12.04.2012

La première microbrasserie découverte à chypre


Les archéologues travaillant dans l'ouest de Chypre ont découvert une microbrasserie de l'âge du Bronze.

La microbrasserie reconstituée dans le cadre de l'archéologie expérimentale...

L'équipe de fouilles a mis au jour une structure voûtée plâtrée de boue de deux mètres d'envergure. Elle était utilisée comme four pour sécher le malt et faire de la bière il y a 3500 ans.

Des bières de différentes saveurs aurait été brassées à partir d'orge maltée, et fermentée avec des levures, avec une teneur en alcool d'environ 5%.

La levure devait être soit naturelle ou bien produite à partir de fruits comme les raisins ou les figues.


Une découverte rarissime.

Le docteur Lindy Crewe, de l'Université de Manchester, a dirigé les fouilles du site, de l'âge du bronze moyen, de Kissonerga-Skalia, près de Paphos, depuis 2007: "Les archéologues pensent que boire de la bière était une occupation importante de la société à partir du néolithique et a peut-être même été la principale raison pour laquelle les gens ont commencé à cultiver des céréales.".

Mais il est extrêmement rare de trouver des restes de production préservés après des milliers d'années.
La fouille du four de maltage et des ensembles associés comme des poteries et des outils laissés sur place donnent une occasion fantastique d'étudier les outils de l'âge du bronze et de comprendre les techniques et les recettes.

Le four découvert par les archéologues était placé à 50 mètres de l'extrémité d'une cour de 50 mètres carrés avec un sol plâtré.
Ils ont trouvé des outils de broyage et des mortiers (qui ont pu être utilisés pour briser le grain après qu'il ait été malté), un petit foyer et des marmites en argile pour chauffer lentement la bière.

Ils ont également trouvé des petites cruches, qui, selon eux, devaient contenir des additifs comme des levures ou des édulcorants pour produire les bières avec différents dosages ou arômes.


La bière: un des ciments de la communauté.

Les ingrédients de la bière ont été trouvés par l'équipe sous forme de graines carbonisées.
D'après le Dr Crewe: "La bière était souvent consommée, car elle était plus nutritive que le pain et moins susceptibles de contenir des agents pathogènes nocifs de l'eau potable qui peuvent vous rendre malade."

Mais les boissons alcoolisées ont également eu un rôle important dans le négoce et le plaisir de la même façon qu'aujourd'hui.

Cette activité rassemblait les communautés comme pouvaient le faire les récoltes ou la construction de certains bâtiments spéciaux. Au lieu d'un paiement, les participants sont récompensés par une fête spéciale, impliquant souvent des quantités d'alcool qui transformait une corvée en un événement social.


Le succès de la bière à la figue.

Une équipe archéologique expérimentale, dirigée par Ian Hill de HARPE (Heritage and Archaeological Research Practice), a recréé le four de séchage en utilisant des techniques traditionnelles afin de tester la théorie du Dr Crewe.
La version moderne utilisait de l'air chaud pour produire une température de 65°C. Ce sont des conditions parfaites pour le chauffage et le séchage des grains, tout en conservant les enzymes et les protéines.

Pour M. Hill: "Une fois que les bières étaient prêtes, nous les avons trouvé toutes à peu près potables, bien que certaines variétés sont mieux que d'autres. Celle au raisin est la moins agréable, un peu trop sucrée. Les résultats sont moins fiables lors de l'utilisation des levures naturelles, par rapport à la levure de bière. Quant à la bière à la figue, elle devait certainement être la plus populaire".


Source:

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11.28.2012

De nouvelles découvertes à Tall El-Hammam

Mise à jour le 09/03/19

Une équipe d'archéologues et d'ouvriers sont entrain de mettre au jour un site qui pourrait figurer parmi les plus grandes villes antiques de l'âge du bronze au Proche-Orient: Tall El-Hammam.

Les efforts actuels se concentrent sur une grande porte d'entrée de la ville, de la période du Bronze Moyen II (1800 - 1540 avant J.-C.), récemment découverte.

Face interne du mur de la cité de l'âge du bronze

La porte de la ville a été découverte lors des fouilles menées au cours du mois de Janvier 2012 sous la direction du Dr Steven Collins de Trinity Southwest University et Yazid Eylayyan du Département des Antiquités de Jordanie.

Elle faisait partie d'un certain nombre de grands éléments architecturaux associés à un important système de fortification défensif construit pour protéger la ville.


Un système défensif quasi-imprenable.

Les fortifications, une muraille de 4m d'épaisseur, ont été construites sur une fondation d'énormes pierres; mesurant jusqu'à 5m de haut, elles sont surmontées d'une superstructure en briques de terre crues.

La construction a été renforcée par un système de rempart ou glacis en terre crue: il était incliné vers l'extérieur et vers le bas d'environ 35 à 38 degrés par rapport au mur d'enceinte de la ville.

En se basant sur des analyses et des données fournies par les fouilles actuelles, la porte d'entrée récemment découverte constitue la principale porte d'entrée monumentale donnant sur la ville.

Collins rapporte que "la taille et l'étendue du système défensif devait être impressionnantes, et le rendaient pratiquement imprenable.
En effet, à ce jour il n'existe pas de preuves de conquête ou de destruction pendant la durée de ces défenses au cours du Bronze Moyen II. Il y a aussi des traces d'une importante route entre la face interne de la paroi de la ville et la première rangée de maisons".


Une ville au centre d'un ensemble de colonies.

Les restes de l'ancienne ville englobent un domaine si vaste qu'ils éclipsent les anciennes colonies environnantes dont les structures sont à peu près contemporaines de la ville.
Les analyses du contexte de la ville, des découvertes, et d'autres données ont conduit les chercheurs à suggérer qu'elle a pu être le centre d'un ensemble de colonies. Elle entretenaient probablement des relations économiques et politiques comme dans une cité-Etat de l'âge du bronze.

Les récentes découvertes font partie d'un projet de fouille en cours mené conjointement par la Trinity Southwest University à Albuquerque et le Département des Antiquités du Royaume hachémite de Jordanie.

Le site, Tall el-Hammam, est situé au sud de la vallée du Jourdain, à environ 14 kilomètres au nord-est de la mer Morte.

À l'aube de la 8ème saison, les recherches y ont révélé une longue histoire d'occupation, en commençant par la période chalcolithique jusqu'à l'époque islamique, avec un trou d'au moins cinq siècles qui a suivi la période du Bronze moyen.
Les raisons de ce "blanc" sont encore inconnues et les chercheurs impliqués dans le projet continuent de chercher des indices.

Mise à jour du 09/03/2019 suite à ces fouilles: "L'explosion d'une météorite aurait anéanti des communautés proches de la mer Morte il y a 3 700 ans"

Source:

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11.26.2012

La civilisation de l'Indus, 2000 ans plus ancienne ?

La récente Conférence internationale sur l'archéologie harappéenne a débouché sur une annonce inattendue des archéologues BR Mani et KN Dikshit, de l'Archaeological Survey of India: ils prétendent que les fouilles ont apporté de nouvelles datations.

Ainsi, la civilisation de l'Indus, ou civilisation harappéenne, aurait vu le jour environ 2000 ans plus tôt qu'on ne le pensait.

 Le site Mohenjo-daro de la vallée de l'Indus.

