10.11.2012

Découverte de dessins gravés sur les pierres de Stonehenge

 MAJ 06/06/14
Une étude détaillée au scanner laser de l'ensemble du monument a permis la découverte de 72 gravures de l'âge de bronze ancien dans 5 des pierres géantes.


Toutes ces œuvres d'art préhistoriques qui viennent d'être découvertes sont invisibles à l'œil nu; elles n'ont été mises en lumière qu'à la suite d'une étude au scanner laser qui a enregistré des milliards de micro-points de la topographie des surfaces des 83 pierres restantes du monument.

Au total, ce sont près de 850 giga-octets de données qui ont été recueillies.

L'analyse détaillée de ces données - réalisée pour le compte de l'English Heritage - a révélé que des formes avaient été gravées sur les pierres afin de créer des images de différentes tailles.


72 images découvertes !

Sur l'ensemble de ces dessins gravés qui viennent d'être découverts par l'analyse des données, 71 dépeignent des têtes de hache de l'Âge du Bronze haches et une concerne une dague de l'Age du Bronze.
Avant ces étude au laser, 46 autres dessins gravés (également des têtes de hache et des poignards) sont connus ou soupçonnés à Stonehenge; pour la plupart, ils ont été identifiés visuellement dans les années 1950.

Les 72 nouveaux dessins découverts ont «presque triplé le nombre de sculptures connues à Stonehenge. Et, cette galerie d'art du monument, en grande partie, constitue aujourd'hui la plus importante collection de gravures rupestres préhistoriques dans le sud de la Grande-Bretagne.

Bien qu'elles soient aujourd'hui en grande partie invisible à l'œil nu, à l'Âge du Bronze, Ces images gravées dans la pierre non altérée (et donc de couleur plus claires) étaient clairement visibles.

Ces révélations sont susceptibles d'avoir d'une grande importance pour la compréhension d'une partie essentielle de la vie de Stonehenge en tant que temple préhistorique.
On sait déjà que, lors de la phase principale de la construction du monument au milieu du troisième millénaire avant JC, il avait été conçu avant tout comme un temple solaire, aligné sur les solstices d'hiver et d'été.

Mais, comme Stonehenge évoluait au cours des siècles suivants, la mesure dans laquelle d'autres fonctions religieuses ont pu être ajoutées n'est pas encore connue.
Certes, dans la période 1800-1500 avant JC, un grand nombre de tombes monumentales individuelles ont été construites dans le paysage autour de Stonehenge. Des structures supplémentaires, comme des fosses rituelles circulaires, ont été disposées autour du monument.


La signification folklorique des haches et des poignards

Les têtes de hache taillées et les poignards appartiennent aussi à cette période énigmatique et peuvent représenter une sorte d'expansion ou de changement dans la fonction religieuse du grand cercle de pierres.

Ci-dessus: une image obtenue à partir d'un scanner laser; elle est tirée du plus grand ensemble de têtes de haches sculptées à Stonehenge. 75 % de ces images étaient inconnues auparavant...
ArcHeritage/English Héritage
Ci-dessous: Les dessins de tous les têtes de hache sont reproduits. Les verts sont de nouvelles découvertes. Les marrons sont connues ou soupçonnées depuis les années 1950.
ArcHeritage/English Héritage 

Dans la tradition indo-européenne, les haches sont souvent associées aux divinités des tempêtes. Et, certaines croyances folkloriques européennes suggèrent que lorsque la lame de la hache est tournée vers le haut, elle sert de talisman magique pour protéger les cultures, les personnes et les biens contre la foudre et les tempêtes.

Il doit donc donc y avoir potentiellement une explication si chacune des têtes de hache de Stonehenge pointent leur lame vers le ciels, tandis que les poignards pointent vers le bas.
Les têtes de hache ont pu être gravées comme offrande votive pour apaiser un dieu de la tempête et ainsi protéger les cultures.

Il doit aussi y avoir une raison si la majorités des dessins gravés se trouvent face à un ensemble de tombes à proximité (aux environs de la même période) ou le centre de Stonehenge lui-même.

De rares indices provenant d'ailleurs en Grande-Bretagne suggèrent que les sculptures de têtes de hache et de poignards pourraient avoir des associations funéraires.

Les données du scanner laser montre que la plupart des images de têtes de hache ont exactement les mêmes dimensions que presque une demi-douzaine d'autres images de la "galerie d'art" préhistorique de Stonehenge.
Ceci suggère que de véritables haches ont été utilisées comme pochoirs pour produire ces images.
Si c'est le cas, les plus grandes haches dépeintes, jusqu'à 46 centimètres de long, représentent des objets qui étaient beaucoup plus grands que ce que les archéologues ont déjà trouvé. ces haches devaient être destinées a un usage purement cérémoniel ou rituel.

"Ces nouvelles découvertes sont d'une importance énorme. elles montrent également comment les nouvelles technologies peuvent extraire des informations cruciales et jusque là insoupçonnées d'un monument comme Stonehenge", a déclaré Marcus Abbott, chef de la géomatique et de la visualisation à ArcHeritage.

"Alors que les images jusqu'alors invisibles ont commencé à apparaître sur nos écrans d'ordinateur, nous avons regardé avec incrédulité la quantité considérable de sculptures révélées", a-t-il ajouté.


L'étude a également apporté de nouvelles connaissances sur Stonehenge.

Elle a révélé, grâce à l'examen de la façon dont les surfaces des pierres ont été finement travaillées, que le temple préhistorique tout entier a été construit pour être vu, à l'origine, depuis le du nord-est.
C'est d'ailleurs le côté du monument qui est approché par ce que les archéologues ont longtemps cru être une voie processionnelle, alignée avec les solstices.
Il semble maintenant que Stonehenge a été construit pour être vu de cette direction; cela suggère qu'une sorte de procession religieuse faisait son chemin vers le monument, le long de cette route, sans doute au milieu de l'hiver et de l'été.

L'analyse détaillée des données montre également que l'une des pierres du côté sud-ouest du monument a également été délibérément travaillée et façonnée pour permettre une ligne de vue jusqu'au soleil couchant le jour du solstice d'hiver.
Ceci, suggère que le côté sud-ouest du monument fut entièrement fonctionnel, mettant à mal les théories arguant que Stonehenge ne fut jamais achevé.

Cela implique donc, qu'à un certain stade de son histoire, il y a eu une tentative délibérée de sa destruction.

Ce qui est particulièrement étonnant, est la découverte grâce au scanner laser que les tailleurs de pierre préhistoriques, qui ont participé à la création de Stonehenge, ont utilisé deux techniques de travail de la pierre.

Le travail de la pierre de façade sur le grand cercle du monument (les deux montants et les linteaux) a été effectué en travaillant parallèlement aux côtés longs des pierres, alors que les cinq pierres de trilithe au sein du grand cercle ont été travaillées en angle droit par rapport aux côtés des pierres.
Ce fait, jusque-là inconnu, suggère que les grands trilithes peuvent avoir été construits peu avant le grand cercle plutôt que d'en être contemporains.


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10.10.2012

La tombe de la reine Maya K’abel découverte au Guatemala


Les archéologues ont découvert la tombe de Dame K’abel, considérée comme l’une des grandes reines de la civilisation Maya classique.

La tombe a été découverte lors de fouilles dans la cité royale Maya d’El Perù-Waka, dans le nord-ouest du Petén, au Guatemala, par une équipe d’archéologues.
Elles sont dirigées par David Freidel, de l’Université Washington à Saint-Louis, co-directeur de l’expédition.

Un petit pot en albâtre sculpté (photo ci-dessous), trouvé dans la chambre funéraire, a mené les archéologues à conclure que le tombeau était celui de Dame K’abel.
Le pot blanc est taillé en forme de coquille de conque, avec une tête et les bras d’une femme âgée émergeant de l’ouverture.
La représentation de la femme, mature avec un visage ridé et une mèche de cheveux à l’avant de l’oreille, et quatre glyphes gravés sur le pot, signifient qu'il appartenait à K’abel.

Dessin des glyphes représentés à l'arrière du pot d’albâtre par Stanley Guenter.


