11.12.2012

Découverte d'une enceinte préhistorique dans les Cornouailles

Dans les Cornouailles, les archéologues ont découvert les restes fragmentaires d'une enceinte préhistorique construite il y a environ 5500 ans.

 Vue aérienne du site. Image Cornwall Council

Une découverte importante

Les premières études du site, à Truro, ont été réalisées en 2009.
Les résultats préliminaires des fouilles, menées par le Cornwall Council’s Historic Environment Service, suggèrent que l'extrémité orientale du site pourrait être un henge ou une enceinte fossoyée datant de la période du néolithique ancien (vers 3800 à 3600 avant JC).

"Une enceinte fossoyée était une grande zone circulaire ou ovale entourée d'un grand talus et d'un fossé", a déclaré Dan Ratcliffe du Service du Council’s Historic Environment Service, "ces sites datent du début du Néolithique, une période qui a également vu l'introduction de l'agriculture en Grande-Bretagne, la domestication des animaux, la fabrication de la poterie, ainsi que la première apparition de grandes constructions collectives et l'utilisation de monuments cérémoniels. La construction du site ainsi que les activités à l'intérieur et autour de celui-ci ont probablement servi à rapprocher les communautés."


Comprendre les enceintes fossoyées.

Des recherches récentes dans les îles britanniques indiquent que les enceintes fossoyées ont été construites dans un laps de temps relativement court.
Le concept semble avoir son origine dans l'Europe continentale puis se serait propagé rapidement à travers la France, l'Allemagne, la Scandinavie et le Royaume-Uni.

En utilisant les dernières techniques de datation ainsi que l'analyse statistique des résultats de Carbone 14, il a été démontré que les enceintes fossoyées en Irlande sont apparues plus tôt que celles du Kent ou de l'Essex.

Environ 80 sites présentant des signes d'enceintes fossoyées sont connus dans le sud de la Grande-Bretagne.

Le site de Truro, s'il s'agit d'une enceinte fossoyée, est le premier à être découvert au sud-ouest de la frontière entre le Dorset et le Devon.


Cataloguer les découvertes

Maintenant, l'équipe va recenser leurs découvertes, étudier des échantillons et se préparer à rédiger un rapport sur leur travail, mais surtout, ils vont soigneusement ré-enterrer le site partiellement fouillé afin de le préserver pour les générations futures.

Les chercheurs ont découvert de grands tessons de poterie du Néolithique tardif de type "Grooved Ware"  (un type de poterie qui s'est d'abord produit dans les Orcades à l'extrémité opposée du Royaume-Uni) et un disque d'ardoise inhabituel qui est gravé sur les deux faces (photo ci-dessous).
Un côté a un damier distinctif tandis que l'autre a des losanges et des pointes de flèche en décoration.
Il est évident que cet artefact a été délibérément placé dans une fosse, mais il est trop tôt pour poser une théorie sur sa fonction.

Souvent, mais pas toujours, les poteries Grooved Ware se trouvent dans des emplacements cérémoniels et rituels, agissant peut-être comme un réceptacle pour des boissons fermentées.
Leur taille varie de tasses à boire à de grands pots.

Une découverte très inhabituelle: un disque d'ardoise décoré des deux côtés et datant probablement du Néolithique tardif. Image : Cornwall Council


Préserver pour les recherches futures.

 «Bien qu'il soit important de saisir cette occasion pour en apprendre davantage sur nos découvertes actuelles, la meilleure chose à faire pour le site est de le préserver pour les futures générations d'archéologues qui auront de meilleures technologies pour analyser le site», a déclaré Dan Ratcliffe, "l'analyse scientifique des données récupérées lors des fouilles devrait prendre quelques années...".


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11.09.2012

Une salle royale anglo-saxonne oubliée par Beowulf

Même le célèbre poème Beowulf n'en fait pas mention... et pourtant, une équipe de fouilles de l'Université de Reading a découvert la première Grande Salle anglo-saxonne, depuis plus de 30 ans, dans le village de Lyminge dans le Kent au sud de l'Angleterre.

Le site rejoint ainsi une petite poignée de ces grandes structures qui peuvent être fouillées dans leur intégralité.

Vue aérienne de la salle des festivités Anglo-Saxonne mise au jour à Lyminge, Kent. Image: University of Reading

Suffisamment grande pour accueillir jusqu'à 60 personnes et faisant partie d'un complexe de plusieurs bâtiments, la salle aurait été utilisée comme lieu d'assemblée royale en présence du roi et de son entourage armé.

Des fouilles antérieures ont révélé les vestiges d'un monastère anglo-saxon du 7ème au 9ème siècle. Il se situait à quelques pas au-dessous du "village".

La Grande Salle découverte en 2012 a été interprétée comme étant un précurseur royal du monastère.


Une découverte surprenante 

Les précédents relevés géophysiques n'avaient révélé aucune trace de la salle et sa découverte était totalement imprévue.

Le Dr Gabor Thomas, du Département d'archéologie de l'Université de Reading, a déclaré: "Cette salle est remarquablement bien conservée. Avec un plan au sol de plus de 160m², elle est comparable en ampleur et en importance à certaines des plus grandes salles saxonnes en bois préalablement découvertes en Angleterre".

Des sites comme Yeavering dans le Northumberland et Cowdery’s Down dans le Hampshire sont probablement le meilleur parallèle avec la salle découverte ici, dans le Kent.

Celle-ci offre un aperçu extrêmement rare d'un type d'hébergement royal non mentionné dans le poème anglo-saxon Beowulf.

De telles structures ne sont manifestement pas des «maisons». Elles étaient des édifices prestigieux utilisés à des moments précis et dans un but précis; telles que des rencontres périodiques impliquant des fêtes et des cadeaux qui renforçaient les liens sociaux entre le roi et ses fidèles serviteurs.


Des guerriers d'élite.

Les objets récupérés sur les fondations de la salle apportent la preuve définitive du statut élevé des activités; La plupart étant des fragments de récipients luxueux en verre et un support de harnais d'un type déjà trouvé dans des tombes appartenant à des guerriers de l'élite anglo-saxons.

Le support de harnais complètement nettoyé. Image: Dana Goodburn-Brown

Les anciens artéfacts saxons de haut rang se trouvant sur le site soutiennent le point de vue d'une culture pré-chrétienne en cette période qui était fondée sur une société de guerriers, de chevaux et de riches décorations.

Des supports de harnais similaires ont été trouvés dans le Derbyshire et une monture dorée presque complète a été trouvée dans le Cambridgeshire.

D'après le Dr Thomas: "Presque toutes les informations archéologiques mettant en lumière la conversion au christianisme du Kent proviennent  des découvertes des cimetières. Le site de Lyminge est le premier à fournir une image détaillée de la vie dans un centre aristocratique anglo-saxon dans le Kent à l'apogée de la puissance politique du royaume vers la fin du 6ème siècle."


Plus de fouilles à venir...

D'autres fouilles seront réalisées au cours des étés 2013 et 2014; cela permettra à ce passionnant projet archéologique de se poursuivre afin de mieux comprendre comment le christianisme a modifié la vie quotidienne dans l'Angleterre anglo-saxonne.

Selon le Dr Thomas: "sur ce site, nous avons un aperçus de ce qui s'est passé par la suite. Nous avons l'église et l'établissement monastique qui se sont construits autour de la salle. C'est l'un des seuls domaines où vous avez la transition complète du paganisme au christianisme."