Une nouvelle datationt de la culture harappéenne

Sur la base de leurs recherches, qui n'a pas encore été entièrement publiée, les deux archéologues ont déclaré:
"Les résultats préliminaires des données, provenant d'anciens sites du sous-continent indo-pakistanais, suggèrent que la civilisation indienne a émergé dans le 8e millénaire avant JC dans la région de Ghaggar-Hakra et du Baloutchistan. Sur la base de datations radio-métriques de Bhirrana (Haryana), les vestiges culturels de l'horizon pré-harappéen remontent entre 7380 à 6201 avant notre ère ".


Contemporain avec l'essor de la civilisation Mésopotamienne

Cette annonce a été faite lors de la Conférence internationale sur l'archéologie harappéenne par l'Archaeological Survey of India (ASI) à Chandigarh et conteste la théorie actuelle selon laquelle les colonies de peuplement dans la région de l'Indus ont commencé autour de 3750 avant notre ère.

Les résultats préliminaires de la vallée de l'Indus, s'ils sont confirmés, situeraient l'origine de la culture harappéenne à peu près à la même période où la civilisation mésopotamienne a pris son essor.

La première civilisation mésopotamienne, celle de Sumer, a émergé dans la période d'Obeïd, vers 6500 avant notre ère.


Une connexion au niveau de la langue?

Les textes sumériens qui ont été déchiffrés n'ont aucun rapport avec les langues des environs, mais il y a une hypothèse selon laquelle les populations vivant dans les zones côtières d'Iran (Elam), entre les deux civilisations en question, parlaient ce qui est décrit comme une langue Elamo-dravidienne.

Mise à part les similitudes linguistiques, l'hypothèse Elamo-dravidienne  repose sur l'affirmation que l'agriculture s'est propagée du Proche-Orient vers la vallée de l'Indus via l'Elam.
Cela suggère que les agriculteurs ont apporté une nouvelle langue en même temps que l'agriculture depuis la Mésopotamie.
Cette hypothèse est étayée par des données ethno-botaniques, comme la propagation du blé originaire du Moyen Orient.

Des preuves de commerce important entre l'Elam et la civilisation de vallée d'Indus suggère des liens permanents entre les deux régions.

Les récentes fouilles ont été réalisées sur deux sites au Pakistan et en Inde. Il est possible que d'autres travaux puissent modifier les chronologies en cours.


La chronologie actuelle:

Dates

Phase
ère
7000 – 5500 avant JC
Mehrgarh
I (aceramic Neolithic)
Early Food Producing Era

5500-3300
Mehrgarh II-VI (ceramic Neolithic)
Regionalisation Era5500-2600
3300-2600 Early Harappan
3300-2800
Harappan 1 (Ravi Phase)
2800-2600
Harappan 2 (Kot Diji Phase, Nausharo I, Mehrgarh VII)
2600-1900 Mature Harappan (Indus Valley Civilization) Integration Era
2600-2450
Harappan 3A (Nausharo II)
2450-2200
Harappan 3B
2200-1900
Harappan 3C
1900-1300 Late Harappan Localisation Era
1900-1700
Harappan 4
1700-1300
Harappan 5
1300-300

Northern Black Polished Ware (Iron Age)

Indo-Gangetic Tradition


Source:

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11.22.2012

Otzi, l'homme des glaces était originaire d'Europe Centrale


Otzi l'homme des glaces, la célèbre momie étonnamment bien préservée trouvée dans les Alpes italiennes en 1991, était originaire d'Europe centrale.
Il n'était donc pas, d'après cette nouvelle étude, un émigré de la Sardaigne.

Reconstruction d'Otzi par Kennis / South Tyrol Museum of Archaeology, Photographis Ochsenreiter.

Génétiquement, il ressemblait beaucoup à d'autres fermiers de l'âge de pierre d'Europe.

Ces nouveaux résultats appuient la théorie selon laquelle les fermiers, et non pas seulement la technologie de l'agriculture, se sont répartis au cours de la préhistoire depuis le Proche-Orient jusque vers la Finlande.

"L'idée est que la propagation de l'élevage et de l'agriculture était associée à la circulation des populations et pas seulement à celle de la technologie", a déclaré le co-auteur Martin Sikora, généticien à l'Université de Stanford.

Pour rappel, Otzi a été transpercé par une flèche et a saigné mortellement sur ​​un glacier dans les Alpes entre l'Autriche et l'Italie, il y a plus de 5000 ans.


L'histoire est dans le génome...

Le génome d'Otzi séquencé par les scientifiques en début 2012 a donné un résultat surprenant: l'homme des glaces est plus étroitement lié à la Sardaigne d'aujourd'hui qu'il ne l'est à l'actuelle Europe centrale.

Mais les chercheurs n'ont séquencé qu'une partie du génome, et les résultats n'ont pas résolu une question sous-jacente: est-ce que la plupart des populations du néolithique en Europe centrale avaient des profils génétiques proches des caractéristiques sardes, ou bien est-ce que la famille d'Otzi avait récemment émigré de l'Europe du Sud ?

"Peut-être Otzi était-il juste un touriste, peut-être que ses parents étaient sardes et qu'il avaient décidé de s'installer dans les Alpes", a supposé Sikora.

Cela aurait obligé la famille d'Otzi à parcourir des centaines de kilomètres, une perspective peu probable, selon Sikora: «Il y a cinq mille ans, on ne s'attend  pas vraiment à ce que ces populations soient très mobiles».

Aussi, pour répondre à cette question, l'équipe de Sikora a séquencé l'intégralité du génome d'Otzi et l'a comparé avec ceux de centaines d'Européens d'aujourd'hui.
Ils ont fait de même avec les génomes d'un chasseur-cueilleur de l'âge de pierre trouvé en Suède, un fermier de Suède, un chasseur-cueilleur vieux de 7000 ans découvert dans la péninsule ibérique et un homme de l'âge de fer trouvé en Bulgarie.

L'équipe a ainsi confirmé que les sardes actuels sont les plus proches d'Ötzi. Mais, parmi le quatuor préhistorique, Otzi ressemblait le plus aux fermiers trouvés en Bulgarie et en Suède, tandis que les chasseurs-cueilleurs de Suède et de la péninsule Ibérique ressemblent plus aux Européens du Nord d'aujourd'hui.

Les résultats soutiennent l'idée que les populations qui ont migré depuis le Moyen-Orient jusque vers l'Europe du Nord ont apporté l'agriculture avec eux et se sont mélangés avec les chasseurs-cueilleurs autochtones, permettant une explosion démographique.

Alors que les traces de ces anciennes migrations se sont largement perdues dans la plupart de l'Europe, les insulaires sardes, restés plus isolés, ont donc conservé plus de traces génétiques de ces anciens fermiers néolithiques.

Les résultats viennent s'ajouter à un ensemble croissant de preuves montrant que l'agriculture a joué un rôle majeur dans la formation des peuples de l'Europe, a déclaré Chris Gignoux, généticien à l'Université de Californie à San Francisco.

Source:

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11.19.2012

Bulgarie: une découverte liée à Alexandre le Grand

Un tombeau Thrace, récemment fouillé au Nord de la Bulgarie, pourrait bien avoir un lien avec Alexandre le Grand...

Les archéologues y ont mis au jour d’anciens objets en or, dont un diadème avec des motifs d'animaux et un morceau de tête de cheval.

