3.14.2013

Une ancienne pièce de monnaie chinoise trouvée au Kenya


Une expédition de scientifiques dirigée par M. Chapurukha Kusimba du Field Museum et Sloan R. Williams de l'Université de l'Illinois à Chicago a mis au jour une pièce de monnaie chinoise vieille de 600 ans.
Elle a été découverte sur l'île de Manda au Kenya; cela montre que le commerce entre la Chine et l'est de l'Afrique existait depuis des décennies avant que les explorateurs européens partent naviguer autour du monde.


La pièce est faite de cuivre et d'argent. Elle a été faite sous l'Empereur Yongle de Chine qui régna de 1403 à 1425 pendant la dynastie Ming. (Photo The Field Museum, John Weinstein)



La pièce de monnaie est un petit disque de cuivre et d'argent avec un trou carré au centre afin de pouvoir être porté à la ceinture.
Elle est appelée "Yongle Tongbao" et a été émise par l'Empereur Yongle, qui régna de 1403 à 1425 après JC pendant la dynastie des Ming. Le nom de l'empereur est écrit sur la pièce de monnaie, ce qui rendu son identification aisée.

L'Empereur Yongle, qui a commencé la construction de la Cité Interdite en Chine, était intéressé par des missions politiques et commerciales sur les terres qui entourent l'océan Indien. Il avait envoyé l'amiral Zheng He, également connu sous le nom Cheng Ho, explorer ces rivages.

"Zheng He était, à bien des égards, le Christophe Colomb de la Chine", a déclaré le Dr Kusimba, conservateur d'anthropologie africaine au Field Museum, "c'est merveilleux d'avoir une pièce de monnaie qui peut finalement prouver qu'il était venu au Kenya. Cette conclusion est importante. Nous savons que l'Afrique a toujours été reliée au reste du monde, mais cette pièce ouvre une discussion sur les relations entre la Chine et les nations de l'océan indien."

Ces relations se sont arrêtées peu de temps après la mort de l'Empereur Yongle, lorsque les dirigeants chinois interdirent les expéditions étrangères, ce qui permit aux explorateurs européens de dominer l'ère des découvertes et d'élargir leurs empires.

L'île de Manda, au large de la côte nord du Kenya, a accueilli une civilisation avancée entre 200 et 1430 après JC, puis elle a été abandonnée et jamais habitée à nouveau.

Le commerce a joué un rôle important dans le développement de Manda, et cette pièce montre que l'importance du commerce sur l'île remonte à beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait.
"Nous espérons que cette découverte et de futures expéditions à Manda joueront un rôle crucial en montrant comment les échanges commerciaux et les politiques économiques urbaines sont apparues et comment ils peuvent être étudiés par des méthodes biologiques, linguistiques et historiques" a explique le Dr Kusimba.

Les chercheurs ont également trouvé des restes humains et d'autres artéfacts qui datent d'avant la pièce de monnaie.


Source:

Derniers articles sur la Chine:

A propos du Kenya sur le blog Les Défenseurs de l'Environnement:
 

3.11.2013

Des tessons de poterie révèlent l'ancienneté de la fabrication du fromage

Lorsqu'il était jeune archéologue, Peter Bogucki avait fondé sa théorie révolutionnaire concernant le développement de la civilisation occidentale sur la plus ancienne technologie humaine: la poterie.

Mais il a fallu quelques-uns des développements les plus modernes en biochimie, et attendre plus de 30 ans, avant de confirmer qu'il avait raison.

Dans les années 1980, Bogucki émit l'hypothèse que le développement de la fabrication du fromage en Europe, un indicateur essentiel d'une révolution agricole, avait été lancée des milliers d'années plus tôt que les scientifiques ne le croyaient...

Son intuition, basée sur une étude des tessons perforés qu'il avait contribué à découvrir sur des sites de fouilles en Pologne, promettait de changer la compréhension scientifique sur la façon dont l'ancienne civilisation occidentale s'est développée.