En se basant sur cet objet, ainsi que d'autres éléments, dont des récipients en céramique trouvés dans la tombe ainsi qu'une stèle sculptée à l’extérieur, les scientifiques en ont conclu que le tombeau était probablement celui de K’abel.

Freidel explique que la découverte est importante non seulement parce que le tombeau est celui d’un personnage historique dans l’histoire des Mayas, mais aussi parce que la découverte de ce tombeau est un cas rarissime où l'histoire Maya et les données archéologiques se rencontrent: "la civilisation maya classique est le seul domaine archéologique "classique" dans le Nouveau Monde - dans le sens où, comme l’archéologie dans l’Egypte ancienne, la Grèce, la Mésopotamie ou la Chine - elle est à la fois un enregistrement de données archéologiques mais aussi historiques basées sur des textes et des images.
La nature précise des informations textuelles et picturales sur le pot en pierre blanche et le contexte de la tombe constituent une conjonction remarquable et rare de ces deux types d’informations dans la région Maya.”

La découverte de la tombe de la grande reine a été un "heureux hasard, et c’est un euphémisme,” dit Freidel.

L’équipe d’El Perú-Waka avait mis l’accent sur la découverte et l’étude de constructions rituelles telles que les sanctuaires, les autels et les sacrifices dédicatoires plutôt que sur la localisation des lieux de sépulture de personnes en particulier.
«En rétrospective, il est logique que les gens de Waka l'aient enterré en ce lieu particulièrement important dans leur ville», rapporte Freidel.


Une découverte qui explique la raison pour laquelle le temple était autant vénéré: K’abel y a été enterrée.

Considérés comme la plus grande souveraine de la période classique tardive, elle a régné avec son mari, K’inich Bahlam, pendant au moins 20 ans (672-692 après JC).
Elle était le gouverneur militaire du royaume Wak, la maison impériale du roi Serpent, et elle portait le titre de “Kaloomte”, qui signifie "guerrier suprême"; elle avait ainsi plus d’autorité que son mari, le roi.

 Stela 34 of El Perú, représentant K'abel

K’abel est également célèbre pour sa représentation sur la célèbre stèle maya, Stèle 34 d'El Perù.

El Perú-Waka, situé à environ 75 km à l’ouest de la célèbre ville de Tikal, est une ancienne cité Maya dans le nord-ouest du Petén, au Guatemala.
Elle faisait partie de la civilisation maya classique (200-900 Après JC) dans les plaines du sud et se compose de près d’un kilomètre carré de places, de palais, de temples pyramides et de résidences entourées de nombreux kilomètres carrés d'habitations et de temples dispersés.


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10.06.2012

300 tombes saxonnes mises au jour à Ipswich


Une fouille archéologique à Ipswich, en bord de mer, a mis au jour 300 squelettes et des vestiges d'une ancienne église.

Une équipe de 30 personnes fouillant le site sur Great Whip Street

Les fouilles ont lieu avant la constructions de 386 logements.

On pense que les Saxons ont occupé le site au 7ème siècle et que les enterrements ont eu lieu jusqu'au 16ème siècle.

Des fosses à ordures ont aussi été mises au jour lors des fouilles, dirigées par l'Oxford Archaeology et la société Pre-Construct Archaeology.

Paul Murray, principal responsable du projet avec Oxford Archaeology, a déclaré qu'un "certain nombre de recherches historiques ont été faites avant d'arriver ici. Nous avions une idée générale de ce qu'il y avait à trouver, mais cela a dépassé nos attentes."


Une Eglise mise à sac.

"Nous avions des éléments indiquant qu'une église était dans la zone, et son emplacement a été trouvé, c'est donc une importante découverte. Beaucoup d'églises tombant en désuétude, se détériorent et ce qui reste est volé pour les matériaux; elle tombe alors dans l'oubli."

 Un des nombreux squelettes déterrés à Ipswish

Des tumulus funéraires du septième siècle ont été trouvés à une extrémité de la zone tandis que l'église du 9ème/10ème siècle et son cimetière ont été trouvés à l'autre extrémité.

Helen Webb, qui supervise l'étude des squelettes, a déclaré: "Nous avons de tous les âges, mais c'est la population normale d'un cimetière avec beaucoup de morts très jeune et très vieux."
Une fois qu'ils seront déterrés, les squelettes seront analysés pour estimer l'âge, le sexe et rechercher des maladies articulaires, le scorbut, le rachitisme et ce genre de chose.
Ensuite, ils seront ré-inhumés en terre consacrée au plus près possible de ce site.


Un cimetière de pauvres

Les tombes ont déjà révélé des cas de lèpre et de syphilis, mais aucun bijoux ou autres objets n'ont été trouvés.
D'après M. Murray: "Le plus souvent il y a des épingles à linceul, mais dans ce cas, il n'y a ni l'un ni l'autre. Nous supposons donc qu'il s'agit d'un cimetière pour pauvres."


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10.03.2012

Un nouveau Henge découvert en Angleterre


Un ancien site cérémoniel de la taille de Stonehenge a été découvert dans les North Downs.

Le but exact de ce henge néolithique, situé près de Hollingbourne, reste un mystère; mais la découverte d'une grande quantité d'os brûlés et de poteries suggèrent qu'il a été utilisé à titre rituel pendant près de 2000 ans, depuis 2500 avant JC, à la fin de l'âge de pierre.

  Vue du Henge de Hollingbourne.

Le Dr Paul Wilkinson, de l'École de fouilles archéologiques de Kent et qui a mené l'étude, a déclaré que le premier indice intéressant est apparu sous la forme d'une marque circulaire repérée sur les images satellitaires d'une parcelle de terrain.

Les fouilles ont alors révélé un henge de 50 mètres de large, un grand terrassement constitué d'une zone circulaire entourée d'un fossé et d'un talus. Des entrées en forme de corne se situent à l'est et à l'ouest.

D'après le Dr Wilkinson, "c'est un monument magnifique qui a du prendre beaucoup de temps pour être créé. C'est un site génial."

Ont également été mis au jour des cornes et omoplates de bétail, dont les archéologues pensent qu'elles ont pu être utilisées comme pioches et pelles par les travailleurs qui ont creusé le henge.

L'absence de tout signe d'habitation dans le cercle renforce la théorie selon laquelle il avait un usage rituel.

Les restes calcinés d'ossements humains sont susceptibles d'avoir été le résultat de crémations, tandis que les entrées est-ouest pourraient avoir été alignées pour marquer le coucher et lever du soleil.

Les archéologues révélant un henge de l'âge de pierre près d'Hollingbourne
Photo: Paul Wilkinson

Avec le paysage environnant bloquant la vue, ceux qui se trouvaient dans le henge ne pouvaient voir que le ciel. L'on peut alors se demander s'il n'avait pas un but astronomique ou astrologique.

Pour le Dr Wilkinson, regarder la préhistoire, c'est comme "regarder dans le vide" et toutes les théories sont de nature spéculative: "nous l'abordons avec l'esprit du 21ème siècle, mais vous devez vous mettre à la place de ceux qui l'ont construit, ce qui est difficile."


Mais la découverte est sans aucun doute significative.

Précédemment, la découverte de tertres de l'âge du bronze et de sentiers à proximité montrait l'importance préhistorique de la région.
Mais la mise au jour d'un henge (rare dans le Sud Est de l'Angleterre, et presque du jamais vu dans le Kent) rend le site doublement significatif.

Cette découverte, proche des mégalithes de Medway ajoute du poids à l'hypothèse que les North Downs près de Maidstone sont un domaine de grande importance dans l'âge de pierre en Grande-Bretagne.
Les travaux se poursuivent pour dater les restes découvertes dans la zone du henge, et des étude plus approfondie est prévue avec un levé géophysique et d'autres fouilles archéologique.

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10.01.2012

Une fortification vieille de 4200 ans mise au jour à La Bastida en Espagne

Aucune caractéristique similaire n'a été observée dans d'autres constructions de l'âge du bronze, avec ses murs de trois mètres d'épaisseur, ses tours carrées qui à l'origine devaient mesurer jusqu'à sept mètres de haut et une entrée monumentale avec une poterne voûtée en ogive.

