1.14.2013

Des cultures en terrasses découvertes à Petra

Il y a quelques semaines, à environ 15km de Petra, un ancien réseau hydraulique avait été découvert dans le Sud de la Jordanie par des archéologues hollandais...

A Petra cette fois, une autre équipe, internationale, a mené de nouvelles recherches archéologiques. Cela a permis de dater l'âge d'or de la culture en terrasses dans l'ancienne ville du désert: Pétra, située dans l'actuelle Jordanie.

Cette inovation avait conduit à une explosion de l'activité agricole, et avait augmenté l'importance stratégique de la ville: une récompense militaire pour l'Empire romain.

Mur de soutènement d'une terrasse à flanc de coteau utilisé pour l'agriculture à l'extérieur de Petra.

Une équipe d'archéologues internationaux, dont Christian Cloke de l'Université de Cincinnati, a apporté de nouvelles perspectives sur la gestion réussie et extensive de l'eau, ainsi que sur la production agricole dans et autour de l'ancienne ville du désert Pétra.

Les études en cours sont dirigés par le professeur Susan Alcock du
Divers outils et techniques, y compris l'imagerie satellite à haute résolution et la luminescence stimulée optiquement (OSL), ont été utilisés pour dater les sols.  
Cloke, doctorant au Département d'études anciennes à l'UC, et Cecelia Feldman, professeur de lettres classiques à UMass Amherst, ont suggéré que l'agriculture en terrasses et la construction de barrages dans la région au nord de la ville ont commencé vers le premier siècle, il y a 2000 ans, et non pas au cours de l'Age du Fer (vers 1200-300 avant JC) comme cela avait été précédemment supposé.
Ce développement remarquable est dû à l'ingéniosité des anciens Nabatéens, dont le royaume prospère avait Petra pour capitale, jusqu'au début du deuxième siècle. 
La culture en terrasses de blé, de raisin et peut-être d'olives était une réussite. Il devait y avoir une vaste zone verte autour de Petra ce qui devait trancher avec le paysage aride environnant.


Cette culture en terrasses est restée extensive et robuste au troisième siècle.

En se basant sur les découvertes faites en surface et sur la collecte de données comparatives par d'autres chercheurs dans le domaine, il est clair que ce type d'agriculture a continué jusqu'à un certain point pendant de nombreux siècles: jusqu'à la fin du premier millénaire (entre 800 et 1000).

L'ancienne ville de Pétra et son agriculture extensive sont des témoignages d'anciennes stratégies de la gestion des terres, et cela est aujourd'hui frappant à la lumière de l'environnement sec et poussiéreux de la région.

Ces travaux de recherche contribuent à une meilleure compréhension de la ville, de ses réseaux routiers, et de la vie dans la région environnante.


Un succès agricole suivie par une annexion.

En datant le début de la culture en terrasses extensive de Pétra au commencement de notre ère, cela engendre d'importantes implications historiques, selon Cloke.
En effet, cette date coïncide étroitement avec l'annexion romaine du royaume nabatéen en l'an 106.

Il explique ainsi: "Sans aucun doute, l'explosion de l'activité agricole dans le premier siècle et la richesse accrue qui résulte de la production de vin et d'huile à Petra avait un très fort intérêt pour Rome. La région autour de Petra a non seulement permis de satisfaire ses propres besoins en nourriture, mais elle a aussi été en mesure de fournir des olives, de l'huile d'olive, du raisin et du vin pour le commerce. Cette production agricole robuste avait fait de la région un atout précieux pour alimenter les troupes romaines sur la frontière orientale de l'empire."


Des terrasses pour l'agriculture et des barrages pour la gestion de l'eau.

Sur de grandes étendues de terres au nord de Petra, les habitants ont construit des systèmes complexes et étendus pour endiguer les oueds et rediriger l'eau de pluie d'hiver vers les collines en terrasses utilisées pour l'agriculture.

Les précipitations dans la région se produisent seulement entre Octobre et Mars. Elles sont souvent brèves, sous forme de pluies torrentielles; il était donc important pour les habitants de Pétra de capturer et stocker toute l'eau disponible pour une utilisation ultérieure pendant la saison sèche.

Au cours des siècles, les Nabatéens de Pétra sont devenus experts en la matière. Le bassin versant des collines de grès dirigeait naturellement le débit de l'eau vers le centre-ville. Et un système complexe de tuyaux et de canaux dirigeait cette eau vers des citernes souterraines où elle était stockée pour une utilisation ultérieure.

"C'est peut-être le plus important," a déclaré Cloke, "il est clair qu'ils ont eu des connaissances très avancées de leur topographie environnante et du climat. Les Nabatéens différenciaient les bassins hydrographiques et les zones d'utilisation de l'eau: l'eau collectée et stockée dans la ville elle-même n'a pas été cannibalisée pour les usages agricoles. Les administrateurs de la ville distinguaient nettement l'eau au service des besoins de la ville et l'eau utilisée pour les cultures. C'est ainsi qu'une agriculture extensive était située presque entièrement à l'extérieur des limites de captage naturel de la ville et qu'elle utilisait les bassins versants distinctement des systèmes d'écoulement."

Les premières conclusions de ces trois premières saisons de travaux sur le terrain, dans le cadre du projet BUPAP, promettent des découvertes des plus passionnantes au sujet de la façon dont les habitants de Pétra cultivaient le paysage environnant et subvenaient aux besoins de la population de la ville.

La présence de systèmes très développés pour modifier le paysage et la gestion de l'eau à Petra prennent une signification plus large car ils offrent un aperçu des changements géopolitiques et de l'impérialisme romain.

Cloke et Feldman ont présenté leurs conclusions le 4 janvier 2013 à la réunion annuelle de l'Archaeological Institute of America à Seattle, dans un article intitulé: "On the Rocks: Landscape Modification and Archaeological Features in Petra’s Hinterland." 

Source:

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1.11.2013

Les Teotihuacans exhumaient et maquillaient leurs morts


En collaboration avec l'Université nationale du Mexique, une équipe de chercheurs espagnols a analysé pour la première fois des restes de cosmétiques dans les tombes des civilisations pré-hispaniques du continent américain.

Dans le cas des Teotihuacans, ces cosmétiques étaient utilisés lors d'un rituel après la mort afin d'honorer les personnes les plus importantes de leur ville.


Une équipe de chercheurs, de l'Université Polytechnique de Valence et de l'Université de Valence, a étudié divers échantillons funéraires trouvés dans des urnes sur le site archéologique de Teotihuacan au Mexique. Ils sont datés entre 200 et 500 après JC.

"La conclusion à laquelle nous sommes parvenu, compte tenu de la structure des pigments trouvés, est qu'ils sont les restes de produits cosmétiques qui ont été utilisés dans des rituels postérieurs à l'enterrement. A cette époque, il était courant de pratiquer régulièrement une sorte de culte en souvenir d'un noble de haut rang défunt" explique María Teresa Carbo Domenech, directrice de l'Institut universitaire de restauration du patrimoine de l'Université Polytechnique de Valence et auteur principal de l'étude.


Des particules qui en disent long...

Dans ces rituels, le grand prêtre procédait à une cérémonie dans la demeure des citoyens les plus nobles (noblesse, princes et rois). La raison en est que, contrairement à aujourd'hui où les tombes sont situées dans des endroits dédiés, les défunts étaient enterrés sous le sol de leurs maisons.
Le prêtre allait à la maison et rendait hommage au défunt avec la famille présente. Les cosmétiques étaient utilisés par le prêtre menant la cérémonie et faisaient parti d'un rituel à part.

La découverte de restes de particules carbonées ont conduit à la conviction que des matériaux aromatiques avaient été brûlés, alors que des parties du corps étaient peintes avec les pigments contenant ces particules.