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11.07.2012

Une construction minoenne vieille de 3500 ans découverte en Crète


Une rencontre fortuite en 1982 entre un archéologue grec, Yannis Sakellarakis, et un berger de Crète avait mené à une découverte archéologique de grande importance: Zominthos, un site de l'ère minoenne dans la plaine du même nom, à 1187 mètres au-dessus de la mer.

Palais de Zominthos, vue du nord ouest (mur Extérieur de l'atelier de céramique)


Le site se trouve aux pieds de la plus haute montagne de Crète, le Mont Psiloritis, à huit kilomètres du village d'Anogia. Il longe la route qui conduit de Knossos à Ideon Andron, la grotte où Zeus est né selon la mythologie grecque.

Le berger avait invité l'archéologue, qui travaillait à un chantier de fouilles à proximité, à visiter la zone de Zominthos.
Lorsqu'il fut arrivé sur les lieux, Sakellarakis s'était rendu compte qu'il était en face d'un site de l'ère minoenne caché derrière une épaisse végétation.

Un an plus tard, à l'été 1983, Sakellaris, avec son collègue et partenaire Efi Sapouna Sakellaraki, avait commencé des fouilles qui dureront jusqu'en 1990. Ils les reprendront en 2004 et, à ce jour, elles sont toujours en d'actualité.


Au cours des dernières années, les restes d'un édifice impressionnant et luxueux vieux de 3.500 ans a vu le jour.

Le bâtiment dispose de deux ou trois étages et de quelques 80 chambres, dont des ateliers et des salles de stockage sur une surface de 1360 mètres carrés et il est en excellent état.

Il s'agit du premier site minoen montagnard construit dans la même période que le palais de Knossos. Et, c'est la plus grande résidence d'été trouvée jusqu'à présent de l'époque minoenne.

La structure de l'édifice montre que ce n'était pas une maison saisonnière pour les bergers, mais une résidence de luxe pour les dirigeants locaux.

Le bâtiment était un grand centre administratif et a été construit avec de grandes pierres allongées tandis que les murs avaient été peints de couleurs différentes comme le montrent les vestiges de l'édifice.

Une des chambres du bâtiment


Les experts pensent que le palais a été détruit par un violent tremblement de terre.

Les recherches ont montré jusqu'ici que trois périodes se dégagent des vestiges du palais de Zominthos.
La première période est celle de sa construction en 1900 avant JC. La seconde autour de 1600 avant JC est l'apogée de sa prospérité, lorsqu'il a probablement été détruit par un tremblement de terre
La troisième période se situe vers 1400 avant JC quand un autre bâtiment a été construit à proximité.

Les découvertes archéologiques à Zominthos sont multiples: plusieurs sceaux ornés de scorpions ou d'oiseaux et des objets décoratifs en cuivre et en ivoire.

Deux statues de cuivre ont également été trouvées, "parmi les plus belles de la période la plus prospère minoenne", a rapporté Sakellaraki. Il pense qu'elles indique que l'emplacement était également un lieu de culte.
Les fouilles ont aussi mis au jour un cylindre métallique avec des serpents qui aurait pu être le sceptre d'un prêtre.

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11.05.2012

Un tsunami à Genève il y a 1500 ans !

D'après une récente étude, une vague meurtrière a atteint la Genève médiévale. Et cela pourrait se reproduire...

Le château de Chillon, du Xème siècle environ, sur le lac de Genève. Photographie: ADS/Alamy

Il y a près de 1500 ans, un inondation massive à Genève aurait tout emporté sur son passage: moulins, maisons, bétail et même des églises entières.

Un groupe de chercheurs suisses pense aujourd'hui avoir trouvé la raison probable: une vague meurtrière, en forme de tsunami (techniquement définie comme une vague sismique dans l'océan)... La menace, ajoutent-ils, serait encore d'actualité.

Stimulée par un gigantesque glissement de terrain, le "tsunami" de la cité médiévale du lac Léman a submergé la ville, qui était alors un carrefour commercial.

Loin de tout océan, la vague massive a probablement été générée par un énorme glissement de terrain dans le Rhône, qui a pris de l'ampleur en traversant le lac Léman.

L'équipe a analysé un important dépôt de sédiments au fond de la zone orientale du lac. Elle a pu déterminer que l'ensemble se trouvait, à un moment donné, au-dessus du lac et qu'il avait glissé en une seule fois dans le Rhône, près de là où le fleuve se jette dans l'extrémité orientale de Lac Léman.

Cet effondrement soudain aurait créé un tsunami qui aurait parcouru les 580 kilomètres carrés du lac en direction de Genève, à l'extrémité ouest du lac.
Les chercheurs estiment que la vague devait faire entre 3 et 8 mètres de hauteur, en fonction de la rapidité avec laquelle s'est produit l'éboulement, fait qu'ils sont incapables de mesurer.



Genève dans le collimateur.

Les chercheurs mettent en garde contre ce tsunami alpin: il n'est pas qu'un fait du passé.
Un événement semblable sur les bords du lac de Genève pourrait influer sur les villes modernes suisses de Lausanne, Nyon et Thonon-les-Bains ; mais Genève est peut-être la plus menacée.
La ville est le foyer de grandes organisations financières et internationales, avec près de 200.000 personnes, dont beaucoup vivent dans des zones de basse altitude près du lac.
De plus, le lac se rétrécit à l'approche de Genève, en créant un effet d'entonnoir, ce qui amplifierait toute vague.
Pour l'instant, il y a peu d'indications de l'imminence d'un autre tsunami à Genève, d'après les chercheurs.

Cette nouvelle étude a trouvé des preuves de plusieurs grands événements d'inondation à Genève depuis que le dernier glacier s'est retiré du site de la ville.
"Si cela s'est produit cinq à six fois depuis la dernière glaciation, il y a des raisons de croire que cela pourrait se reproduire à l'avenir", a déclaré le géologue Guy Simpson, de l'Université de Genève, qui a participé à l'étude, "une vague de trois mètres qui frapperait Genève aurait des conséquences désastreuses."

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10.31.2012

Un sol en stuc brûlé serait lié à un évènement astronomique remontant à 1350 ans


Au cours des fouilles à Panhu, une zone archéologique qui va bientôt ouvrir ses portes au public dans la municipalité de Tecozautla, les archéologues ont trouvé un sol en stuc brûlé.

Les archéologues de l'INAH nt trouvé un plancher en stuc brûlé, preuve de pratiques liées à un événement astronomique qui s'est passé il y a environ 1350 ans. Photo: DMC INAH M. Tapia.


Ce serait la preuve que sa pyramide principale a été désacralisée il y a environ 1350 ans. 
Cela coïncide avec un événement astronomique qui a été perçu, par les habitants, comme un cataclysme.

L'archéologue Fernando Lopez Aguilar, directeur du projet de recherche du site lancé par l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), a expliqué qu'il y avait eu une éclipse solaire au lever du soleil le 3 Août de l'année 650 de notre ère: "Pour ces sociétés anciennes, l'éclipse devait représenter une catastrophe, ce qui explique pourquoi ils ont fait des sacrifices afin de «garder l'étoile vivante», car ils croyaient le soleil noir ou le soleil de l'enfer allait s'imposer sur leur soleil donneur de vie".

Cet événement aurait généré un abandon progressif de Teotihuacan et aurait également eu des répercussions sur Panhu, un site Otomi, a expliqué le chercheur.

