5.16.2008

Mexique: l'imagerie satellite utilisée par les archéologues

Les images satellites obtenues par la NASA devrait aider l'archéologue Bill Middleton dans l'observation de l'ancien Mexique.
Des données multi et hyperspectrales permettront de construire une carte, très précise et très détaillée, du Sud de l'Etat d'Oaxaca; il s'agit de la région où la société zapotèque s'est initialement développée.

D'après Middleton: "Ils ont été les premiers à avoir un système d'écriture, à avoir une société État, et sont à l'origine des premières villes. Ils contrôlaient un assez grand territoire entre 250 avant JC à 750 après JC "
Le processus de formation d'un état était variable: parfois, il s'agissait de conquête, d'autres fois, cela était conduit de façon plus économique.

Bill Middleton tenant des répliques d'urnes funéraires zapotèques


Les archéologues, tel Middleton, sont intéressés par différents aspects de la société qui a émergé de ces processus, comme la stratification sociale, le développement, l'intensification de l'agriculture et la spécialisation économique.

L'étude de Middleton portera sur la manière dont l'économie et l'environnement d'Oaxaca ont entrainé l'émergence d'un état Zapotèque qui s'est ensuite écroulé en de petites villes-état.
Middleton devrait aussi construire une image de la façon dont le climat et la végétation ont changé au fil du temps dans cette région.

"Depuis 4000 ans, les activités humaines ont été un facteur dans l'évolution de l'environnement», dit Middleton. "Et il y a certaines parties de la Méso-Amérique qui montrent de façon évidente la preuve que l'environnement actuel est le résultat catastrophique d'anciennes pratiques agricoles."
Middleton se concentrera sur deux sites de la vallée de Chichicapam situé entre deux des principales branches des vallées centrales des zapotèques.

L'imagerie obtenue à partir des satellites "Earth Observing 1" et "Landsat" depuis trois ans, permettra à Middleton d'identifier les ressources naturelles disponibles sur les sites archéologiques.

Il travaillera avec John Kerekes, David Messinger et Justin Kwon afin d'analyser la grande quantité de données sur différentes longueurs d'ondes du spectre électromagnétique.
Leurs propres travaux de recherche utilise des techniques similaires pour analyser des paysages urbains; Middleton s'est inspiré de cette technollogie pour l'appliquer à des paysages archéologiques.

Cette technologie fonctionne en différenciant les matériaux sur le terrain sur la base de la lumière réfléchie. Les objets qui se ressemblent, même dans la lumière visible, peuvent avoir des propiétés de réfléxions très différentes lors de l'échantillonnage à travers le spectre.
"Lorsque vous entrez les données ensemble pour obtenir une image, vous commencez à distinguer des choses que l'on ne pouvait voir auparavant," ajoute Middleton.

Les images satellite couvrant plus de 30000 kilomètres carrés permettront à Middleton d'identifier les différentes espèces de plantes, de milieux et des écosystèmes, des terres arables ou des ressources minérales aux environs des sites particuliers.
"Nous pouvons commencer à examiner la relation entre villes anciennes et les anciens établissements humains d'une manière que personne n'a vraiment été en mesure de faire jusqu'à maintenant», dit Middleton.
La nouvelle carte du paysage montrera également comment le développement a changé la région depuis la première enquête menée il y a 30 ans.

"Nous serons en mesure de comparer les images d'époque à celles actuelles, et ainsi faire une très bonne évaluation de ce que nous avons perdu dans le passé, après plusieurs décennies de développement», dit Middleton.

Un autre aspect de ce projet financé par la NASA sera de mettre l'accent sur l'évolution de l'environnement. Cette partie de l'étude, faite en collaboration avec des chercheurs de l'Université du Colorado à Boulder analysera des plantes microfossiles dans des échantillons de sédiments provenant de différents endroits.
Il y a environ 10000 ans, Oaxaca était plus humide qu'elle ne l'est actuellement. Aujourd'hui, la zone est classée comme semi-aride et la végétation dominante dans la vallée sont des forêts d'épineux et des broussailles. Dix mille ans auparavant, c'était une prairie et il y avait des chevaux...