En outre, les chercheurs soulignent que les matériaux dans les urnes, du fait que leur composition ne contienne aucune substance agglutinante (un véhicule organique qui permet au maquillage de tenir sur le visage ou le corps) avaient plus un caractère symbolique. Ils n'appartenaient pas obligatoirement au défunt dans la vie et n'ont pas été mis dans la tombe pour accompagner leur propriétaire dans la «nouvelle vie», comme dans le cas de l'Egypte.

"Il n'est pas très fréquent de trouver des produits cosmétiques lors de fouilles archéologiques en Amérique. C'est la première fois, sur ce continent, qu'ils sont analysés sérieusement et de manière systématique" ajoute Domenech.

En Europe et en Afrique, principalement dans les pays tels que l'Italie et l'Egypte, l'analyse des produits cosmétiques est plus fréquente.

Teotihuacan est l'un des sites archéologique les plus importants et les plus visités au Mexique; grâce à son emplacement à proximité de la ville de Mexico et de sa spectaculaires grande pyramide.


La circulation des biens commerciaux dans le Mexique pré-hispanique 

En plus de fournir davantage de connaissances sur les rites funéraires de cette ancienne culture, les restes de cosmétique découverts ont permis d'identifier l'importance sociale des personnes enterrées.
Cela a aussi prouvé l'existence d'un commerce des fluides entre les différentes régions du Mexique.

Les scientifiques ont trouvé des matériaux provenant des environs de Teotihuacan, tels que des pigments de roches volcaniques pulvérisés et différents types d'argile typiques de la géologie de la région.
Cependant, quelques résidus, tels que des particules de mica et de jarosite, ne sont pas indigènes à l'environnement et ont probablement été importés d'autres régions du Mexique. Ceci confirme donc l'existence d'un commerce.

"Il n'y a pas de surprise puisque cette ville a dominé toute la région méso-américaine et il a été démontré que le commerce de fluides existait dans certaines régions du sud", souligne Domenech.

Suite à cette étude, l'équipe chercheurs a analysé une autre collection de produits cosmétiques dans la région du Guatemala. Les résultats sont actuellement en attente de publication.


Source:

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1.07.2013

Gergovie, une hypothèse surprenante !

Je vous présente aujourd'hui une nouvelle hypothèse sur la localisation de Gergovie. Je laisse la plume à l'un de ses auteurs, Baptiste Granjon, pour vous la présenter...

*** *** ***


Gergovie Hypothèse Vellavie.

En recherchant la raison de la transformation de la lettre « W » en « G » dans de nombreux mots et noms Français comme William et Guillaume, vespa et guêpe, nous avons rapproché les noms Vellavi et Gergovie. 
Cette hypothèse va bien sur en étonner plus d’un mais elle nous a permis d’arriver
sérendipitement sur un oppidum en pays Vellave.

Grâce à Google Hearth, sachant que César venait du Nord pour aller à Gergovie, on a survolé la Loire qui nous a directement amené sur un premier oppidum à St Maurice de Lignon. Un oppidum immense de 1800 ha. Ceux de la Limagne ne dépassent pas les 150ha, mais pourquoi pas ! 
Armé du portrait-robot d’Andreas Palladio dessiné au XVIème siècle, nous n’avons trouvé que des similitudes. 
Un 2eme portrait-robot plus exploitable, dessiné par Mrs Renaud et Zaballos nous a encouragé dans notre hypothèse. Mais cela ne nous suffisait pas, pour valider ce site.
 (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

César dans La guerre des Gaules ne décrit jamais la géographie de ses déplacements, sauf quand il y a des périples militaires. Par contre la géographie de la bataille y est très précisément décrite, surtout en ce qui concerne Gergovie, où, une vingtaine de chapitre y est consacré. Dans « La guerre des Gaules » Livre VII du chapitre 35 au chapitre 55.
Cela ne suffit pas pour autant à le valider, la bataille doit y être lisible en effet, on ne peut pas justifier une charge de cavalerie sur un terrain trop pentu, créer une diversion sur un oppidum trop petit. On doit également pouvoir expliquer l’importance des annotations de César qui paraissent anodines.
Tous ces détails sont aujourd’hui réunis sur un oppidum Auvergnat, « le plateau de Saint Maurice de Lignon en Haute Loire ».

Nous avons noté tous les 21 détails géographiques que César donne dans « La guerre des Gaules ». Un par un, nous les avons étudiés et superposés sur notre site de St Maurice. Tous collent à la peau de notre oppidum. Les traces des deux tranchées, leurs bonnes largeurs, nous avons même découvert une fosse qui a pu permettre depuis le grand camp de César, la descente dans ces deux tranchées. Fosse dont César ne parle pas mais dont l’existence nous est soudain apparue indispensable. 

Tous ces détails sont soigneusement notés sur notre site diffusé sur internet http://www.gergovie-celtic-awards.com/
On tient à noter que tous les détails sont pris sur des traductions prélevées sur la toile, sur des portraits robots que nous n’avons pas fait. C’est ce qui, à la différence des autres sites, nous démarquent d’une interprétation personnelle qui nous aurait permis d’adapter le site de St Maurice de Lignon aux textes de César.


A St Maurice, on n’adapte pas le texte au site, c’est le site qui s’adapte aux textes.
 
Il y a une question qui s’impose au lecteur de ces quelques lignes, « vous supposez Gergovie à St Maurice, pourquoi est ce que les autorités de tutelles ne s’intéressent pas à ce site ? » La réponse est très simple, allez voir le combat que mènent les gérants du site d’Alésia du Juras contre le dictat des ministères de tutelles qui ont validés Alésia en cote d’Or.

Alésia ; Avec un minimum de logique, sachant que César, réfugié à Langres fuyant vers la Suisse à travers le pays des Mandubiens (Juras) n’est pas allé faire un détour de 2x 200 km en Bourgogne pour trouver Alésia. Cet oppidum ne peut qu’être sur le trajet Langres-Genève. Tracez sur Google earth ce parcours puis déclarez ‘marcheur’, la route qui se trace, elle passe naturellement à Chaux des Crotenay. Si Mr Berthier avait eu Google, il aurait gagné beaucoup de temps. Napoléon III avait fait valider Alésia à Alise Sainte Reine en cote d’or et depuis 150 ans rien ne doit plus bouger, du moins administrativement parlant. Invalider Alise Ste Reine serait un camouflet pour tous ceux qui y ont fait investir l’argent des contribuables dans un musée gigantesque.


Sur ces quelques photos d’oppida, le carré blanc représente une surface de 2km / 2km correspondant à l’espace minimal requis pour contenir 40 000 guerriers chevaux, équipages etc. Chacun ne disposant que d’une surface de 10m / 10m seul St Maurice peut accueillir cette population.
Le même carré est dessiné sur les 2 sites d’Alésia où, 80 000 combattants occupent l’oppidum. C’est chaud pour qu’Alésia soit à Alise…



Ci-dessous l’oppidum de St Maurice superposé à un portrait robot


N’oubliez pas

Granjon Baptiste et Jouen Jean Paul

Qui a créé les pétroglyphes de Las Labradas ?

C'est à 80 kilomètres au nord de Mazatlan, dans l'État de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, que se situe une plage connue sous le nom de Las Labradas. Les rochers y sont recouverts de plus de 600 pétroglyphes.

Aujourd'hui, les chercheurs mexicains ont découvert des sites archéologiques dans les environs datant de la période archaïque (2500-1000 avant notre ère), ainsi qu'un autre site plus tardif...
Ils pourraient fournir des indices sur les créateurs des pétroglyphes de Las Labradas.
 Pétroglyphes de Las Labradas. Image: Wikimedia Commons


Des dents taillées en V et des crânes déformés.