Ce phénomène, d'après Lopez Aguilar, a été interprété comme un signe menant à la fin du cycle.
Aussi, à Panhu ils ont décidé de désacraliser la principale pyramide, au nord du plateau où se trouve le site. Ils ont offert ensuite ses décombres au dieu tutélaire.
Ce dieu était probablement le Dieu du feu, également connu sous le nom de Xiuhtecuhtli ou Otontecuhtlu pour le peuple Otomi.


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10.29.2012

La plus ancienne tombe Maya découverte au Guatemala


Des archéologues ont annoncé avoir découvert le tombeau d'un très ancien roi Maya.
Les experts pensent que cette découverte, faite sur le site du temple de Tak'alik Ab'aj au Guatemala, pourrait aider à faire la lumière sur les premières années de formation de la culture Maya.


L'archéologue gouvernemental Miguel Orrego a dit que les analyses au radio-carbonne ont montré que le tombeau a été construit entre 700 et 400 avant JC, soit plusieurs centaines d'années avant que la culture Maya n'atteigne son apogée.

Il s'agit de la plus ancienne tombe trouvée jusqu'à présent à Tak'alik Ab'aj, un site dans le sud du Guatemala qui remonte à environ 2200 ans.

Orrego a rapporté qu'un collier représentant une forme humaine à tête de vautour a permis d'identifier l'occupant de la tombe comme un «ajaw», c'est-à-dire un seigneur: "Ce symbole donne une plus grande importance à cette sépulture. Ce glyphe concerne l'un des premiers dirigeants de Tak'alik Ab'aj."

Les ossements n'ont pas été retrouvés lors de la fouille de la tombe en septembre, probablement parce qu'ils avaient pourri.


De l'influence de la culture Olmèque.

D'après les experts, la richesse des articles de jade dans le tombeau pourrait fournir des indices sur leur production et la structure des échanges.

Susan Gillespie, archéologue à l'Université de Floride qui n'a pas participé aux fouilles, a déclaré que d'anciens tombeaux de seigneurs ont aussi été découverts sur le site maya de Copan au Honduras, ainsi que dans le sud du Mexique, où la culture olmèque, qui a précédé les Mayas, a prospéré.

Les influences olmèques sont également présentes dans la zone autour de Tak'alik Ab'aj, indiquant des liens possibles.

Une pièce de jade découverte dans la tombe.

Selon Gillespie, la proximité d'un centre de production de jadéite, près de la découverte du tombeau, pourrait apporter un nouvel éclairage sur les anciennes techniques et sur le commerce des pierres de jade, auxquelles les Mayas attribuaient des propriétés sacrées.

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10.26.2012

La structure d'un temple babylonien découverte dans le sud de l'Irak

Un groupe d'archéologues irakiens a récemment mis au jour des artéfacts et une structure de temple Babylonien datant de la période médio-Babylonienne (entre 1532 avant JC à 1000 avant JC) sur un site archéologique dans la province de Nassiriya.


Le site, de 500 mètres carrés, se trouve sur le plateau d'Abou Rabab à 150 km à l'est de la ville de Nassiriya.

Il fait partie du projet "Jardins d'Eden" du gouvernement irakien afin de promouvoir le tourisme dans la province ces prochaines années.

"Il y a beaucoup de sites archéologiques dans cette région, y compris d'anciens plateaux archéologiques qui ont été fouillés dans le cadre du "projet marais": le site archéologique d'Abou Rabab, Abu al-Dhahb, Abu Massaed, et d'autres plateaux archéologique. Actuellement, nous travaillons sur quatre plateaux archéologiques qui se trouvent près de la province et à proximité des marais. Le travail est fait dans cette zone car [...] l'eau ne coule pas sur les hauts plateaux archéologiques", a déclaré Iyad Mahmoud, archéologue et directeur de l'équipe archéologique.


Certains objets et reliques de valeurs ont été découverts au cours des fouilles du site.

"Nous avons mis au jour deux bâtiments, les éléments de construction pourraient être ceux d'un temple babylonien. Des pots, des tablettes d'argile, des cachets plats et cylindriques ont également été découverts à proximité du site", a ajouté Mahmoud.

Mahmoud a souligné que le soutien financier était le principal obstacle entravant les fouilles de Nassiriya: "le principal problème que nous avons sont les allocations financières du ministère des Finances et du ministère de la planification. La deuxième raison est que le gouvernement ne donne pas assez d'attention aux reliques. Or le site demande un énorme investissement financier".


Ces dernières années, le gouvernement irakien a lentement rassemblé les parties perdues de l'histoire de l'Irak. 

Des milliers de reliques inestimables ont été volées dans les musées irakiens et les sites archéologiques dans le chaos qui a suivi l'invasion américaine. Quelque 15.000 objets auraient été pillés au Musée national irakien et des milliers d'autres sur des sites archéologiques depuis le début de la guerre de 2003.

En septembre 2011 Les fonctionnaires ont annoncé la reprise de la statue sans tête d'un roi sumérien et de plus de 500 autres pièces.

Deux semaines plus tard, le Musée National retrouvait 600 articles manquants cachés dans un magasin du bureau du Premier ministre.

En Décembre 2008, les autorités irakiennes ont saisi 228 artéfacts que les contrebandiers prévoyaient de faire sortir du pays.


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10.23.2012

Une ancienne tombe découverte sur le site du Stonehenge suédois


Une tombe de 5500 ans, appartenant probablement à un chef de l'âge de pierre a été mis au jour près d'un monument mégalithique en forme de bateau appelé Ale Stenar (les mégalithes d'Ale).


Le tombeau, situé en Suède, a probablement été dépouillé de ses pierres afin de construire, non loin, le monument en forme de bateau viking.

"Nous avons trouvé des traces - pour la plupart des empreintes - de grosses pierres", a déclaré l'archéologue Bengst Söderberg de l'Office national suédois du patrimoine, "aussi, ma conviction est que, certaines des pierres au moins, sont actuellement dressées dans le mégalithe."

Perché sur une falaise en bord de mer, près du village de Kåseberga, se trouve les Mégalites d'Ale, également appelé Pierres d'Ale. Il est composé de 59 énormes blocs de pierres disposés sur 67 mètres représentant le contour d'un navire.
La plupart des chercheurs pensent que la structure en navire, vieille de 1400 ans, est un monument funéraire construit vers la fin de l'âge du fer de la Suède.

La légende locale veut que le roi mythique Ale repose sous le site. Les mégalithes d'Ale, dont certains pèsent jusqu'à 1800 kg, ont été découpés proprement et ont des marques similaires à celles trouvées sur des sites de l'âge de pierre.
Les chercheurs se sont donc demandés si les pierres n'avaient pas été volées dans un monument encore plus ancien, explique Söderberg.

En 2006, les archéologues ont utilisé des capteurs magnétiques et des radars pour cartographier le sous-sol du terrain. C'est ainsi qu'ils ont trouvé une plus grande structure circulaire, d'environ 165m de diamètre, avec un rectangle de 8m par 20m en son centre.

La semaine dernière, l'équipe a finalement creusé une petite tranchée par le centre du cercle et découvert des empreintes de rochers géants qui avaient été enlevés il y a longtemps.

