12.12.2018

Des pièces d'or rarissimes découvertes dans la ville de Césarée

La trésor, exceptionnel, a été trouvé, avec une boucle d'oreille en or, dans un pot en bronze.. Ces 24 pièces semblent avoir été cachées par quelqu'un qui espérait les retrouver plus tard.

Des pièces d'or rairissimes découvertes dans la ville de Césarée
Le trésor est associé à "l'un des événements les plus dramatiques de l'histoire de Césarée". Photo: Yaniv Berman

D'après les archéologue, le propriétaire a pu mourir lorsque les habitants furent massacrés par une armée de croisés en 1101.

Cette découverte a été faite dans le cadre d'un projet de fouille et de conservation du site de Césarée classé Patrimoine Mondial.

Ces pièces du 11ème siècle ont été trouvées entre deux pierres d'un puits près d'une maison d'un quartier datant des périodes abbassides et fatimides.

Des pièces d'or rairissimes découvertes dans la ville de Césarée
Le site ou a été découvert le trésor. Photo: Yaakov Shimdov

Ce trésor est un témoignage silencieux de l'un des évènements les plus dramatiques dans l'histoire de Césarée: la violente conquête de la cité par les croisés. D'après des documents écrits, la plupart des habitants furent massacrés par l'armée de Baudouin Ier, qui régna sur le Royaume de Jérusalem entre les années 1100 et 1118.

"Il est raisonnable d'avancer que le propriétaire du trésor et sa famille ont péri dans le massacre ou bien furent vendus comme esclave, et n'ont donc pas pu récupérer leur or" rapporte les directeurs des fouilles, le Dr Peter Gendeman et Mohammed Hatar.

Cette récente dernière découverte a été faite dans les environs de deux autres trésor de la même période: un pot de bijoux en or et argent trouvé dans les années 1960 et une collection de plats en bronze mis au jour dans les années 1990.

Ces trésors sont exposés au Musée d'Israël à Jérusalem.

Des pièces d'or rairissimes découvertes dans la ville de Césarée
Photo: AFP

En 2015, des plongeurs ont découvert par inadvertance la plus grande collection de pièces d'or jamais trouvée au large de la côte méditerranéenne d'Israël. Environ 2 000 pièces datant de plus de 1 000 ans ont été repérées sur le fond marin par les membres d'un club de plongée. (voir l'article à ce sujet du 25 Mai 2015: Un trésor de pièces d'or découvert au large des côtes d'Israel)

Merci à Daniel pour l'info !

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12.03.2018

Drone et imagerie satellite révèlent un ancien réseau d'irrigation en Chine

Les archéologues ont trouvé un ancien système d'irrigation dans le nord-ouest de la Chine. Cela expliquerait comment les communautés d'éleveurs de la région ont pu cultiver dans l’un des climats les plus secs du monde. Par ailleurs, cette découverte apporte une réponse supplémentaire à cet article publié il y a quelques jours dans Agroécologie: "Comment les populations se sont adaptées par le passé au changement climatique ?" en Chine.

Drone et imagerie satellite révèlent un ancien réseau d'irrigation en Chine
Vue aérienne d'un ancien système d'irrigation dans une vallée du Xinjiang, Chen Chine. Washington University in St. Louis/Archaeological Research in Asia 

Le système remonte aux environ du 3ème ou 4ème siècle après JC et fut oublié pendant des décennies, reposant au pied des monts Tian Shan qui font partie du couloir central de la Route de la Soie préhistorique.


Canaux, citernes et barrages


Une équipe d'archéologues de L'Université de Washington à Saint Louis a fait la découverte grâce à l'utilisation d'un drone et d'imagerie satellite. Ils ont trouvé des "contours indéniables" de canaux d'irrigation, ainsi que des citernes et des barrages de fortune. Ils estiment qu'il est possible que les connaissances nécessaire pour bâtir de tels systèmes d'irrigation proviennent d'anciennes communautés comme celles voyageant le long du couloir de la province du Xinjiang

L'équipe a analysé les images satellites du laboratoire d'Exploration et d'Interprétation des Analyses Spatiales de l'université, et elle a étudié une région appelée MGK (d'après le nom de la vallée voisine Mohuchahan). Ils ont ensuite cartographié le site en détail à l'aide d'un drone quadricoptère, ainsi que d'un logiciel de photogrammétrie permettant de créer un modèle 3D complet du site en assemblant environ 2 000 photos aériennes géolocalisées.