A ce jour, il existe 22 sites sur l'éperon rocheux portant des traces d'activité humaine. Quatre d'entre eux ont été étudiés entre 2010 et 2012: La Fleur de l'Océan, Le Brin, Lomas del Mar et Arroyo La Lomita.

Joel Santos Ramirez, de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) et son équipe ont découvert un site Aztatlán (750-1250 CE) contenant des céramiques et une sépulture multiple de cinq personnes: deux mâles adultes, deux adolescents (un garçon et une fille) et un nourrisson.

Tous, sauf l'enfant, ont les dents qui ont été limées en "V" et deux avaient des déformations crâniennes. Ce sont des pratiques culturelles qui étaient communes aux peuples de Sinaloa.

Les caractéristiques physiques de la sépulture ont permis à Joel Santos d'attribuer le site à une culture locale se raccordant à la chronologie d'Aztatlán de l'ouest: entre 1250 et 750 ans.


Le lien entre l'art rupestre et l'habitat.

Parmi les poteries découvertes figurait une pièce ornée de cercles concentriques; c'est l'un des éléments symboliques présents dans de nombreux pétroglyphes de Las Labradas.

Mais il est encore trop tôt pour relier les gravures rupestres aux habitats qui font l'objet de fouilles. On ne sait pas non plus si elles appartiennent aux premiers habitants de Sinaloa, ou plus tard, à la culture Chicayota.

Ramirez suggère qu'il pourrait même s'agir de deux cultures: les personnes qui ont créé l'art rupestre peuvent avoir perpétué d'anciennes traditions.

Sur le site de Lomas del Mar, il y a avait plus de débris de poteries et de coquillages de la période Aztatlán.
De même à Arroyo La Lomita, situé à 3 kilomètres à l'intérieur, sauf que cette fois, de la céramique et des objets ont pu être associés à des pétroglyphes.


La plus ancienne occupation connue au nord-ouest du Mexique 

En plus de ces sites tardifs, Ramirez en a découvert un autre qui va "changer la chronologie sur l'ancienneté de l'occupation humaine dans le nord-ouest du pays".
Ils étaient sur le site de la Fleur de l'océan, dans ce qui était l'embouchure de la crique, lorsqu'ils ont trouvé 60 pointes de projectile (20 complètes et 40 fragments), ce qui représente la plus ancienne preuve de présence humaine dans la région.

Jusqu'à présent, le plus ancien site dans le nord-ouest du Mexique était daté vers 2000 avant notre ère et avait été découvert par l'archéologue Joseph Mountjoy en 1972.

Ramirez a indiqué qu'en plus des pointes de projectiles, ils ont trouvé une foule d'autres objets en pierre, y compris des fragments d'outils en pierre, des grattoirs et des marteaux, des éclats provenant du travail de la pierre...
Tout cela confirme l'existence de camps temporaires et d'un atelier de fabrication lithique où des pointes de projectiles ont été créés .

Deux des pointes de projectiles trouvées sur le site. Image: INAH

D'après Joel Santos, l'époque archaïque, divisée en trois grandes étapes, a été étudiée principalement à partir de pointes de projectiles trouvées dans des abris sous roche, dans des grottes et dans le désert.
Mais une telle découverte au cours "de fouilles archéologiques, cela est rare ... c'est comme trouver une aiguille dans une botte de foin."

Santos a conclu qu' "il y a eu de nombreuses études sur les pétroglyphes du Mexique, qui s'intéressent généralement aux aspects artistiques et technologiques. Mais ils oublient les anciens schémas d'établissements humains et les sites qui pourraient apporter une meilleure compréhension. Las Labradas est l'un des premiers sites qui offre la possibilité de relier un domaine de gravures rupestres à une installation humaine. "


Source:
  • Past Horizons: "Who created Las Labradas petroglyphs ?"

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1.02.2013

Des découvertes à Dzibanché redéfinissent l'effondrement de la société Maya


Une peinture murale polychrome en stuc a été découverte à Dzibanché, dans le Quintana Roo, au Mexique.
Elle se réfère à l'une des plus anciennes dynasties Mayas de la ville et révèle qu'elle a été habitée au 13ème siècle après JC.
Pourtant, on pensait qu'au 11ème siècle, les villes des basses terres avaient été complètement abandonnées au cours de l' "effondrement Maya".

La peinture murale localisée dans le temple des cormorans. Image: INAH


Une suite au travail d'Enrique Nalda.

Cette importante découverte survient alors que l'étude a été reprise par des spécialistes de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), suite à la mort de l'archéologue Enrique Nalda (1936-2010) qui avait beaucoup travaillé sur cette ancienne ville maya.
Au cours de sa dernière saison, il y avait trouvé des restes humains et un grand nombre d'offrandes, dont un artéfact en os sculpté avec une scène de sacrifice humain, des pierres de jade ainsi que des objets en obsidienne.


Une importante cité-état.

Dzibanché est une ville située dans le sud de Quintana Roo, un ensemble de 40 kilomètres carrés dans la jungle.Elle se compose de quatre groupes distincts de bâtiments: Dzibanché, Tutil, le Complexe central et l'Acropole Kinichna.

Le site de la ville a atteint son apogée à la période classique (200-1000 après JC), au cours de laquelle a régné la dynastie Kaan, l'une des plus anciennes et des plus importantes de tous les Mayas.

L'archéologue Sandra Balanzario, chef de projet à Dzibanché, a expliqué que les nouvelles données indiquent que la ville a été habitée jusque dans la période postclassique tardive (1200-1550 après JC): "ce qui est important parce que notre recherche précédente supposait que la fin était le Classique Terminal (800 -1000 après JC)."

Elle a expliqué que parmi les objets récupérés figurait un récipient du Classique tardif qui avait été tué rituellement (intentionnellement brisé) et déposé en offrande. La pièce est décorée avec une iconographie se référant à l'un des frères se faisant appelé le Témoin du Ciel, l'un des anciens dirigeants les plus importants de la dynastie Kaan.

Ce récipient, ainsi que deux fresques, ont été restaurés. Ils sont couverts de glyphes associés à cette dynastie et indiquent une poursuite de la lignée Kaan. Ceci est important car auparavant on pensait que la dynastie Kaan s'était installée à Dzibanché pendant la période classique, et qu'elle avait ensuite déménagé à Calakmul.
Mais cette découverte montre une continuité à cet endroit avec une branche de la dynastie restant à Dzibanché pour contrôler la ville.


A la recherche des habitants

Balanzario a expliqué qu'après une pause de deux ans sur le projet de recherche sur le site, les travaux ont repris à Dzibanché. La priorité a été donnée à la conservation et la consolidation des zones Nalda découverts entre 2008 et 2009.

L'archéologue de l'Inah a expliqué que l'objectif de la dernière saison à Nalda était de trouver des maisons des gens ordinaires. Il avait, jusque là, déjà découvert des zones d'apparat et des bâtiments avec des chambres funéraires.

C'est au cours de ce travail, qu'il a découvert les logements de l'administration de la ville. Une grande partie de l'architecture encore debout est recouverte de fragments de stuc peint polychrome et de graffitis. Certains portent les glyphes de la famille de Kaan.
Ces bâtiments étaient situés dans la zone de la Petite Acropole, qui a également produit des matériaux archéologiques qui n'ont pas été associés à l'activité domestique. Il y avait de riches offrandes datant des années 1300, y compris des objets en coquillage, de l'or, de la poterie polychrome, des perles de jade et des matières organiques.


Le meurtre rituel 

L'équipe a également trouvé les restes de quatre personnes démembrées qui semblent avoir été tuées. Il y avait aussi des objets sacrifiés rituellement, tels que des encensoirs, des couteaux de silex et d'obsidienne et un poinçon en os représentant la scène d'extraction du cœur d'un sacrifié (image ci-dessous).