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Les chercheurs de ce projet:

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Chili: de nouvelles fouilles à Monte verde confirme la présence de l'homme depuis 14000 ans


Le site archéologique de Monte Verde, dans le sud du Chili, confirme son statut de plus ancien lieu de vie humain en Amérique en apportant de nouvelles preuves.
La théorie selon laquelle une voie de migration à suivi la côte du Pacifique, il y a plus de 14000 ans, se trouve ainsi renforcée.

L'étude a été menée par une équipe d'anthropologues, de géologues et de botanistes; elle était dirigée par Tom Dillehay, professeur d'anthropologie à l'Université Vanderbuilt.

Ce document, qui recueille les premières données sur le site depuis 10 ans, comprend l'identification de neuf espèces d'algues marines retrouvées dans d'anciens foyers et différents lieux du site.
Les échantillons d'algues ont été daté entre 14220 à 13980 ans avant JC; cela confirme que la couche supérieure du site, nommé Monte Verde II, a été occupé plus de 1000 ans avant tout autre occupation humaine datée à ce jour dans les Amériques.

Le site de Monte Verde a été découvert en 1976. Il est situé dans une tourbière à environ 500 km au sud de Santiago et a révélé des ruines bien conservées d'une petite colonie de 20 à 30 personnes vivant dans une douzaine de refuges le long d'un petit ruisseau.
Une grande variété de produits alimentaires a été trouvée sur le site, y compris les espèces éteintes de lama, d'un genre d'éléphant (appelé Gomphotherium), de crustacés, de légumes et de fruits à coque.

En 1979, lorsque Dillehay et ses collègues ont signalé pour la première fois que la datation au radiocarbone de l'os et du charbon de bois trouvé à Monte Verde remontait à plus de 14000 ans, ils ont été à l'origine d'une grande controverse care les dates entraient en conflit avec les datations d'autres sites archéologiques en Amérique du Nord.

Depuis au moins 1900, la théorie qui prévaut est que la colonisation de l'homme a commencé à la fin du dernier âge glaciaire sur 13000 ans, lorsque des groupes de chasseurs de gros gibier, appelée la culture Clovis, suivirent des troupeaux de la Sibérie à l'Alaska en passant par le détroit de Béring, puis progressivement se sont propagés vers le sud.
Cependant, aucune des artefacts de la culture Clovis n'a été daté avant 13000 ans. Aussi, la découverte d'un site de peuplement humain, bien antérieur et dans le sud du Chili est difficile à concilier avec cette théorie.

Il a fallu attendre 1997 pour que la controverse soit réglée par un éminent groupe d'archéologues qui a passé en revue les différents preuves: après visite du site de Monte Verde, il a approuvé à l'unanimité la datation.

La plupart des chercheurs pensent à présent que l'on est arrivé dans le nouveau monde à travers le pont terrestre du détroit de Béring, il y a plus de 16000 ans. Après être entré dans l'Alaska, les premiers immigrants se seraient étendus le long de la côte beaucoup plus rapidement que par l'intérieur des terres car ils connaissaient beaucoup mieux l'exploitation des ressources côtières que celles de l'intérieur des terres.
Cependant, les preuves appuyant cette théorie ont été particulièrement difficiles à apporter car le niveau de la mer était presque 100 mètres plus bas à cette éopque... Aussi, bon nombre des lieux de peuplement ont été recouverts par la mer entre temps.

Selon Dillehay, les résultats du nouveau Monte Verde devraient fournir un appui supplémentaire pour la théorie de la migration côtière, devrait aussi montrer que le processus a pu être beaucoup plus lent que prévu.

