéologues ayant des programmes actifs sur l'île de Pâques."  

Diamond aborde le débat en détail, y compris l'idée que les statues aient pu être déplacées verticalement: "Cela semble invraisemblable. Imaginez vous-même: Si on vous dit de transporter une statue de 90 tonnes et 10 mètres de haut sur une route de terre; pourquoi se risquer à la basculer et la casser en la transportant à la verticale avec tout son poids concentré sur sa petite base, plutôt que d'éviter le risque de basculement en la posant à plat et distribuant son poids sur toute sa longueur ? "

Lipo et Hunt ont publié leur propre contre-réfutation sur le blog de Lynas: ainsi, le débat sur les données historiques dépend de l'interprétation sophistiquée des tests de datation au radiocarbone, de l'analyse du pollen et des marques de dents sur les coquilles de noix de palmier.

Mais la partie sur le transport horizontal contre vertical ? Cela pourrait être facilement testé.

Jo Anne Van Tilburg de l'UCLA, avait déjà montré que la méthode horizontale était réalisable, s'il y avait beaucoup d'ouvriers et de bois.

Lipo et Hunt ont donc mis en place leur propre expérience: ils ont construit une réplique de Moai de 5 tonnes, avec la répartition du poids que l'on retrouve dans une vraie statue. Puis ils ont attaché des cordes autour d'elle, l'on soulevé à l'aide d'une grue, et se sont apprêtés  à la laisser reposer librement.
Ils on pu voir immédiatement que la statue allait tomber vers l'avant si la grue relâcher la tension sur la corde...
Hunt et Lipo étaient sur le point de s'éloigner de dégoût lorsque l'opérateur de la grue fit avancer la statue en manipulant la corde. Les chercheurs ont ainsi découvert que le ventre rebondi de la statue produit un centre de gravité faisant chuter vers l'avant, ce qui facilite le transport vertical.

Ainsi, une équipe de seulement 18 personnes (à titre de comparaison, l'équipe de Van Tilburg utilisait 60 tireurs.) peut utiliser des cordes pour faire mouvoir la statue d'avant en arrière, afin qu'elle se déplace en avant.



Bien sûr, une statue de 90 tonnes est bien plus grande qu'une statue de 5 tonnes, mais Hunt a constaté que la technique était évolutive.


"Nous ne sommes pas des échecs"

L'expérience de la statue qui marche ne fait pas que confirmer le scénario proposé par Hunt et Lipo, mais elle est compatible avec les revendications des insulaires et leur tradition orale: en effet, les statues descendaient la route en "marchant" dans les temps anciens.
Elle fournit également une explication alternative pour les statues en ruines qui jonchent les routes: c'est ce qui arrivait lorsqu'ils perdaient le contrôle de la corde.
Le débat sur les deux scénarios autour du passé de l'île de Pâques pourrait bien se poursuivre pendant des générations. Mais il est clair que le scénario de Hunt et Lipo est préféré par les insulaires.


Source:
  • Cosmic Log: "How Easter Island's statues walked"

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Mise à Jour 07/06/2018:

8.17.2012

Deux sculptures de lions grandeur nature découvertes en Turquie


Deux sculptures de lion grande nature datant de l'antiquité et pesant chacune environ 5 tonnes ont été découvertes dans ce qui est maintenant la Turquie.

Les archéologues sont cependant perplexes sur l'utilisation qu'elles ont pu avoir.

 Une sculpture de lion de granit grandeur nature découverte dans la ville de Karakiz en Turquie. Elle remonte à plus de 3,200 ans, au temps de l'Empire Hittite. le lion est sculpté "rôdant en avançant" avec l'ondulation des muscles apparente.

Une des hypothèses des chercheurs est que les statues, créées entre 1400 et 1200 avant JC, étaient destinées à faire partie d'un monument pour une source d'eau sacrée.

Ces lions réalistes ont été créés par les Hittites qui contrôlaient un vaste empire dans la région à un moment où le lion asiatique parcouraient les contreforts de la Turquie.

"Les lions rôdent en avançant, la tête légèrement baissée, les sommets de leurs têtes sont à peine plus élevés que leurs nuques", écrivent Geoffrey Summers, de l'Université Technique du Moyen-Orient, et le chercheur Erol Özen dans un article publié dans l'American Journal of Archaeology.

Les deux sculptures de lions ont des différences stylistiques et ont été faites par différents sculpteurs.
La sculpture du lion dans le village de Karakiz est particulièrement réaliste, avec des muscles saillants et une queue qui se courbe dans le dos du bloc de granit. "Les sculpteurs savaient certainement à quoi ressemblaient des lions," ajoute Summers.
Les documents écrits ainsi que les données archéologiques indiquent que le lion d'Asie, aujourd'hui disparu en Turquie, était encore très présent dans la région, certains étant même gardés par les Hittites dans des fosses.

Curieusement la sculpture de Karakiz a une couleur orange provoquée par l'oxydation des minéraux dans la pierre. Summers ne pense pas qu'il y avait cette couleur lorsque le lion a été sculpté.


Découverts depuis 2001...

L'histoire de la découverte de ces lions massifs a commencé en 2001, lorsque  Özen, à l'époque directeur du Musée de Yozgat, a été alerté de l'existence de l'ancienne carrière par un homme du village de Karakiz et un fonctionnaire du ministère de la Culture.
Une recherche approfondie dans la zone a été entreprise au printemps 2002 avec des fouilles au cours des années suivantes.

Les pilleurs, toutefois, ont battu les archéologues d'une longueur d'avance: le lion de Karakiz a été dynamité en deux: "Il y a cette croyance que les monuments de ce genre contiennent un trésor", a déclaré Summers, expliquant que le dynamitage des monuments est un problème en Turquie, "cela fait la une des journaux turcs tous les mois."

Le deuxième lion, trouvé au nord du village, a aussi été scindé en deux.




Mais à quoi servaient-ils donc ?

Une recherche dans la zone environnante n'a révélé aucune trace d'habitat hittite datant de l'époque des statues.
La taille des sculptures signifiait que les sculpteurs n'avaient probablement pas l'intention de les déplacer très loin.

Summers fait l'hypothèse que, plutôt que d'être destiné à un palais ou une grande ville, les lions ont été créés pour un monument afin de marquer quelque chose d'autre, comme de l'eau: "Je pense qu'il est très probable que ce monument allait être associé à l'une des sources très abondantes qui sont assez proches. On retrouve des parallèles dans les traditions hittites avec des sculptures liées à des sources d'eau."

En effet, le monument d'un site connu, Eflatun PiNar, comprend un bassin sacré qui est alimenté par une source sous la piscine elle-même.
Les chercheurs Erbil et Mouton ont étudiés les religions liées à l'eau dans l'ancienne Anatolie (Turquie): "selon les textes cunéiforme hittites, l'eau était considérée comme un élément purificateur efficace".

Source:

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8.15.2012

A-t-on découvert la cité perdue maya de Yupaha ?


Les Mayas ont construit des temples étonnants au Mexique, au Guatemala et au Honduras... Aujorud'hui, certains pensent que cet ancien peuple a fui la dissolution de sa civilisation pour finir en Géorgie...

Emplacement de la cité: cette image 3D virtuelle a été faite à partir des ruines trouvées dans les montagnes Brasstown Bald.