Poinçon en os représentant un sacrifice humain. Image: INAH.

Une autre structure richement ornée se trouvait à proximité des principaux monuments de Dzibanché. Les archéologues pensent qu'il pouvait s'agir de la résidence de la dynastie Kaan.

A proximité, dans le Temple des Cormorans, l'équipe de Nalda a découvert une autre peinture murale polychrome en stuc, créé au cours de la période classique. Son iconographie représente la montagne sacrée, qui décrit l'origine et la légitimité de la dynastie Kaan.

Cette deuxième peinture murale a été trouvé sur l'un des côtés du Temple des Cormorans, qui n'avait été fouillé que devant. Nalda, en 1995, y avait découvert le tombeau du Témoin du Ciel.
La peinture murale était masquée par un mur en pente datant du début postclassique (1000-1250 après JC).


Source:
  • Past Horizons: "Dzibanché discoveries redifines the “Maya Collapse”"

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12.26.2012

Le mystère de la mort de Ramsès III résolu


Les archéologues on conclu que le pharaon Ramsès III, de la période de l'âge du bronze, a été assassiné lors d'un complot mené par sa seconde épouse, Tiya.


 Reconstruction 3D du cou de la momie de Ramsès III.

Après deux années de recherches et d'analyses scientifiques et archéologiques, les égyptologues ont résolu le mystère de la mort de Ramsès III.

Ils ont découvert que le roi a été assassiné dans le cadre d'un complot tissé par sa seconde épouse, Tiya, qui voulait mettre son fils, le prince Pentaour, sur le trône.

Selon un rapport médical publié dans le British Medical Journal, une équipe dirigée par l'archéologue et ancien ministre des antiquités Zahi Hawass, et le directeur général du Cairo Scan, Ashraf Selim, a analysé de l'ADN et des radiographies effectuées sur deux momies inconnues exposées à l'Egyptian Museum.

Elles portent les noms d'Homme Inconnu E et de Momie Hurlante. L'étude a révélé que l'Homme Inconnu E était Ramsès III, et qu'il avait été tué par un coup de couteau dans la nuque.

Les radiographies ont montré une amulette oeil d'Horus dans sa poitrine, et quatre autres amulettes représentant les quatre fils d'Horus.
D'après Hawass, ces amulettes ont été insérées dans la poitrine de la momie dans une situation particulière afin de protéger le roi lors de son voyage vers l'éternité.

Les études ont également révélé que la Momie Hurlante était le Prince Pentaour, qui s'est suicidé en se pendant à la suite de l'échec du complot.

"Nous changeons une saga de l'histoire de l'Egypte ancienne", affirme M. Hawass: il explique que les résultats récents sont en contradiction avec ce qui a été écrit dans les transcriptions du papyrus du procès. Il mentionnait que Ramsès III n'avait pas été tué au cours de l'intrigue. Ces transcriptions concernent le complot du harem royal contre le roi lors d'une célébration au temple Medinet Habou.
Ils avaient prévu de tuer le roi et de mettre son second fils sur le trône.

Le papyrus mentionne que de nombreuses personnes faisaient parti de l'intrigue, dont la reine Tiya, Pentaour et un certain nombre de fonctionnaires clés.
Certains des comploteurs ont été condamnés à mort, tandis que d'autres, y compris Pentaour, ont reçu l'ordre de se tuer.

Le roi Ramsès III a régné de 1187 à 1156 avant JC.

Source:

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12.19.2012

Des crânes déformés découverts dans un cimetière mexicain


Les archéologues ont découvert le premier cimetière pré-hispanique dans la région de Sonora, près du petit village mexicain d'Onavas.
Certains des squelettes, enterrés il y a environ 1000 ans, présentent une déformation du crâne.

 Un des 13 individus découvert avec un crâne déformé. Image: INAH

Un cimetière unique.

Le cimetière se compose de 25 personnes, dont 13 ont intentionnellement le crâne déformé. Cinq d'entre eux ont également des mutilations dentaires.
Ces pratiques culturelles sont similaires à celles des groupes préhispaniques dans le sud de Sinaloa et le nord de Nayarit, mais jusqu'à présent, elles n'ont pas été constatées dans le Sonora.

Certains des individus portaient des ornements tels que des bracelets, des anneaux pour le nez, des boucles d'oreilles et des pendentifs fabriqués à partir de coquilles trouvées dans le golfe de Californie.

Une sépulture contenait une carapace de tortue, soigneusement placée sur l'abdomen.

Cependant, les archéologues ont constaté que les sépultures n'étaient pas accompagnées des offrandes et récipients habituels.
Pour les archéologues, la découverte de nouvelles déformations craniennes est passionnante. Cela n'a jamais été constaté dans les groupes culturels de Sonora.

"Cette découverte unique montre un mélange de traditions des différents groupes du nord du Mexique. L'utilisation d'ornements fabriqués à partir de coquillages du golfe de Californie n'avait jamais été trouvé auparavant dans le territoire de Sonora. Cette découverte étend la limite de l'influence des peuples méso-américains plus au nord que ce qui a été précédemment noté", a déclaré l'archéologue Cristina Garcia Moreno, directrice du projet de recherche.

L'archéologue a mené des travaux pour le compte de l'Arizona State University avec l'accord de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH).


Les mutilations et les déformations comme marque de statut social.

Garcia Moreno a déclaré que la "déformation crânienne dans les cultures méso-américaines a été utilisée pour différencier un groupe social des autres et à des fins rituelles, tandis que la mutilation dentaire dans les cultures telles que les Nayarit était considérée comme un rite de passage à l'adolescence. Ceci est confirmé par les résultats de l'étude du cimetière de Sonora, où les cinq corps avec les mutilations dentaires ont tous plus de 12 ans d'âge."

Cependant, poursuit-elle, "dans le cas présent, on ne peut pas reconnaître les différences sociales car toutes les sépultures semblent avoir les mêmes caractéristiques. Et nous n'avons pas été en mesure de déterminer pourquoi certains portaient des ornements et d'autres non, ou pourquoi, parmi les 25 squelettes seul un était féminin."

Des ossements de 25 individus ont été récupérés, 17 ont entre 5 mois et 16 ans et 8 sont des adultes.

Le chercheur a noté que le nombre d'enfants et de pré-pubères identifiés dans le cimetière peut être un indicateur de mauvaise pratique en ce qui concerne la déformation crânienne et d'une mort causée probablement par une force excessive dans l'enserrement du crâne.

Ses dires proviennent des analyses menées sur les vestiges et les résultats n'ont pas montré de maladies apparentes qui pourraient avoir causé la mort.

La découverte est importante, car elle montre l'influence des sociétés mésoaméricaines dans le sud de Sonora, beaucoup plus au nord que prévu.

"En raison des caractéristiques des personnes qui ont été trouvés dans Ónavas, en particulier à partir de la déformation du crâne et des mutilations dentaires, on peut les relier aux sociétés du sud du Mexique, par exemple, Michoacán, Nayarit, Jalisco, et à son tour, avec la zone méso-américaine culturelle. "

La découverte a été daté de l'an 943 après JC à partir d'échantillons prélevés dans l'un des individus. Garcia Moreno a souligné que l'Amérique Centrale a été affectée par l'arrivée des colons du sud, ce qui peut avoir étendu leur influence plus au nord qu'on ne le croyait auparavant.

Source:

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12.17.2012

D'anciennes pierres à cuire révèlent le passé magnétique de la terre

D'anciennes pierres à cuire utilisées en Nouvelle-Zélande pourraient révéler l'histoire magnétique de la Terre remontant à des centaines d'années.