Photo UAB

Le mur protégeait une ville de 4 hectares située au sommet d'une colline. Avec des éléments architecturaux évoquant des structures militaires stylisées orientales.

L'alignement et les caractéristiques révèlent une stratégie de défense judicieuse qui représentait une nouvelle façon de se battre.

Cette découverte pose de nouvelles questions sur ce que l'on sait à propos de l'origine des inégalités économiques et politiques en Europe, la formation de l'armée et le rôle que la violence a joué dans la formation des identités.


Un site comparable à la civilisation minoenne de Crète. 

Les fouilles archéologiques réalisées cette année sur le site de La Bastida (Totana, Murcia) ont mis en lumière un système de fortification imposant, unique en son temps. Cette découverte, en incluant toutes les autres découvertes faites ces dernières années, permet de réaffirmer que cette ville était la communauté la plus avancée d'Europe en termes politiques et militaires au cours de l'âge du bronze (il y a environ 4200 années: autour de 2200 avant notre ère-), et est comparable seulement à la civilisation minoenne de Crète.

La découverte a été présentée par Pedro Alberto Sánchez Cruz, secrétaire de la Culture de la Région de Murcie et Vicente Lull, professeur de Préhistoire de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) et directeur des fouilles.

La fortification consistait en un mur de deux à trois mètres d'épaisseur, construit avec de grosses pierres et du mortier de chaux et soutenu par de larges tours à bases pyramidales situées à de courtes distances, près de quatre mètres, les unes des autres.

La hauteur originelle de la muraille était d'environ 6 ou 7 mètres. Jusqu'à présent, six tours ont été découvertes sur une longueur de 70 mètres, bien que la totalité du périmètre de la fortification fait plus de 300 mètres.

L'entrée de l'enceinte était un passage construit avec des murs solides et de grandes portes sur la fin, maintenues fermées avec de grosses poutres en bois. L'un des éléments architecturaux est la poterne voûtée en ogive, ou porte secondaire, située près de l'entrée principale. L'arc est en très bon état et est le premier à être trouvé dans l'Europe préhistorique. D'autres ont été trouvées dans la deuxième ville de Troie (Turquie) et dans le monde urbanisé du Moyen-Orient (Palestine, Israël et Jordanie), influencé par les civilisations de la Mésopotamie et de l'Egypte.

Cela indiquerait que des gens de l'Est ont participé à la construction de la fortification. Ils auraient atteint La Bastida après la crise qui a dévasté la région il y a 4300 années.
Il a fallu attendre près de 400 à 800 ans plus tard pour que les civilisations comme les Hittites, les Mycéniens, ou les cités-Etats comme Ougarit, incorporent ces méthodes innovantes dans leur architecture militaire.


Une construction conçue pour le combat.

La fortification de La Bastida est une construction impressionnante en raison de sa monumentalité, de son expertise ressortant dans l'architecture et l'ingénierie, de son ancienneté et parce qu'elle nous aide aujourd'hui à en apprendre davantage sur ce passé lointain.

Elle représente également une innovation dans l'art d'attaquer et de défendre des fortifications, en particulier sur le plan militaire.
La construction a été conçue uniquement à des fins militaires, par des personnes expérimentées et utilisant des méthodes de combat inconnues à cette époque en Occident.

Les tours et les murs extérieurs dénotent une connaissance approfondie de l'architecture et de l'ingénierie, avec des pentes de plus de 40 pour cent. Le mortier de chaux utilisé offre une solidité exceptionnelle à la construction, maintenant fortement les pierres et rendant la paroi étanche, tout en empêchant les attaquants de pouvoir s'accrocher.

La poterne, conçue comme une entrée cachée et couverte, exigeait une grande planification de la structure défensive dans son ensemble et d'une bonne technique d'ingénierie pour l'adapter parfaitement dans le mur.


La première ville d'Âge du Bronze d'Europe continentale.

Les dernières fouilles et le résultat de datation au carbone 14 indiquent que La Bastida fut probablement la ville la plus puissante d'Europe au cours de l'âge du bronze et un site fortifié depuis sa construction, 2200 ans environ avant notre ère, avec un système de défense jamais vu en Europe.

La fortification n'est pas la seule découverte qui a été faite. De 2008 à 2011, les fouilles ont mis au jour de grandes résidences mesurant plus de 70 mètres carrés, réparties à travers les quatre hectares de la ville.
Ces grandes maisons et bâtiments publics alternaient avec d'autres constructions plus petites, toutes séparées par des entrées, des couloirs ou des places.
Une grand bassin retenu par une digue de 20 mètres avec une capacité de près de 400.000 litres d'eau, indique clairement que la population de la ville était complexe et qu'elle utilisait des techniques de pointe incomparables à d'autres villes de l'époque.

Les découvertes faites à La Bastida révélent une rupture militaire, politique et sociale: la création d'une société violente au pouvoir classiste, qui a duré sept siècles et a conditionné le développement des autres communautés vivant dans la péninsule ibérique.

L'ensemble de ces découvertes a permis aux archéologues de redéfinir ce que l'on sait de l'origine des inégalités économiques et politiques en Europe, ainsi que l'institution militaire et le rôle joué par la violence dans la formation des identités.


Plus d'informations sur La Bastida:


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9.26.2012

Le plus ancien barrage Maya mis au jour à Tikal


Une équipe multi-universitaire, dirigée par l'Université de Cincinnati, dans la ville précolombienne de Tikal, a pu identifier un nouvel aménagement paysager Maya grâce aux fouilles, aux sédiments carottés et à la cartographie.

Le plus grand barrage construit par les anciens Mayas d'Amérique centrale a ainsi été découvert.

 Les fouilles révélant le barrage. Une porte d'écluse effondrée est entouré en rouge.

Ce barrage, construit avec des pierres découpées, des décombres et de la terre, s'étire sur près de 80 mètres de longueur et 10 mètres de haut. Il pouvait contenir 88 millions de litres d'eau dans un réservoir artificiel.

Ces découvertes sur l'utilisation des terres et de l'eau par les anciens mayas à Tikal, au du Guatemala, ont fait l'objet d'un article dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS): "L'eau et l'utilisation durable des terres dans l'ancienne Ville tropicale de Tikal, au Guatemala."

L'étude apporte un nouvel éclairage sur la façon dont les Mayas conservaient et utilisaient leurs ressources naturelles pour subvenir aux besoins de la population d'une société très complexe sur plus de 1500 ans, malgré les défis environnementaux, dont des sécheresses périodiques.

Le document a été rédigé par Vernon Scarborough, professeur d'anthropologie à l'Université de Cincinnati (UC), Nicolas Dunning, professeur de géographie à l'UC, l'archéologue Kenneth Tankersley, professeur assistant d'anthropologie à l'UC et de nombreux autres intervenant.

À partir de 2009, l'équipe a été le premier groupe nord-américain autorisé à travailler au cœur du site de Tikal, en plus de 40 ans.

D'après Scarborough, "L'objectif global de la recherche est de mieux comprendre comment les anciens Mayas subvenaient aux besoins de la population de Tikal qui comprenait peut-être 60.000 à 80.000 habitants et jusqu'à cinq millions dans l'ensemble des basses terres mayas en 700 après JC. C'est un nombre beaucoup plus élevé que ce qui peut être supporté par l'environnement actuel. Ils ont donc réussi à couvrir les besoins d'une population pendant plus de 1500 ans dans une écologie tropicale. Leurs besoins en ressources devaient être importants, cependant ils n'ont utilisé que des outils et des technologies de l'âge de pierre pour développer un système sophistiqué de gestion durable afin de prospérer."


Un système de collecte de l'eau sophistiqué.

La collecte et le stockage de l'eau étaient critiques dans un environnement où la pluviométrie est saisonnière et où les sécheresses prolongées ne sont pas rares.

Ainsi, les Mayas ont soigneusement intégré l'environnement bâti (vastes places, routes, bâtiments et canaux) dans un système de collecte et de gestion de l'eau.

A Tikal, ils recueillaient toute l'eau tombée sur les surfaces pavées et/ou plâtrées vers des réservoirs artificiels. Par exemple, la plaza plâtrée de la ville et les surfaces des cours et des canaux ont été inclinées afin de diriger et de retenir les eaux de ruissellement des pluies dans ces réservoirs.