Les Mégalithes d'Ale (Ales Stenar)
 
Bien que l'équipe n'a pas trouvé de squelette, les empreintes suggèrent que le site était une chambre funéraire du Néolithique, un dolmen, avec plusieurs pierres dressées et un rocher horizontal sur le dessus, dans lequel un corps aurait été placé.
"Toutes les pierres ont été enlevées. Et je dirais que, très probablement, elles qui sont debout à 40 mètres du dolmen où se situe la structure en forme de bateau," a déclaré Söderberg.

En se basant sur la disposition, le dolmen pourrait être vieux de presque 5.500 ans, peut-être plus ancien même que Stonehenge.

La grande chambre funéraire a probablement appartenu à un chef local ou le chef d'un clan pendant l'ère néolithique.
Comme il y avait très peu d’éléments concernant l'anneau externe, les chercheurs ne sont pas encore sûr de ce qui avait été utilisé et si cela était aussi ancien que le dolmen.

Des milliers de sites de dolmens sont disséminés dans toute la Scandinavie, bien que les civilisations arrivées plus tardivement aient volé beaucoup de pierres pour construire des églises et d'autres structures.

Les monuments rupestres géants suggèrent que même nos ancêtres de l'âge de pierre avaient un sens de la postérité et de la permanence, a déclaré Magnus Andersson, de l'Office national suédois du patrimoine.

La nouvelle tombe montre aussi que cet endroit particulier, avec ses falaises spectaculaires surplombant la mer Baltique, a inspiré les gens dans différentes périodes temporelles.


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10.18.2012

Un grand site de la culture Wadi Rabah découvert en Galilée

200 perles en couleur dans un bol ainsi que des images d'autruches gravées sur une pierre plate aux côtés de figurines d'animaux ont été découvertes au parc national Ein Zippori, en Basse Galilée.


Avant l'élargissement d'une autoroute, de vastes fouilles archéologiques ont été menées par l'Autorité des Antiquités d'Israel.

C'est ainsi qu'une variété impressionnante d'objets préhistoriques a été découverte.
Ces restes d'occupations préhistoriques vont de la période pré-néolithique (environ 10.000 ans) à l'Age du Bronze Ancien (vers 5.000 ans).


Le plus grand site de la culture Wadi Rabah.

Le site, qui s'étend sur 200 000 mètres carrés, est peut-être le plus grand dans le pays où l'on retrouve des restes de la culture Wadi Rabah.
Cette culture est nommée d'après le site où elle a été découverte (dans la région de Rosh Ha-Ayin). Elle est commune en Israël à partir de la fin du sixième millénaire et le début du cinquième millénaire avant JC.

Selon les Drs Ianir Milevski et Nimrod Getzov, les directeurs des fouilles pour le compte de l'Autorité des Antiquités d'Israël: "La présence de vestiges de la culture Wadi Rabah dans la plupart de nos zones d'excavation et dans les études qui ont été effectuées ailleurs sur le site montre qu'Ein Zippori est un site énorme. Il s'avère que cet ancien site est l'un des plus importants, sinon le plus important, dans le pays où il y a des vestiges de cette culture."

Une multitude d'objets ont été découverts lors des fouilles, comme des poteries, des outils en silex, des récipients de basalte et des objets d'art de grande importance.


Des preuves d'une économie agricole et d'un réseau commercial.

Milevski et Getzov ont ajouté que les, "poteries portant des caractéristiques de la culture Wadi Rabah, comme des décors peints et gravés et des récipients peints en rouge et noir, ont été exposés. Parmi les outils en silex qui ont été découverts, il y a des lames de faucilles qui étaient utilisées pour la récolte du grain, ce qui indique l'existence d'une économie agricole".

De nombreux objets sont faits à partir de matériaux qui ne sont pas indigènes à la région, ce qui révèle un réseau commercial qui s'étendait sur des milliers de kilomètres. Ainsi, de fines lames tranchantes en obsidienne, une pierre volcanique, ne proviennent pas d'Israël, et la source la plus proche se trouve en Turquie.

Parmi les découvertes intéressantes figure un groupe de petits bols en pierres qui ont été réalisés avec une finesse incroyable.
L'un d'eux a été découvert, contenant plus de 200 perles de pierre noire, blanche et rouge.

D'autres objets sont aussi significatifs comme des figurines d'argile d'animaux (moutons, porcs et bovins) qui illustrent l'importance de l'élevage dans ces cultures.

Enfin, des cachets ou talismans en pierre portant des motifs géométriques ont été mis au jour ainsi que des pierres plates décorées avec des outils en os incisés. L'une d'elles montre deux autruches (photo ci-dessous).

 Autruches gravées...

Selon les chercheurs, ces objets représentent le monde des croyances religieuses et sont un lien qui relie Ein Zippori avec les cultures de ces mêmes périodes en Syrie et en Mésopotamie.

Milevski et Getzov ont conclu: «L'arrivée de ces objets sur le site d'Ein Zippori montre qu'une couche sociale s'était déjà développée et comprenait une élite qui utilisait des articles de luxe importés de pays lointains».


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10.16.2012

Des chercheurs trouvent l'endroit exact où Jules César a été poignardé


C'est une structure en béton de trois mètres de large et de plus de deux mètres de haut qui a donné la clé aux scientifiques... Elle a été placée sur ordre d'Auguste (fils adoptif et successeur de Jules César) afin de condamner l'assassinat de son père.

Le complexe monumental de Torre Argentina (Rome), où Jules César a été poignardé.
 
Cette constatation confirme que le général a été poignardé à droite au bas de la Curie de Pompée, alors qu'il présidait, assis sur une chaise, lors d'une réunion du Sénat.

À l'heure actuelle, les restes de cet édifice sont situés dans la zone archéologique de Torre Argentina, en plein centre historique de la capitale romaine.

Antonio Monterroso, chercheur du CSIC (Conseil National de Recherche Espagnol) à l'Institut d'Histoire du Centre des Sciences Humaines et Sociales (ESCC-CSIC), a déclaré: "Nous avons toujours su que Jules César avait été tué dans la curie de Pompée le 15 Mars 44 avant JC, car c'est ce que transmettent les textes classiques. Mais jusqu'à présent, aucune preuve matérielle de ce fait, si souvent représenté dans la peinture historiciste et le cinéma, n'avait été récupérée".

Les sources classiques se référent à la fermeture (des années après l'assassinat) de La Curie, un endroit qui allait devenir une chapelle commémorative.

Le chercheur du CSIC explique: "Nous connaissons avec certitude que l'endroit où Jules César a présidé cette session du Sénat, et où il est tombé poignardé, était fermé par une structure rectangulaire organisée autour de quatre murs délimitant un emplacement rempli de béton romain. Cependant, nous ne savons pas si cette fermeture a impliqué que tout le bâtiment a cessé d'être totalement accessible".


Les lieux de l'assassinat de César.

Dans Torre Argentina, en plus de la Curie de Pompée, les chercheurs ont commencé à étudier les restes du portique aux cent colonnes (Hecatostylon).

L'objectif est d'identifier quels sont les liens que l'on peut établir entre l'archéologie, l'histoire de l'art et le cinéma dans ces espaces de la mort de Jules César.

Monterroso ajoute: "Nous cherchons également à mieux comprendre cet espace fermé, endroit lugubre d'après les textes classiques".

Les deux bâtiments font partie d'un ensemble monumental (environ 54.000 mètres carrés) que Pompée le Grand, un des plus grands militaires dans l'histoire de Rome, fit construire dans la capitale pour célébrer ses succès militaires de l'Est vers l'an 55 av.