Les anciens fours de cuisson Maoris, ou hangis, devaient contenir des pierres révélant le passé magnétique de la terre. Credit: RaviGogna

Ces pierres étaient utilisées par les Maoris, indigènes Néo-Zélandais, dans leur fours à cuisiner, appelés hangi, au cours des dernières centaines d'années.

Les pierres était si chaudes que les minéraux qu'elles contenaient, ayant des propriétés magnétiques, se seraient alignés avec le champ magnétique de la Terre de l'époque.

"Nous avons de très bonnes données paléomagnétiques à travers le monde concernant l’intensité du champ et sa direction, en particulier dans l'hémisphère Nord," explique l'une des auteurs de l'étude, Gillian Turner, de l'Université de Victoria, en Nouvelle-Zélande, "le Sud-Ouest du Pacifique, cependant, avait un déficit de données dans ce domaine."

Le champ magnétique terrestre varie au cours du temps, car le fer en fusion dans le noyau externe de la planète se répand partout autour.  

Turner a cherché à créer un compte rendu de l'histoire magnétique de la Terre au cours des 10.000 dernières années.

Pour reconstruire l'histoire du champ magnétique de la planète, les géologues étudient normalement les tessons de poterie, qui contiennent des minéraux susceptibles de se démagnétiser à haute température, puis de se réaligner avec le champ magnétique de la Terre en se refroidissant.

Plus le champ est puissant, plus les minéraux sont magnétiques à expliqué Turner.

Cependant, les Maoris qui se sont installés en Nouvelle-Zélande il y a 700 ou 800 ans, n'utilisaient pas de poterie.
Ainsi, elle a décidé de se pencher sur les hangis Maoris, que les indigènes insulaires ont toujours utilisé pour cuire leur nourriture à la vapeur.

D'après la légende, les hangis parviennent à obtenir une chaleur blanche, ce qui signifie qu'ils doivent atteindre jusqu'à environ 1.100 degrés Celsius. Cela est bien au-dessus de la température de Curie au cours de laquelle les minéraux se démagnétisent.

L'équipe a donc expérimenté des hangis modernes. Il les ont chauffés, puis, en plaçant une boussole au-dessus d'eux, ils ont observé comment le champ magnétique se ré-alignait en refroidissant.
Ils ont pu voir que ces fours ne sont pas suffisamment chauds pour modifier le champ magnétique.

C'est ainsi que les chercheurs sont partis à la recherche d'anciennes pierres à cuire dans toute la Nouvelle-Zélande grâce à des fouilles archéologiques.

En testant leur alignement du champ magnétique et en utilisant du carbone radioactif pour dater les pierres, l'équipe espère pouvoir reconstruire presque un millénaire d'histoire du champ magnétique terrestre dans le sud de l’Hémisphère, où les données sont plutôt rares.

Pour remonter plus loin dans le temps, l'équipe se penchera sur d'autres roches, comme les pierres volcaniques provenant d'éruptions et les sédiments lacustres.

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12.13.2012

Lignes de Nazca: un géoglyphe en forme de labyrinthe


Les célèbres lignes de Nazca, gravées sur le plateau désertique de Nazca au Pérou représentent une énigme depuis environ 1500 ans.
D'après les chercheurs, au moins l'un des géoglyphes aurait la forme d'un labyrinthe.





















 Vue aérienne montrant une partie de ce que les chercheurs considèrent comme un labyrinthe. Cela inclu une voie en spirale (dans le cadre rouge)... Photo © Clive Ruggles

Clive Ruggles, archéoastronome à l'Université de Leicester en Angleterre, a découvert le labyrinthe en le parcourant lui-même à pied. Il s'agit d'une seule voie partant, et revenant, vers un monticule de terre, avec une série de méandres sur 4,4 km de long.

Depuis le sol, seule une petite partie du labyrinthe est visible, même en déambulant à travers celui-ci.
D'après une vue aérienne, il est difficile de reconnaître l'ensemble des lignes du paysage comme un seul ensemble.


Un labyrinthe minutieusement planifié.

Ruggles et l'archéologue Nicholas Saunders de l'Université de Bristol en Angleterre, ont décrit et cartographié ce qu'ils considèrent être un labyrinthe soigneusement planifié par l'ancienne culture Nazca (parfois orthographiée Nasca).

La civilisation Nazca a prospéré dans le sud de la côte du Pérou, il y a environ 2.100 à 1.300 ans.

Selon Ruggles "Ce labyrinthe était destiné à être parcouru et non pas vu. L'élément de surprise devait être essentiel à l'expérience de la marche du labyrinthe Nazca."
Ceux qui parcouraient le chemin désertique ont rencontré 15 angles vifs qui les menaient sur des sentiers les éloignant et les rapprochant d'une grande colline.

Les marcheurs suivaient alors une courbe, négociaient encore deux tours de plus avant d'entrer dans un passage en spirale. Il devait probablement falloir environ une heure pour parcourir la totalité du géoglyphe.

Les gens devaient marcher seuls ou en file indienne le long de l'étroite voie de terre, d'après Ruggles.
Les dommages minimum aux rochers bordant la voie indiquent que les marcheurs du labyrinthe avançaient avec précaution.

Ruggles et Saunders ont reconstruit plusieurs petites sections du chemin qui avaient été emportées par les pluies.

Le travail de terrain, de 2007 à 2011, a permis de dresser une carte de l'ensemble du labyrinthe. Cependant, il n'y a aucun moyen de savoir comment le labyrinthe a été utilisé.


Les lignes de Nazca et dessins d'animaux recouvrent 1.036 kilomètres carrés de sol dans le désert.

De nombreuses théories tentent d'apporter une explication: ils pourraient être des représentations de constellations, des sites rituels destinés à recueillir la pluie des dieux, des cartes de sources souterraines et, plus notoirement, des pistes d'atterrissage pour les vaisseaux spatiaux de visiteurs d'un autre monde.

En 2000, Anthony Aveni, archéoastronome à l'université Colgate, à Hamilton, État de New York, avait suggéré que certaines lignes de Nazca formaient des labyrinthes. Il juge crédible l'estimation de Ruggles et Saunders selon laquelle des labyrinthes de Nazca ont été faits pour être parcourus tout en restant la plupart du temps non visibles.

Bien que des poteries brisées se trouvent souvent à proximité des lignes de Nazca, cela n'est pas le cas pour ce labyrinthe ou sur la colline voisine.

Ruggles espère fouiller la butte afin de déterminer si c'est une formation naturelle ou une création de la civilisation Nazca.


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12.10.2012

Un casque de l'âge du fer tardif découvert en Angleterre

Une découverte rarissime d'après le British Museum: un casque préhistorique a été trouvé sur les terres agricoles près de Canterbury.
Le casque en bronze, datant du premier siècle avant JC, a été découvert par un détectoriste amateur.


D'après le Canterbury Archaeological Trust, le casque de bronze a été trouvé avec des fragments d'os, et semble avoir été utilisé pour contenir des restes humains suite à une crémation.

Le découvreur avait contacté les archéologues car il était persuadé qu'il avait fait une découverte importante.
Les experts de l'Université de Kent ont constaté qu'il remontait au 1er siècle avant JC.


Une découverte enregistrée comme trésor.

D'après Andrew Richardson, gestionnaire des découvertes au Canterbury archaeological Trust, une broche qui aurait fixé un sac contenant les os incinérés a également été mise au jour.

Julia Farley, conservatrice au British Museum, a dit qu'il s'agissait de l'un des rares casques de l'âge du fer trouvés en Grande-Bretagne.
Elle a précisé qu'il était courant d'enterrer les cendres dans un sac attaché avec une broche à la fin de l'âge du fer dans le Kent, mais: "aucune crémation n'a jamais été trouvée accompagnée d'un casque. Le propriétaire de ce casque, ou les personnes qui l'ont placé dans la tombe, ont peut-être vécu le début de l'histoire de la Bretagne romaine.