En fait, au cours de la période classique (250-800 après JC), le barrage (appelé Barrage Palais) identifié par l'équipe a été construit pour contenir les eaux provenant des nombreuses surfaces plâtrées de l'enceinte centrale.

C'est sur cette digue que l'équipe a concentré ses fouilles, achevées en 2010. Ce barrage-poids représente le plus grand monument architectural hydraulique connu dans la région maya.
Au niveau de la Méso-Amérique, c'est le deuxième plus grand en taille après l'énorme barrage Purron construit dans la vallée Tehuacan au Mexique entre 250 et 400 après JC.

Saïd Scarborough précise: "Nous avons également appelé le Barrage Palais à Tikal le Barrage Chaussée, car le sommet de la structure servait de route reliant une partie de la ville à l'autre. Pendant longtemps, il a été considéré comme un simple pont-jetée. Cependant, notre étude a montré qu'il faisait double emploi et qu'il a été utilisé comme un important barrage réservoir et comme pont-jetée."


Une autre découverte faite par les archéologues.

Afin de purifier l'eau de ruissellement qui s'écoulait vers les réservoirs via les différents canaux, les Mayas ont positionné des "bacs à sable" qui servaient à filtrer l'eau qui arrivait dans ces réservoirs.
"Ces lits de filtration sont composés de sable de quartz, qui n'est pas naturellement présent dans la grande région de Tikal. Les Mayas parcouraient au moins 30 kilomètres pour obtenir le sable de quartz nécessaire aux filtres à eau. Cela témoigne de la valeur qu'ils accordaient à l'eau et à sa gestion", a déclaré Nicolas Dunning.

D'après Ken Tankersley, "Il est probable que cet ensemble de systèmes de réservoirs et de déviation de l'eau a permis une adaptation et une résistance sur une longue période. Cela a pu contribuer à ce que Tikal et quelques autres cités puissent survivre aux sécheresses périodiques alors que de nombreux autres sites ont dû être abandonnés en raison du manque de pluie."

D'après le paleoethnobotaniste David Lentz: "la gestion de l'eau par les Mayas comprenait l'irrigation, cela a eu un impact direct sur le nombre de personnes  qui pouvaient être nourries et donc sur la croissance globale de la population. Par conséquent, il est essentiel de comprendre l'ensemble des canaux et des réservoirs de Tikal, où l'eau était conservée pendant la saison sèche annuelle et contrôlée pendant les mois pluvieux. Ces pratiques ont permis à Tikal de soutenir des densités de population relativement élevées pendant plusieurs siècles. Ce système de réservoirs était en grande partie tributaire de la pluviométrie pour se recharger. Avec l'apparition des sécheresses au 9ème siècle, l'approvisionnement en eau a diminué, engendrant une baisse des ressources et un stress du tissu social de la civilisation maya de Tikal. Cela pourrait bien avoir contribué à l'abandon de la ville."

Ce qui est significatif pour Scarborough et son équipe, ce sont les leçons potentielles qui peuvent être tirées de l'identification d'un réseau hydrographique comme celui de l'ancien Tikal: "la gestion de l'eau dans le contexte antique peut être rejeté comme moins pertinente à notre crise actuelle de l'eau en raison de son manque de sophistication technologique. Néanmoins, dans de nombreux endroits du monde d'aujourd'hui, les besoins en énergie pour le simple fait de pomper et filtrer l'eau, afin de la rendre potable, relèvent du défi. Les régions tropicales sont d'autant plus compliquées en raison de fortes concentrations de maladies infectieuses véhiculées par les réseaux hydrographiques. Les anciens Mayas, cependant, ont mis au point un captage des eaux de pluie intelligent et un système de répartition par le biais de réservoirs en hauteur. Distribution et eau potable étaient des préoccupations liées au développement dès le début de cette civilisation."

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9.24.2012

Des autels et un temple du 3éme siècle découverts à Perperikon


Les archéologues travaillant sur l'ancien site sacré de Perperikon, en Bulgarie, ont découvert un temple du IIIéme ainsi que 10 autels portatifs.
Ces derniers étaient utilisés à l'origine pour les sacrifices d'animaux par les païens; cependant, des croix chrétiennes avaient été sculptées à l'intérieur.
Les autels avaient été enterrés comme si la nouvelle religion cherchait à éradiquer l'ancienne.

Photo: Clive Leviev-Sawyer

Perperikon, se situe dans la région des Rhodopes en Bulgarie orientale, à environ 15km de la ville de Kurdjali.
Le site a été le théâtre de diverses formes d'activités religieuses il y a environ 7000 ans, ayant d'abord été utilisé par les Thraces.

Perperikon est une attraction touristique populaire et les travaux archéologiques à long terme continuent de dévoiler régulièrement de nouvelles découvertes.
Photo: Clive Leviev-Sawyer

Le Professeur d'archéologie Nikolaï Ovtcharov a déclaré que la découverte des autels illustrait la façon dont les premiers chrétiens ont cherché à dépasser les pratiques païennes antérieures.

Les autels ont des rainures creusées afin de permettre au sang des animaux sacrifiés de s'écouler. L'un des autels avait le nom de son propriétaire gravé dessus - Alexander.

D'après Ovtcharov, la datation précise de ces découvertes a pu être faite grâce à la mise au jour d'un plat d'offrande religieux. Son style de fabrication, en céramique, correspond à ceux crées par les romains en Afrique du Nord.
Leur fabrication date de la fin du quatrième au cinquième siècle de notre ère..

Source:

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9.21.2012

Des chambres pyramidales étrusques découvertes en Italie

Une série de chambres pyramidales creusées dans la roche sous la ville d'Orvieto, en Italie, sont entrain d'être mises à jours par des archéologues

Le Dr David B. George du Département d'études classiques à Saint-Anselme et le Dr Claudio Bizzarri du Parco Archeogico Ambientale dell Orvietano (PAAO) sont les co-administrateurs principaux des fouilles faites avec des étudiants du Saint Anselm College.

Vue d'une partie de la chambre pyramidale que les archéologues sont entrain de déblayer.

L'intérieur de l'espace souterrain avait été rempli presque à ras bord avec la partie supérieure utilisée comme cave à vin moderne.

Cependant une caractéristique s'est révélée frappante: une série d'anciens escaliers creusés dans la paroi pouvaient être d'un type étrusque.


Les mystérieux Étrusques

Les étrusques contrôlaient Orvieto à partir d'environ 1000 avant notre ère jusqu'à la conquête romaine de la ville en 264 avant notre ère.
Largement connu pour son art, l'agriculture, la métallurgie fine et le commerce, ils ont commencé à décliner au cours du Ve siècle avant J.-C., alors que les Romains augmentaient en puissance. En 300-100 avant notre ère, ils ont été finalement absorbés dans l'État romain.

Leur étonnant langage non indo-européen s'est complètement éteint et il n'ont laissé pratiquement aucun écrit pour documenter leur société.
La dernière personne connue pour avoir été capable de lire l'étrusque était l'empereur romain Claudius.

Presque tout ce que nous savons à propos de cette culture très influente provient de leurs tombes richement décorées qui aident à reconstruire leur histoire.


Une chambre pyramidale

L'équipe a d'abord remarqué la façon dont les côtés de la chambre en pierre ont été taillés, à l'endroit où la cave à vin est aujourd'hui situé, l'effilant vers le haut de façon pyramidale.

Encore plus étonnant, il y a une série de tunnels, aussi de construction étrusque, passant en dessous de la cave à vin. Cela laisse supposer la possibilité de structures plus profondément enfouies.


Tunnel partant d'une chambre pyramidale vers une autre. Image: Dr. D. George, Saint Anslem College

Les fouilles ont débuté le 21 mai 2012: il ont commencé à creuser à travers un plancher du 20e siècle et un tas de décombres constitué de vieilles chaussures de tennis, d'assiettes brisées et autres rebuts du début du 20ème siècle et fin du 19ème siècle.
Après le déplacement d'un mètre de terre et de débris, les chercheurs ont atteint la surface d'un sol médiéval.