Un archéologue montre un diadème en or sculpté avec la tête d'un lion et d'autres animaux trouvés dans la tombe bulgare. Il fait partie d'une prise incroyable et historiquement significative.

Ces artéfacts exceptionnels sont datés de la fin du quatrième ou début du IIIe siècle avant J.-C. et ont été trouvés dans la plus grande des 150 anciennes tombes d'une tribu Thrace, les Gètes, qui était en contact avec les Grecs de l'Antiquité.

Les objets, découverts à Omurtag près du village de Sveshatari, comprennent également  un anneau en or, 44 figurines féminines ainsi que 100 boutons dorés.
"Ce sont des découvertes étonnantes remontant à l'apogée du pouvoir des Gètes", a expliqué Diana Gergova, chef de l'équipe archéologique sur le site de l'ancien complexe funéraire Gète et chercheur sur la culture Thrace, "d'après ce que nous voyons jusqu'à présent, la tombe pourrait être liée au premier dirigeant Gète connu, Cothelas".

Gergova explique que le trésor pourrait bien avoir été enveloppé dans un drap tissé en or, car un certain nombre de fils d'or ont été découverts à proximité.
Ce sont, très probablement, les restes d'un enterrement rituel, dit le professeur, en ajoutant que l'équipe s'attend à découvrir un cimetière immense, probablement liée à l'enterrement de Cothelas, dirigeant de Gath et l'un des beau-père de Philippe II de Macédoine: le père d'Alexandre le Grand.


Une découverte unique en Bulgarie.

L'une des tombes, connue sous le nom de Tombeau Thrace de Svechtari, est dans la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, pour son décor architectural unique avec ses figures féminines mi-humaines, mi-végétaux et ses peintures murales.

Les Thraces, gouvernés par une puissante aristocratie guerrière riche de trésors en or, habitaient une zone s'étendant de ​​la Roumanie moderne et la Bulgarie à la Grèce septentrionale et la partie européenne de la Turquie dès 4000 avant JC.

Ils vivaient en marge de la civilisation grecque et romaine. Il s'affrontaient et se mélangeaient souvent avec les cultures les plus avancées jusqu'à ce qu'ils finissent absorbés dans l'Empire romain autour de 45 après JC.

Les archéologues ont découvert un grand nombre d'objets dans les tombeaux thraces de la Bulgarie au cours des dernières décennies, fournissant la plupart des connaissances sur leur culture, car ils n'avaient pas de langage écrit et n'ont laissé aucune trace durable.


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11.15.2012

Un squelette géant romain découvert en Italie


Ce n'est pas une histoire à dormir debout: le premier ancien squelette complet d'une personne atteint de gigantisme a été découvert près de Rome.
Avec ses 2m02, l'homme devait paraître géant au troisième siècle de notre ère  où les hommes mesuraient en moyenne 1m67. ..

 Le tibia géant posé à côté de celui d'un romain de taille normale à la même époque. 
Photograpie Simona Minozzi, Endocrine Society
 
La découverte de tels squelettes est rare, car le gigantisme lui-même est extrêmement rare. Aujourd'hui, il touche environ trois personnes sur un million dans le monde entier !
Cela commence dans l'enfance, lorsque le dysfonctionnement d'une glande hypophyse provoque une croissance anormale.

Deux squelettes partiels, un de Pologne et un autre d'Egypte, ont déjà été identifiés comme "probables" cas de gigantisme, mais le spécimen romain est le premier cas antique évident d'après ce qu'a déclaré la responsable de l'étude Minozzi Simona, une paléopathologiste de l'Université italienne de Pise.


L'étude du squelette.

Le squelette inhabituel a été trouvé en 1991 lors d'une fouille de la nécropole de Fidènes. À l'époque, la Surintendance archéologique de Rome, qui a dirigé le projet, avait simplement noté que la tombe de l'homme était anormalement longue.
Ce n'est que plus tard, lors d'un examen anthropologique, que l'on nota la longueur inhabituelle des os.
Peu de temps après, ils ont été envoyés au groupe de Minozzi pour une analyse plus approfondie.

Pour savoir si le squelette était atteint de gigantisme, l'équipe a examiné les os et ont constaté des dommages aux crâne compatibles avec une tumeur de l'hypophyse, ce qui perturbe la glande pituitaire, amenant à la surproduction d'hormones de croissance.

D'autres éléments, comme les membres démesurément longs et des preuves indiquant que les os étaient encore en croissance, même au début de l'âge adulte, ont permis de diagnostiquer le gigantisme.

Sa disparition précoce, vraisemblablement entre 16 et 20 ans, pourrait également pointer vers le gigantisme.
Il est associé aux maladies cardio-vasculaires et aux problèmes respiratoires, mais la cause du décés reste inconnue.


Un géant intégré à la société ?

Charlotte Roberts , bioarchéologiste à l'Université de Durham en Angleterre, a dit qu'elle était "certainement convaincue par le diagnostic" du gigantisme. Mais elle aimerait en savoir plus: "On ne peut pas étudier la maladie, donc il faut regarder de façon plus large, comme la manière dont ces gens s'intégraient dans la société, et si elles étaient traitées différemment".

Les biens enterrés avec un corps, par exemple, peuvent fournir des indices sur le rôle de la personne dans leur vie et sur la façon dont elle a été traitée dans leur communauté.

Le géant romain, cependant, a été trouvé sans artéfact funéraire, explique Minozzi. De plus, ajoute-t-elle, son enterrement est typique de l'époque, ce qui suggère qu'il faisait partie intégrante de la société: "Nous ne savons rien au sujet du rôle ou de la présence de géants dans le monde romain", dit-elle, "mise à part le fait que, au IIe siècle, l'empereur Maximin Thrax était décrit dans la littérature comme une montagne humaine."

Minozzi note, cependant, que la haute société romaine impériale "avait un goût prononcé pour les artistes ayant des malformations physiques évidentes, tels que les bossus et les nains, donc nous pouvons supposer que même un géant devait générer suffisamment d'intérêt et de curiosité."


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11.12.2012

Découverte d'une enceinte préhistorique dans les Cornouailles

Dans les Cornouailles, les archéologues ont découvert les restes fragmentaires d'une enceinte préhistorique construite il y a environ 5500 ans.

 Vue aérienne du site. Image Cornwall Council

Une découverte importante

Les premières études du site, à Truro, ont été réalisées en 2009.
Les résultats préliminaires des fouilles, menées par le Cornwall Council’s Historic Environment Service, suggèrent que l'extrémité orientale du site pourrait être un henge ou une enceinte fossoyée datant de la période du néolithique ancien (vers 3800 à 3600 avant JC).

"Une enceinte fossoyée était une grande zone circulaire ou ovale entourée d'un grand talus et d'un fossé", a déclaré Dan Ratcliffe du Service du Council’s Historic Environment Service, "ces sites datent du début du Néolithique, une période qui a également vu l'introduction de l'agriculture en Grande-Bretagne, la domestication des animaux, la fabrication de la poterie, ainsi que la première apparition de grandes constructions collectives et l'utilisation de monuments cérémoniels. La construction du site ainsi que les activités à l'intérieur et autour de celui-ci ont probablement servi à rapprocher les communautés."


Comprendre les enceintes fossoyées.