Un article décrivant l'étude a été publié dans le journal Archaeological Research in Asia.

"Il y a de nombreuses études sur les cultures qui se sont propagées le long de la Route de la Soie ainsi que sur sa version préhistorique" rapporte Yuqi Li, étudiant diplômé en archéologie au Département d'Anthropologie de l'Université, "Le blé, le millet et le sorgho étaient probablement les cultures les plus importantes permettant de comprendre le commerce et les échanges le long de la Route de la Soie préhistorique. Toutes ces céréales sont des cultures de base, elles ont donc eu un impact important sur le régime alimentaire des gens."
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Un système d'irrigation plus petit mais plus efficace que celui de la dynastie Han


Des recherches récentes ont conduit les archéologues, étudiant les communautés d'Asie centrale, à considérer que les éleveurs ou nomades pratiquaient aussi l'agriculture, ce qui a conduit Li et ses collègues à choisir le terme plus précis "d'agropastoralisme".

Le système d'irrigation découvert est plus petit que les autres systèmes de la dynastie Han dans la région. D'après Li, la plus grande idée qu'il a pu retirer de ses recherches est que les anciennes sociétés agropastorales d'Asie centrale ont peut-être eu un mode de vie plus durable que les colons de la dynastie Han, et que leurs technologies d'irrigation étaient plus adaptées que celles que les troupes han ont introduites dans le Xinjiang.

"Les systèmes construits pas les sociétés agropastorales locales étaient orientées vers la conservation et l'efficacité" écrit-il, "ils ont été conçus de manière conservatrice énergétiquement et ont mis l'accent sur le stockage de l'eau plutôt que sur l'approvisionnement constant en eau. Les systèmes de la dynastie des Han étaient toutefois orientés vers la maximisation de l’approvisionnement en eau en tenant beaucoup moins compte du coût de la main-d’œuvre et de l’efficacité de l’utilisation de l’eau."



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11.30.2018

Un ancien site funéraire découvert avant la construction d'une ligne ferroviaire en Angleterre

Niché à côté d'une des gares les plus fréquentées de Londres, une petite armée d'archéologues creuse dans l'argile pour nettoyer un site d'enfouissement de 40 000 corps, afin de faire place à une nouvelle ligne de train.

Un ancien site funéraire découvert avant la construction d'une ligne de chemin de fer en Angleterre
1 200 squelettes ont été mis au jour dans les jardins de St James, qui fut un cimetière de 1788 à environ1853.

Ils ont déjà mis au jour les premiers 1200 squelettes de St James Gardens, un parc près du terminal Euston, qui était un cimetière entre 1788 et vers 1853. Il s'agit là de l'une des plus grandes fouilles jamais entreprises au Royaume-Unis, et l'un des plus de 60 sites archéologiques qui ont émergé lors de la construction d'une nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse entre Londres et Birmingham.

Depuis que les spécialistes ont commencé à travailler à Euston il y a quelques semaines, le site s'est transformé en tranchées boueuses et escarpées, et des trous d’une profondeur allant jusqu'à huit mètres.

Des dizaines d'archéologues vêtus de costumes orange très visibles et de casques couvrent une partie de la parcelle sous un toit de 11 000 mètres carrés les protégeant de la pluie et des regards indiscrets.


Leurs travaux ont révélé des tombes remarquablement bien préservées, protégées des dommages de l'eau par l'argile caractéristique d'une grande partie du sol à Londres.


Dans l'une d'entre elles, la pierre de couverture a été retirée pour révéler un cercueil en bois intact dans lequel reposait un squelette avec une colonne vertébrale tordue et une dentition complète. De telles découvertes sur une grande échelle aideront les chercheurs à comprendre comme les gens vivaient et mourraient au cours d'une étape cruciale de l'industrialisation de la Grande-Bretagne.

 "C'est probablement le plus grand ensemble de squelettes du 18ème, 19ème siècle jamais mis au jour dans des conditions archéologiques dans ce pays", rapporte l'ostéologue Mike Henderson, "Lorsque vous avez un ensemble de données aussi volumineux, nous pouvons vraiment commencer à poser des questions importantes.... comme la prévalence de la maladie, les taux de mortalité".