L'historien et architecte Richard Thornton est persuadé qu'un site archéologique, vieux de 1100 ans, est la trace des réfugiés mayas qui ont fui l'Amérique centrale et se sont retrouvés dans les montagnes du Nord en Géorgie près de Blairsville.

Sa théorie étonnante est basé sur la découverte de 300 à 500 terrasses rocheuses et monticules sur un côté de la montagne Brasstown Bald et datant de 900 après JC... à l'époque où les Mayas ont commencé à disparaitre.

La théorie de M. Thornton suppose que la zone de Brasstown Bald pourrait être la "ville légendaire de Yupaha, que l'explorateur espagnol Hernando de Soto n'a pas réussi à trouver en 1540". Il la décrit comme "certainement l'une des découvertes archéologiques les plus importants de ces derniers temps".

Les Mayas ont disparu autour de 900 après JC pour des raisons encore débattues par les chercheurs (bien que la sécheresse, la surpopulation et la guerre soient les théories les plus populaires).


Une découverte remontant aux années 90.

Ces restes ont été découverts par l'ingénieur à la retraite Waldrip Carey au cours d'une balade dans les années 1990.

L'Archéologue Johannes Loubser a fouillé une partie du site et a rédigé un rapport à ce sujet en 2010, mais il ne pense pas que les terrasses rocheuses soient mayas: "Je pense que (M. Thornton) présente les éléments de façon sélective. Mais il est meilleur vendeur que moi et que d'autres archéologues." M. Loubser, qui a fouillé une paroi rocheuse et un petit monticule, a ajouté que les allégations de ce genre doivent être étayées par des "preuves tangibles" en raison des diverses opinions en conflit dans le monde archéologique.
Il estime que les structures pourraient avoir été construites par les indiens Cherokee ou une ancienne tribu entre 800 et 1100 après JC.  
M. Loubster s'est arrêté de creuser, car il a réalisé que le site pouvait être un lieu funéraire.

Cependant, M. Thornton affirme que d'anciennes cartes concernant cet emplacement nomment deux village 'Itsate', terme qui est aussi une façon de désigner les Mayas (Mayas Itza). Les structures en terrasse et la datatation l'ont aidé à parvenir à sa conclusion: "C'était une pratique courante pour les Mayas Itza de sculpter une colline dans un monticule de forme pentagonale. Il y a des douzaines de ces structures en Amérique centrale".

Mais tout le monde n'est pas impressionné par la théorie de M. Thornton. Selon le professeur Williams Mark, de l'Université de la Géorgie: "Il n'existe aucune preuve de Maya en Géorgie. Les sites sont certainement celles des Amérindiens de la préhistoire de la Géorgie."

M. Thornton n'a pas été gêné par le débat qui a suivi, en fait, c'est exactement ce qu'il voulait. «Je ne suis pas un archéologue. Je suis un homme de vue d'ensemble», a-t-il déclaré à l'Atlanta Journal Constitution, "nous espérons que cet article suscite un certain intérêt. Je voulais simplement essayer d'attirer l'attention des archéologues afin qu'ils fouillent un peu plus le site(..)"

Thornton travaille avec la société Histoire Revealed media qui a créé des cartes tridimensionnelles du site; lorsqu'il a comparé sa carte du site de Géorgie, cela lui a rappelé d'autres œuvres mayas: "elle est identique à des sites au Belize".

En attendant, il serait intéressant que les archéologues se penchent sur cette découverte afin de pouvoir confirmer ou infirmer les suppositions de Thornton.


Source:

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8.13.2012

Découverte du tombeau d'un guerrier de la période des trois royaumes

Il y a environ 1.800 ans, alors que la Chine se scindait en trois royaumes, un guerrier était mis au repos.
Il a été enterré, avec sa femme, dans un tombeau avec des toits en forme de dôme. Il devait avoir environ 45 ans lorsqu'il est mort.

 Ce tombeau a été découvert récemment à Xiangyang en Chine. Les chercheurs ont constaté qu'il remonte à environ 1800 ans au début de la période des Trois Royaumes, un moment où le pays a été divisé entre les royaumes de Wei, Wu et Shu.


Les restes des squelettes ont été trouvés à l'intérieur de deux cercueils en bois qui avaient pourri. Les archéologues ne connaissent pas leurs noms, mais, en se basant sur la conception de la tombe et du mobilier funéraire, ils pensent qu'il devait être un général ayant servi un ou plusieurs des seigneurs des pays en guerre; peut-être Cao Cao et son fils Cao Pi.


Un cheval en bronze grandeur nature.

Le tombeau a été découvert à Xiangyang, une ville qui, au temps des Trois Royaumes, était d'une grande importance stratégique.

Des fouilles de sauvetage ont commencé en Octobre 2008. L'opération de sauvetage, réalisée par l'Institut municipal des vestiges culturels et de l'archéologie de Xiangyang , a mis au jour de nombreux trésors dans la tombe .

Une des plus grands trouvailles est un cheval en bronze grandeur nature, le plus important jamais découvert en Chine. Il mesure 163 centimètres de long et 163 centimètres de haut. "La figurine du cheval est en position debout, oreilles dressées, les yeux en saillie, la bouche ouverte, le cou long et large, la crinière droite et la queue baissée", écrit l'archéologue Liu Jiangsheng.

Le tombeau contenait également une poterie vernissée très détaillée représentant une maison à deux étages entourée d'un mur d'enceinte avec une passerelle. La portail a deux portes principales, chacune décorée avec un heurtoir et de deux figurines humaines emplumées.
Des motifs d'ours ont été trouvés dans de nombreuses décorations sur la maison.
Les poterie de maisons comme celle-ci sont courantes sous la dynastie des Han, bien que des maisons aussi détaillées à plusieurs étages sont rares.

L'architecte Qinghua Guo, professeur à l'Université de Melbourne, écrit que les modèles comme ceux-ci sont utiles pour reconstruite les maisons telles qu'elles avaient pu être dans l'ancienne Chine. "Les descriptions littéraires des bâtiments de l'ancienne Chine nous portent à croire qu'il y avait une architecture très développée, mais les restes sont rares et fragmentaires,"  écrit Guo dans son livre "The Mingqi Pottery Buildings of Han Dynasty China 206 B.C. – A.D. 220"(Sussex Academic Press, 2010), "les images de ces bâtiments disparus ne sont pas totalement perdues puisqu'elles survivent sous forme de miniatures dans des anciennes tombes."


Mais le trésor ne s'arrête pas là...

Ont aussi été trouvés des disques d'or et d'argent, des perles de cristal et d'agate et des bracelets en or, pour n'en nommer que quelques-uns.

Parmi les découvertes il y a une figurine de porc en jade avec son museau finement détaillée; le petit animal semble endormi.

Une autre œuvre d'art montre une figurine en poterie vernissée d'un chien aboyant furieusement en se tenant debout sur ses quatre pattes.

Une pièce montre un gardien du tombeau terrible: sa longue langue sort et, manifestement, «un animal rampant est fixé sur le bout de la langue», écrit Jiangsheng.


Et, il y a beaucoup plus....

Un miroir de bronze a été trouvé avec un bouton rond en son centre. Le miroir est décoré avec des motifs complexes incluant des représentations du phénix et même un Kui, ou démon unijambiste.
Deux inscriptions ont été retrouvées sur l'artéfact, on peut lire: "Pour profiter aux descendants pour toujours," tandis qu'une autre dit: "Que le titulaire récupère la position des trois ducs." Les Trois Ducs étaient les trois fonctionnaires les plus puissants, après l'empereur, dans l'ancienne Chine.