Des recherches récentes dans les îles britanniques indiquent que les enceintes fossoyées ont été construites dans un laps de temps relativement court.
Le concept semble avoir son origine dans l'Europe continentale puis se serait propagé rapidement à travers la France, l'Allemagne, la Scandinavie et le Royaume-Uni.

En utilisant les dernières techniques de datation ainsi que l'analyse statistique des résultats de Carbone 14, il a été démontré que les enceintes fossoyées en Irlande sont apparues plus tôt que celles du Kent ou de l'Essex.

Environ 80 sites présentant des signes d'enceintes fossoyées sont connus dans le sud de la Grande-Bretagne.

Le site de Truro, s'il s'agit d'une enceinte fossoyée, est le premier à être découvert au sud-ouest de la frontière entre le Dorset et le Devon.


Cataloguer les découvertes

Maintenant, l'équipe va recenser leurs découvertes, étudier des échantillons et se préparer à rédiger un rapport sur leur travail, mais surtout, ils vont soigneusement ré-enterrer le site partiellement fouillé afin de le préserver pour les générations futures.

Les chercheurs ont découvert de grands tessons de poterie du Néolithique tardif de type "Grooved Ware"  (un type de poterie qui s'est d'abord produit dans les Orcades à l'extrémité opposée du Royaume-Uni) et un disque d'ardoise inhabituel qui est gravé sur les deux faces (photo ci-dessous).
Un côté a un damier distinctif tandis que l'autre a des losanges et des pointes de flèche en décoration.
Il est évident que cet artefact a été délibérément placé dans une fosse, mais il est trop tôt pour poser une théorie sur sa fonction.

Souvent, mais pas toujours, les poteries Grooved Ware se trouvent dans des emplacements cérémoniels et rituels, agissant peut-être comme un réceptacle pour des boissons fermentées.
Leur taille varie de tasses à boire à de grands pots.

Une découverte très inhabituelle: un disque d'ardoise décoré des deux côtés et datant probablement du Néolithique tardif. Image : Cornwall Council


Préserver pour les recherches futures.

 «Bien qu'il soit important de saisir cette occasion pour en apprendre davantage sur nos découvertes actuelles, la meilleure chose à faire pour le site est de le préserver pour les futures générations d'archéologues qui auront de meilleures technologies pour analyser le site», a déclaré Dan Ratcliffe, "l'analyse scientifique des données récupérées lors des fouilles devrait prendre quelques années...".


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11.09.2012

Une salle royale anglo-saxonne oubliée par Beowulf

Même le célèbre poème Beowulf n'en fait pas mention... et pourtant, une équipe de fouilles de l'Université de Reading a découvert la première Grande Salle anglo-saxonne, depuis plus de 30 ans, dans le village de Lyminge dans le Kent au sud de l'Angleterre.

Le site rejoint ainsi une petite poignée de ces grandes structures qui peuvent être fouillées dans leur intégralité.

Vue aérienne de la salle des festivités Anglo-Saxonne mise au jour à Lyminge, Kent. Image: University of Reading

Suffisamment grande pour accueillir jusqu'à 60 personnes et faisant partie d'un complexe de plusieurs bâtiments, la salle aurait été utilisée comme lieu d'assemblée royale en présence du roi et de son entourage armé.

Des fouilles antérieures ont révélé les vestiges d'un monastère anglo-saxon du 7ème au 9ème siècle. Il se situait à quelques pas au-dessous du "village".

La Grande Salle découverte en 2012 a été interprétée comme étant un précurseur royal du monastère.


Une découverte surprenante 

Les précédents relevés géophysiques n'avaient révélé aucune trace de la salle et sa découverte était totalement imprévue.

Le Dr Gabor Thomas, du Département d'archéologie de l'Université de Reading, a déclaré: "Cette salle est remarquablement bien conservée. Avec un plan au sol de plus de 160m², elle est comparable en ampleur et en importance à certaines des plus grandes salles saxonnes en bois préalablement découvertes en Angleterre".

Des sites comme Yeavering dans le Northumberland et Cowdery’s Down dans le Hampshire sont probablement le meilleur parallèle avec la salle découverte ici, dans le Kent.

Celle-ci offre un aperçu extrêmement rare d'un type d'hébergement royal non mentionné dans le poème anglo-saxon Beowulf.

De telles structures ne sont manifestement pas des «maisons». Elles étaient des édifices prestigieux utilisés à des moments précis et dans un but précis; telles que des rencontres périodiques impliquant des fêtes et des cadeaux qui renforçaient les liens sociaux entre le roi et ses fidèles serviteurs.


Des guerriers d'élite.

Les objets récupérés sur les fondations de la salle apportent la preuve définitive du statut élevé des activités; La plupart étant des fragments de récipients luxueux en verre et un support de harnais d'un type déjà trouvé dans des tombes appartenant à des guerriers de l'élite anglo-saxons.

Le support de harnais complètement nettoyé. Image: Dana Goodburn-Brown

Les anciens artéfacts saxons de haut rang se trouvant sur le site soutiennent le point de vue d'une culture pré-chrétienne en cette période qui était fondée sur une société de guerriers, de chevaux et de riches décorations.

Des supports de harnais similaires ont été trouvés dans le Derbyshire et une monture dorée presque complète a été trouvée dans le Cambridgeshire.

D'après le Dr Thomas: "Presque toutes les informations archéologiques mettant en lumière la conversion au christianisme du Kent proviennent  des découvertes des cimetières. Le site de Lyminge est le premier à fournir une image détaillée de la vie dans un centre aristocratique anglo-saxon dans le Kent à l'apogée de la puissance politique du royaume vers la fin du 6ème siècle."


Plus de fouilles à venir...

D'autres fouilles seront réalisées au cours des étés 2013 et 2014; cela permettra à ce passionnant projet archéologique de se poursuivre afin de mieux comprendre comment le christianisme a modifié la vie quotidienne dans l'Angleterre anglo-saxonne.

Selon le Dr Thomas: "sur ce site, nous avons un aperçus de ce qui s'est passé par la suite. Nous avons l'église et l'établissement monastique qui se sont construits autour de la salle. C'est l'un des seuls domaines où vous avez la transition complète du paganisme au christianisme."


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11.07.2012

Une construction minoenne vieille de 3500 ans découverte en Crète


Une rencontre fortuite en 1982 entre un archéologue grec, Yannis Sakellarakis, et un berger de Crète avait mené à une découverte archéologique de grande importance: Zominthos, un site de l'ère minoenne dans la plaine du même nom, à 1187 mètres au-dessus de la mer.

Palais de Zominthos, vue du nord ouest (mur Extérieur de l'atelier de céramique)


Le site se trouve aux pieds de la plus haute montagne de Crète, le Mont Psiloritis, à huit kilomètres du village d'Anogia. Il longe la route qui conduit de Knossos à Ideon Andron, la grotte où Zeus est né selon la mythologie grecque.

Le berger avait invité l'archéologue, qui travaillait à un chantier de fouilles à proximité, à visiter la zone de Zominthos.
Lorsqu'il fut arrivé sur les lieux, Sakellarakis s'était rendu compte qu'il était en face d'un site de l'ère minoenne caché derrière une épaisse végétation.