Le Dr Steven Willis, maître de conférences en archéologie à l'Université de Kent, a déclaré que la technologie de balayage laser a été utilisée pour analyser le casque et établir les détails de sa fabrication, de sa décoration et de son utilisation: "Les secrets de ce casque ne font que commencer à émerger, mais nous en apprenons beaucoup au fur et à mesure que le travail progresse."

Le Dr Willis a également déclaré qu'il y avait un cas connu en Belgique d'un casque ayant servi de récipient d'incinération.

Les objets ont été enregistrés en tant que trésor et resteront au British Museum.

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12.07.2012

Provadia-Solnitsata: la plus vieille ville d'Europe

D'après le professeur Vassil Nikolov, le site de Provadia-Solnitsata, en Bulgarie, serait la plus ancienne ville d'Europe.
Cette ancienne colonie urbaine est proche de Provadia, une ville d'environ 13 000 habitants à 40km à l'intérieur des terres depuis la mer Noire.

Les restes d'une maison à deux étages sur le site de Provadia-Solnitsata (Photo: AFP)

L'équipe d'archéologues dirigéé par Nikolov a mis au jour des murs de pierre qui dateraient de 4700 à 4200 ans avant notre ère.

Les murs ont deux mètres d'épaisseur et trois mètres de haut, ce qui en feraient, selon Nikolov, les fortifications les plus anciennes et les plus massives de l'Europe pré-historique.

Il devait y avoir environ 300 à 350 personnes vivant sur le site à cette époque. Elles logaient dans des maisons de deux étages et gagnaient leur vie avec l'extraction du sel.
Aujourd'hui, Provadia est un centre important pour le sel; Solnitsata veut d'ailleurs dire "les salines"...

On estime que le sel a été extrait dans la région depuis environ 7500 ans.

D'après Nikolov, le sel était la monnaie de l'Antiquité, à la fois en termes de valeur et de prestige.
En tant que seul endroit dans les Balkans utilisé pour la production du sel, Provadia-Solnitsatsa, au Ve siècle avant J.-C., était "l'hôtel des monnaies" de la région.

La découverte de sépultures dans une nécropole montre que les gens de la ville étaient riches. Des aiguilles de cuivre et des poteries ont été trouvées dans les tombes.
Quant aux rituels et pratiques funéraires, ils étaient étranges et complexes: dans certains cas, les cadavres été coupés en deux et enterrés à partir du bassin vers le haut.

Les fouilles de l'été 2012, d'une durée de deux mois, ont porté principalement sur la nécropole et le village.

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12.04.2012

La première microbrasserie découverte à chypre


Les archéologues travaillant dans l'ouest de Chypre ont découvert une microbrasserie de l'âge du Bronze.

La microbrasserie reconstituée dans le cadre de l'archéologie expérimentale...

L'équipe de fouilles a mis au jour une structure voûtée plâtrée de boue de deux mètres d'envergure. Elle était utilisée comme four pour sécher le malt et faire de la bière il y a 3500 ans.

Des bières de différentes saveurs aurait été brassées à partir d'orge maltée, et fermentée avec des levures, avec une teneur en alcool d'environ 5%.

La levure devait être soit naturelle ou bien produite à partir de fruits comme les raisins ou les figues.


Une découverte rarissime.

Le docteur Lindy Crewe, de l'Université de Manchester, a dirigé les fouilles du site, de l'âge du bronze moyen, de Kissonerga-Skalia, près de Paphos, depuis 2007: "Les archéologues pensent que boire de la bière était une occupation importante de la société à partir du néolithique et a peut-être même été la principale raison pour laquelle les gens ont commencé à cultiver des céréales.".

Mais il est extrêmement rare de trouver des restes de production préservés après des milliers d'années.
La fouille du four de maltage et des ensembles associés comme des poteries et des outils laissés sur place donnent une occasion fantastique d'étudier les outils de l'âge du bronze et de comprendre les techniques et les recettes.

Le four découvert par les archéologues était placé à 50 mètres de l'extrémité d'une cour de 50 mètres carrés avec un sol plâtré.
Ils ont trouvé des outils de broyage et des mortiers (qui ont pu être utilisés pour briser le grain après qu'il ait été malté), un petit foyer et des marmites en argile pour chauffer lentement la bière.

Ils ont également trouvé des petites cruches, qui, selon eux, devaient contenir des additifs comme des levures ou des édulcorants pour produire les bières avec différents dosages ou arômes.


La bière: un des ciments de la communauté.

Les ingrédients de la bière ont été trouvés par l'équipe sous forme de graines carbonisées.
D'après le Dr Crewe: "La bière était souvent consommée, car elle était plus nutritive que le pain et moins susceptibles de contenir des agents pathogènes nocifs de l'eau potable qui peuvent vous rendre malade."

Mais les boissons alcoolisées ont également eu un rôle important dans le négoce et le plaisir de la même façon qu'aujourd'hui.

Cette activité rassemblait les communautés comme pouvaient le faire les récoltes ou la construction de certains bâtiments spéciaux. Au lieu d'un paiement, les participants sont récompensés par une fête spéciale, impliquant souvent des quantités d'alcool qui transformait une corvée en un événement social.


Le succès de la bière à la figue.

Une équipe archéologique expérimentale, dirigée par Ian Hill de HARPE (Heritage and Archaeological Research Practice), a recréé le four de séchage en utilisant des techniques traditionnelles afin de tester la théorie du Dr Crewe.
La version moderne utilisait de l'air chaud pour produire une température de 65°C. Ce sont des conditions parfaites pour le chauffage et le séchage des grains, tout en conservant les enzymes et les protéines.

Pour M. Hill: "Une fois que les bières étaient prêtes, nous les avons trouvé toutes à peu près potables, bien que certaines variétés sont mieux que d'autres. Celle au raisin est la moins agréable, un peu trop sucrée. Les résultats sont moins fiables lors de l'utilisation des levures naturelles, par rapport à la levure de bière. Quant à la bière à la figue, elle devait certainement être la plus populaire".


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11.28.2012

De nouvelles découvertes à Tall El-Hammam

Mise à jour le 09/03/19

Une équipe d'archéologues et d'ouvriers sont entrain de mettre au jour un site qui pourrait figurer parmi les plus grandes villes antiques de l'âge du bronze au Proche-Orient: Tall El-Hammam.

Les efforts actuels se concentrent sur une grande porte d'entrée de la ville, de la période du Bronze Moyen II (1800 - 1540 avant J.-C.), récemment découverte.

Face interne du mur de la cité de l'âge du bronze

La porte de la ville a été découverte lors des fouilles menées au cours du mois de Janvier 2012 sous la direction du Dr Steven Collins de Trinity Southwest University et Yazid Eylayyan du Département des Antiquités de Jordanie.

Elle faisait partie d'un certain nombre de grands éléments architecturaux associés à un important système de fortification défensif construit pour protéger la ville.


Un système défensif quasi-imprenable.

Les fortifications, une muraille de 4m d'épaisseur, ont été construites sur une fondation d'énormes pierres; mesurant jusqu'à 5m de haut, elles sont surmontées d'une superstructure en briques de terre crues.

La construction a été renforcée par un système de rempart ou glacis en terre crue: il était incliné vers l'extérieur et vers le bas d'environ 35 à 38 degrés par rapport au mur d'enceinte de la ville.

En se basant sur des analyses et des données fournies par les fouilles actuelles, la porte d'entrée récemment découverte constitue la principale porte d'entrée monumentale donnant sur la ville.