Monterroso dit aussi: "Il est très intéressant, dans un sens civique et citoyen, que des milliers de gens aujourd'hui prennent le bus et le tram juste à côté de l'endroit où Jules César a été poignardé il y a 2056 années, ou même qu'ils se rendent au théâtre, puisque le principal théâtre de la capitale est le théâtre Argentina, qui est également proche".

Le projet, d'une durée de trois ans, repose sur l'approbation et la coopération du Sovraintendenza ai Beni Culturali du Conseil municipal de Rome, sur le soutien financier du Plan National 2008-2011 du Ministère Espagnol de l'Economie et de la compétitivité, et sur le support de l'École de la CSIC Ecole Espagnole d'Histoire et d'Archéologie à Rome.


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10.15.2012

Une ancienne ville du delta du Nil dévoile ses secrets


Des archéologues sont entrain de mettre à jour une ancienne capitale Ptolémaïque monumentale en Egypte, où le commerce fleurissait il y a 2000 ans.




Vue des restes à Tél Timai. photo: Robert Littman et Jay Silverstein

Une équipe d'archéologues et d'étudiants sont entrain de fouiller un site dans la région du delta du Nil en Égypte où, en plein désert, des ruines témoignent encore d'une importante ville portuaire qui a prospéré au 2e et 1er siècle avant J.-C.

Près de la ville actuelle d'El-Mansoura, des ruines visibles marquent l'endroit de ce qui reste de la ville de Thmuis, une ancienne ville portuaire et capitale des Ptolémées.
C'est à cet endroit qu'une équipe d'archéologues et d'étudiants dirigés par le professeur Robert J. Littman de l'Université d'Hawaii et le Dr Mohamed Kenawi du Centre des Etudes Hellénistiques d'Alexandrie, sont entrain de déterrer des éléments architecturaux et des artéfacts dans différentes zones: un secteur de «sauvetage» au Nord; une zone identifiée comme le Forum Est de l'acropole de la ville, et, à partir de Décembre 2012, un probable temple ptolémaïque.

"Peu de fouilles ont été faites à Tell El-Timai (Thmuis)", rapporte Littman, "mais du matériel significatif a été découvert, ce qui indique le potentiel du site. C'est l'un des rares endroits dans la région du Delta où des papyri ont été trouvés. A la fin du 19ème siècle, Edouard Naville a découvert ce qu'il considérait comme une bibliothèque dans une maison romaine. Malheureusement, il n'a pas indiqué sa localisation. Il a tenté, sans succès, de conserver et transporter les papyri. Malheureusement, seuls quelques-uns ont survécu: ce sont des données administratives. Un certain nombre de statues de marbre et de petits bronzes, et de magnifiques sols en mosaïque hellénistique et romaine, aujourd'hui au Musée égyptien du Caire, et au Musée gréco-romain d'Alexandrie, témoignent de la richesse et de l'importance de la ville."


Le nom de Thmuis était référencé dans les Histoires d'Hérodote.

Après avoir visité l'Egypte au milieu du 5ème siècle avant JC, il a énuméré les nomes (circonscriptions administratives de l'Ancienne Égypte) d'où venait la classe militaire.
Mendes (l'ancienne grande ville voisine qui fut d'abord la capitale) et Thmuis sont mentionnées, ce qui indique que les deux villes ont prospéré de façon indépendante à cette époque.

Les fouilles archéologiques à Mendes suggèrent qu'au 4ème et 3ème siècle avant JC, la population avait considérablement diminué. Ce mouvement s'est accompagné d'une hausse de l'importance de Thmuis, qui florissait au cours de la période ptolémaïque (4ème au 1er siècle avant JC) et devint la capitale du nome Mendésien.

"Thmuis est à environ un demi-kilomètre au sud de Tell el Rub'a, le site de l'ancienne ville de Mendes", rapporte Littma, "Mendes était la ville dominante dans le delta pendant la majeure partie de l'histoire de l'Egypte, de la fin du quatrième millénaire jusqu'au IVe siècle avant J.-C., en partie parce qu'il était un port important. Apparemment, le cours du Nil s'est décalé pendant le cinquième et quatrième siècle, et Mendes, ayant perdu sa base économique en tant que port, a été progressivement abandonnée pour Thmuis, où le cours de la rivière avait déménagé, et où un port a été construit."


La ville elle-même est mentionné au cours de la période de la Guerre des Juifs (66-70 après J.-C.).

Le livre "La guerre des Juifs" de Flavius Josèphe (édité vers 75/80 après JC) raconte que le futur empereur Titus naviguait avec son armée près d'Alexandrie par le Nil le long du nome Mendésien. il débarqua son armée à Thmuis pour lancer une marche sur Jérusalem. Cela indique un port important à cet endroit.

Au 2ème siècle après JC, nous retrouvons Thmuis comme capitale des nomes Mendésiens, à une époque où le parfum Mendésien faisait rage dans le monde antique, selon Pline (Histoire naturelle).
Au quatrième siècle, elle était devenue l'une des villes les plus importantes d'Egypte.
La ville était encore importante lorsque les Arabes envahirent l'Egypte en 641. Elle a probablement été abandonnée au 10ème siècle après JC, suite à une révolte locale.


Fouilles et découvertes actuelles.

Les travaux d'exploration et de fouilles de la ville par l'expédition de l'Université d'Hawaii ont commencé en 2007.

Dans la partie nord de l'ancienne ville, l'équipe travaille en collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités pour mener des opérations de sauvetage dans une zone, correspondant au 1er siècle avant JC. C'est un secteur qui avait été fouillé dans les années 1920 et où sont prévues de futures constructions modernes.
Les archéologues ont déterminé qu'un événement destructeur, datant du début du 2ème siècle avant JC a été suivi d'une mise à niveau et d'une reconstruction dans la zone.

Des céramiques et des pièces, dont une petite cachette sous un plancher avec des céramiques in situ, suggèrent que l'événement destructeur s'est produit sous le règne de Ptolémée V et qu'il pourrait être associé à la grande rébellion relatée dans la Pierre de Rosette et dans beaucoup d'autres documents.
Les preuves incluent des restes humains avec des signes de traumatisme, des pierres à balistes, des brûlures et une réutilisation radicale et planifiée de la zone immédiatement après la destruction.
Dans une pile de déchets, la tête d'une figurine de Ptolémée V a été retrouvée. Une statue brisée d'Arsinoé II, déifiée en tant qu'Isis, a aussi été récupérée lors du sauvetage archéologique.

D'autres découvertes au nord comprennent un possible sanctuaire avec une lampe d'Isis et un vaste complexe de fours datant d'avant l'arrivée d'Alexandre le Grand.
Le complexe s'est évidemment arrêté après l'événement destructeur et un corps a été retrouvé dans le remplissage d'un four tronqué et nivelé.


L'atelier d'un four hellénistique. photo Robert Littman et Jay Silverstein.

Dans la partie centrale du Forum Est, des fouilles récentes ont commencé à explorer une vaste architecture bien préservée en briques crues de ce qui semble être des bâtiments publics.
Une fosse d'offrande dans un bâtiment a fourni un nombre impressionnant d'objets, dont un ensemble de figurines d'acrobates sub-sahariens, des céramiques miniatures, des charmes votifs en plomb, et une statue en céramique du dieu Bès.
Cet assemblage a été trouvé près d'un grand piédestal de granit rouge d'une statue et les premiers artéfacts datent de l'ancienne époque romaine.