Cependant, juste au-dessous de ce plancher, il y avait une couche de remblai qui, à la surprise de tout le monde, contenait du matériel culturel et des objets, telle qu'une poterie Attique illustrée en rouge du milieu du 5ème siècle et une poterie étrusque avec des inscriptions du 6e-5e siècle avant notre ère et même des objets qui datent de 1000 avant notre ère.

Cette couche de remplissage semble provenir de différentes tombes dans le cadre d'opérations de nettoyage et a été déposée dans la cavité pyramidale à travers le centre de son sommet désormais coiffé d'une voûte médiévale.

La couche est frappante pour son manque de céramiques étrusques noires brillantes indiquant que le site a été scellé avant la période hellénistique au milieu du Ve siècle avant notre ère.
Il semble probable que l'espace ait été retrouvé par hasard au Moyen Âge et qu'il a été utilisé comme une cave.

Les fouilles se sont donc poursuivie en dessous de cette couche de remplissage...


Un complexe unique d'espaces pyramidaux et de tunnels 

Sous 1.5 mètre se trouvait une autre couche et un escalier creusé dans la pierre (ce qui a donné les premiers indices sur l'origine de l'ouvrage). Il continuait le long du mur et tournait dans un coin, en dessous duquel il semblait qu'une structure avait été construite dans le mur, peut-être la descente se poursuivait-elle avec des escaliers en bois.

Les matériaux trouvés pointent tous sur le milieu du Ve siècle avant J.-C. et rien au-delà.
A ce niveau a été également trouvé un tunnel (photo ci-dessus) amenant à une autre structure pyramidale, ce tunnel est antérieur au Ve siècle avant JC.

Jusqu'à présent, 3 mètres de "gravas" ont été enlevés et la structure pyramidale se poursuit vers le bas.
Cela ressemble pour le moment à un espace caverneux mesurant 10 mètres en partant des fouilles actuelles jusqu'au plafond de la cave.


Les principaux archéologues sont encore perplexes quant à la fonction de cette structure qui n'est vraisemblablement pas une citerne.

Le Dr Bizzarri a précisé que rien, pouvant ressembler à ces structures, n'a été documenté n'importe où en Italie ou dans le monde étrusque.

Le Dr. George, note que cela pourrait faire partie d'un sanctuaire, et attire l'attention sur les structures pyramidales qui ont été décrites dans des sources littéraires comme faisant partie de la tombe de Lars Porsenna.
Lars Porsenna était un roi étrusque qui a régné sur Chiusi et Orvieto à la fin du 6ème siècle avant notre ère.

Le Dr Bizzarri est cependant prudent, car ce parallèle ne correspond pas exactement ce que l'on commence à voir apparaître ici, mais cela ouvre des perspectives intéressantes.

Tous deux conviennent que la réponse les attend au niveau de la base qui pourrait être à 4 ou 5 mètres en dessous de la couche qu'ils ont atteinte.
Les hypogées pyramidaux souterrains d'Orvieto pourraient offrir un aperçu unique de cette civilisation.

Une chose est certaine, la prochaine saison sera passionnante !

Source:

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9.19.2012

Les forêts rasées par les Mayas auraient aggravé les sécheresses


Pendant six siècles, les anciens Mayas ont prospéré, avec plus d'une centaine de cités-états dispersées à travers ce qui est maintenant le sud du Mexique et le nord de l'Amérique centrale.

Puis, en l'an 695, l'effondrement de plusieurs villes dans ce qui est aujourd'hui le Guatemala a marqué le début du lent déclin de la civilisation maya classique.

Les Mayas ont décimé les forêts pour la culture et la construction des villes et temples. El Castillo à Xunantunich était un site cérémonial Maya antique au Belize occidental. (Ian Mackenzie/wikicommons)

La sécheresse prolongée est supposée avoir joué un rôle, mais une étude publiée cette semaine dans le journal Geophysical Research Letters ajoute une nouvelle donnée: Les Mayas auraient aggravé les sécheresses en remplaçant les forêts par des villes et des cultures, ce qui aurait engendré un climat plus sec.

"Nous ne disons pas que la déforestation explique la sécheresse dans son ensemble, mais elle explique une partie substantielle de l'assèchement global qui est censé s'être produit," a déclaré l'auteur de l'étude Benjamin Cook , créateur de modèles climatiques à l'Observatoire de la terre Lamont-Doherty de l'Université de Columbia et à l'Insitut pour les Etudes Spatiales de la NASA Goddard.


A son apogée, plus de 19 millions de personnes vivaient dans l'empire Maya, entre 250 et 900 après JC.

En utilisant les informations sur la population et d'autres données, les auteurs de l'étude on reconstruit la perte progressive de la forêt sur leur territoire en expansion. Les chercheurs ont réalisé des simulations informatiques afin de voir comment les terres nouvellement acquises pour les cultures ont pu affecter le climat.

Dans la péninsule du Yucatan, fortement exploitée, ils ont constaté que la pluviométrie aurait diminué de près de 15% tandis que dans d'autres terres mayas, notamment le sud du Mexique, elle aurait baissé de 5%.
Dans l'ensemble, les chercheurs ont attribué 60% de sécheresse au moment du pic de la déforestation par les Mayas.

Avec des cultures comme le maïs qui ont remplacé la canopée d'une forêt sombre, la lumière du soleil est davantage réfléchie dans l'espace. Avec un sol absorbant moins d'énergie du soleil, l'eau s'évapore moins en surface, libérant moins d'humidité dans l'air pour former des nuages de pluie. "Les choses sont ralenties, notamment la capacité à former des nuages ​​et des précipitations", explique Cook.


L'hypothèse de l'influence des Mayas sur le climat n'est pas nouvelle.

L'idée que les Mayas ont changé le climat en décimant la jungle, causant en partie leur propre disparition, a été popularisée par l'historien Jared Diamond dans son livre de 2005 "Collapse".

Dans la première étude pour tester l'hypothèse, le modeleur climatique Robert Oglesby et ses collègues ont fait une simulation par ordinateur sur ce que la déforestation totale des terres mayas aurait pu avoir comme conséquence sur le climat. Leurs résultats, publiés en 2010, ont montré que les précipitations en saison des pluies pouvaient diminuer de 15 à 30 pour cent si toutes les terres mayas avaient été complètement déboisées.
Oglesby, qui n'est pas impliqué dans l'étude de Cook, a déclaré que l'estimation de ce dernier sur une réduction de 5 à 15 pour cent des précipitations, bien que plus faible que la sienne, est logique puisque la simulation de Cook a utilisé un scénario de déforestation plus réaliste.

Les archéologues attribuent une variété de facteurs à l'effondrement de la civilisation maya classique, dont les descendants vivent encore aujourd'hui dans certaines régions du Mexique, du Belize, du Guatemala, d'El Salvador et du Honduras.
En plus d'un climat de sécheresse dans plusieurs régions, les cités-États devaient faire face à la surpopulation, la modification des routes commerciales, les guerres et les révoltes paysannes.

Les Mayas ont dégagé les forêts pour cultiver le maïs et d'autres cultures, mais ils ont aussi eu besoin des arbres pour faire cuire de grandes quantités d'enduit à la chaux utilisée dans la construction de leurs villes.
Sever Thomas, archéologue à l'Université de l'Alabama, Huntsville, et co-auteur de l'étude de 2010 sur la déforestation, a déclaré qu'il fallait 20 arbres pour produire un seul mètre carré de paysage urbain... "Quand vous regardez ces villes et que vous voyez tous ces enduits à la chaux et au plâtre, vous comprenez pourquoi ils avaient besoin de couper les arbres pour maintenir l'expansion de leur société" a-t-il dit.


L'histoire se repétera-t-elle ?

Les Mayas ont également manqué de technologie pour exploiter les eaux souterraines situées à plusieurs dizaines de mètres. Leurs réservoirs et canaux étaient en mesure de stocker et de distribuer de l'eau lors de pluies abondantes, mais lorsque la pluie est venue à manquer, ils n'avaient nulle part où se réapprovisionner. "Au moment de l'effondrement, chaque kilomètre carré de sol avait été retourné", ajoute Sever.