Comme tout bon guerrier, le général a fait en sorte d'être bien équipé pour l'au-delà.
Des sabres de bronze et de fer ont été trouvés dans la tombe avec une détente d'arbalète en bronze encore en bon état après 1800 ans.


Les Trois Royaumes 

La période des Trois Royaumes est l'une des plus célèbres de l'histoire chinoise . Elle a vu la fin de la dynastie de 400 ans des Han et l'émergence des royaumes de Wei, Wu et Shu.

Il y a de fréquentes références à cette période dans la culture populaire.
Un roman historique du 14ème siècle appelé "Roman des Trois Royaumes" est considéré comme l'un des ouvrages les plus populaires jamais écrits en chinois.

Bien que les chercheurs ne savent pas qui était ce général, ou pour qui il a combattu, ils pensent que, sur la base des artéfacts et de l'architecture mise au jour, il a été inhumé au début de la période des Trois Royaumes, qui a officiellement débuté dans les années 220.

En outre les données historiques indiquent que Xiangyang, où il a été enterré, occupait une zone stratégique qui permettait l'accès des armées entre les parties nord et sud du pays.

Vers la fin de la dynastie des Han, la ville était contrôlée par Liu Biao, techniquement, un gouverneur de la province Jing, même si en pratique, il était indépendant de la cour des Han. Il a tenu la ville jusqu'à sa mort en 208, après quoi les armées de Cao Cao se sont accaparées la ville et le gouverneur a été démis. Cao Cao aurait alors utilisé Xiangyang comme base pour conduire au sud une campagne qui aboutira à sa défaite face à Liu Bei et Sun Quan lors de la bataille de la Falaise Rouge.
Mais, même après la défaite, la ville de Xiangfan est resté dans les mains de Cao Cao. En 220, Cao Cao mourut et fut remplacé par son fils Cao Pi, qui se proclama empereur, bien que ses forces ne contrôlassent pas l'ensemble du pays. Les combats entre les trois royaumes dura pendant plusieurs décennies et longtemps après la mort précoce de Cao Pi en 226.

Tout au long du règne de Cao Pi, Xiangyang semble être resté dans ses mains, laissant ouverte la possibilité que le général enterré dans le tombeau nouvellement découvert était l'un de ses serviteurs.


Source:

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8.10.2012

Les archéologues font une importante découverte à Marcahuamachuco


L'équipe de recherche archéologique travaillant à Marcahuamachuco au Pérou, a annoncé un "premier résultat important" permettant de comprendre le processus historique du site.
Une collection de 10 figurines en métal et de nombreux autres objets d'ornement, soupçonnés de faire partie d'une offrande faite au cours de la la construction du site, ont été mises au jour.

 Une des dix figurines en métal découverte à Marcahuamachuco

Jésus Holguin, directeur de l'équipe archéologique, a expliqué que les figurines représentent des hommes vêtus de chapeaux, de cache-oreilles et de vêtements.

Les figurines, dont certaines sont assises les jambes croisées, aurait été fabriquées par l'application d'une mince feuille de métal sur une forme sculptée en pierre ou en bois.

Parmi les objets ornementaux découverts, il y avait des boucles d'oreilles, des colliers, des tupus (aiguilles) et des perles qui auraient pu être rattachées à des toiles ou des bannières.

Guillermo Lumbreras, un archéologue à Marcahuamachuco, a déclaré que les pièces avaient des traits issus de la culture Moche. Lumbreras voit une influence Recuay dans la conception des objets, mais les traits dominants correspondent à la société Wari (huari). Les pièces devraient aider les chercheurs de la période de l'Horizon Moyen (500-900 après JC) dans la compréhension de la place de Huamachuco dans le processus historique, en particulier dans l'installation des Wari.

Cette découverte ajoute également aux constatations antérieures sur Marcahuamachuco, qui comprennent des objets en Spondylus de la côte équatoriale et en roches volcaniques des hauts plateaux du centre-sud.
Ces constatations ont conduit les chercheurs à penser que les habitants de Huamachuco avaient des réseaux d'échange sur de longues distances.  

Marcahuamachuco, qui est devenu un site du projet GHF en 2011, se trouve à la jonction de vallées de montagne à plus de 3000 mètres, donnant sur ​​des sites satellites et des rivières en contre-bas.
Connu pour ses citadelles massives et ses structures circulaires à double paroi uniques, Marcahuamachuco a été construit entre 400 et 800 après JC et est devenu le centre politique, économique et militaire le plus important au nord du Pérou. Il est parfois appelé le "Machu Picchu du Nord."

Source:

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8.07.2012

Danemark: une armée sacrifiée dans une tourbière

En 2009, des archéologues danois avaient mis au jour une armée abattue il y a près de 2000 ans à l'extrémité est du lac Mosso au Danemark.


Ils avaient trouvé les ossements de près de 200 guerriers, probablement tous issus de la même bataille.
Les coupures et les barres obliques sur les squelettes montrent qu'ils ont péri de mort violente, mais rien n'est encore arrêté quant à l'identité des tueurs et des victimes.

 Une étude en 2009 confirmait les bonnes conditions de préservation.


En Février 2012, la Fondation Carlsberg a accordé un budget pour des recherches et des fouilles plus poussées et dans les zones humides d'Alken.

Les archéologues et d'autres experts du Musée Skanderborg, du Musée Moesgård et de l'Université d'Aarhus espèrent pouvoir répondre à certaines de leurs questions au cours de leurs recherches de l'été 2012.

En effet, un chantier de fouille important aura lieu près d'Alken, une petite ville près de Skanderborg sur la péninsule du Jutland.

Les restes datent du début de l'âge du fer romain, bien que les armées romaines n'aient jamais été si loin au nord. Ils se sont arrêtés à quelques centaines de kilomètres au sud du site danois, dans l'actuelle Allemagne moderne.

Cependant, ce conflit aurait pu être une conséquence de l'expansion romaine et cette découverte pourrait apporter un nouvel éclairage sur ce qui s'est passé dans ces siècles au-delà des frontières de l'Empire romain.


Un trésor archéologique.

Beaucoup de nouveaux corps devraient être exhumés au cours de Juillet et Août. L'archéologue Mads Kähler Holst, de l'Université d'Aarhus, a expliqué que "la dernière fois que nous avons creusé ici, nous n'avons pas vraiment atteint le périmètre de la découverte. Il n'y a aucun doute que la fouille se traduira par de nombreux squelettes en plus. Si nous avons de la chance, ce que nous avons déjà vu peut n'être que le début. "

La fouille se déroule dans les prairies humides, à proximité des pâturages du grand lac du Jutland, le Mosso.
Pour atteindre les restes, il est nécessaire de creuser près de deux mètres au-dessous de la nappe phréatique.

"Nous luttons contre l'infiltration d'eau, et nous avons de grandes pompes fonctionnant en permanence. Ce qui rend notre travail difficile - mais cela explique aussi pourquoi les os sont si bien conservés. L'eau a retardé la décomposition et les vestiges sont en bon état lorsque nous les déterrons, " explique Ejvind Hertz, conservateur de l'archéologie au Musée Skanderborg.