Collins rapporte que "la taille et l'étendue du système défensif devait être impressionnantes, et le rendaient pratiquement imprenable.
En effet, à ce jour il n'existe pas de preuves de conquête ou de destruction pendant la durée de ces défenses au cours du Bronze Moyen II. Il y a aussi des traces d'une importante route entre la face interne de la paroi de la ville et la première rangée de maisons".


Une ville au centre d'un ensemble de colonies.

Les restes de l'ancienne ville englobent un domaine si vaste qu'ils éclipsent les anciennes colonies environnantes dont les structures sont à peu près contemporaines de la ville.
Les analyses du contexte de la ville, des découvertes, et d'autres données ont conduit les chercheurs à suggérer qu'elle a pu être le centre d'un ensemble de colonies. Elle entretenaient probablement des relations économiques et politiques comme dans une cité-Etat de l'âge du bronze.

Les récentes découvertes font partie d'un projet de fouille en cours mené conjointement par la Trinity Southwest University à Albuquerque et le Département des Antiquités du Royaume hachémite de Jordanie.

Le site, Tall el-Hammam, est situé au sud de la vallée du Jourdain, à environ 14 kilomètres au nord-est de la mer Morte.

À l'aube de la 8ème saison, les recherches y ont révélé une longue histoire d'occupation, en commençant par la période chalcolithique jusqu'à l'époque islamique, avec un trou d'au moins cinq siècles qui a suivi la période du Bronze moyen.
Les raisons de ce "blanc" sont encore inconnues et les chercheurs impliqués dans le projet continuent de chercher des indices.

Mise à jour du 09/03/2019 suite à ces fouilles: "L'explosion d'une météorite aurait anéanti des communautés proches de la mer Morte il y a 3 700 ans"

Source:

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11.26.2012

La civilisation de l'Indus, 2000 ans plus ancienne ?

La récente Conférence internationale sur l'archéologie harappéenne a débouché sur une annonce inattendue des archéologues BR Mani et KN Dikshit, de l'Archaeological Survey of India: ils prétendent que les fouilles ont apporté de nouvelles datations.

Ainsi, la civilisation de l'Indus, ou civilisation harappéenne, aurait vu le jour environ 2000 ans plus tôt qu'on ne le pensait.

 Le site Mohenjo-daro de la vallée de l'Indus.

Une nouvelle datationt de la culture harappéenne

Sur la base de leurs recherches, qui n'a pas encore été entièrement publiée, les deux archéologues ont déclaré:
"Les résultats préliminaires des données, provenant d'anciens sites du sous-continent indo-pakistanais, suggèrent que la civilisation indienne a émergé dans le 8e millénaire avant JC dans la région de Ghaggar-Hakra et du Baloutchistan. Sur la base de datations radio-métriques de Bhirrana (Haryana), les vestiges culturels de l'horizon pré-harappéen remontent entre 7380 à 6201 avant notre ère ".


Contemporain avec l'essor de la civilisation Mésopotamienne

Cette annonce a été faite lors de la Conférence internationale sur l'archéologie harappéenne par l'Archaeological Survey of India (ASI) à Chandigarh et conteste la théorie actuelle selon laquelle les colonies de peuplement dans la région de l'Indus ont commencé autour de 3750 avant notre ère.

Les résultats préliminaires de la vallée de l'Indus, s'ils sont confirmés, situeraient l'origine de la culture harappéenne à peu près à la même période où la civilisation mésopotamienne a pris son essor.

La première civilisation mésopotamienne, celle de Sumer, a émergé dans la période d'Obeïd, vers 6500 avant notre ère.


Une connexion au niveau de la langue?

Les textes sumériens qui ont été déchiffrés n'ont aucun rapport avec les langues des environs, mais il y a une hypothèse selon laquelle les populations vivant dans les zones côtières d'Iran (Elam), entre les deux civilisations en question, parlaient ce qui est décrit comme une langue Elamo-dravidienne.

Mise à part les similitudes linguistiques, l'hypothèse Elamo-dravidienne  repose sur l'affirmation que l'agriculture s'est propagée du Proche-Orient vers la vallée de l'Indus via l'Elam.
Cela suggère que les agriculteurs ont apporté une nouvelle langue en même temps que l'agriculture depuis la Mésopotamie.
Cette hypothèse est étayée par des données ethno-botaniques, comme la propagation du blé originaire du Moyen Orient.

Des preuves de commerce important entre l'Elam et la civilisation de vallée d'Indus suggère des liens permanents entre les deux régions.

Les récentes fouilles ont été réalisées sur deux sites au Pakistan et en Inde. Il est possible que d'autres travaux puissent modifier les chronologies en cours.


La chronologie actuelle:

Dates

Phase
ère
7000 – 5500 avant JC
Mehrgarh
I (aceramic Neolithic)
Early Food Producing Era

5500-3300
Mehrgarh II-VI (ceramic Neolithic)
Regionalisation Era5500-2600
3300-2600 Early Harappan
3300-2800
Harappan 1 (Ravi Phase)
2800-2600
Harappan 2 (Kot Diji Phase, Nausharo I, Mehrgarh VII)
2600-1900 Mature Harappan (Indus Valley Civilization) Integration Era
2600-2450
Harappan 3A (Nausharo II)
2450-2200
Harappan 3B
2200-1900
Harappan 3C
1900-1300 Late Harappan Localisation Era
1900-1700
Harappan 4
1700-1300
Harappan 5
1300-300

Northern Black Polished Ware (Iron Age)

Indo-Gangetic Tradition


Source:

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11.22.2012

Otzi, l'homme des glaces était originaire d'Europe Centrale


Otzi l'homme des glaces, la célèbre momie étonnamment bien préservée trouvée dans les Alpes italiennes en 1991, était originaire d'Europe centrale.
Il n'était donc pas, d'après cette nouvelle étude, un émigré de la Sardaigne.

Reconstruction d'Otzi par Kennis / South Tyrol Museum of Archaeology, Photographis Ochsenreiter.

Génétiquement, il ressemblait beaucoup à d'autres fermiers de l'âge de pierre d'Europe.

Ces nouveaux résultats appuient la théorie selon laquelle les fermiers, et non pas seulement la technologie de l'agriculture, se sont répartis au cours de la préhistoire depuis le Proche-Orient jusque vers la Finlande.

"L'idée est que la propagation de l'élevage et de l'agriculture était associée à la circulation des populations et pas seulement à celle de la technologie", a déclaré le co-auteur Martin Sikora, généticien à l'Université de Stanford.

Pour rappel, Otzi a été transpercé par une flèche et a saigné mortellement sur ​​un glacier dans les Alpes entre l'Autriche et l'Italie, il y a plus de 5000 ans.


L'histoire est dans le génome...

Le génome d'Otzi séquencé par les scientifiques en début 2012 a donné un résultat surprenant: l'homme des glaces est plus étroitement lié à la Sardaigne d'aujourd'hui qu'il ne l'est à l'actuelle Europe centrale.

Mais les chercheurs n'ont séquencé qu'une partie du génome, et les résultats n'ont pas résolu une question sous-jacente: est-ce que la plupart des populations du néolithique en Europe centrale avaient des profils génétiques proches des caractéristiques sardes, ou bien est-ce que la famille d'Otzi avait récemment émigré de l'Europe du Sud ?

"Peut-être Otzi était-il juste un touriste, peut-être que ses parents étaient sardes et qu'il avaient décidé de s'installer dans les Alpes", a supposé Sikora.

Cela aurait obligé la famille d'Otzi à parcourir des centaines de kilomètres, une perspective peu probable, selon Sikora: «Il y a cinq mille ans, on ne s'attend  pas vraiment à ce que ces populations soient très mobiles».