Un an plus tard, à l'été 1983, Sakellaris, avec son collègue et partenaire Efi Sapouna Sakellaraki, avait commencé des fouilles qui dureront jusqu'en 1990. Ils les reprendront en 2004 et, à ce jour, elles sont toujours en d'actualité.


Au cours des dernières années, les restes d'un édifice impressionnant et luxueux vieux de 3.500 ans a vu le jour.

Le bâtiment dispose de deux ou trois étages et de quelques 80 chambres, dont des ateliers et des salles de stockage sur une surface de 1360 mètres carrés et il est en excellent état.

Il s'agit du premier site minoen montagnard construit dans la même période que le palais de Knossos. Et, c'est la plus grande résidence d'été trouvée jusqu'à présent de l'époque minoenne.

La structure de l'édifice montre que ce n'était pas une maison saisonnière pour les bergers, mais une résidence de luxe pour les dirigeants locaux.

Le bâtiment était un grand centre administratif et a été construit avec de grandes pierres allongées tandis que les murs avaient été peints de couleurs différentes comme le montrent les vestiges de l'édifice.

Une des chambres du bâtiment


Les experts pensent que le palais a été détruit par un violent tremblement de terre.

Les recherches ont montré jusqu'ici que trois périodes se dégagent des vestiges du palais de Zominthos.
La première période est celle de sa construction en 1900 avant JC. La seconde autour de 1600 avant JC est l'apogée de sa prospérité, lorsqu'il a probablement été détruit par un tremblement de terre
La troisième période se situe vers 1400 avant JC quand un autre bâtiment a été construit à proximité.

Les découvertes archéologiques à Zominthos sont multiples: plusieurs sceaux ornés de scorpions ou d'oiseaux et des objets décoratifs en cuivre et en ivoire.

Deux statues de cuivre ont également été trouvées, "parmi les plus belles de la période la plus prospère minoenne", a rapporté Sakellaraki. Il pense qu'elles indique que l'emplacement était également un lieu de culte.
Les fouilles ont aussi mis au jour un cylindre métallique avec des serpents qui aurait pu être le sceptre d'un prêtre.

Source:

11.05.2012

Un tsunami à Genève il y a 1500 ans !

D'après une récente étude, une vague meurtrière a atteint la Genève médiévale. Et cela pourrait se reproduire...

Le château de Chillon, du Xème siècle environ, sur le lac de Genève. Photographie: ADS/Alamy

Il y a près de 1500 ans, un inondation massive à Genève aurait tout emporté sur son passage: moulins, maisons, bétail et même des églises entières.

Un groupe de chercheurs suisses pense aujourd'hui avoir trouvé la raison probable: une vague meurtrière, en forme de tsunami (techniquement définie comme une vague sismique dans l'océan)... La menace, ajoutent-ils, serait encore d'actualité.

Stimulée par un gigantesque glissement de terrain, le "tsunami" de la cité médiévale du lac Léman a submergé la ville, qui était alors un carrefour commercial.

Loin de tout océan, la vague massive a probablement été générée par un énorme glissement de terrain dans le Rhône, qui a pris de l'ampleur en traversant le lac Léman.

L'équipe a analysé un important dépôt de sédiments au fond de la zone orientale du lac. Elle a pu déterminer que l'ensemble se trouvait, à un moment donné, au-dessus du lac et qu'il avait glissé en une seule fois dans le Rhône, près de là où le fleuve se jette dans l'extrémité orientale de Lac Léman.

Cet effondrement soudain aurait créé un tsunami qui aurait parcouru les 580 kilomètres carrés du lac en direction de Genève, à l'extrémité ouest du lac.
Les chercheurs estiment que la vague devait faire entre 3 et 8 mètres de hauteur, en fonction de la rapidité avec laquelle s'est produit l'éboulement, fait qu'ils sont incapables de mesurer.



Genève dans le collimateur.

Les chercheurs mettent en garde contre ce tsunami alpin: il n'est pas qu'un fait du passé.
Un événement semblable sur les bords du lac de Genève pourrait influer sur les villes modernes suisses de Lausanne, Nyon et Thonon-les-Bains ; mais Genève est peut-être la plus menacée.
La ville est le foyer de grandes organisations financières et internationales, avec près de 200.000 personnes, dont beaucoup vivent dans des zones de basse altitude près du lac.
De plus, le lac se rétrécit à l'approche de Genève, en créant un effet d'entonnoir, ce qui amplifierait toute vague.
Pour l'instant, il y a peu d'indications de l'imminence d'un autre tsunami à Genève, d'après les chercheurs.

Cette nouvelle étude a trouvé des preuves de plusieurs grands événements d'inondation à Genève depuis que le dernier glacier s'est retiré du site de la ville.
"Si cela s'est produit cinq à six fois depuis la dernière glaciation, il y a des raisons de croire que cela pourrait se reproduire à l'avenir", a déclaré le géologue Guy Simpson, de l'Université de Genève, qui a participé à l'étude, "une vague de trois mètres qui frapperait Genève aurait des conséquences désastreuses."

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10.31.2012

Un sol en stuc brûlé serait lié à un évènement astronomique remontant à 1350 ans


Au cours des fouilles à Panhu, une zone archéologique qui va bientôt ouvrir ses portes au public dans la municipalité de Tecozautla, les archéologues ont trouvé un sol en stuc brûlé.

Les archéologues de l'INAH nt trouvé un plancher en stuc brûlé, preuve de pratiques liées à un événement astronomique qui s'est passé il y a environ 1350 ans. Photo: DMC INAH M. Tapia.


Ce serait la preuve que sa pyramide principale a été désacralisée il y a environ 1350 ans. 
Cela coïncide avec un événement astronomique qui a été perçu, par les habitants, comme un cataclysme.

L'archéologue Fernando Lopez Aguilar, directeur du projet de recherche du site lancé par l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), a expliqué qu'il y avait eu une éclipse solaire au lever du soleil le 3 Août de l'année 650 de notre ère: "Pour ces sociétés anciennes, l'éclipse devait représenter une catastrophe, ce qui explique pourquoi ils ont fait des sacrifices afin de «garder l'étoile vivante», car ils croyaient le soleil noir ou le soleil de l'enfer allait s'imposer sur leur soleil donneur de vie".

Cet événement aurait généré un abandon progressif de Teotihuacan et aurait également eu des répercussions sur Panhu, un site Otomi, a expliqué le chercheur.

Ce phénomène, d'après Lopez Aguilar, a été interprété comme un signe menant à la fin du cycle.
Aussi, à Panhu ils ont décidé de désacraliser la principale pyramide, au nord du plateau où se trouve le site. Ils ont offert ensuite ses décombres au dieu tutélaire.
Ce dieu était probablement le Dieu du feu, également connu sous le nom de Xiuhtecuhtli ou Otontecuhtlu pour le peuple Otomi.


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10.29.2012

La plus ancienne tombe Maya découverte au Guatemala


Des archéologues ont annoncé avoir découvert le tombeau d'un très ancien roi Maya.
Les experts pensent que cette découverte, faite sur le site du temple de Tak'alik Ab'aj au Guatemala, pourrait aider à faire la lumière sur les premières années de formation de la culture Maya.


L'archéologue gouvernemental Miguel Orrego a dit que les analyses au radio-carbonne ont montré que le tombeau a été construit entre 700 et 400 avant JC, soit plusieurs centaines d'années avant que la culture Maya n'atteigne son apogée.