Objectif principal de la fouille 2012: en apprendre davantage sur le sacrifice de masse de ces guerriers.

Les archéologues espèrent que l'analyse des restes permettra de clarifier certains des nombreux mystères associés à cette unique découverte.
Des analyses géologiques seront également effectués afin de comprendre pourquoi le sacrifice a eu lieu précisément ici, dans les prairies d'Alken.


Les restes sont si bien conservés que les experts seront en mesure d'analyser leur ADN.
Des tests préliminaires ont été effectuées dans un laboratoire sur six dents et les os du fémur deux.
En cas de succès, les chercheurs sauront si les squelettes proviennent d'un groupe local ou extérieur à la région.

Source:
  • Past Horizons:"An army sacrificed in a bog"

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8.06.2012

Sliasthorp, la ville Viking légendaire aurait été découverte

Le pouvoir central caché des premiers rois danois pourrait bien avoir surgi du sol dans le nord de l'Allemagne. Les archéologues ont trouvé quelque 200 maisons et de nombreuses armes...

Le site de fouilles près de la fontière danoise.

Les archéologues danois pensent avoir découvert les restes de la légendaire ville viking Sliasthorp dans la baie de Schlei dans le nord de l'Allemagne, près de la frontière danoise.

Selon les textes du 8ème siècle, la ville a servi de pouvoir central pour les premiers rois scandinaves.
Les historiens doutaient de l'existence de Sliasthorp. Ce doute commence aujourd'hui à faiblir: les archéologues de l'Université d'Aarhus ont fait une découverte étonnante sur le sol allemand.

"C'est énorme. Partout où nous creusons, nous trouvons des maisons. Nous estimons qu'il y en a environ 200", explique Andres Dobat, maître de conférences en archéologie préhistorique à l'Université d'Aarhus, "et les maisons que nous avons fouillé jusqu'à ce jour sont remplies d'artéfacts: des perles, des bijoux, des pièces de verre brisé, des haches, des clés et des pointes de flèches."


L'une des premières villes scandinaves 

Ces découvertes vont dans le sens des interprétations des archéologues qui soutiennent que la ville appartenait à l'élite Viking et fonctionnait comme un centre militaire stratégique.
"Dannevirke et Hedeby, deux des plus grands monuments de l'époque viking, pouvaient être contrôlés à partir de cet endroit", explique Dobat. "Nous ne sommes pas encore pleinement conscients de l'importance que ce site a pu avoir. Mais nos fouilles nous ont déjà donné une perspective entièrement nouvelle sur beaucoup de choses, y compris l'organisation militaire de l'époque viking et la nature des premières villes en Scandinavie."


Un emplacement stratégique 

Les premières sources écrites pour l'histoire du Danemark, les Annales royales des Francs de 804, disent que Sliasthorp a joué un rôle important dans l'ère des Vikings.

Le roi Viking Godfred, dit le texte, a décidé de transformer la ville en pouvoir central militaire près de la frontière de l'ancien royaume danois. Au début du 9ème siècle, il est arrivé avec son armée dans ce qui était alors un petit village et l'a transformé en un endroit clé militaire.

Stratégiquement, cela était un choix intelligent pour plusieurs raisons:
  • La longue fortification de Dannevirke était située à seulement quelques centaines de mètres vers le sud. Aussi, quand il y avait un besoin de renforts à la frontière de l'Empire carolingien en Allemagne, ils pouvaient facilement intervenir à partir de Sliasthorp
  • Les nombreuses habitations à moitié enfouies de la ville convenaient aux guerriers du Roi Godfred. Cela a permis au roi de riposter lorsque le Jutland a été attaqué par Charlemagne (742-814).
  • Grâce à son emplacement près de la baie de Schlei, les bateaux vikings pouvaient facilement transporter des hommes, des armes et des produits alimentaires en provenance et vers la ville. 


Sliasthorp a été attaquée par des guerriers 

Il apparait que le roi Godfred a été avisé en se préparant à défendre le sud du Jutland. Les découvertes archéologiques confirment les sources écrites expliquant que le pouvoir central militaire du roi a ensuite été attaqué.

"Nous avons trouvé les restes d'une grande et longue maison qui a été brûlée à un moment donné au cours du 10ème siècle," dit Dobat, "elle faisait plus de 30 mètres de long et neuf mètres de large, et dans les restes des piliers qui se dressaient autrefois à l'entrée, nous avons trouvé des pointes de flèches et des chausse-trapes. Ceci suggère que la maison a été attaquée dans un conflit militaire et entièrement brûlée. "

 Chausse-trape découvert sur le site.


Le roi vivait avec le chef 

L'attaque a eu lieu longtemps après la mort du roi Godfred. Mais même s'il avait été vivant, il est peu probable qu'il ait été témoin de l'attaque. À l'époque, les rois étaient toujours sur la route et passaient rarement de longues périodes à Sliasthorp.
En conséquence, le fonctionnement quotidien de la ville est susceptible d'avoir été administrée par le chef du village, qui vivait dans la grande maison somptueuse.

Le roi Godfred et ses hommes logeaient à Sliasthorp uniquement lorsqu'ils avaient à faire dans la région.


Silasthorp, une ville de l'élite 

Le roi n'était pas le seul à voyager dans et hors de la ville viking. Le nombre de la population de la ville fluctuait à plusieurs reprises au sein de la même année, en fonction des besoins en artisans ou soldats dans la région.

Seul un groupe restreint de l'élite Viking vivait à Sliasthorp sur de longues périodes.
D'après Dobat, la majorité des maisons de la ville étaient utilisées uniquement quelques semaines par an. À certains moments, il y avait 100 personnes dans la ville, d'autres fois peut-être plus de 1.000: "Nous sommes en périodes pré-chrétiennes. Donc, il est concevable que les gens se rassemblaient dans les maisons quand il y avait des fêtes sacrificielles, des réunions politiques, des formations militaires, ou si quelque chose se passait à Dannevirke. "


Toutes les affaires communes se faisient à Hedeby 

Sliasthorp, qui avait la taille de 14 terrains de football, était beaucoup plus petite qu'Hedeby à proximité, qui fait plus de 50 terrains de football. «Dans l'ère des Vikings, les gens s'étendaient», explique Dobat, "les artisans, les marchés et toutes les activités communes se trouvaient dans une ville. Tandis que l'élite, les chefs religieux et les militaires, vivaient dans une autre ville. Donc, l'élite régionale ne vivaient pas à Hedeby. Elle était située à quelque cinq kilomètres. Nos études nous ont donné une vision complètement nouvelle sur l'anatomie des villes les plus reculées. Cela diffère grandement de ce que nous voyons au Moyen-Age et aujourd'hui."


Un ajout à l'histoire du Danemark 

Cette découverte est aussi intéressante pour l'historien que pour l'archéologue. Lasse A.C. Sonne, qui détient un doctorat en histoire des Vikings et est maître de conférences à l'Institut Saxo de l'Université de Copenhague, est fasciné par la nouvelle: "Si Dobat a découvert un domaine royal dans cette région, cela est évidemment intéressant" dit-il, "nous connaissons un modèle similaire avec la ville viking de Birka, près de Stockholm, en Suède. Il y avait la grande ville laïque isolée sur une île, et sur l'île voisine il y avait un domaine royal à partir duquel la ville pouvait être gouvernée. Si l'interprétation de Dobat  est correct, cela brosse un tableau où les chefs étaient impliqués, et où les grandes villes Viking n'ont pas juste émergées de nulle part".