Avec le soutien du National Geographic Society, un projet sur un secteur supplémentaire débutera en Décembre 2012 avec l'objectif d'explorer la zone de la partie sud de Tell Timai, où des éléments architecturaux monumentaux ont été dragués dans un canal. Ces éléments inclus des colonnes et des parties d'une frise murale.
Une pierre dans un champ adjacent porte une inscription à peine visible qui semble être un cartouche portant le nom de Ptolémée II ou III.
Cette structure pourrait être un temple érigé par Ptolémée II pour sa reine Arsinoé.
Les travaux prévus en Décembre 2012 comprennent une étude géophysique et des sondages archéologiques.

Source:

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10.11.2012

Découverte de dessins gravés sur les pierres de Stonehenge

 MAJ 06/06/14
Une étude détaillée au scanner laser de l'ensemble du monument a permis la découverte de 72 gravures de l'âge de bronze ancien dans 5 des pierres géantes.


Toutes ces œuvres d'art préhistoriques qui viennent d'être découvertes sont invisibles à l'œil nu; elles n'ont été mises en lumière qu'à la suite d'une étude au scanner laser qui a enregistré des milliards de micro-points de la topographie des surfaces des 83 pierres restantes du monument.

Au total, ce sont près de 850 giga-octets de données qui ont été recueillies.

L'analyse détaillée de ces données - réalisée pour le compte de l'English Heritage - a révélé que des formes avaient été gravées sur les pierres afin de créer des images de différentes tailles.


72 images découvertes !

Sur l'ensemble de ces dessins gravés qui viennent d'être découverts par l'analyse des données, 71 dépeignent des têtes de hache de l'Âge du Bronze haches et une concerne une dague de l'Age du Bronze.
Avant ces étude au laser, 46 autres dessins gravés (également des têtes de hache et des poignards) sont connus ou soupçonnés à Stonehenge; pour la plupart, ils ont été identifiés visuellement dans les années 1950.

Les 72 nouveaux dessins découverts ont «presque triplé le nombre de sculptures connues à Stonehenge. Et, cette galerie d'art du monument, en grande partie, constitue aujourd'hui la plus importante collection de gravures rupestres préhistoriques dans le sud de la Grande-Bretagne.

Bien qu'elles soient aujourd'hui en grande partie invisible à l'œil nu, à l'Âge du Bronze, Ces images gravées dans la pierre non altérée (et donc de couleur plus claires) étaient clairement visibles.

Ces révélations sont susceptibles d'avoir d'une grande importance pour la compréhension d'une partie essentielle de la vie de Stonehenge en tant que temple préhistorique.
On sait déjà que, lors de la phase principale de la construction du monument au milieu du troisième millénaire avant JC, il avait été conçu avant tout comme un temple solaire, aligné sur les solstices d'hiver et d'été.

Mais, comme Stonehenge évoluait au cours des siècles suivants, la mesure dans laquelle d'autres fonctions religieuses ont pu être ajoutées n'est pas encore connue.
Certes, dans la période 1800-1500 avant JC, un grand nombre de tombes monumentales individuelles ont été construites dans le paysage autour de Stonehenge. Des structures supplémentaires, comme des fosses rituelles circulaires, ont été disposées autour du monument.


La signification folklorique des haches et des poignards

Les têtes de hache taillées et les poignards appartiennent aussi à cette période énigmatique et peuvent représenter une sorte d'expansion ou de changement dans la fonction religieuse du grand cercle de pierres.

Ci-dessus: une image obtenue à partir d'un scanner laser; elle est tirée du plus grand ensemble de têtes de haches sculptées à Stonehenge. 75 % de ces images étaient inconnues auparavant...
ArcHeritage/English Héritage
Ci-dessous: Les dessins de tous les têtes de hache sont reproduits. Les verts sont de nouvelles découvertes. Les marrons sont connues ou soupçonnées depuis les années 1950.
ArcHeritage/English Héritage 

Dans la tradition indo-européenne, les haches sont souvent associées aux divinités des tempêtes. Et, certaines croyances folkloriques européennes suggèrent que lorsque la lame de la hache est tournée vers le haut, elle sert de talisman magique pour protéger les cultures, les personnes et les biens contre la foudre et les tempêtes.

Il doit donc donc y avoir potentiellement une explication si chacune des têtes de hache de Stonehenge pointent leur lame vers le ciels, tandis que les poignards pointent vers le bas.
Les têtes de hache ont pu être gravées comme offrande votive pour apaiser un dieu de la tempête et ainsi protéger les cultures.

Il doit aussi y avoir une raison si la majorités des dessins gravés se trouvent face à un ensemble de tombes à proximité (aux environs de la même période) ou le centre de Stonehenge lui-même.

De rares indices provenant d'ailleurs en Grande-Bretagne suggèrent que les sculptures de têtes de hache et de poignards pourraient avoir des associations funéraires.

Les données du scanner laser montre que la plupart des images de têtes de hache ont exactement les mêmes dimensions que presque une demi-douzaine d'autres images de la "galerie d'art" préhistorique de Stonehenge.
Ceci suggère que de véritables haches ont été utilisées comme pochoirs pour produire ces images.
Si c'est le cas, les plus grandes haches dépeintes, jusqu'à 46 centimètres de long, représentent des objets qui étaient beaucoup plus grands que ce que les archéologues ont déjà trouvé. ces haches devaient être destinées a un usage purement cérémoniel ou rituel.

"Ces nouvelles découvertes sont d'une importance énorme. elles montrent également comment les nouvelles technologies peuvent extraire des informations cruciales et jusque là insoupçonnées d'un monument comme Stonehenge", a déclaré Marcus Abbott, chef de la géomatique et de la visualisation à ArcHeritage.

"Alors que les images jusqu'alors invisibles ont commencé à apparaître sur nos écrans d'ordinateur, nous avons regardé avec incrédulité la quantité considérable de sculptures révélées", a-t-il ajouté.


L'étude a également apporté de nouvelles connaissances sur Stonehenge.

Elle a révélé, grâce à l'examen de la façon dont les surfaces des pierres ont été finement travaillées, que le temple préhistorique tout entier a été construit pour être vu, à l'origine, depuis le du nord-est.
C'est d'ailleurs le côté du monument qui est approché par ce que les archéologues ont longtemps cru être une voie processionnelle, alignée avec les solstices.
Il semble maintenant que Stonehenge a été construit pour être vu de cette direction; cela suggère qu'une sorte de procession religieuse faisait son chemin vers le monument, le long de cette route, sans doute au milieu de l'hiver et de l'été.

L'analyse détaillée des données montre également que l'une des pierres du côté sud-ouest du monument a également été délibérément travaillée et façonnée pour permettre une ligne de vue jusqu'au soleil couchant le jour du solstice d'hiver.
Ceci, suggère que le côté sud-ouest du monument fut entièrement fonctionnel, mettant à mal les théories arguant que Stonehenge ne fut jamais achevé.

Cela implique donc, qu'à un certain stade de son histoire, il y a eu une tentative délibérée de sa destruction.

Ce qui est particulièrement étonnant, est la découverte grâce au scanner laser que les tailleurs de pierre préhistoriques, qui ont participé à la création de Stonehenge, ont utilisé deux techniques de travail de la pierre.