Les scientifiques savent, d'après l'étude des données climatiques, que les Mayas ont souffert d'une série de sécheresses. Mais leur gravité et toujours débattu.
Les chercheurs Martin Medina-Elizalde et Eelco Rohling, du Centre pour la Recherche Scientifique du Yucatan au Mexique, ont constaté que les précipitations annuelles ont pu tomber jusqu'à 25% pendant le déclin des Mayas, entre 800 et 950 après J.-C.

La plus importante diminution des précipitations, cependant, peut avoir eu lieu pendant la saison de croissance estivale lorsque la pluie était nécessaire pour la culture et les systèmes de réapprovisionnement en eau douce de stockage.

Aujourd'hui, beaucoup de villes abandonnées par les Mayas sont envahies par la jungle, en particulier sur la péninsule du Yucatan.

Les images satellites montrent cependant que la déforestation avance à nouveau rapidement, y compris dans d'autres régions que les Mayas occupaient autrefois.
L'étude peut offrir une mise en garde sur les conséquences: «Il y a une énorme quantité de changement en cours au Guatemala», a déclaré Oglesby. "Ils pourraient se retrouver particulièrement vulnérables à une grave sécheresse."

Source:

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9.17.2012

L'homme de Néandertal utilisait des plantes médicinales


Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par l'Université Autonome de Barcelone et l'Université de York, a fourni la première preuve moléculaire que les Néandertaliens avaient conscience des qualités nutritionnelles et médicinales des végétaux.

 Mâchoires fossilisées de Néandertal à El Sidron, Espagne. (Credit: University of Sydney)

Jusqu'à récemment les Néandertaliens, qui ont disparu il y a 30.000 à 24.000 ans, étaient perçus comme étant principalement des mangeurs de viande. Toutefois, la diversité de leur alimentation prend de plus en plus d'ampleur avec les analyses de plus en plus sophistiquées.

Des chercheurs d'Espagne, du Royaume-Uni et d'Australie ont combiné la chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse à l'analyse morphologique des microfossiles de plantes afin d'identifier le matériel pris au piège dans le tartre dentaire (plaque dentaire calcifiée).

L'analyse a été faite sur cinq Néandertaliens du site espagnol d'El Sidrón.

Leurs résultats, publiés dans le journal scientifique Naturwissenschaften, apportent la première preuve moléculaire de l'utilisation des plantes médicinales par un individu néandertalien.


Un régime alimentaire plus varié qu'on ne le pensait.

D'après les chercheurs, les granules d'amidon et les marqueurs de glucide dans les échantillons (des composés de plantes telles que des azulènes et coumarines ainsi que de possibles traces de noix, d'herbes et de légumes verts) plaident en faveur d'une large utilisation des plantes ingérées.

L'auteur principal, Karen Hardy, de l'Institut Catalan de Recherche et d'Etudes Avancées (ICREA) et Professeur de recherche à l'Université Autonome de Barcelone (UAB) et associée de recherche honoraire à l'Université de York, au Royaume-Uni, a déclaré: "L'utilisation variée des plantes que nous avons identifié suggère que les Néandertaliens occupant El Sidrón avaient une connaissance approfondie de leur environnement naturel. Il est possible qu'ils aient sélectionné et utilisé certaines plantes pour leur valeur nutritive et pour l'auto-médication. Alors que la viande était manifestement importante, nos recherche dévoilent un régime alimentaire beaucoup plus complexe que ce qui était supposé."

Des recherches antérieures par les membres de cette équipe avait montré que les Néandertaliens d'El Sidrón possédaient le gène de la perception du goût amer.
A partir de molécules piégées dans le tartre dentaire, les chercheurs ont vu  qu'un individu avait mangé des plantes au goût amer. Selon le Dr Stephen Buckley, chercheur au département BioArCH de l'Université de York: "Les preuves indiquant que cet individu a mangé des plantes au goût amer telles que l'achillée et la camomille, avec peu de valeur nutritive, est surprenant. Nous savons que les Néandertaliens avaient du trouver ces plantes amère, il est donc probable qu'elles aient été choisies pour des raisons autres que gustatives."


Dix échantillons de tartre dentaire de cinq hommes de Néandertal ont été sélectionnés pour cette étude.

Les chercheurs ont utilisé la désorption thermique et la chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse pour identifier les composants organiques liés et non liés dans le tartre dentaire.
En utilisant cette méthode couplée à celle de l'extraction et l'analyse des microfossiles de plantes, ils ont trouvé des preuves chimiques compatibles avec de la fumée de feu de bois, une gamme de féculents cuits, deux plantes connues à ce jour pour leurs qualités médicinales, et le bitume ou l'huile de schiste emprisonné dans le tartre dentaire.

Le professeur Matthew Collins, qui dirige le centre de recherche BioArCh à York, a ainsi déclaré: "en utilisant la spectrométrie de masse, nous avons pu identifier les éléments constitutifs d'hydrates de carbone dans le calcul de deux adultes, un individu en particulier, ayant apparemment mangé plusieurs différents aliments riches en glucides. Combiné avec l'analyse microscopique cela montre aussi comment le calcul dentaires peut être une source riche d'informations."

Les chercheurs ont pu observés que des aliments avaient été cuits et/où exposés à la fumée d'un feu de bois.

Le professeur Les Copeland de la Faculté de l'Agriculture et de l'Environnement à l'Université de Sydney, en Australie, a ajouté: "Notre recherche confirme l'utilisation variée et sélective des plantes par les Néandertaliens."
L'étude fournit également des preuves que les granules d'amidon rapportés d'El Sidrón sont les plus anciens a avoir été testés biochimiquement.

Le site archéologique de la grotte d'El Sidrón est situé dans la région des Asturies au nord de l'Espagne. Il offre la meilleure collection de restes néandertaliens trouvés dans la péninsule ibérique et est l'un des sites actifs les plus importants au le monde.
Découvert en 1994, il contient près de 2.000 restes de squelettes d'au moins 13 personnes datant d'environ 47,300 à 50,600 années.

D'après Antonio Rosas, du Musée d'Histoire Naturelle à Madrid: "El Sidrón nous a permis de bannir la plupart des idées préconçues que nous avons eues sur les Néandertaliens. Grâce aux études précédentes, nous avons appris qu'ils s'occupaient des malades, enterraient leurs morts et décoraient leurs corps. Maintenant, une nouvelle dimension a été ajoutée relative à leur régime alimentaire et l'auto-médication."

Source:

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9.12.2012

Un ancien réseau hydraulique découvert dans le Sud de la Jordanie


À environ 15 km au sud de la ville antique de Pétra, les archéologues de l'Université de Leiden ont découvert un ancien réseau impressionnant de conservation de l'eau et de systèmes d'irrigation des champs.

"Une immense oasis verte", selon le Dr Ir. Mark Driessen, "c'est ce à quoi cette partie du désert devait ressembler dans le passé."

 Vue aérienne du site de la forteresse d'Udhruh.


Dans l'Antiquité, existait un ingénieux système de canaux souterrains, creusés dans la roche calcaire, ainsi que des aqueducs construits spécialement et des réservoirs pouvant contenir des millions de litres d'eau.
Cela a transformé cette région marginale en un complexe paysager modifié par l'homme.

Il s'agit d'un exemple fantastique d'une ancienne technologie de gestion de l'eau, dont le but était d'irriguer les champs en terrasse environnants.
"Grâce à l'enthousiasme et au travail acharné des élèves et du personnel de la Faculté d'Archéologie, nous avons réussi à relier les divers éléments de ce complexe qui se trouvent dispersés sur une immense zone de plusieurs kilomètres carrés, résolvant ainsi des lacunes dans ce puzzle archéologique fascinant", explique Driessen, directeur du Projet archéologique Udhruh.

Certains restes des canaux sont encore quasi intacts...

Il est possible que certaines parties de ce système agricole (qui a certainement été exploité au 6 ème siècle) aient été mises en place autour du début de notre ère.
L'analyse du mortier de construction et d'autres artéfacts tels que la poterie, devraient apporter des réponses.


Un fort romain complet ? 

Le projet archéologique Udhruh a débuté en 2011 comme un projet de coopération entre la Faculté d'Archéologie de l'Université de Leiden et le Collège Petra pour le tourisme et l'archéologie de l'Université Al-Hussein Bin Talal.