Sliasthorp, précurseur de Hambourg. 

Et bien sûr, les datations ont révélé que Sliasthorp a été construite il y a 100 ans avant Hedeby. Donc, la ville nouvellement découverte pourrait très bien avoir été le lieu d'où la ville marchande de Hedeby a été planifiée.

Pour Andres Dobat cela signifie que l'ensemble du développement urbain dans le nord de l'Allemagne et la région du sud du Danemark a commencé avec Sliasthorp: "C'est l'histoire commune européenne. Nous avons effectivement trouvé les origines de ce que nous appelons aujourd'hui Hambourg. Quand les Vikings ont construit cette ville et Hedeby, ils furent précurseur de Schleswig, qui, dans le haut Moyen Age était la grande ville commerciale dans la région. Schleswig, à son tour, a été précurseur de Lübeck, qui a aujourd'hui cédé la place à Hambourg. Nous en sommes à creuser les racines de l'économie mondiale."

Les travaux de fouille sont encore en cours. Depuis la découverte des premiers objets par Dobat, avec son détecteur de métaux en 2003, il y a eu deux fouilles en 2010 et 2011.


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7.30.2012

Une chambre funéraire sous la pierre de Trefael

Le mégalithe de Trefael avait déjà fait l'objet d'un article l'année dernière en raison de nombreuses découvertes au cours de la saison de fouilles 2011 (Voir: Le mégalithe de Trefael livre de nouveaux secrets).

La saison 2012 semble encore plus prometteuse puisque les archéologues sont entrain d'exhumer et d'analyser des ossements humains trouvés sous le monument préhistorique récemment identifié comme un bouchon de site d'enfouissement.
La pierre de Trefael, dans le Pembrokeshire, était perçue simplement comme un des nombreux endroits liés à l'âge du bronze. Mais elle vient d'être reclassée après un sondage qui l'établi comme la pierre angulaire rituelle d'une chambre funéraire de l'âge de pierre.

L'étude a révélé que l'emplacement, près de Nevern, a été utilisé pour des inhumations rituelles pendant au moins 5500 ans.

La pierre de Trefael

Une équipe d'archéologues de l'Université de Bristol a reçu la permission d'examiner les ossements humains trouvés dans la zone ainsi que des perles et des tessons de poterie.


L'importance de la pierre a été négligée depuis sa première apparition sur les cartes en 1889.

La première suggestion fut la bonne: en 1972, l'archéologue France Lynch pensait que la pierre pouvait être un dolmen ou une chambre funéraire.

Le Dr George Nash et ses collègues Thomas Wellicome et Adam Stanford de l'Université de Bristol y ont fait des fouilles Septembre 2010 et y sont retournés à nouveau l'an dernier.

Ainsi, en plus de déterrer des restes humains, des perles et des poteries, ils ont trouvé une ciste en pierre qui daterait de l'âge du Bronze.
Cette découverte indique que le site aurait été réutilisé comme lieu d'inhumation longtemps après que la chambre en pierre d'origine ait été construite.

Leurs résultats suggèrent qu'il pourrait s'agir du plus ancien site funéraire rituel du néolithique au Pays de Galles et l'un des plus anciens en Europe de l'Ouest.

Le Dr Nash dit qu'il connaissait les suppositions de Lynch en 1972 sur la pierre, mais qu'aucune enquête géophysique ou fouille n'avait été réalisée: "J'ai toujours eu cette intuition que cela pourrait être beaucoup plus grand. C'est extrêmement excitant. C'est l'un de ces découvertes que l'on ne fait qu'une fois dans une vie..."

La pierre est déjà connu pour un certain nombre de cupules ou de trous circulaires faits lors de cérémonies rituelles dans le Néolithique et à l'âge du bronze.
Les archéologues ont trouvé 30 nouvelles cupules de taille variable sur la pierre haute de 1,2 m.


Un site de plus de 5000 ans.

Ils ont pu établir que le site était une chambre funéraire en pierre, construite à partir de rochers géants, et qu'il remonte à environ 3500 avant J.-C.. Il a ensuite été démantelé environ en 2.000 avant JC.

La pierre angulaire a été ensuite utilisé comme une pierre dressée, marqueur processionnel pointant vers le site de l'âge de bronze à proximité.


Les perles suggèrent que l'emplacement peut être associé à des sépultures, bien avant même la construction de la chambre funéraire; elles pourraient être liées à un site du Mésolithique à proximité datant de 10.000 ans.

L'équipe a été surprise de découvrir des artéfacts sur le site étant donné la nature acide du sol, des siècles d'agriculture et de la popularité de la zone auprès des gens qui cherchent à dénicher des trésors anciens depuis des générations.
D'après le Dr Nash: "ce que nous avons trouvé est extrêmement rare."

En septembre 2012, le Dr Nash et son équipe pourront retirer les os pour analyse.


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7.27.2012

Les natifs américains proviendraient de 3 migrations différentes

L'étude la plus complète à ce jour sur la diversité génétique chez les Américains autochtones vient de sortir. Elle devrait permettre d'élucider le mystère des anciennes migrations.


Esquisse de l'artiste brésilien Emiliano Bellini. Dessins à partir de photographies des Amérindiens de l'Arctique à la Terre de Feu. 

Les scientifiques ont constaté que les populations amérindiennes, du Canada à la pointe sud du Chili, proviennent d'au moins trois migrations différentes. 

La majorité descend entièrement d'un seul groupe de premières migrants d'Amérique qui a traversé la Béringie, un pont terrestre entre l'Asie et l'Amérique qui existait pendant les périodes glaciaires il y a plus de 15.000 ans.

En étudiant les variations de séquences d'ADN des autochtones américains, l'équipe internationale a constaté que, tandis que la plupart des populations amérindiennes sont nées de la première migration, deux migrations ultérieures ont également apportées d'importantes contributions génétiques.

"Pendant des années, les théories sur les migrations simples ou multiples en provenance de Sibérie sur le peuplement des Amériques étaient sujettes à controverses", a déclaré Andres Ruiz-Linares , professeur de génétique humaine à l'Université College de Londres et coordonnateur de l'étude, "nos recherches s'installent dans ce débat: les Amérindiens ne provienne pas d'une migration unique. Notre étude commence aussi à faire la lumière sur les modes de dispersion humaine dans les Amériques."


L'étude la plus complète à ce jour sur la diversité génétique chez les Amérindiens.

L'équipe a récupéré les données de 52 groupes de natifs américains et 17 groupes sibériens. En étudiant plus de 300.000 variations de séquences d'ADN spécifiques, appelées polymorphismes nucléotidiques, ils ont pu examiner les similitudes et les différences génétiques entre les différents groupes de populations.

Les deuxièmes et troisièmes migrations ont laissé des traces uniquement dans les populations de l'Arctique qui parlent les langues eskimo-aléoutes et Chipewyan.
Toutefois, même ces populations ont hérité de la plupart de leur génome de la première migration américaine. Les Eskimo-aléoutes tirent plus de 50 pour cent de leur ADN des premiers Américains, et les Chipewyan, environ 90 pour cent. Cela reflète le fait que ces deux voies ultérieures de l'immigration asiatique se sont mélangées avec les premiers américains rencontrés après leur arrivée en Amérique du Nord.