Un ancien site funéraire découvert avant la construction d'une ligne de chemin de fer en Angleterre
Depuis le début des fouilles, le site a été transformé en tranchées boueuses et en trous d'une profondeur allant jusqu'à huit mètres.

Jusqu'ici, l'équipe a trouvé des traces de tuberculose, de blessures traumatiques comprenant des jambes cassées, des preuves de soins dentaires (avec des fausses dents) et de chirurgie dont des crânes sciés.

Le projet ferroviaire HS2 financé par l’Etat est très controversé en Grande-Bretagne, en raison de son coût et de la façon dont il sillonnera la campagne et forcera des centaines de maisons à être détruites.
La phase initiale de Londres à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, coûterait 24 milliards de livres sterling et devrait être achevée d'ici 2026, après quoi il sera étendu plus au nord.
Des manifestations ont eu lieu tout le long du tracé, notamment à St James Gardens, où un prêtre local s'est enchaîné à un arbre en signe de protestation.

Cependant, pour les archéologues, le projet est une aubaine, apportant financements et opportunités pour de nouvelles fouilles qui ont révélé des vestiges préhistoriques, médiévaux, romains et industriels à travers l'Angleterre. "Nous ne ferions pas ces découvertes s'il n'y avait pas eu de travaux" rapporte Helen Wass, directrice du Patrimoine sur HS2.


Des habitants célèbres


Il y avait à l'origine, 60000 personnes enterrées à St James, bien qu’une partie du cimetière ait été nettoyée il y a longtemps pour la construction de la gare. L'équipe de fouille actuelle a commencé par la section réservée aux riches, où les tombes bien espacées sont faites en pierre et où des gravures ou des plaques de plomb sur les cercueils témoignent de l'occupant.

Parmi les personnalités présumées inhumées se trouvent Matthew Flinders, qui a cartographié les côtes australiennes et donné son nom au pays, il est aussi le fondateur de la maison de vente aux enchères Christie's.

Un ancien site funéraire découvert avant la construction d'une ligne de chemin de fer en Angleterre

Au cours de la prochaine année, l'équipe, composée d'environ 200 personnes y compris celles des laboratoires sur site, s'attaquera au côté "pauvre" où les tombes sont plus proches les unes des autres.
Après avoir été nettoyés,  mis en sac et examinés, les squelette seront ré-enfouis.

Plusieurs archéologues sur site portent des caméras vidéo montées sur la tête et ont des tablettes électroniques, afin de mieux enregistrer leurs données. "Si nous ne le faisons pas correctement sur le terrain, nous ne pourrons pas revenir et recommencer", explique Wass.


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11.24.2018

Un site de chasseurs-cueilleurs sous la ville d'Angoulême


Dans la partie enfouie de la ville d'Angoulême, entre la gare et la Charente, les archéologues de l'Institut National de Recherche Archéologique Préventive (INRAP) ont découvert sur une surface de 4000m², différents niveaux d'occupation préhistoriques, d'Homo Sapiens.

Un site de chasseurs-cueilleurs sous la ville d'Angoulême
 Vue de deux couches archéologiques. / Denis Glicksman / Inrap

Une séquence géologique exceptionnelle


Ces couches sont associées à une série de tuf blanc (dépôt de carbonate) et de tourbe brune (plantes mortes) sur une épaisseur d'au moins trois mètres. Ce millefeuille sédimentaire couvre une période  depuis la fin du dernier âge de glace (Tardiglaciaire ) jusqu'au commencement de l'actuelle période modérée (Holocène). "Cette séquence géologique très complète, inédite dans le sud de la France, nous apporte des informations sur les climats et environnements du passé" rapporte Miguel Biard, archéologue responsable des fouilles, " désormais, selon le code du patrimoine, elle est considérée comme une ‘‘découverte exceptionnelle’’, et devrait servir de référence pour tous les archéologues spécialistes de cette époque."

"C'est un évènement rarissime qui arrive trois ou quatre fois par an en France" ajoute Nathalie Fourment de la DRAC Nouvelle-Aquitaine.