En dépit de sa situation intérieure, les chercheurs ont identifié un total de neuf espèces différentes d'algues dans les matières recueillies sur le site.

"Trouver des algues est normal, mais que l'on trouve cinq nouvelles espèces en abondance est en soit une surprise», dit Dillehay.
Les Monte-Verdiens avaient une réelle tradition d'exploitation des ressources côtières.

"Si tous les premiers groupes américains ont suivi une évolution similaire de déplacement en va-et-vient entre l'intérieur des terres et les zones côtières, le peuplement des Amériques n'a pu que se faire de manière très lente. », observe Dillehay.


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5.06.2008

Mexique: le tournesol cultivé plus tôt qu'on ne le croyait



Les chercheurs de l'Université de Cincinnati et de l'Université de l'Etat de Floride ont montré que le tournesol était domestiqué au Mexique 4000 ans avant ce qui avait été précédemment estimé.

D'après David Lentz, pendant longtemps, on pensait que le tournesol était cultivé uniquement en Amérique du Nord est. Hors, il apparait que cette plante a été cultivée au Mexique.
Cette découverte suggère donc qu'il y a pu avoir des échanges culturels entre ces deux zones géographiques en des temps très anciens.

Plus qu'une simple question de fierté sur quelle partie de l'Amérique peut prétendre à la paternité d'une fleur, le débat se centre surtout sur la période où le tournesol a pu être cultivé et par quelle civilisation...
En tout cas, il existe aujourd'hui des preuves solides que deux événements similaires ont eu lieu à des milliers d'années et des centaines de kilomètres de distance...

Lentz et ses collègues ont rassemblés des données archéologiques, linguistiques, ethnographiques et ethnohistoriques prouvant que le tournesol était entré dans la culture mexicaine 2600 avant JC; sa culture était très répandue au Mexique et s'étendait jusqu'au Salvador.
Enfin, il était bien connu des Aztèques, et est toujours utilisé, aujourd'hui, par les cultures traditionnelles d'Amérique centrale.

Mais, l'inconnue réside dans le fait qu'on ne sait pas si la culture du tournesol Mexicain et d'Amérique du Nord sont liés.

Les preuves archéologiques du tournesol au Mexique ont été rares, probablement pour un certain nombre de raisons.
Tout d'abord, il n'a pas été propice à des dépôts dans des sites archéologiques du fait de son utilisation. Ensuite, les conditions climatiques, en particulier dans la région néotropicale, ont de mauvaises propriétés pour la préservation des plantes. Enfin, les stratégies de recherche archéologique dans de nombreux domaines de la Méso-Amérique se sont concentrées davantage sur l'architecture monumentale que sur l'évolution agricole.
Si, vous n'êtes pas chercheur, vous avez peu de chance de trouver quelque chose !

En fait, les graines de tournesol (akène) ont été retrouvées au Mexique dans des situations où la conservation était particulièrement bonne.
L'utilisation de la spectrométrie de masse par accélérateur a permis de dater des graines à plus de 2600 avant JC.

Les Otomi, l'un des groupes indigènes mexicains interrogés, utilise le nom "dä nukhä", qui se traduit par "grande fleur qui ressemble au dieu-soleil", une référence au culte solaire pré-colombien.
Le tournesol est encore couramment utilisé comme ornement dans leurs églises.

"Lorsqu'on les interroge sur les tournesols, les personnes les de la culture Nahuas de la culture au Mexique, les descendants des Aztèques, nous ont donné un indice pour faciliter l'interprétation de textes historiques», annonce Lentz. “
"Le Nahuas moderne utilise deux mots pour le tournesol:« chimalxochitl », qui signifie« bouclier fleur "ou" chimalacatl », qui signifie« bouclier roseau », qui est également une référence à sa tige creuse et large. Ces termes nous ont conduit à des tournesol en références à la liste des chroniques au début du 16 siècle, de la société aztèque, le Codex de Florence, écrit par Fray Bernardino de Sahagun.
Dans le Codex de Florence, le tournesol est décrit dans le cadre d'une offre au dieu Soleil ", Huitzilopochtli."