Les fouilles menées en Juin et Juillet 2012 dans et autour du fort romain d'Udhruh ont donné lieu à de nombreuses découvertes des plus intéressantes.

L'exploration des 4,7 hectares du fort romain d'Udhruh montre que c'est probablement le fort le plus intact de tout l'Empire romain.
En plusieurs endroits, les murs extérieurs et les tours se dressent encore à plusieurs mètres de haut et les bâtiments intérieurs se trouvent sous une couche de débris de construction de plus de 2,5 mètres d'épaisseur.

Les carrières qui ont fourni les pierres pour la construction du fort ont été largement étudiées. Elles couvrent une superficie de plusieurs hectares et sont parmi les plus grandes à être identifiées dans les provinces romaines.


La campagne de fouilles 2013 

Les fouilles dans le Sud de la Jordanie se poursuivront en mai et Juin 2013. Les étudiants seront à nouveau invités à se joindre aux étudiants locaux sur le terrain, pour étudier et cartographier ce paradis archéologique.

Source:

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9.11.2012

La tombe d'un guerrier, vieille de 3000 ans, découverte en Iran.

Iran, province de Gilan: Une tombe de plus de 3000 ans a été découverte, suite à des fouilles, dans le village de Kouraman. Le squelette avait une épée à la main, ce qui est une première selon l'archéologue Mohammad Reza Khalatbari. Une grande dague, quelques poteries ainsi qu'une tasse en forme de reptile ont aussi été trouvées dans la tombe.



D'autres articles liés à Mohammad Reza Khalatbari:

Publication de Mohammad Reza Khalatbari:
Archaeological investigations in Talesh, Gilan , Excavations at Toul-e Gilan/ Endeavoured by : Mohammad Reza Khalatbari ; transl. by : Freshte Kasraei Moghim. Tehran : General Office of Iranian Cultural Heritage Organization of Gilan, 2004.

9.10.2012

Angleterre: sur la piste du corps du Roi Richard III


Ces derniers jours, la nouvelle a fait sensation en angleterre: Les archéologues seraient sur la piste de la tombe de Richard III.

Une étape vient d'être franchie: les chercheurs ont confirmé avoir trouvé le couvent Greyfriars où il est censé avoir été enterré. Il s'agit d'un lieu assez improbable: sous un parking de voitures à Leicester.

 Richard Buckley de l'Université de Leicester avec un morceau du couvent médiéval qui devrait mener, espère l'équipe, au corps du roi Richard III.

L'équipe à découvert un entrelac de fenêtre médiévale, des fragments de tuiles de plancher vitrées, une partie de ce qui pourrait être la promenade du cloitre de Greyfriars et un pan de mur.

Les chercheurs ont creusé deux tranchées de 30 mètres dans le parc à voitures du conseil municipal de Leicester qui est censé recouvrir le site de Greyfriars où Richard a été pris à l'issu de la bataille de Bosworth.

L'équipe pense que l'Église est le lieu le plus probable pour la sépulture d'un monarque; aussi, la prochaine étape sera de creuser une autre tranchée dans le but de localiser l'église elle-même.


Localiser l'église pour retrouver le corps.

Richard Buckley, co-directeur des Services Archéologiques de l'Université de Leicester , a déclaré: "Aujourd'hui, nous avons trouvé les Greyfriars et nous avons découvert des indices alléchants quant à l'emplacement de l'église. Elle est située à peu près à l'endroit que nous pouvions espérer.
Notre objectif est de creuser une tranchée en urgence pour voir si ces murs sont ceux de l'église. Si c'est le cas, nous pourrons localiser la zone où Richard III a pu être enterré."


Les chercheurs pensent que le roi Richard III a été enterré dans un couvent franciscain dans la région après avoir été tué par l'armée d'Henri Tudor au cours de la bataille de Bosworth en 1485.
 Le couvent a été, cependant, renversé lors de la dissolution des monastères sous Henry VIII, et depuis, l'emplacement exact du site d'enfouissement a été l'un des grands mystères historiques de la Grande-Bretagne.

C'est après un examen attentif des anciennes cartes que les archéologues ont supposé que le site le plus probable pour l'église était le parking d'un bureau des services sociaux dans le centre de Leicester.


Un règne de deux ans...

Richard fut roi d'Angleterre pendant deux ans, de 1483 jusqu'à la bataille de Bosworth. Sa mort à l'âge de 32 ans a marqué la fin de 30 ans de guerre civile, connue sous le nom de Guerre des deux-Roses, à la fin du moyen âge.
Elle a également marqué le début de la dynastie des Tudor et de la disparition des Plantagenets.

Ses vêtements et armures ont été enlevés et son corps nu trainé à cheval à Leicester, où le cadavre a été affiché en public pendant trois jours. Il a ensuite été enterré dans le monastère franciscain, connu sous le nom de Greyfriars. Mais, un peu plus de 50 ans plus tard, l'église fut détruite.

Selon la légende, le corps a été enlevé et jeté dans la rivière Soar, mais les historiens espèrent prouver le contraire et contester cette version des événements.

 Un portrait du roi Richard III à la cathédrale de Leicester.

Les archéologues, de l'Université de Leicester, ainsi que les membres de la Société historique Richard III, espèrent trouver les restes ce qui aidera à changer la façon dont le monarque est considéré sur le plan historique.

Richard III est traditionnellement considéré comme un tyran qui a assassiné pour faire son chemin vers le trône, bossu et ayant un bras atrophié. De nombreux historiens affirment cependant qu'une image déformée du roi a été créée délibérément par les Tudors, l'exemple le plus notoire en est la pièce de Shakespeare à son sujet.

La Société historique Richard III a déclaré qu'elle espérait ces fouilles, qui devraient durer deux semaines, afin de mettre fin à «l'énorme dénigrement» de sa réputation.


Espérer trouver des ossements pour les faire parler.

Les archéologues vont commencer par creuser deux longues tranchées de l'autre côté du parking, dans l'espoir de trouver des restes de l'église et de restreindre la recherche.
Ils pourront également utiliser un géoradar pour trouver les meilleurs endroits pour creuser.

Richard Buckley a déclaré: «Nous ne savons pas exactement où le corps a pu être enterré, mais nous pensons qu'il pourrait être dans le chœur ou près de l'autel.Si des ossements sont découverts, ils seront analysés pour évaluer les traumatismes du squelette. Richard a été taillé en pièces après avoir été ceinturé et un récit historique suggère que le coup fatal était si fort que des fragments de son casque se sont incrustés dans son crâne.
Ils seront également soumis à une analyse ADN. Les restes seront comparés à l'ADN de Joy Ibsen, une descendante de la 16e génération de Anne d'York, la sœur de Richard III. Mme Ibsen est morte il y a quatre ans, âgée de 82 ans.

Mise à jour du 04/02/2013:
Source:

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9.09.2012

L'écriture égyptienne sous balayage haute technologie...


Québec, Montréal, épigraphie:

Les égyptologue de l'université de Montréal sont entrain de développer de nouvelles techniques pour déchiffre et analyser les inscriptions antiques sur pierre.


Selon Jean Revez, professeur au département d'histoire et civilisation égyptiennes et président de l'AEPOA (L'association des études du Proche-Orient ancien) , relègue au passé stylos et papier qu'utilisent les épigraphes.

C'est donc à l'aide de ces nouvelles techniques développées par le Groupe de Recherche en Conception Assistée par Ordinateur (GRCAO), notamment un logiciel crée spécifiquement pour ce travail, que Jean Revez est allé étudier les inscriptions du temple de Karnak...


Plus d'informations:
  • Article du National Géographic (en anglais)
  • Plus de détail sur ces techniques de modélisation dans ces document PDF:
Ajouts:

06/11/2006:

A lire de Jezan Revez:

Découverte du centre politique et religieux de la civilisation Etrusque ?

Une équipe d'archéologues pense avoir découvert les ruines du centre politique et religieux de la civilisation Etrusque.


Ceux-ci vivaient, en cités-états, entre Rome Et Florence depuis le 8ème siècle avant JC jusqu'à environ 600 ans plus tard.