Il s'agit de la plus ancienne tombe trouvée jusqu'à présent à Tak'alik Ab'aj, un site dans le sud du Guatemala qui remonte à environ 2200 ans.

Orrego a rapporté qu'un collier représentant une forme humaine à tête de vautour a permis d'identifier l'occupant de la tombe comme un «ajaw», c'est-à-dire un seigneur: "Ce symbole donne une plus grande importance à cette sépulture. Ce glyphe concerne l'un des premiers dirigeants de Tak'alik Ab'aj."

Les ossements n'ont pas été retrouvés lors de la fouille de la tombe en septembre, probablement parce qu'ils avaient pourri.


De l'influence de la culture Olmèque.

D'après les experts, la richesse des articles de jade dans le tombeau pourrait fournir des indices sur leur production et la structure des échanges.

Susan Gillespie, archéologue à l'Université de Floride qui n'a pas participé aux fouilles, a déclaré que d'anciens tombeaux de seigneurs ont aussi été découverts sur le site maya de Copan au Honduras, ainsi que dans le sud du Mexique, où la culture olmèque, qui a précédé les Mayas, a prospéré.

Les influences olmèques sont également présentes dans la zone autour de Tak'alik Ab'aj, indiquant des liens possibles.

Une pièce de jade découverte dans la tombe.

Selon Gillespie, la proximité d'un centre de production de jadéite, près de la découverte du tombeau, pourrait apporter un nouvel éclairage sur les anciennes techniques et sur le commerce des pierres de jade, auxquelles les Mayas attribuaient des propriétés sacrées.

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10.26.2012

La structure d'un temple babylonien découverte dans le sud de l'Irak

Un groupe d'archéologues irakiens a récemment mis au jour des artéfacts et une structure de temple Babylonien datant de la période médio-Babylonienne (entre 1532 avant JC à 1000 avant JC) sur un site archéologique dans la province de Nassiriya.


Le site, de 500 mètres carrés, se trouve sur le plateau d'Abou Rabab à 150 km à l'est de la ville de Nassiriya.

Il fait partie du projet "Jardins d'Eden" du gouvernement irakien afin de promouvoir le tourisme dans la province ces prochaines années.

"Il y a beaucoup de sites archéologiques dans cette région, y compris d'anciens plateaux archéologiques qui ont été fouillés dans le cadre du "projet marais": le site archéologique d'Abou Rabab, Abu al-Dhahb, Abu Massaed, et d'autres plateaux archéologique. Actuellement, nous travaillons sur quatre plateaux archéologiques qui se trouvent près de la province et à proximité des marais. Le travail est fait dans cette zone car [...] l'eau ne coule pas sur les hauts plateaux archéologiques", a déclaré Iyad Mahmoud, archéologue et directeur de l'équipe archéologique.


Certains objets et reliques de valeurs ont été découverts au cours des fouilles du site.

"Nous avons mis au jour deux bâtiments, les éléments de construction pourraient être ceux d'un temple babylonien. Des pots, des tablettes d'argile, des cachets plats et cylindriques ont également été découverts à proximité du site", a ajouté Mahmoud.

Mahmoud a souligné que le soutien financier était le principal obstacle entravant les fouilles de Nassiriya: "le principal problème que nous avons sont les allocations financières du ministère des Finances et du ministère de la planification. La deuxième raison est que le gouvernement ne donne pas assez d'attention aux reliques. Or le site demande un énorme investissement financier".


Ces dernières années, le gouvernement irakien a lentement rassemblé les parties perdues de l'histoire de l'Irak. 

Des milliers de reliques inestimables ont été volées dans les musées irakiens et les sites archéologiques dans le chaos qui a suivi l'invasion américaine. Quelque 15.000 objets auraient été pillés au Musée national irakien et des milliers d'autres sur des sites archéologiques depuis le début de la guerre de 2003.

En septembre 2011 Les fonctionnaires ont annoncé la reprise de la statue sans tête d'un roi sumérien et de plus de 500 autres pièces.

Deux semaines plus tard, le Musée National retrouvait 600 articles manquants cachés dans un magasin du bureau du Premier ministre.

En Décembre 2008, les autorités irakiennes ont saisi 228 artéfacts que les contrebandiers prévoyaient de faire sortir du pays.


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10.23.2012

Une ancienne tombe découverte sur le site du Stonehenge suédois


Une tombe de 5500 ans, appartenant probablement à un chef de l'âge de pierre a été mis au jour près d'un monument mégalithique en forme de bateau appelé Ale Stenar (les mégalithes d'Ale).


Le tombeau, situé en Suède, a probablement été dépouillé de ses pierres afin de construire, non loin, le monument en forme de bateau viking.

"Nous avons trouvé des traces - pour la plupart des empreintes - de grosses pierres", a déclaré l'archéologue Bengst Söderberg de l'Office national suédois du patrimoine, "aussi, ma conviction est que, certaines des pierres au moins, sont actuellement dressées dans le mégalithe."

Perché sur une falaise en bord de mer, près du village de Kåseberga, se trouve les Mégalites d'Ale, également appelé Pierres d'Ale. Il est composé de 59 énormes blocs de pierres disposés sur 67 mètres représentant le contour d'un navire.
La plupart des chercheurs pensent que la structure en navire, vieille de 1400 ans, est un monument funéraire construit vers la fin de l'âge du fer de la Suède.

La légende locale veut que le roi mythique Ale repose sous le site. Les mégalithes d'Ale, dont certains pèsent jusqu'à 1800 kg, ont été découpés proprement et ont des marques similaires à celles trouvées sur des sites de l'âge de pierre.
Les chercheurs se sont donc demandés si les pierres n'avaient pas été volées dans un monument encore plus ancien, explique Söderberg.

En 2006, les archéologues ont utilisé des capteurs magnétiques et des radars pour cartographier le sous-sol du terrain. C'est ainsi qu'ils ont trouvé une plus grande structure circulaire, d'environ 165m de diamètre, avec un rectangle de 8m par 20m en son centre.

La semaine dernière, l'équipe a finalement creusé une petite tranchée par le centre du cercle et découvert des empreintes de rochers géants qui avaient été enlevés il y a longtemps.

Les Mégalithes d'Ale (Ales Stenar)
 
Bien que l'équipe n'a pas trouvé de squelette, les empreintes suggèrent que le site était une chambre funéraire du Néolithique, un dolmen, avec plusieurs pierres dressées et un rocher horizontal sur le dessus, dans lequel un corps aurait été placé.
"Toutes les pierres ont été enlevées. Et je dirais que, très probablement, elles qui sont debout à 40 mètres du dolmen où se situe la structure en forme de bateau," a déclaré Söderberg.

En se basant sur la disposition, le dolmen pourrait être vieux de presque 5.500 ans, peut-être plus ancien même que Stonehenge.

La grande chambre funéraire a probablement appartenu à un chef local ou le chef d'un clan pendant l'ère néolithique.
Comme il y avait très peu d’éléments concernant l'anneau externe, les chercheurs ne sont pas encore sûr de ce qui avait été utilisé et si cela était aussi ancien que le dolmen.

Des milliers de sites de dolmens sont disséminés dans toute la Scandinavie, bien que les civilisations arrivées plus tardivement aient volé beaucoup de pierres pour construire des églises et d'autres structures.