Les chercheurs soulignent que le tournesol, associé au culte solaire et à la guerre, au Mexique, a pu conduire à sa suppression après la conquête espagnole.
"Le tournesol passait pour être un puissant aphrodisiaque, ce qui pourrait avoir également contribué à ce qu'il soit interdit par les prêtres Espagnols», ajoute Lentz.

"Au-delà de la reconnaissance des grandes cultures de ces premiéres populations, il y a de véritables leçons que nous pouvons apprendre d'eux. Comme nous traitons aujourd'hui des questions de réchauffement de la planète et que nous évaluons et examinons les cultures pour survivre et prospérer dans les climats chauds; les anciens Aztèques ont peut-être de précieuses leçons à nous apporter."

Ceux qui ont travaillé sur le projet:
McMicken College of Arts & Sciences:
David Lentz (mailto:david.lentz@uc.edu) professeur de sciences biologiques et directeur exécutif du Centre pour les études.





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4.25.2008

Quand le synchroton révèle les plus anciennes peintures à l'huile connues à ce jour

Après la destruction de deux anciennes statues colossales de Bouddha dans la région afghane de Bamiyan, des grottes décorées de peintures datées du 5 au 9 ème siècle après JC ont été découvertes.
Malgré, leur état de dégradation avancé, ces peintures sont une mine de précieuses informations.

Une équipe de scientifiques japonais, français et américains, dirigée par Yoko Taniguchi a prouvé, grâce aux expériences réalisées à l'European Synchrotron Radiation Facility (ESRF), que les peintures sont faites d'huile, et ce bien avant que la technique ait été "inventé" en Europe.

D'après de nombreux livres d'histoire ou d'art, la peinture à l'huile aurait commencé au 15ème siècle en Europe.
Cependant ces scientifiques ont identifié des traces d'huile séchées dans des échantillons provenant des grottes de Bamiyan.

Ces peintures, datant de la moitié du 7ième siècle de notre ère montrent des scènes avec des Bouddhas en robe vermillon assis les jambes croisées au milieu de feuilles de palmier et de créatures mythologiques.



Les scientifiques recueillent des échantillons provenant d'une des grottes de Bamiyan. Des analyses croisées sur des échantillons ont été faits en utilisant le rayonnement du synchrotron. L'encart dans la photo ci-dessus montre les différentes couches et la concentration d'esters, indicateur de la présence d'huile dans la peinture.


L'équipe scientifique a découvert que 12 des 50 grottes ont été peintes avec la technique de la peinture à l'huile: en utilisant de l'huile de noix ou de graines de.

"Ce sont les plus anciennes peintures à l'huile analysées à ce jour, explique Marine Cotte, chercheuse au CNRS et à l'ESRF, qui a participé à l'étude des échantillons. Mais il y en a peut-être d'autres, que l'on ne connaît pas encore."


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La composition de l'équipe scientifique:


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3.05.2008

Sechin Bajo: découverte d'une des plus anciennes ville d'Amérique latine

Une équipe d'archéologues allemands, de l'Institut latino-américain de l'université libre de Berlin, ainsi qu'une équipe péruvienne ont découvert les vestiges d'un édifice vieux de 5.500 ans au Pérou. Il s'agirait de la plus ancienne découverte réalisée dans ce pays d'Amérique latine.

L'édifice se présente sous la forme d'un temple circulaire de dix mètres de diamètre et constitue la première des trois étapes de construction de ce complexe archéologique de Sechín Bajo, situé à Casma-Tal, dans la province de Ancash, à quelque 300 kilomètres au nord de la capitale Lima.