Un site de chasseurs-cueilleurs sous la ville d'Angoulême


Trois périodes d'occupation


Plus spécifiquement, les archéologues ont distingué trois occupations préhistoriques: la première remonte à l'azilien (12000 avant JC), une culture qui doit son nom au Mas-d'Azil en Ariège, la seconde correspond au laborien (9900 avant JC), une culture qui couvre le sud de la France, et enfin une occupation mésolithique (8000 avant JC).

Le dépôt situé dans la vallée, autrefois traversée par la Charente et dont le lit s'est déplacé, est dans un état de conservation remarquable, malgré le phénomène d'érosion qui a dispersé les artéfacts.


Une zone de chasse et de traitement des carcasses pendant la période azilienne


"L'azilien est généralement associé au réchauffement climatique du dernier âge glaciaire. Il est caractérisé par une transformation de la faune (passage du renne au cerf) et de la flore (disparition du bouleau, de l'épinette et du genévrier au profit du chêne, du hêtre et du saule), ce qui a entrainé un changement du comportement humain. On est passé à l'utilisation de la technologie de taille de siliex qui demandait plus de savoir-faire" ajoute Miguel Biard, lui-même tailleur de silex.
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Un site de chasseurs-cueilleurs sous la ville d'Angoulême
 400 pointes de flèches et 200 000 silex préhistoriques ont été retrouvés. | AFP

 Sur une épaisseur de 40 à 80cm, ils ont trouvé quatre foyers, une boule de couleur ocre, des cailloux brûlés, des restes osseux (pieds et bois de chevreuils) et un endroit où était taillé le silex."A partir de silex du plateau d'Angoulême ou de la Charente, les tailleurs fabriquaient des lames pour faire des pointes de projectiles; ce lieu serait un terrain de chasse, de traitement et de consommation de carcasses, comme en témoigne la découverte de grattoirs" estime Miguel Biard.


Des pointes de flèche composites


Deux mille ans plus tard, avec le laborien, une période cruciale, nous constatons un dernier coup de froid. "C’est l’époque où des sources venaient du plateau karstique sur lequel se trouve la ville haute formant, en pied de versant, un barrage de tuf, de 3 mètres d’épaisseur, qui a littéralement piégé le niveau laborien" explique Grégory Dandurand, géomorphologiste à l'INRAP.

Dans cette couche archéologique, les chercheurs ont trouvé des foyers, des postes de taille de silex, de grands couteaux de silex éparpillés avec des ossements de cheval, correspondant probablement à une activité de boucherie.

Ils ont aussi trouvé des "pointes de flèche composites" faites de petites lames régulières et étroites, caractéristiques de cette culture: les gisements des Blanchères et les pointes de Malaurie.

Un site de chasseurs-cueilleurs sous la ville d'Angoulême
  Parmi les objet découverts / Denis Glicksman / Inrap

Pendant sept mois, l'équipe composée d'une dizaine d'archéologues a analysée 1500m3 de sédiments.
Près de 200000 pièces, comprenant plus de 400 pointes de flèches de différentes formes, ainsi que des escargots et pollens ont été récoltés.

 Merci à Fabien pour l'Info !
 

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11.22.2018

D'anciens complexes cérémoniels découverts dans le désert d'Atacama

D'anciens complexes cérémoniels ont découvert dans le désert le plus aride au monde. Ils suggèrent que de tels endroits ont été florissants il y a des milliers d'années dans ce qui est aujourd'hui le désert d'Atacama au Chili.

Une équipe d'archéologues a ainsi conclu que deux sites archéologiques situés à moins d'un kilomètre de distance étaient utilisés à des fin cérémonielles; c'est ce que rapportent la professeure d'archéologie Catherine Perlès, de l'Université Paris Nanterre, et Lautaro Nuñez de l'Université Catholique du Nord au Chili.

D'anciens complexes cérémoniels découverts dans le désert le plus aride du monde
 Le site vieux de 5 000 ans situé dans le désert d’Atacama abrite un complexe cérémoniel construit avec ces pierres verticales. Photo: copyright Antiquity Publications Ltd.