Aussi, pour répondre à cette question, l'équipe de Sikora a séquencé l'intégralité du génome d'Otzi et l'a comparé avec ceux de centaines d'Européens d'aujourd'hui.
Ils ont fait de même avec les génomes d'un chasseur-cueilleur de l'âge de pierre trouvé en Suède, un fermier de Suède, un chasseur-cueilleur vieux de 7000 ans découvert dans la péninsule ibérique et un homme de l'âge de fer trouvé en Bulgarie.

L'équipe a ainsi confirmé que les sardes actuels sont les plus proches d'Ötzi. Mais, parmi le quatuor préhistorique, Otzi ressemblait le plus aux fermiers trouvés en Bulgarie et en Suède, tandis que les chasseurs-cueilleurs de Suède et de la péninsule Ibérique ressemblent plus aux Européens du Nord d'aujourd'hui.

Les résultats soutiennent l'idée que les populations qui ont migré depuis le Moyen-Orient jusque vers l'Europe du Nord ont apporté l'agriculture avec eux et se sont mélangés avec les chasseurs-cueilleurs autochtones, permettant une explosion démographique.

Alors que les traces de ces anciennes migrations se sont largement perdues dans la plupart de l'Europe, les insulaires sardes, restés plus isolés, ont donc conservé plus de traces génétiques de ces anciens fermiers néolithiques.

Les résultats viennent s'ajouter à un ensemble croissant de preuves montrant que l'agriculture a joué un rôle majeur dans la formation des peuples de l'Europe, a déclaré Chris Gignoux, généticien à l'Université de Californie à San Francisco.

Source:

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11.19.2012

Bulgarie: une découverte liée à Alexandre le Grand

Un tombeau Thrace, récemment fouillé au Nord de la Bulgarie, pourrait bien avoir un lien avec Alexandre le Grand...

Les archéologues y ont mis au jour d’anciens objets en or, dont un diadème avec des motifs d'animaux et un morceau de tête de cheval.

Un archéologue montre un diadème en or sculpté avec la tête d'un lion et d'autres animaux trouvés dans la tombe bulgare. Il fait partie d'une prise incroyable et historiquement significative.

Ces artéfacts exceptionnels sont datés de la fin du quatrième ou début du IIIe siècle avant J.-C. et ont été trouvés dans la plus grande des 150 anciennes tombes d'une tribu Thrace, les Gètes, qui était en contact avec les Grecs de l'Antiquité.

Les objets, découverts à Omurtag près du village de Sveshatari, comprennent également  un anneau en or, 44 figurines féminines ainsi que 100 boutons dorés.
"Ce sont des découvertes étonnantes remontant à l'apogée du pouvoir des Gètes", a expliqué Diana Gergova, chef de l'équipe archéologique sur le site de l'ancien complexe funéraire Gète et chercheur sur la culture Thrace, "d'après ce que nous voyons jusqu'à présent, la tombe pourrait être liée au premier dirigeant Gète connu, Cothelas".

Gergova explique que le trésor pourrait bien avoir été enveloppé dans un drap tissé en or, car un certain nombre de fils d'or ont été découverts à proximité.
Ce sont, très probablement, les restes d'un enterrement rituel, dit le professeur, en ajoutant que l'équipe s'attend à découvrir un cimetière immense, probablement liée à l'enterrement de Cothelas, dirigeant de Gath et l'un des beau-père de Philippe II de Macédoine: le père d'Alexandre le Grand.


Une découverte unique en Bulgarie.

L'une des tombes, connue sous le nom de Tombeau Thrace de Svechtari, est dans la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, pour son décor architectural unique avec ses figures féminines mi-humaines, mi-végétaux et ses peintures murales.

Les Thraces, gouvernés par une puissante aristocratie guerrière riche de trésors en or, habitaient une zone s'étendant de ​​la Roumanie moderne et la Bulgarie à la Grèce septentrionale et la partie européenne de la Turquie dès 4000 avant JC.

Ils vivaient en marge de la civilisation grecque et romaine. Il s'affrontaient et se mélangeaient souvent avec les cultures les plus avancées jusqu'à ce qu'ils finissent absorbés dans l'Empire romain autour de 45 après JC.

Les archéologues ont découvert un grand nombre d'objets dans les tombeaux thraces de la Bulgarie au cours des dernières décennies, fournissant la plupart des connaissances sur leur culture, car ils n'avaient pas de langage écrit et n'ont laissé aucune trace durable.


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11.15.2012

Un squelette géant romain découvert en Italie


Ce n'est pas une histoire à dormir debout: le premier ancien squelette complet d'une personne atteint de gigantisme a été découvert près de Rome.
Avec ses 2m02, l'homme devait paraître géant au troisième siècle de notre ère  où les hommes mesuraient en moyenne 1m67. ..

 Le tibia géant posé à côté de celui d'un romain de taille normale à la même époque. 
Photograpie Simona Minozzi, Endocrine Society
 
La découverte de tels squelettes est rare, car le gigantisme lui-même est extrêmement rare. Aujourd'hui, il touche environ trois personnes sur un million dans le monde entier !
Cela commence dans l'enfance, lorsque le dysfonctionnement d'une glande hypophyse provoque une croissance anormale.

Deux squelettes partiels, un de Pologne et un autre d'Egypte, ont déjà été identifiés comme "probables" cas de gigantisme, mais le spécimen romain est le premier cas antique évident d'après ce qu'a déclaré la responsable de l'étude Minozzi Simona, une paléopathologiste de l'Université italienne de Pise.


L'étude du squelette.

Le squelette inhabituel a été trouvé en 1991 lors d'une fouille de la nécropole de Fidènes. À l'époque, la Surintendance archéologique de Rome, qui a dirigé le projet, avait simplement noté que la tombe de l'homme était anormalement longue.
Ce n'est que plus tard, lors d'un examen anthropologique, que l'on nota la longueur inhabituelle des os.
Peu de temps après, ils ont été envoyés au groupe de Minozzi pour une analyse plus approfondie.

Pour savoir si le squelette était atteint de gigantisme, l'équipe a examiné les os et ont constaté des dommages aux crâne compatibles avec une tumeur de l'hypophyse, ce qui perturbe la glande pituitaire, amenant à la surproduction d'hormones de croissance.

D'autres éléments, comme les membres démesurément longs et des preuves indiquant que les os étaient encore en croissance, même au début de l'âge adulte, ont permis de diagnostiquer le gigantisme.

Sa disparition précoce, vraisemblablement entre 16 et 20 ans, pourrait également pointer vers le gigantisme.
Il est associé aux maladies cardio-vasculaires et aux problèmes respiratoires, mais la cause du décés reste inconnue.


Un géant intégré à la société ?

Charlotte Roberts , bioarchéologiste à l'Université de Durham en Angleterre, a dit qu'elle était "certainement convaincue par le diagnostic" du gigantisme. Mais elle aimerait en savoir plus: "On ne peut pas étudier la maladie, donc il faut regarder de façon plus large, comme la manière dont ces gens s'intégraient dans la société, et si elles étaient traitées différemment".

Les biens enterrés avec un corps, par exemple, peuvent fournir des indices sur le rôle de la personne dans leur vie et sur la façon dont elle a été traitée dans leur communauté.

Le géant romain, cependant, a été trouvé sans artéfact funéraire, explique Minozzi. De plus, ajoute-t-elle, son enterrement est typique de l'époque, ce qui suggère qu'il faisait partie intégrante de la société: "Nous ne savons rien au sujet du rôle ou de la présence de géants dans le monde romain", dit-elle, "mise à part le fait que, au IIe siècle, l'empereur Maximin Thrax était décrit dans la littérature comme une montagne humaine."

Minozzi note, cependant, que la haute société romaine impériale "avait un goût prononcé pour les artistes ayant des malformations physiques évidentes, tels que les bossus et les nains, donc nous pouvons supposer que même un géant devait générer suffisamment d'intérêt et de curiosité."


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