Les monuments rupestres géants suggèrent que même nos ancêtres de l'âge de pierre avaient un sens de la postérité et de la permanence, a déclaré Magnus Andersson, de l'Office national suédois du patrimoine.

La nouvelle tombe montre aussi que cet endroit particulier, avec ses falaises spectaculaires surplombant la mer Baltique, a inspiré les gens dans différentes périodes temporelles.


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10.18.2012

Un grand site de la culture Wadi Rabah découvert en Galilée

200 perles en couleur dans un bol ainsi que des images d'autruches gravées sur une pierre plate aux côtés de figurines d'animaux ont été découvertes au parc national Ein Zippori, en Basse Galilée.


Avant l'élargissement d'une autoroute, de vastes fouilles archéologiques ont été menées par l'Autorité des Antiquités d'Israel.

C'est ainsi qu'une variété impressionnante d'objets préhistoriques a été découverte.
Ces restes d'occupations préhistoriques vont de la période pré-néolithique (environ 10.000 ans) à l'Age du Bronze Ancien (vers 5.000 ans).


Le plus grand site de la culture Wadi Rabah.

Le site, qui s'étend sur 200 000 mètres carrés, est peut-être le plus grand dans le pays où l'on retrouve des restes de la culture Wadi Rabah.
Cette culture est nommée d'après le site où elle a été découverte (dans la région de Rosh Ha-Ayin). Elle est commune en Israël à partir de la fin du sixième millénaire et le début du cinquième millénaire avant JC.

Selon les Drs Ianir Milevski et Nimrod Getzov, les directeurs des fouilles pour le compte de l'Autorité des Antiquités d'Israël: "La présence de vestiges de la culture Wadi Rabah dans la plupart de nos zones d'excavation et dans les études qui ont été effectuées ailleurs sur le site montre qu'Ein Zippori est un site énorme. Il s'avère que cet ancien site est l'un des plus importants, sinon le plus important, dans le pays où il y a des vestiges de cette culture."

Une multitude d'objets ont été découverts lors des fouilles, comme des poteries, des outils en silex, des récipients de basalte et des objets d'art de grande importance.


Des preuves d'une économie agricole et d'un réseau commercial.

Milevski et Getzov ont ajouté que les, "poteries portant des caractéristiques de la culture Wadi Rabah, comme des décors peints et gravés et des récipients peints en rouge et noir, ont été exposés. Parmi les outils en silex qui ont été découverts, il y a des lames de faucilles qui étaient utilisées pour la récolte du grain, ce qui indique l'existence d'une économie agricole".

De nombreux objets sont faits à partir de matériaux qui ne sont pas indigènes à la région, ce qui révèle un réseau commercial qui s'étendait sur des milliers de kilomètres. Ainsi, de fines lames tranchantes en obsidienne, une pierre volcanique, ne proviennent pas d'Israël, et la source la plus proche se trouve en Turquie.

Parmi les découvertes intéressantes figure un groupe de petits bols en pierres qui ont été réalisés avec une finesse incroyable.
L'un d'eux a été découvert, contenant plus de 200 perles de pierre noire, blanche et rouge.

D'autres objets sont aussi significatifs comme des figurines d'argile d'animaux (moutons, porcs et bovins) qui illustrent l'importance de l'élevage dans ces cultures.

Enfin, des cachets ou talismans en pierre portant des motifs géométriques ont été mis au jour ainsi que des pierres plates décorées avec des outils en os incisés. L'une d'elles montre deux autruches (photo ci-dessous).

 Autruches gravées...

Selon les chercheurs, ces objets représentent le monde des croyances religieuses et sont un lien qui relie Ein Zippori avec les cultures de ces mêmes périodes en Syrie et en Mésopotamie.

Milevski et Getzov ont conclu: «L'arrivée de ces objets sur le site d'Ein Zippori montre qu'une couche sociale s'était déjà développée et comprenait une élite qui utilisait des articles de luxe importés de pays lointains».


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10.16.2012

Des chercheurs trouvent l'endroit exact où Jules César a été poignardé


C'est une structure en béton de trois mètres de large et de plus de deux mètres de haut qui a donné la clé aux scientifiques... Elle a été placée sur ordre d'Auguste (fils adoptif et successeur de Jules César) afin de condamner l'assassinat de son père.

Le complexe monumental de Torre Argentina (Rome), où Jules César a été poignardé.
 
Cette constatation confirme que le général a été poignardé à droite au bas de la Curie de Pompée, alors qu'il présidait, assis sur une chaise, lors d'une réunion du Sénat.

À l'heure actuelle, les restes de cet édifice sont situés dans la zone archéologique de Torre Argentina, en plein centre historique de la capitale romaine.

Antonio Monterroso, chercheur du CSIC (Conseil National de Recherche Espagnol) à l'Institut d'Histoire du Centre des Sciences Humaines et Sociales (ESCC-CSIC), a déclaré: "Nous avons toujours su que Jules César avait été tué dans la curie de Pompée le 15 Mars 44 avant JC, car c'est ce que transmettent les textes classiques. Mais jusqu'à présent, aucune preuve matérielle de ce fait, si souvent représenté dans la peinture historiciste et le cinéma, n'avait été récupérée".

Les sources classiques se référent à la fermeture (des années après l'assassinat) de La Curie, un endroit qui allait devenir une chapelle commémorative.

Le chercheur du CSIC explique: "Nous connaissons avec certitude que l'endroit où Jules César a présidé cette session du Sénat, et où il est tombé poignardé, était fermé par une structure rectangulaire organisée autour de quatre murs délimitant un emplacement rempli de béton romain. Cependant, nous ne savons pas si cette fermeture a impliqué que tout le bâtiment a cessé d'être totalement accessible".


Les lieux de l'assassinat de César.

Dans Torre Argentina, en plus de la Curie de Pompée, les chercheurs ont commencé à étudier les restes du portique aux cent colonnes (Hecatostylon).

L'objectif est d'identifier quels sont les liens que l'on peut établir entre l'archéologie, l'histoire de l'art et le cinéma dans ces espaces de la mort de Jules César.

Monterroso ajoute: "Nous cherchons également à mieux comprendre cet espace fermé, endroit lugubre d'après les textes classiques".

Les deux bâtiments font partie d'un ensemble monumental (environ 54.000 mètres carrés) que Pompée le Grand, un des plus grands militaires dans l'histoire de Rome, fit construire dans la capitale pour célébrer ses succès militaires de l'Est vers l'an 55 av.

Monterroso dit aussi: "Il est très intéressant, dans un sens civique et citoyen, que des milliers de gens aujourd'hui prennent le bus et le tram juste à côté de l'endroit où Jules César a été poignardé il y a 2056 années, ou même qu'ils se rendent au théâtre, puisque le principal théâtre de la capitale est le théâtre Argentina, qui est également proche".

Le projet, d'une durée de trois ans, repose sur l'approbation et la coopération du Sovraintendenza ai Beni Culturali du Conseil municipal de Rome, sur le soutien financier du Plan National 2008-2011 du Ministère Espagnol de l'Economie et de la compétitivité, et sur le support de l'École de la CSIC Ecole Espagnole d'Histoire et d'Archéologie à Rome.