Pour survivre aux conditions difficiles du désert aride d'Atacama, les habitants devaient utiliser ce que les scientifiques appellent des éco-refuges, c'est-à- dire des endroits qui ont suffisamment d'eau, de vie animale et végétale pour nourrir les gens.
Les habitants d'éco-refuges à proximité semblent s'être réunis pour bâtir les deux sites, avec des constructions qui ont pu être organisées par des chefs religieux,


Un site prospère vieux de 3200 ans


Le plus impressionnant des deux sites s'est épanoui entre 1200 avant JC et 500 avant JC. Fouillé pour la dernière fois en 2015, le site comprend des monuments de pierre massifs, des sépultures infantiles et des offrandes d'or, ainsi que d'autres matériaux exotiques provenant d'Amazonie et du Pacifique. Les restes de 28 nourrissons, dont certains avaient été enterrés avec de riches objets funéraires, ont également été retrouvés sur place.

Sur deux tombes, les archéologues ont trouvé des pendentifs en or richement décorés; sur une autre, ils ont mis au jour une tête de vautour en bois plaqué or avec des yeux et une crête incrustés  de malachite verts, remontant entre 690 avant JC et 540 avant JC.

D'anciens complexes cérémoniels découverts dans le désert le plus aride du monde
Le site cérémoniel, vieux de 3 200 ans, contenait ces sépultures infantiles: l'une flèhe avec une plaque en or (flèche noire) et une autre avec une tête de vautour en plaqué or avec des yeux et une crête en malachite (flèche blanche). Photo: copyright Antiquity Publications Ltd.

"De nombreux mortiers et dalles pour broyage attestent une intense préparation de pigments, de denrées alimentaires et de breuvages, ainsi que des hallucinogènes fabriqués à partir des graines de cebil et de maïs, toutes deux importées des basses terres du nord-est de l'Argentine." écrivent Perlès et Nuñez.


Un deuxième site vieux de 5000 ans


Le second site a été fouillé pour la dernière fois en 1985 et, à l'époque, on pensait que c'était un village. Cependant, lorsque Perlès et Nuñezont ré-étudié les restes, ils ont conclu que c'était un complexe cérémoniel qui a été construit il y a 5000 ans.

Leurs investigations ont révélé qu'aucune des structures n'a été utilisée comme habitat et que l'architecture est similaire à celle de l'autre site d'Atacama. "Sur les deux sites, les structures sont construites avec de grandes dalles verticales et couvrantes, hautes jusqu'à 1.5m." écrivent-ils, de plus "une forte proportion de mortiers et de meules provenant des deux sites est associée à des dépôts de pigment rouge", qui devaient avoir une utilité cérémonielle.

Alors que les deux chercheurs sont convaincus que le site vieux de 5000 ans a été utilisé pour des raisons cérémonielles, ils ne savent pas quelles cérémonies étaient pratiquées. 


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11.16.2018

Des fortifications remontant à 1693 mises au jour dans la ville de Québec

Construit par les colons européens il y a plus de 300 ans, l'un des plus anciens murs de protection a été découvert à Québec.

Des fortifications remontant à 1693 mises au jour dans la ville de Québec
Les fortifications ont été découvertes dans le quartier Vieux-Québec de la ville de Québec. (Ministère de la Culture du Québec)

Des ouvriers du bâtiment sont tombés sur la base d'une palissade construite en 1693 lors de la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Le rempart de Beaucours fut le dernier d'une série de murs, de redoutes et de batteries mise en place sur plusieurs années. Tout cela fut construit à la hâte après que les troupes britanniques eurent envahi la capitale de l'Acadie, Port Royal, dans l'actuelle Nouvelle-Écosse, en 1690.

Nommée d'après l'ingénieur qui a supervisé la construction, le rempart de Beaucours comprend les premières versions des portes de Saint Louis et Saint Jean, ainsi que deux forts en pierre pour augmenter les points de tir du côté ouest de Québec.


On estime que jusqu'à 500 personnes ont travaillé sur le mur qui protégeait les 800 colons vivant à Québec.


Jean-Yves Pintal, directeur des archéologues pour ce projet, rapporte que ce fut un investissement considérable: "Ils ont décidé d'investir beaucoup d'argent pour protéger Québec en tant que cité européenne. Aussi, presque 15% du budget du Nouveau Front a été consacré à la construction de ce mur, qui fut le premier vrai rempart à protéger le flanc ouest de la ville de Québec à cette époque."