"Il y a au moins trois lignées profondes dans les populations amérindiennes," a déclaré le co-auteur David Reich , professeur de génétique à la Harvard Medical School, "la lignée asiatique menant aux premiers Américains est d'abord la plus ancienne, tandis que les lignées asiatiques qui ont contribué en partie à l'ADN des Eskimo-aléoutes et des Chipewyan sont plus étroitement liées aux populations actuelles de l'Asie ".


Une migration qui s'est propagée vers le Sud, le long des côtes.

L'équipe a également constaté qu'une fois dans les Amériques, les populations se sont étendues vers le sud le long d'un itinéraire qui suit la côte avec des populations qui se sont installées en cours de chemin. Il y a peu de flux génétiques entre ces groupes amérindiens, en particulier en Amérique du Sud.

Deux exceptions notables à cette dispersion simples ont également été découverts.
Tout d'abord, en Amérique centrale, les Chibchas ont une ascendance à la fois du Nord et d'Amérique du Sud.
Deuxièmement, les Naukan et les Tchouktches des zones côtières du nord-est en Sibérie portent l'ADN des "Premiers Américains". Les, eskimo-aléoutes auraient donc migré vers l'Asie, en portant des gènes autochtones américains.

L'analyse de l'équipe a été compliquée par l'afflux dans l'hémisphère des immigrants européens et africains depuis 1492 et les 500 ans de brassage génétique qui ont suivi. Pour résoudre ce problème, les auteurs ont développé des méthodes qui leur ont permis de se concentrer sur les sections de génomes des peuples qui étaient d'origine américaine entièrement autochtone. "L'étude des populations amérindiennes est techniquement très difficile en raison de la présence généralisée de mélange européen et africain dans les groupes américains indigènes", a confirmé Ruiz-Linares.

"Nous avons développé une méthode pour décortiquer ce mélange et en apprendre davantage sur les relations entre les Amérindiens avant l'arrivée des Africains et Européens," dit Reich, "ce qui nous permet d'étudier l'histoire de beaucoup plus de populations amérindiennes que nous n'aurions pu le faire autrement."

L'ensemble des échantillons d'ADN d'une telle diversité de populations n'a été possible que grâce à une collaboration d'une équipe internationale de 64 chercheurs en provenance des Amériques (Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Mexique, Pérou, et les Etats-Unis), Europe (Angleterre, France, Espagne et Suisse) et de la Russie.

Cette recherche a été financée par le National Institute of Health et la National Science Foundation.

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7.25.2012

Des "momies Frankenstein" parmi les découvertes des archéologues

Une équipe d'archéologues fouillant à ​​South Uist ont mis au jour l'un des sites les plus parlant sur la façon dont l'homme vivait au néolithique.

La «momie Frankenstein» a été assemblée avec des morceaux de corps de plusieurs cadavres

Des chercheurs des universités de Southampton et Liverpool ont choisi un endroit à An Doirlinn pour comprendre comment vivaient nos ancêtres préhistoriques.

Le Dr Fraser Sturt, de l'Université de Southampton, a décrit le site comme étant probablement le meilleur sur lequel il n'ait jamais travaillé dans les îles britanniques.
L'équipe a déjà trouvé des poteries décorées, des silex et un couteau peut-être utilisé par les premiers colons sur l'île.
D'après Sturt: "C'est toujours difficile de rechercher ce qui est le plus ancien, sachant que quelqu'un pourrait trouver quelque chose d'encore plus âgé, mais, pour le moment, c'est notre meilleure estimation comme étant l'un des plus anciens sites. Il y a eu une série de sites contemporains fouillés par le passé, mais ce que nous sommes en mesure de faire aujourd'hui est d'ajouter plus de détails par le biais de nouvelles méthodes et d'y ajouter une meilleure connaissance de cette période."

Le site est proche de Cladh Hallan, où l'archéologue Mike Parker Pearson, de Sheffield, avait découvert deux corps momifiés vieux de 3000 ans en 2001.

L'étude, publiée récemment, a révélé que les deux "momies Frankenstein" avaient été assemblées avec des parties de corps de plusieurs cadavres.
Le Dr Sturt a ajouté: "Mike Parker Pearson et son équipe viennent de révéler que, plutôt que d'être enterrés seuls, les corps étaient retravaillés et composés de différentes personnes. Dans l'une des momies, il y a trois personnes différentes réunies de différentes manières: la mâchoire d'une personne, le bas des jambes, et un bras d'une autre. Cette forme de pratique est remarquable, nous n'aurions pas pu la découvrir si nous n'avions pas bénéficié des avancés des travaux sur l'ADN. "


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7.19.2012

Palmyre: une grande énigme de l'empire Romain résolue


Dans l'ancienne époque romaine après JC, Palmyre était le point le plus important le long de la route commerciale reliant l'Est et l'Ouest. Elle a atteind une population de 100 000 habitants.

Mais son histoire a toujours été entourée de mystère:

Que faisait une ville de cette taille au milieu du désert ?
Comment tant de gens pouvaient vivre dans un endroit aussi inhospitalier il y a près de 2 000 ans ?
D'où provenait leur nourriture ?
Et pourquoi une route commerciale aussi importante passait-elle directement à travers le désert ?

 Rue principale de Palmyre

Des chercheurs norvégiens ont collaboré avec leurs collègues syriens pendant quatre ans afin de trouver des réponses. "Ces résultats fournissent une mine de nouvelles perspectives sur l'histoire de Palmyre", a déclaré le chef de projet Jørgen Christian Meyer, professeur à l'Université de Bergen.


De nouvelles recherches utilisant des méthodes archéologiques modernes.

Les archéologues de Bergen ont abordé le problème sous un angle nouveau: au lieu d'examiner la ville elle-même, ils ont étudié une étendue de terre juste au nord. Avec leurs collègues syriens du Musée de Palmyre et aidé par des photos satellites, ils ont catalogué un grand nombre de vestiges antiques visibles en surface. "De cette façon," explique le professeur Meyer, "nous étions en mesure de former une image plus complète de ce qui s'est passé au sein de cette vaste zone."
L'équipe a ainsi détecté un certain nombre de villages oubliés de l'antiquité romaine.

Mais ce qui a finalement résolu l'énigme de Palmyre a été la découverte des réservoirs d'eau que ces villages utilisaient.


Il n'y avait pas de véritable désert...

Le professeur Meyer et ses collègues en sont venus à réaliser que ce qu'ils étudiaient n'était pas un désert, mais plutôt une steppe aride, dont les racines des plantes retiennent l'eau de pluie qui ainsi ne s'enfonce pas dans le sol.
L'eau de pluie s'accumule dans les ruisseaux et les rivières intermittentes appelés oued par les Arabes.

Les archéologues ont recueilli des preuves montrant que les habitants de l'antique Palmyre et des villages voisins recueillaient l'eau de pluie à l'aide de barrages et de réservoirs. Cela a permis d'approvisionner en eau les villages environnants pour les cultures et ainsi subvenir aux besoins alimentaires de la ville.
Ce système de collecte assurait un approvisionnement stable en produits agricoles et permettait d'éviter une catastrophe en période de sécheresse.