D'après le responsable des recherches, Peter Fuchs, la méthode du carbone a permis d'établir que la ville avait été fondée en 3.500 avant Jésus-Christ. Une deuxième annexe à l'édifice a été ajoutée en 1.600 avant J-C.
"Les gens qui ont construit cet endroit possédaient déjà des connaissances et techniques architectoniques", a-t-il ajouté.
L'édifice est construit en pierre naturelle provenant des montagnes situées à proximité.

La partie qui a été ajoutée plus tard compte quatre grands jardins.
De nombreux objets comme des trophées ou des couteaux ont été découverts

Sur une des parois de ce deuxième ensemble est représenté le célèbre motif du Degollador (littéralement le Coupeur de tête, qui était le Dieu des montagnes). Les scientifiques pensent pour l'instant que ce motif a été reproduit à une période ultérieure.

Séchin Bajo pourrait être l'un des six endroits au monde, avec l'Egypte, la Mésopotamie, la Mésoamérique, la Chine et l'Inde où l'homme a commencé à vivre dans des villes de taille importante il y a 5000 ans.





Mur sur le site de Sechin Bajo




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2.14.2008

La migration vers le Nouveau Monde bloquée pendant 20000 ans

Les déplacements humains de l'Asie vers l'amérique a été interrompue durant 20000 ans au niveau du détroit de Bering. En outre, le Nouveau Monde a été colonisé par environ 1000 à 5000 personnes - un nombre nettement plus élevé que les 100 personnes précemment estimées. Cette étude a été mené par l'institut de génétique de l'Université de Floride afin de comprendre la façon dont les Amériques se sont peuplées: cela ne s'est pas fait par l'intermédiaire d'un seul cas, comme le suggèrent la plupart des théories, mais en trois phases distinctes séparées par des milliers de générations.
"Notre modèle propose un scénario plus complexe et intéressant que l'idée que l'homme soit arrivé d'Asie en une seule fois", a déclaré Connie Mulligan, professeur d'anthropologie à la Faculté libérale des arts et des sciences et assistante du directeur de l'Institut de génétique.
«Si on y réfléchit, ces gens ne savaient pas qu'ils allaient vers un nouveau monde. Ils se déplaçaient hors de l'Asie et finalement ont atteint une masse qui était exposée en raison de la baisse du niveau des mers mais deux grands glaciers ont bloqué leur progression dans le Nouveau Monde. Ils sont alors restés vécu là pendant environ 20000 ans. Lorsque le glacier nord-américain a commencé à fondre et qu'un passage vers le Nouveau monde s'ouvert, nous pensons qu'ils ont quitté la Béringie pour se rendre dans un endroit meilleur ».
Les scientifiques de l'université de Floride ont analysé des séquences ADN des natifs américains et des populations asiatiques, sachant que l'ADN moderne est forgé par une accumulation d'évènements lointains; les résultats sont alors fusionnés avec des données archéologiques, géologiques et paléoécologiques.



Le résultat est unifié, donnant une théorie interdisciplinaire du «peuplement» du Nouveau Monde: il y aurait eu une migration progressive due à l'expansion des populations de l'Asie à travers la Sibérie et en Béringie il ya environ 40000 ans; ensuite, une longue période d'attente dans la Béringie, où la taille de la population est restée relativement stable, et enfin une expansion rapide en Amérique du Nord, en Alaska ou au Canada il y a environ 15000 ans.
L'idée que les gens étaient coincés dans la Béringie pendant une longue période est évident en rétrospective, mais elle n'a jamais été promulguée. Il est très plausible que tout un tas d'entre eux soient restés coincés là pendant des milliers d'années.
Concernant la Béringie, le niveau de la mer a augmenté il y a environ 10000 à 11000 ans, submergeant les terres et en créant le détroit de Béring, qui sépare aujourd'hui l'Amérique du Nord de la Sibérie avec plus de 50 milles d'ouverture, eau glacée. Une grande partie des preuves pour soutenir cette théorie sont donc sous-marines... Cela expliquerai pourquoi les scientifiques n'ont pas réellement étudié la possibilité d'une occupation à long terme de la Béringie.
Les chercheurs de l'université de Floride pensent que leur synthèse d'un grand nombre d'approches différentes en une théorie unifiée permettra de créer une plate-forme pour les chercheurs, afin d'analyser des données non-génomiques et génétiques.