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10.15.2012

Une ancienne ville du delta du Nil dévoile ses secrets


Des archéologues sont entrain de mettre à jour une ancienne capitale Ptolémaïque monumentale en Egypte, où le commerce fleurissait il y a 2000 ans.




Vue des restes à Tél Timai. photo: Robert Littman et Jay Silverstein

Une équipe d'archéologues et d'étudiants sont entrain de fouiller un site dans la région du delta du Nil en Égypte où, en plein désert, des ruines témoignent encore d'une importante ville portuaire qui a prospéré au 2e et 1er siècle avant J.-C.

Près de la ville actuelle d'El-Mansoura, des ruines visibles marquent l'endroit de ce qui reste de la ville de Thmuis, une ancienne ville portuaire et capitale des Ptolémées.
C'est à cet endroit qu'une équipe d'archéologues et d'étudiants dirigés par le professeur Robert J. Littman de l'Université d'Hawaii et le Dr Mohamed Kenawi du Centre des Etudes Hellénistiques d'Alexandrie, sont entrain de déterrer des éléments architecturaux et des artéfacts dans différentes zones: un secteur de «sauvetage» au Nord; une zone identifiée comme le Forum Est de l'acropole de la ville, et, à partir de Décembre 2012, un probable temple ptolémaïque.

"Peu de fouilles ont été faites à Tell El-Timai (Thmuis)", rapporte Littman, "mais du matériel significatif a été découvert, ce qui indique le potentiel du site. C'est l'un des rares endroits dans la région du Delta où des papyri ont été trouvés. A la fin du 19ème siècle, Edouard Naville a découvert ce qu'il considérait comme une bibliothèque dans une maison romaine. Malheureusement, il n'a pas indiqué sa localisation. Il a tenté, sans succès, de conserver et transporter les papyri. Malheureusement, seuls quelques-uns ont survécu: ce sont des données administratives. Un certain nombre de statues de marbre et de petits bronzes, et de magnifiques sols en mosaïque hellénistique et romaine, aujourd'hui au Musée égyptien du Caire, et au Musée gréco-romain d'Alexandrie, témoignent de la richesse et de l'importance de la ville."


Le nom de Thmuis était référencé dans les Histoires d'Hérodote.

Après avoir visité l'Egypte au milieu du 5ème siècle avant JC, il a énuméré les nomes (circonscriptions administratives de l'Ancienne Égypte) d'où venait la classe militaire.
Mendes (l'ancienne grande ville voisine qui fut d'abord la capitale) et Thmuis sont mentionnées, ce qui indique que les deux villes ont prospéré de façon indépendante à cette époque.

Les fouilles archéologiques à Mendes suggèrent qu'au 4ème et 3ème siècle avant JC, la population avait considérablement diminué. Ce mouvement s'est accompagné d'une hausse de l'importance de Thmuis, qui florissait au cours de la période ptolémaïque (4ème au 1er siècle avant JC) et devint la capitale du nome Mendésien.

"Thmuis est à environ un demi-kilomètre au sud de Tell el Rub'a, le site de l'ancienne ville de Mendes", rapporte Littma, "Mendes était la ville dominante dans le delta pendant la majeure partie de l'histoire de l'Egypte, de la fin du quatrième millénaire jusqu'au IVe siècle avant J.-C., en partie parce qu'il était un port important. Apparemment, le cours du Nil s'est décalé pendant le cinquième et quatrième siècle, et Mendes, ayant perdu sa base économique en tant que port, a été progressivement abandonnée pour Thmuis, où le cours de la rivière avait déménagé, et où un port a été construit."


La ville elle-même est mentionné au cours de la période de la Guerre des Juifs (66-70 après J.-C.).

Le livre "La guerre des Juifs" de Flavius Josèphe (édité vers 75/80 après JC) raconte que le futur empereur Titus naviguait avec son armée près d'Alexandrie par le Nil le long du nome Mendésien. il débarqua son armée à Thmuis pour lancer une marche sur Jérusalem. Cela indique un port important à cet endroit.

Au 2ème siècle après JC, nous retrouvons Thmuis comme capitale des nomes Mendésiens, à une époque où le parfum Mendésien faisait rage dans le monde antique, selon Pline (Histoire naturelle).
Au quatrième siècle, elle était devenue l'une des villes les plus importantes d'Egypte.
La ville était encore importante lorsque les Arabes envahirent l'Egypte en 641. Elle a probablement été abandonnée au 10ème siècle après JC, suite à une révolte locale.


Fouilles et découvertes actuelles.

Les travaux d'exploration et de fouilles de la ville par l'expédition de l'Université d'Hawaii ont commencé en 2007.

Dans la partie nord de l'ancienne ville, l'équipe travaille en collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités pour mener des opérations de sauvetage dans une zone, correspondant au 1er siècle avant JC. C'est un secteur qui avait été fouillé dans les années 1920 et où sont prévues de futures constructions modernes.
Les archéologues ont déterminé qu'un événement destructeur, datant du début du 2ème siècle avant JC a été suivi d'une mise à niveau et d'une reconstruction dans la zone.

Des céramiques et des pièces, dont une petite cachette sous un plancher avec des céramiques in situ, suggèrent que l'événement destructeur s'est produit sous le règne de Ptolémée V et qu'il pourrait être associé à la grande rébellion relatée dans la Pierre de Rosette et dans beaucoup d'autres documents.
Les preuves incluent des restes humains avec des signes de traumatisme, des pierres à balistes, des brûlures et une réutilisation radicale et planifiée de la zone immédiatement après la destruction.
Dans une pile de déchets, la tête d'une figurine de Ptolémée V a été retrouvée. Une statue brisée d'Arsinoé II, déifiée en tant qu'Isis, a aussi été récupérée lors du sauvetage archéologique.

D'autres découvertes au nord comprennent un possible sanctuaire avec une lampe d'Isis et un vaste complexe de fours datant d'avant l'arrivée d'Alexandre le Grand.
Le complexe s'est évidemment arrêté après l'événement destructeur et un corps a été retrouvé dans le remplissage d'un four tronqué et nivelé.


L'atelier d'un four hellénistique. photo Robert Littman et Jay Silverstein.

Dans la partie centrale du Forum Est, des fouilles récentes ont commencé à explorer une vaste architecture bien préservée en briques crues de ce qui semble être des bâtiments publics.
Une fosse d'offrande dans un bâtiment a fourni un nombre impressionnant d'objets, dont un ensemble de figurines d'acrobates sub-sahariens, des céramiques miniatures, des charmes votifs en plomb, et une statue en céramique du dieu Bès.
Cet assemblage a été trouvé près d'un grand piédestal de granit rouge d'une statue et les premiers artéfacts datent de l'ancienne époque romaine.

Avec le soutien du National Geographic Society, un projet sur un secteur supplémentaire débutera en Décembre 2012 avec l'objectif d'explorer la zone de la partie sud de Tell Timai, où des éléments architecturaux monumentaux ont été dragués dans un canal. Ces éléments inclus des colonnes et des parties d'une frise murale.
Une pierre dans un champ adjacent porte une inscription à peine visible qui semble être un cartouche portant le nom de Ptolémée II ou III.
Cette structure pourrait être un temple érigé par Ptolémée II pour sa reine Arsinoé.
Les travaux prévus en Décembre 2012 comprennent une étude géophysique et des sondages archéologiques.

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