Les agriculteurs locaux coopéraient également avec les tribus bédouines, qui conduisaient leurs troupeaux de moutons et de chèvres dans la région. Ils proposaient leurs paturages pendant la saison chaude qui étaient ainsi fertilisés par les bétails.


Une route commerciale sûre.

La localisation de Palmyre a également eu un fondement politique. D'importantes routes commerciales est-ouest, y compris le long de l'Euphrate, au nord, n'étaient pas sous le contrôle des Romains à l'ouest ou les Perses à l'est. Des seigneurs locaux et des chefs exigeaient des frais élevés pour le passage.

Cette pratique d'extorsion de fonds s'est traduite par une formidable opportunité pour les Palmyriens: ils ont uni leurs forces avec les Bédouins pour fournir la sécurité, des bêtes de somme et des guides à travers le désert.
"Les commerçants de Palmyre ont fait de la plus grande partie de la ville un emplacement idéal pour construire un réseau commercial global", explique le professeur, "c'est ce qui explique en grande partie la prospérité de la ville."


Les terres arables en ce temps là...

La solution du mystère de Palmyre peut aussi nous apprendre quelque chose aujourd'hui. S'ils ont été capables de cultiver le sol du désert il y a près de 2 000 ans, nous pourrions sûrement faire la même chose avec des méthodes modernes. "De temps en temps une énorme quantité de pluie tombe dans le désert", explique le professeur Meyer, "n'importe qui peut voir comment le désert reverdit après la pluie. Les Palmyriens ont du réaliser le potentiel de ce type de terrain, qui couvre de vastes zones de notre planète."

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7.18.2012

Le squelette de la vrai Mona Lisa aurait été découvert par des archéologues italiens


Le sourire de Mona Lisa a toujours été au centre des attentions au fil des années, mais aujourd'hui c'est son squelette qui est à l'honneur.

 La Joconde, de Vinci

Des archéologues italiens ont annoncé avoir découvert le squelette de Lisa Gherardini, dont on pense qu'elle aurait été le modèle du chef d'oeuvre de Léonard de Vinci, visible au musée du Louvre à Paris.

Trouvée près du couvent de Sant'Orsola à Florence, les os seront envoyés au Centre de Recherche sur la Conservation des Collections pour être examinés.


Les experts étaient sur la piste de l'identité de Mona Lisa après que des notes de 1503 aient été découvertes. Elles étaient dans la marge d'un livre dans lequel une connaissance de Léonard de Vinci avait écrit que ce dernier travaillait actuellement sur ​​un portrait de Lisa Gherardini.

L'historien d'art du 16ème, Giogrio Vasari, constituait aussi une source fiable pour identifier Gherardini comme étant le modèle, dont il parle dans son livre "Vies des artistes".

Giuseppe Pallanti, un historien qui a écrit trois livres se plongeant dans l'histoire de Mona Lisa, a déterminé, après 25 ans de recherche, que le père de Léonard de Vinci était voisin de Gherardini.

La chasse aux restes de Gherardini a été lancée non sans controverse: beaucoup de membres de sa famille pensent que son corps doit être laissé en paix.
Son ancêtre natalia Guicciardini Strozzi, une princesse italienne, estime que la recherche de ses os était un "acte sacrilège".


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7.16.2012

Bulgarie: un sacrifice humain à Ohoden ?

La saison archéologique dans la ville bulgare de Vratsa a commencé pendant l'été, et a été marquée par la découverte du squelette d'un enfant, provisoirement daté à 8000 ans avant notre ère.


Il a été trouvé dans les ruines du sanctuaire du Dieu Soleil, près du village d'Ohoden. Les archéologues pensent qu'il pourrait s'agir d'un sacrifice humain. Si cela s'avère vrai, ce serait le premier cas en Bulgarie.

Le squelette date de la période néolithique et est le cinquième a être découvert dans un ancien mausolée. Cependant, contrairement aux quatre autres qui font face à la direction du lever du soleil, celui-ci fait face au soleil couchant.
Les scientifiques ont pris des mesures précises des positions des corps et celles-ci seront comparées à la position du soleil à l'équinoxe d'automne.

Lors d'une interview, l'archéologue Georgi Ganetsovski estime que l'analyse des résultats devrait fournir des informations précieuses sur la vie des premiers habitants de l'Europe.

Au cours des précédentes saisons archéologiques, des découvertes sur le site ont inclus des restes d'habitations, des lieux de sépulture, des squelettes humains, des crânes cornus et autres artéfacts, ce qui suggère que la zone était un lieu de culte pour le dieu Soleil.

Les fouilles archéologiques du village néolithique près d'Ohoden se poursuivront avec la numérisation 3D des ruines et la reconstruction artistique des habitats.

Le site est déjà devenu une attraction touristique où, à l'équinoxe d'automne 2011, l'épeautre (une variété de blé et un aliment de base dans le régime alimentaire des peuples du Néolithique et de l'âge du bronze) a été semé rituellement.
Cet été, il sera récolté avec des faucilles en pierre. Les touristes assisteront et participeront également à la construction d'une habitation néolithique avec des outils en pierre typiques de la période.

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7.12.2012

Des perles romaines au Japon ?

Des perles de verre trouvées dans une tombe japonaise du Ve siècle près de Nagaoka ont surpris les archéologues. En effet, on ne sait pas comment ces objets se sont retrouvés dans le Japon ancien.
Le mystère, c'est que les trois perles sont soupçonnées d'être d'origine romaine.

Perle de verre qui serait de manufacture romaine trouvée au Japon.

Les trois perles de verre provenant de la tombe ont été examinées par l'Institut National de Recherche des Biens Culturels de Nara.
Cette étude a montré que les perles lumineuses jaune ont été faites avec du natron (un mélange naturel de carbonate de sodium décahydraté et environ 17% deu bicarbonate de sodium).
Le natron était recueilli sous forme de sel des lacs asséchés de l'ancienne Egypte et utilisé par les anciens Egyptiens durant le processus de momification.
Les artisans romains sont connus pour l'avoir utilisé afin de faire fondre le verre pour fabriquer des perles. Elles comprenaient en général plusieurs couches et avaient souvent en sandwich une feuille d'or.

Les trois perles ont cinq millimètres de diamètre, avec de minuscules fragments de dorure attachés et ont été découvertes dans le monticule "Utsukushi " du 5ème siècle abritant une sépulture à Nagaoka, près de Kyoto. Elles ont probablement été faites entre le 1er et le 4ème siècle après JC.


Des recherches complémentaires sont nécessaires.

L'un des chercheurs de l'institut, Tomomi Tamura, a déjà dit que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la façon dont les perles ont pu finir au cinquième siècle au Japon: "Il s'agit d'un des plus anciens artéfact en verre à plusieurs couches trouvés au Japon, et parmi de très rares accessoires que l'on pense avoir été expédiés de l'Empire romain vers le Japon".

L'Empire romain était concentré autour de la Méditerranée et s'étirait vers le nord pour occuper ce qui est aujourd'hui le Royaume-Uni. La découverte au Japon, à quelque 10.000 kilomètres de l'Italie, peut jeter une certaine lumière sur la façon dont son influence a pu atteindre l'Extrême-Orient.

Le commerce sur de longues distance, jusqu'en Inde ou en Chine, était déjà connu, et il n'est donc pas impossible que ces objets commerciaux aient fait leur chemin jusqu'au Japon.