Informations supplémentaires:



Chercheurs ayant travaillé sur le projet:

Connie Mulligan:

Michael Miyamoto:

Andrew Kitchen.

2.02.2008

Egypte: découverte de ruines dans l'oasis de Fayoum

Une équipe archéologique américaine a découvert les ruines d'une ville datant de la période des premiers fermiers, il a de cela 7000 ans, dans oasis de Fayoum (Fayyum).
Selon Zahi Hawass, c'est une étude électromagnétique qui a permis de révéler dans la région de Karanis des routes et des murs similaires à ceux construits lors de la période Greco-Romaine
Les restes de la cité sont encore sous le sable et ne seront révélés qu'en temps voulu.



Les premiers artefacts mis au jour sont des restes de mur et de maisons en terre cuite ainsiq ue d'une grande quantité de poteries, de fondations de fours, et de silos à grains.
Tous ces restes datent de la période néolithique entre 5200 et 4500 avant JC.


D'après le directeur local des antiquités, Ahmed Abdel alim, le site est à sept kilomètres du lac Fayoum, mais devait sûrement être sur ces rives lorsqu'il était habité.



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1.02.2008

Archeosteon: un projet d'identification des membres de la dynastie tchèque des Premyslides


Le projet Archeosteon a vu le jour sur l'initative de l'administration du Château de Prague, de l'Institut d'archéologie et d'un laboratoire d'analyse génétique.

Daniel Vanek, le directeur de la société Forenzni DNA servis, explique que l'analyse des ossements archéologiques se fait en plusieurs phases :
- on nettoie quelques millimètres d'un morceau d'ossement prélevé, afin d'éliminer les traces d'ADN contemporain d'autres personnes.
- on ôte ensuite les substances qui se sont infiltrées dans les ossements au fil des siècles.
- Enfin, on en arrive à la phase d'isolation de l'ADN contenu dans les cellules.

« Dès que nous avons cet échantillon, nous devons analyser la qualité et la quantité de cet ADN. La phase finale consiste à identifier l'ADN : c'est à ce moment que l'on peut déterminer le profil génétique de la personne. Puis nous faisons des comparaisons. En effet, pour l'identification des membres de la dynastie des Premyslides, nous faisons en quelque sorte des « tests de paternité » sur plusieurs siècles. Si l'on connaît un membre, et que l'on recherche par exemple son frère, il y a des règles génétiques qui font que leurs profils génétiques sont similaires. Nous pouvons donc ensuite confirmer : 'oui, il s'agit bien du frère, du mère, de la mère ou de la fille'. »

L'objectif du projet d'« archéogénétique », Archeosteon, est de confirmer ou d'infirmer certaines théories historiques, de clarifier des zones d'ombre concernant la dynastie princière.

Selon Daniel Vanek, les archéologues n'ont justement pas de théorie claire et nette. Un exemple concret : le guerrier inconnu du Château de Prague. Théoriquement, il pourrait être le plus vieux membre de la famille des Premyslides.
Découverts en 1928 dans la troisième cour du Château de Prague, les ossements sont ceux d'un personnage membre de l'élite : une épée, plusieurs couteaux et d'autres types d'équipement ont été retrouvés dans sa tombe. La datation s'est avérée délicate, mais certains indices laisseraient à penser qu'ils pourraient remonter à une période précédant Borivoj Ier (852-888), le premier Premyslide pour lequel on possède des documents.


Les contributeurs au projet archeosteon:



Liens:


A propos de la dynastie des Premyslides:




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