Le travail de la pierre de façade sur le grand cercle du monument (les deux montants et les linteaux) a été effectué en travaillant parallèlement aux côtés longs des pierres, alors que les cinq pierres de trilithe au sein du grand cercle ont été travaillées en angle droit par rapport aux côtés des pierres.
Ce fait, jusque-là inconnu, suggère que les grands trilithes peuvent avoir été construits peu avant le grand cercle plutôt que d'en être contemporains.


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10.10.2012

La tombe de la reine Maya K’abel découverte au Guatemala


Les archéologues ont découvert la tombe de Dame K’abel, considérée comme l’une des grandes reines de la civilisation Maya classique.

La tombe a été découverte lors de fouilles dans la cité royale Maya d’El Perù-Waka, dans le nord-ouest du Petén, au Guatemala, par une équipe d’archéologues.
Elles sont dirigées par David Freidel, de l’Université Washington à Saint-Louis, co-directeur de l’expédition.

Un petit pot en albâtre sculpté (photo ci-dessous), trouvé dans la chambre funéraire, a mené les archéologues à conclure que le tombeau était celui de Dame K’abel.
Le pot blanc est taillé en forme de coquille de conque, avec une tête et les bras d’une femme âgée émergeant de l’ouverture.
La représentation de la femme, mature avec un visage ridé et une mèche de cheveux à l’avant de l’oreille, et quatre glyphes gravés sur le pot, signifient qu'il appartenait à K’abel.

Dessin des glyphes représentés à l'arrière du pot d’albâtre par Stanley Guenter.


En se basant sur cet objet, ainsi que d'autres éléments, dont des récipients en céramique trouvés dans la tombe ainsi qu'une stèle sculptée à l’extérieur, les scientifiques en ont conclu que le tombeau était probablement celui de K’abel.

Freidel explique que la découverte est importante non seulement parce que le tombeau est celui d’un personnage historique dans l’histoire des Mayas, mais aussi parce que la découverte de ce tombeau est un cas rarissime où l'histoire Maya et les données archéologiques se rencontrent: "la civilisation maya classique est le seul domaine archéologique "classique" dans le Nouveau Monde - dans le sens où, comme l’archéologie dans l’Egypte ancienne, la Grèce, la Mésopotamie ou la Chine - elle est à la fois un enregistrement de données archéologiques mais aussi historiques basées sur des textes et des images.
La nature précise des informations textuelles et picturales sur le pot en pierre blanche et le contexte de la tombe constituent une conjonction remarquable et rare de ces deux types d’informations dans la région Maya.”

La découverte de la tombe de la grande reine a été un "heureux hasard, et c’est un euphémisme,” dit Freidel.

L’équipe d’El Perú-Waka avait mis l’accent sur la découverte et l’étude de constructions rituelles telles que les sanctuaires, les autels et les sacrifices dédicatoires plutôt que sur la localisation des lieux de sépulture de personnes en particulier.
«En rétrospective, il est logique que les gens de Waka l'aient enterré en ce lieu particulièrement important dans leur ville», rapporte Freidel.


Une découverte qui explique la raison pour laquelle le temple était autant vénéré: K’abel y a été enterrée.

Considérés comme la plus grande souveraine de la période classique tardive, elle a régné avec son mari, K’inich Bahlam, pendant au moins 20 ans (672-692 après JC).
Elle était le gouverneur militaire du royaume Wak, la maison impériale du roi Serpent, et elle portait le titre de “Kaloomte”, qui signifie "guerrier suprême"; elle avait ainsi plus d’autorité que son mari, le roi.

 Stela 34 of El Perú, représentant K'abel

K’abel est également célèbre pour sa représentation sur la célèbre stèle maya, Stèle 34 d'El Perù.

El Perú-Waka, situé à environ 75 km à l’ouest de la célèbre ville de Tikal, est une ancienne cité Maya dans le nord-ouest du Petén, au Guatemala.
Elle faisait partie de la civilisation maya classique (200-900 Après JC) dans les plaines du sud et se compose de près d’un kilomètre carré de places, de palais, de temples pyramides et de résidences entourées de nombreux kilomètres carrés d'habitations et de temples dispersés.


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10.06.2012

300 tombes saxonnes mises au jour à Ipswich


Une fouille archéologique à Ipswich, en bord de mer, a mis au jour 300 squelettes et des vestiges d'une ancienne église.

Une équipe de 30 personnes fouillant le site sur Great Whip Street

Les fouilles ont lieu avant la constructions de 386 logements.

On pense que les Saxons ont occupé le site au 7ème siècle et que les enterrements ont eu lieu jusqu'au 16ème siècle.

Des fosses à ordures ont aussi été mises au jour lors des fouilles, dirigées par l'Oxford Archaeology et la société Pre-Construct Archaeology.

Paul Murray, principal responsable du projet avec Oxford Archaeology, a déclaré qu'un "certain nombre de recherches historiques ont été faites avant d'arriver ici. Nous avions une idée générale de ce qu'il y avait à trouver, mais cela a dépassé nos attentes."


Une Eglise mise à sac.

"Nous avions des éléments indiquant qu'une église était dans la zone, et son emplacement a été trouvé, c'est donc une importante découverte. Beaucoup d'églises tombant en désuétude, se détériorent et ce qui reste est volé pour les matériaux; elle tombe alors dans l'oubli."

 Un des nombreux squelettes déterrés à Ipswish

Des tumulus funéraires du septième siècle ont été trouvés à une extrémité de la zone tandis que l'église du 9ème/10ème siècle et son cimetière ont été trouvés à l'autre extrémité.

Helen Webb, qui supervise l'étude des squelettes, a déclaré: "Nous avons de tous les âges, mais c'est la population normale d'un cimetière avec beaucoup de morts très jeune et très vieux."
Une fois qu'ils seront déterrés, les squelettes seront analysés pour estimer l'âge, le sexe et rechercher des maladies articulaires, le scorbut, le rachitisme et ce genre de chose.
Ensuite, ils seront ré-inhumés en terre consacrée au plus près possible de ce site.


Un cimetière de pauvres

Les tombes ont déjà révélé des cas de lèpre et de syphilis, mais aucun bijoux ou autres objets n'ont été trouvés.
D'après M. Murray: "Le plus souvent il y a des épingles à linceul, mais dans ce cas, il n'y a ni l'un ni l'autre. Nous supposons donc qu'il s'agit d'un cimetière pour pauvres."


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10.03.2012

Un nouveau Henge découvert en Angleterre


Un ancien site cérémoniel de la taille de Stonehenge a été découvert dans les North Downs.

Le but exact de ce henge néolithique, situé près de Hollingbourne, reste un mystère; mais la découverte d'une grande quantité d'os brûlés et de poteries suggèrent qu'il a été utilisé à titre rituel pendant près de 2000 ans, depuis 2500 avant JC, à la fin de l'âge de pierre.

  Vue du Henge de Hollingbourne.

Le Dr Paul Wilkinson, de l'École de fouilles archéologiques de Kent et qui a mené l'étude, a déclaré que le premier indice intéressant est apparu sous la forme d'une marque circulaire repérée sur les images satellitaires d'une parcelle de terrain.

Les fouilles ont alors révélé un henge de 50 mètres de large, un grand terrassement constitué d'une zone circulaire entourée d'un fossé et d'un talus. Des entrées en forme de corne se situent à l'est et à l'ouest.

D'après le Dr Wilkinson, "c'est un monument magnifique qui a du prendre beaucoup de temps pour être créé. C'est un site génial."