La construction de murs en pierre a commencé environ dix ans plus tard, ce qui fait que l'emplacement originel du mur en bois a été oublié pendant des siècles jusqu'à ce qu'une poutre de 20 mètres de long soit découverte à la fin du mois d'octobre 2018.

Les équipages travaillant dans la rue Sainte Ursule ont immédiatement compris qu'ils avaient trouvé quelque chose d'ancien, mais ne savaient pas exactement à quoi elles faisaient face.

Pintal s'est dit surpris de constater que le bois était particulièrement bien conservé sous les couches d'argile. Des fouilles minutieuses ont révélé d’épaisses poutres en bois, renforcées par des planches transversales allant jusqu'à environ deux mètres, ainsi qu'un autre mur plus mince. Les espaces devaient être remplis de terre afin d'absorber les impacts de balles et de boulets de canon.

Le défi que Pintal et son équipe doivent maintenant relever consiste à retirer le bois saturé d’eau de l’argile avant qu’il ne gèle et ne soit endommagé. Si nécessaire, ils installeront des chauffages et des abris temporaires sur le site pour enlever les fortifications. Une fois que le bois sera séché, processus qui prendra deux ans, le mur sera reconstruit et exposé.


Merci à Yann pour l'info !

Sources:

Plus d'images de la découverte:


 La palissade est toujours en excellent état parce qu'elle se trouvait dans la glaise. Il faut toutefois l'excaver rapidement pour éviter le gel. Photo : Courtoisie/Michel Élie

 Une vue aérienne des fortifications de 1693.

 La découverte fait 20 mètres de longueur.
 


11.13.2018

Un système de rampe vieux de 4 500 ans a peut-être été utilisé pour construire la pyramide de Khéops

Les archéologues se sont longtemps demandés comment exactement les anciens égyptiens avaient construit la plus grande pyramide au monde, à savoir Khéops.

Aujourd'hui, ils ont peut-être découvert le système utilisé pour transporter des blocs de pierre massifs pour les mettre en place il y a 4500 ans.

Ce système de rampe datant de 4 500 ans a peut-être été utilisé pour construire la grande pyramide d'Égypte
La Grande Pyramide de Gizeh construite pour le pharaon Khéops. Photo: Mikhail Nekrasov/Shutterstock

Ils ont trouvé les restes de ce système sur le site d'Hatnub, une ancienne carrière dans le désert égyptien. L'engin aurait été utilisé pour transporter de lourdes pierres d'albâtre sur une rampe raide, d'après les archéologues de l'Institut Français d'Archéologie Orientale (IFAO) du Caire et de l'Université de Liverpool en Angleterre, travaillant sur le site. Et c'est peut-être ainsi que les Égyptiens ont construit la grande pyramide, au nom du pharaon Khéops.

"Ce système se compose d'une rampe centrale flanquée de deux escaliers avec de nombreux trous de poteaux" rapporte Yannis Gourdon, co-directeur de la mission commune à Hatnub, "En utilisant un traîneau qui portait un bloc de pierre et qui était attaché avec des cordes à ces poteaux en bois, les anciens Égyptiens étaient capables de tirer les blocs d'albâtre de la carrière sur des pentes très raides de 20% ou plus."

Les cordes attachées au traîneau agissaient comme un "multiplicateur de force", facilitant le glissement du traineau sur la rampe, explique Roland Emmarch, l'autre co-directeur de la mission Hatnub.

Ce système de rampe datant de 4 500 ans a peut-être été utilisé pour construire la grande pyramide d'Égypte
Ce système vieux de 4 500 ans, utilisé pour tirer des pierres d'albâtre sur une pente raide, a été découvert à Hatnub, une ancienne carrière située dans le désert oriental de l'Égypte. Deux escaliers avec de nombreux trous de poteaux sont situés à côté de cette rampe. Un bloc d'albâtre aurait été placé sur un traîneau, attaché par des cordes aux poteaux en bois. Photot: Yannis Gourdon/Ifao

"Ce type de système n'a jamais été trouvé nulle part ailleurs" dit Gourdon, "l'étude des traces d'outils et la présence de deux inscriptions de Khéops nous a amené à la conclusion que ce système remontait à l'époque du règne de Khéops, constructeur de la Grande Pyramide de Gizeh. Comme ce système remonte au moins à son règne, cela signifie que pendant la période de Khéops, les anciens égyptiens savaient comment déplacer d’énormes blocs de pierre sur des pentes très abruptes. Par conséquent, ils ont pu l'utiliser pour la construction de sa pyramide".