Fait intéressant, le Japon a d'abord appris du système d'écriture chinois via la Corée à peu près au 4ème siècle et le contact direct, dont des visites de moines bouddhistes chinois vers le Japon, a commencé au cours du 5ème siècle.

Seules quelques rares tentatives de contact direct entre romains et chinois sont enregistrés: En 97 après JC, le général chinois Ban Chao a en vain essayé d'envoyer un émissaire à Rome. Plusieurs émissaires romains présumés venus en Chine sont signalés par les anciens historiens chinois, dont une fois en l'an 166.

L'échange indirect de biens le long des terres connues sous le nom de Route de la Soie et les routes maritimes incluait de la soie chinoise et des verreries romaines.
Il se peut que ces objets minuscules résultent de transactions commerciales antérieures et qu'ils ont été ensuite transférés vers le Japon au cours de ce premier contact au 5ème siècle.

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Plus d'informations sur les relations entre le monde romain et l'Asie:

7.10.2012

Une mine de Cinabre pré-Inca découverte à Trujillo


Le cinabre utilisé par les Moche pour peindre des tatouages ​​sur la peau quelques il y a 1600 ans a pu être été exploité localement, selon les conclusions récentes de l'archéologue Regulo Franco.

 Archéologues près de l'entré de la mine pré-hispanique près de la colline sacrée Campana

 En 2006, Franco et son équipe d'archéologues ont découvert la tombe de la Señora de Cao sur le site d'El Brujo dans la côte Nord du Pérou: une jeune mère, probablement une dirigeante, enterrée vers l'an 400 dans 26 couches de tissu fin et flanquée de lances sculptées et de clubs comme signes de puissance. D'après des vases trouvés dans la tombe, on pense qu'elle serait décédée à la suite d'un accouchement, peut-être d'une éclampsie.
Une des caractéristiques uniques, c'est que, en plus d'être ornée de scintillants anneaux dans le nez, de couronnes et de colliers, sa peau a été délicatement tatouée avec des dessins de serpents, de poissons et d'autres figures. D'où son surnom de Lady tatouée.

La momie tatouée d'El Brujo

Franco pensait tout d'abord que les tatouages ​​avaient été faits avec du cinabre ramené de régions beaucoup plus loin au sud, comme les hauts plateaux andins de Huancavelica. Mais la découverte ce mois-ci d'une mine pré-inca près de Trujillo le conduit maintenant à croire que le sulfure de mercure ou cinabre a été obtenu localement.

La mine, contenant des cristaux de malachite, du minerai de mercure et du sulfure de mercure, est accessible à partir du versant ouest du Cerro Portachuelo, dans la zone protégée du Cerro Campana, une colline considérée comme sacrée par les Moche.

L'entrée de la mine comprend une première ouverture d'environ 7 mètres avant le début d'un tunnel. Les archéologues ont trouvé des tessons et des fragments d'os qui indiqueraient que la mine a été utilisée par les Moche. La mine n'a pas été explorée plus loin en raison des gaz nocifs.

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7.09.2012

Stonehenge marque-t-il l'unification de la Grande-Bretagne ?

MAJ 06/06/14
Après 10 ans de recherches archéologiques, les spécialistes ont conclu que Stonehenge a été construit pour marquer l'unification des peuples de Grande-Bretagne, après une longue période de conflits et de différences régionales entre l'Est et l'Ouest.

Equipe du projet Stonehenge Riverside

Ses pierres symboliseraient les ancêtres des différents groupes des premières communautés agricoles en Grande-Bretagne. En effet, certaines pierres proviennent du sud de l'Angleterre et d'autres de l'ouest du Pays de Galles.

Les équipes, provenant des universités de Sheffield, Manchester, Southampton, Bournemouth et de la University College de Londres, travaillent toutes sur le projet Stonehenge Riverside (SRP). Elles ont exploré non seulement Stonehenge et son paysage, mais aussi le contexte social et économique des principales étapes de la construction du monument autour de 3000 ans avant JC à 2500 ans avant JC.

"Lorsque Stonehenge a été construit", explique le professeur Mike Parker Pearson de l'Université de Sheffield, "il y avait une culture qui se généralisait dans l'ïle: les mêmes styles de maisons, de poterie et autres supports matériels ont été utilisés d'Orkney jusqu'à à la côte sud. Cela était très différent des cultures régionales des siècles précédents. Stonehenge lui-même était une entreprise colossale, exigeant le travail de milliers de personnes pour déplacer, façonner et ériger des pierres provenant d'aussi loin que l'ouest du Pays de Galles. Rien que le travail en lui-même, exigeait le rassemblement de tous". Le travail de construction était en même temps un travail d'unification.

Stonehenge pourrait avoir été construit dans un endroit qui avait déjà une signification particulière pour les Britanniques préhistoriques. L'équipe du projet Stonehenge Riverside a constaté que l'avenue alignée sur le solstice se trouve sur une série de reliefs naturels qui, par hasard, forment un axe entre les directions du solstice d'été et d'hiver.

Le Professeur Parker Pearson ajoute: "Quand nous sommes tombés sur cet extraordinaire arrangement naturel sur la course du soleil, nous avons réalisé que les hommes préhistoriques avaient choisi cet endroit pour construire Stonehenge en raison de son importance pré-établie. Cela pourrait expliquer pourquoi il y a huit monuments dans la zone de Stonehenge avec des alignements solsticiaux, un nombre encore inégalé dans le monde. Peut-être considéraient-ils cet endroit comme le centre du monde".

Il semble que le solstice d'hiver était le moment le plus important de l'année lorsque Stonehenge a été construit il y a 5,000 à 4,500 ans. D'après Parker Pearson: "Nous pouvons dire, à partir du vieillissement des dents de porc, que de plus grandes quantités de viande de porc ont été consommées au milieu de l'hiver dans la localité voisine de Durrington Walls, et la plupart des monuments de la région de Stonehenge sont alignés sur le lever et le coucher du soleil au milieu de l'hiver plutôt qu'au milieu de l'été. A Stonehenge lui-même, l'axe principal semble être dans la direction opposée au solstice d'été, vers le coucher du soleil d'été, encadrées par la plus grande pierre du monument, le grand trilithon."

Parker Pearson et l'équipe du projet rejettent fermement les idées que Stonehenge puisse avoir été inspiré par les anciens Egyptiens ou les extra-terrestres: "Toutes les influences architecturales de Stonehenge se retrouvent dans les monuments et les bâtiments antérieurs en Grande-Bretagne, avec des origines provenant du pays de Galles et d'Ecosse. En fait, les habitants de Grande-Bretagne au néolithique ont été isolés du reste de l'Europe pendant des siècles. Stonehenge semble avoir été le dernier soubresaut de cette culture de l'âge de pierre, qui était isolée de l'Europe et des nouvelles technologies comme les outils en métal et la roue."

Des théories précédentes ont suggéré que le grand cercle de pierres a pu être utilisé comme observatoire préhistorique, temple du soleil, lieu de guérison, ou encore un temple des anciens druides. Les chercheurs du Stonehenge Riverside Project ont rejeté toutes ces possibilités.

En plus de la découverte de maisons et d'un grand village près de Stonehenge, à Durrington Walls, ils ont aussi découvert le site d'un ancien cercle de pierre, Bluestonehenge, et révisé la datation de Stonehenge lui-même.

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