Ont également été mis au jour des cornes et omoplates de bétail, dont les archéologues pensent qu'elles ont pu être utilisées comme pioches et pelles par les travailleurs qui ont creusé le henge.

L'absence de tout signe d'habitation dans le cercle renforce la théorie selon laquelle il avait un usage rituel.

Les restes calcinés d'ossements humains sont susceptibles d'avoir été le résultat de crémations, tandis que les entrées est-ouest pourraient avoir été alignées pour marquer le coucher et lever du soleil.

Les archéologues révélant un henge de l'âge de pierre près d'Hollingbourne
Photo: Paul Wilkinson

Avec le paysage environnant bloquant la vue, ceux qui se trouvaient dans le henge ne pouvaient voir que le ciel. L'on peut alors se demander s'il n'avait pas un but astronomique ou astrologique.

Pour le Dr Wilkinson, regarder la préhistoire, c'est comme "regarder dans le vide" et toutes les théories sont de nature spéculative: "nous l'abordons avec l'esprit du 21ème siècle, mais vous devez vous mettre à la place de ceux qui l'ont construit, ce qui est difficile."


Mais la découverte est sans aucun doute significative.

Précédemment, la découverte de tertres de l'âge du bronze et de sentiers à proximité montrait l'importance préhistorique de la région.
Mais la mise au jour d'un henge (rare dans le Sud Est de l'Angleterre, et presque du jamais vu dans le Kent) rend le site doublement significatif.

Cette découverte, proche des mégalithes de Medway ajoute du poids à l'hypothèse que les North Downs près de Maidstone sont un domaine de grande importance dans l'âge de pierre en Grande-Bretagne.
Les travaux se poursuivent pour dater les restes découvertes dans la zone du henge, et des étude plus approfondie est prévue avec un levé géophysique et d'autres fouilles archéologique.

Source:

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10.01.2012

Une fortification vieille de 4200 ans mise au jour à La Bastida en Espagne

Aucune caractéristique similaire n'a été observée dans d'autres constructions de l'âge du bronze, avec ses murs de trois mètres d'épaisseur, ses tours carrées qui à l'origine devaient mesurer jusqu'à sept mètres de haut et une entrée monumentale avec une poterne voûtée en ogive.

Photo UAB

Le mur protégeait une ville de 4 hectares située au sommet d'une colline. Avec des éléments architecturaux évoquant des structures militaires stylisées orientales.

L'alignement et les caractéristiques révèlent une stratégie de défense judicieuse qui représentait une nouvelle façon de se battre.

Cette découverte pose de nouvelles questions sur ce que l'on sait à propos de l'origine des inégalités économiques et politiques en Europe, la formation de l'armée et le rôle que la violence a joué dans la formation des identités.


Un site comparable à la civilisation minoenne de Crète. 

Les fouilles archéologiques réalisées cette année sur le site de La Bastida (Totana, Murcia) ont mis en lumière un système de fortification imposant, unique en son temps. Cette découverte, en incluant toutes les autres découvertes faites ces dernières années, permet de réaffirmer que cette ville était la communauté la plus avancée d'Europe en termes politiques et militaires au cours de l'âge du bronze (il y a environ 4200 années: autour de 2200 avant notre ère-), et est comparable seulement à la civilisation minoenne de Crète.

La découverte a été présentée par Pedro Alberto Sánchez Cruz, secrétaire de la Culture de la Région de Murcie et Vicente Lull, professeur de Préhistoire de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) et directeur des fouilles.

La fortification consistait en un mur de deux à trois mètres d'épaisseur, construit avec de grosses pierres et du mortier de chaux et soutenu par de larges tours à bases pyramidales situées à de courtes distances, près de quatre mètres, les unes des autres.

La hauteur originelle de la muraille était d'environ 6 ou 7 mètres. Jusqu'à présent, six tours ont été découvertes sur une longueur de 70 mètres, bien que la totalité du périmètre de la fortification fait plus de 300 mètres.

L'entrée de l'enceinte était un passage construit avec des murs solides et de grandes portes sur la fin, maintenues fermées avec de grosses poutres en bois. L'un des éléments architecturaux est la poterne voûtée en ogive, ou porte secondaire, située près de l'entrée principale. L'arc est en très bon état et est le premier à être trouvé dans l'Europe préhistorique. D'autres ont été trouvées dans la deuxième ville de Troie (Turquie) et dans le monde urbanisé du Moyen-Orient (Palestine, Israël et Jordanie), influencé par les civilisations de la Mésopotamie et de l'Egypte.

Cela indiquerait que des gens de l'Est ont participé à la construction de la fortification. Ils auraient atteint La Bastida après la crise qui a dévasté la région il y a 4300 années.
Il a fallu attendre près de 400 à 800 ans plus tard pour que les civilisations comme les Hittites, les Mycéniens, ou les cités-Etats comme Ougarit, incorporent ces méthodes innovantes dans leur architecture militaire.


Une construction conçue pour le combat.

La fortification de La Bastida est une construction impressionnante en raison de sa monumentalité, de son expertise ressortant dans l'architecture et l'ingénierie, de son ancienneté et parce qu'elle nous aide aujourd'hui à en apprendre davantage sur ce passé lointain.

Elle représente également une innovation dans l'art d'attaquer et de défendre des fortifications, en particulier sur le plan militaire.
La construction a été conçue uniquement à des fins militaires, par des personnes expérimentées et utilisant des méthodes de combat inconnues à cette époque en Occident.

Les tours et les murs extérieurs dénotent une connaissance approfondie de l'architecture et de l'ingénierie, avec des pentes de plus de 40 pour cent. Le mortier de chaux utilisé offre une solidité exceptionnelle à la construction, maintenant fortement les pierres et rendant la paroi étanche, tout en empêchant les attaquants de pouvoir s'accrocher.

La poterne, conçue comme une entrée cachée et couverte, exigeait une grande planification de la structure défensive dans son ensemble et d'une bonne technique d'ingénierie pour l'adapter parfaitement dans le mur.


La première ville d'Âge du Bronze d'Europe continentale.

Les dernières fouilles et le résultat de datation au carbone 14 indiquent que La Bastida fut probablement la ville la plus puissante d'Europe au cours de l'âge du bronze et un site fortifié depuis sa construction, 2200 ans environ avant notre ère, avec un système de défense jamais vu en Europe.

La fortification n'est pas la seule découverte qui a été faite. De 2008 à 2011, les fouilles ont mis au jour de grandes résidences mesurant plus de 70 mètres carrés, réparties à travers les quatre hectares de la ville.
Ces grandes maisons et bâtiments publics alternaient avec d'autres constructions plus petites, toutes séparées par des entrées, des couloirs ou des places.
Une grand bassin retenu par une digue de 20 mètres avec une capacité de près de 400.000 litres d'eau, indique clairement que la population de la ville était complexe et qu'elle utilisait des techniques de pointe incomparables à d'autres villes de l'époque.

Les découvertes faites à La Bastida révélent une rupture militaire, politique et sociale: la création d'une société violente au pouvoir classiste, qui a duré sept siècles et a conditionné le développement des autres communautés vivant dans la péninsule ibérique.

L'ensemble de ces découvertes a permis aux archéologues de redéfinir ce que l'on sait de l'origine des inégalités économiques et politiques en Europe, ainsi que l'institution militaire et le rôle joué par la violence dans la formation des identités.


Plus d'informations sur La Bastida:


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