Bien que les archéologues s'accordent généralement pour dire que les ouvriers de cette pyramide utilisaient un système de rampe pour déplacer des blocs de pierre, cette technologie a longtemps été un mystère, et cette découverte pourrait aider à le résoudre.

Merci à Audric pour l'info !

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11.11.2018

Des têtes embaumées, âgées de 2 000 ans, montrent comment les anciens celtes célébraient leur victoire

Les anciens celtes menaient leurs conquêtes à l'extrême: en effet, ils suspendaient les têtes coupées de leurs victimes au cou des chevaux et défilaient avec ces trophées sanglants.

Les archéologues en ont aujourd'hui les preuves: ils ont trouvé des têtes embaumées et coupées datant de plus de 2 000 ans.

Des têtes embaumées, âgées de 2 000 ans, montrent comment les anciens celtes célébraient leur victoire
Restes humains trouvés sur le site Le Cailar dans le sud de la France. Photo: copyright Fouille Programmée Le Cailar-UMR5140-ASM

D'anciens textes grecs et romains suggéraient que les celtes de Gaule, coupaient les têtes de leurs ennemis après la bataille et les suspendaient au cou de leurs chevaux alors qu'ils rapportaient chez eux ces trophées.

Des sculptures, dépeignant ces pratiques, trouvées sur un site de l'âge du fer à Entremont en Provence corroborent ces histoires.

D'anciennes données suggèrent aussi que les celtes embaumaient ces têtes décapitées pour les exposer devant leurs habitats "comme des trophées augmentant leur statut et leur pouvoir, et pour effrayer leurs ennemis" rapporte l'auteure principale de l'étude Réjane Roure, archéologue à l'Université Paul Valéry de Montpellier.


Aujourd'hui, les chercheurs ont la preuve que ces histoires sont réelles. 


Les scientifiques ont analysé plusieurs crânes provenant du site gaulois Le Cailar dans le sud de la France qui avait été découvert par les archéologues en 2000.

Le village fortifié de l'âge du fer, situé sur une petite colline près d'une grande lagune reliée au Rhône, était un port pour les commerçant méditerranéens.

Entre 2003 et 2013, les scientifiques ont mis au jour sur le site près de 50 crânes, brisés en 2500 morceaux. Les crânes ont été trouvés avec des armes et près de ce qui était probablement une des entrées du village.

Des têtes embaumées, âgées de 2 000 ans, montrent comment les anciens celtes célébraient leur victoire
Les têtes embaumées ont été trouvées dans un village fortifié de l'âge du fer à Le Cailar. Photo: copyright Fouille Programmée Le Cailar-UMR5140-ASM

Le placement des têtes et des armes suggère qu'elles étaient, il y a bien longtemps, exposées dans un grand espace ouvert à l'intérieur du site. Le lieu fut occupé du sixième siècle avant JC jusqu'au premier siècle après JC, après la conquête de la Gaule par les romains.


Les crânes datent du troisième siècle avant JC, période connue pour ses nombreuses batailles et guerres à travers presque toute l'Europe occidentale.


Les scientifiques ont fait une analyse chimique de 11 fragments de crânes pour voir s'ils contenaient des traces d'embaumement. Six fragments avaient des traces de résine de conifère, ainsi que des molécules que l'on ne retrouve que dans la résine de pin lorsqu'elle est chauffée à haute température.

C'est la première fois que analyses chimiques mettent en évidence que les gaulois embaumaient des têtes au cours de l'âge du fer.

De prochaines recherches doivent essayer de voir si les têtes ont été embaumées pendant tout le troisième siècle avant JC, ou si la pratique n'a eu lieu que sur une courte période de temps pendant ce siècle.

D'après Roure, "il y a beaucoup d'autres têtes coupées dans l'âge de fer en Europe, et il serait très intéressant de savoir si elles étaient toutes embaumées".


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