Leur lieu de rencontre sacré, le "Fanum Voltumnae" aurait retrouvé par des archéologues de l'université de Macerata, près de Orvieto, une centaine de kilomètres au Nord de Rome.

Selon Simonetta Stopponi, professeur d'Etruscologie à l'université pré-citée, les vestiges retrouvés seraient ceux d'un sanctuaire fait avec des matériaux utilisés par les Etrusques.


Sources:
  • Atrium (Article en italien / anglais)
Rajouts:
  • 06/11/2006 :
    International Herald Tribune: "Italian archaeologists believe they have discovered the main sanctuary of the Etruscans"
  • Antiquities and ancient art : "Discovery Said to be Important Hub of Etruscan Civilization"

A lire à propos de la civilisation Etrusque:

9.07.2012

Danemark: on en sait plus sur l'armée sacrifiée retrouvée dans une tourbière...

En juillet dernier je faisais part de la découverte d'une armée sacrifiée dans une tourbière... Les archéologues avaient trouvé les restes squelettiques d'une armée entière dans une ancienne fosse commune au Danemark.


Aujourd'hui, l'étude des os a apporté de nouveaux éléments tout en confirmant les informations, provenant de sources écrites, de massacres teutoniques.

Les archéologues ont passé tout l'été à étudier un petit échantillon de ce qui s'est avéré être un charnier contenant les restes de squelettes de plus de 1.000 guerriers tués au cours d'une bataille il y a 2000 ans.

«Nous avons trouvé beaucoup plus d'ossements humains que nous ne l'avions prévu», explique Ejvind Hertz, conservateur au Musée Skanderborg.

La découverte des nombreux os de l'âge du fer a attiré l'attention internationale, en partie pour le côté macabre, mais aussi parce que les os sont étonnamment bien conservés.
En outre, la découverte confirme la description d'une source romaine des pratiques guerrières atroces des Teutons.

Le site est situé dans les zones humides Alken Enge près du lac Mosso sur la péninsule du Jutland.


Les os révèlent des blessures par armes.

On pense, qu'il y a 2000 ans, les guerriers d'Alken ont été sacrifiés à certains dieux, qui ne nous sont pas très familiers aujourd'hui.

La tourbière, où ont été trouvés les os, n'en était pas une à l'époque: c'était plutôt un petit bassin du lac Mosso, créé par une langue de terre s'avançant dans le lac.
Les archéologues ont fouillé jusqu'ici une zone de 80-90 mètres carrés seulement, alors que le site s'étend sur une superficie de 3.600 mètres carrés...

Les fouilles dans les zones humides sont très coûteuses, car l'eau doit être pompée en permanence. En outre, les découvertes sont si densément concentrées qu'il faut beaucoup de temps pour passer à travers toutes les couches.
La zone qui a jusqu'ici été fouillée contient les fragments d'os de près de 240 hommes âgés de 13 à 45 ans.
Les os des hommes sont marqués par des armes de mêlée comme des épées et des haches.

La partie du bassin non encore fouillé dans le marais s'étend sur une vaste zone couvrant près de 40 hectares et est censé contenir les restes de plus de 1.000 guerriers.
Cette supposition est expliquée par Hertz: "Nous savons que les gens qui coupaient la tourbe ici au 19e et 20e siècle ont trouvé des fragments d'os. Nous avons également fait des fouilles exploratoires dans le bassin."

Les archéologues n'ont pas trouvé de squelettes complets, seulement des éléments squelettiques. Ils ont pu voir que la tourbière contenait de nombreuses personnes différentes, puisque les hommes n'ont, par exemple, qu'un seul fémur gauche.


Les guerriers morts ont été délaissés sur le champ de bataille.

L'armée dans la tourbière pourrait avoir été vaincue et tuée sur un champ de bataille situé loin des zones humides d'Alken.
D'après Hertz, si tel était le cas, il y a du avoir une énorme logistique pour transporter les os vers le lac.

Les chercheurs ne peuvent pas encore dire comment cela a pu se produire et où la bataille a eu lieu.

Nombre d'ossements proviennent d'armées qui sont venues de loin. Mais, le champ de bataille a très pu se trouver juste à côté du site sacrificiel.

Le sacrifice a cependant eu lieu longtemps après la bataille. "Les os ont été sacrifiés des mois ou même des années après que les guerriers aient été tués. Nous ne le saurons pas jusqu'à ce que les os soient soigneusement analysées", explique le conservateur.

Les fouilles ont mis au jour un objet très spécial: une hache avec un manche, ce qui est très rare. (Photo: Moesgård Museum and Aarhus University)

À ce stade préliminaire, nous pouvons voir que des os portent des traces de morsures, et des articulations ont été rongées. Donc, il ne fait aucun doute que des prédateurs ont été en contact avec les parties du corps.


Cette découverte confirme des histoires guerrières violentes.

Les marques de morsure des prédateurs indiquent que les guerriers, une fois morts, ont été laissés sur le champ de bataille, sans que personne ne les enterre ou même n'enlève les corps.

Cela confirme en partie une source romaine écrite parlant des pratiques de guerre des Européens du Nord au début de notre ère.
L'un des plus grands historiens de l'Empire romain, Tacite (56-120 après JC) décrit la suite de la célèbre défaite romaine qu'a été la bataille de la forêt de Teutoburg en l'an 9 après JC, dans ses Annales: "Au milieu de la plaine, les os reposaient soit étalés ou entassés, selon qu'ils avaient fui ou avaient résisté. Près des os reposaient des morceaux de lances et des membres de chevaux, et il y avait aussi des têtes humaines clouées aux arbres. Dans les bosquets des environs se tenaient des autels barbares où ils avaient sacrifié tribuns et centurions des premiers rangs".

D'autres sources confirment la victoire des Germains et le fait qu'ils ont tué tous les ennemis survivants, à l'exception de quelques-uns qui ont réussi à retourner chez eux et parler de leur défaite.

Les archéologues ne peut pas déterminer la nationalité des guerriers morts parce qu'ils n'ont retrouvé que très peu de morceaux d'armes dans la tombe. Parmi les nombreux fragments d'os, ils ont seulement trouvé quelques pointes de flèches, les restes d'un bouclier et une hache très bien conservée (photo ci-dessus).


Une source d'informations inestimable à propos de l'homme de l'âge du fer

Les os sont néanmoins précieux: «C'est la première fois que quelque chose comme cela a été découvert dans le nord de l'Europe», déclare Hertz.

Les conditions de conservation dans les zones humides d'Alken ont été optimales, c'est à dire que l'atmosphère a été exempte d'oxygène: "Les os sont entièrement frais. Certains ont l'ADN qui a été préservé, ce qui nous permettra d'obtenir un bon profil de ce à quoi ressemblait l'homme à l'âge du fer. Une analyse anthropologique des os va nous fournir une image de leur alimentation et de leur apparence physique."

Les chercheurs arrivent à la fin du projet de fouille. Dans les prochains mois, ils vont analyser les nombreux os avec des experts internationaux.

Le projet, intitulé "L'armée et les rituels d'après-guerre dans l'Age du Fer - guerriers sacrifiés dans la tourbière d'Alken Enge à Illerup Ådal" est une collaboration entre archéologues et géologues du Musée Skanderborg, du Musée Moesgård et de l'Université d'Aarhus.

Source:

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9.05.2012

Etats-Unis, Los Angeles: Le musée Getty restitue deux antiquités à la Grèce

Le ministre grec de la Culture Georges Voulgarakis a présenté à la presse une stèle funéraire gravée et un bas-relief votif archaïque.

Il s'agit de deux antiquités restituées par le Musée Getty de Los Angeles à la Grèce qui les réclamait depuis dix ans. 
La stèle funéraire, datée du IVè siècle avant JC, est le produit de fouilles sauvages menées dans les années 1990 au nord d'Athènes. 
Le bas-relief votif de la fin du Vè siècle avant JC a été volé au début du XXe siècle dans un entrepôt de l'Ecole française d'archéologie à Thassos (nord-est de la mer Egée).

Athènes réclame au musée deux autres oeuvres, une couronne funéraire hellénistique en or et un torse en marbre de Koré (jeune femme). Les deux parties doivent discuter prochainement de ce dossier à Athènes.