La présence de sous-produits laitiers, dans des fragments de poterie trouvés en Europe Centrale, apporte la preuve que les fermiers utilisaient des pots perforés pour séparer le lait caillé du petit-lait (lactosérum)... (Photo: Mélanie Salque)


Bogucki a publié sa théorie dans un article paru en 1984 dans l'Oxford Journal of Archaeology. Cependant, bien que son travail de détective était approfondi, il était impossible de prouver que les morceaux de poterie étaient les restes d'un fromager, plutôt que d'un tout autre type de filtre.

L'affaire en est restée là, jusqu'à ce que récemment, des chercheurs de l'Université de Bristol utilisent un nouveau type de test pour mesurer d'anciens restes moléculaires intégrés au sein de la poterie: "et voilà, c'était plein à craquer de lipides laitiers", a déclaré Bogucki, aujourd’hui vice-doyen pour les affaires de premier cycle à l'École d'ingénierie et de sciences appliquées de Princeton.


La découverte de lipides de lait était une preuve irréfutable.

Dans un article publié dans la revue scientifique Nature, Bogucki et ses collègues chercheurs expliquent que la présence de sous-produits laitiers trouvés dans la poterie fournit des preuves convaincantes que les agriculteurs ont utilisé les pots perforés pour séparer le fromage en grains à partir de lactosérum.

Il explique également comment les Européens du néolithique, qui étaient généralement incapables de digérer le lactose, ont été en mesure d'utiliser le lait pour la nourriture: le petit-lait conserve la plupart du lactose dans le lait, ce qui permet aux agriculteurs de manger du fromage à faible teneur en lactose.

"La découverte fournit la preuve de la fabrication de produits laitiers de longue durée et transportable ainsi que la consommation de produits laitiers à faible teneur en lactose à une époque où la plupart des hommes sont intolérants au lactose", a déclaré Mélanie Salque, chercheur à l'Université de Bristol et auteur principal de l'article.


La découverte a attiré l'attention du monde entier.

Bogucki a été cité dans le Los Angeles Times, The Philadelphia Inquirer, la BBC, et a été interviewé sur la radio publique nationale. Les journaux nationaux Polonais, comme la Gazeta Wyborcza, ont également publié des articles sur ses travaux.

Dans les années 1980, les archéologues ont commencé à réduire leurs estimations sur la date des évolutions agricoles clés dans l'ancienne Europe.
En 1981, Andrew Sherratt à l'Université d'Oxford avait publié un article fondateur décrivant sa théorie de la "révolution des produits secondaires": un saut dans la civilisation dans laquelle les anciens agriculteurs avaient commencé à utiliser le bétail pour autre chose que de la viande.

Puis, Anthony Legge, de l'Université de Londres, publia des articles arguant que les communautés agricoles avaient adopté la production laitière entre 4000 et 3500 avant JC, soit plus tôt qu'on ne le pensait.
 "Tony a étudié des ossements d'animaux provenant de sites des îles britanniques et a remarqué les tendances au cours de laquelle les vaches ont été abattus:  beaucoup de jeunes mâles et des femelles âgées, ce qui était compatible avec ce que l'on peut trouver dans une économie de production laitière" a expliqué Bogucki.


Comment Bogucki en est arrivé à étudier des fragments de poterie perforés...

À l'époque, Bogucki était directeur des études au Princeton Inn College, aujourd'hui Forbes College, et poursuivait son travail archéologique. Il avait remarqué un type inhabituel de poterie sur un certain nombre de sites autour de la Pologne: des fragments de pots qui avaient été perforée de petits trous.

Mais il n'y avait pas trop fait attention jusqu'à ce qu'une visite dans le Vermont serve de déclencheur: "Ma femme et moi étions en train de rentrer d'un mariage au Canada, et nous nous sommes arrêtés chez une amie", a déclaré Bogucki. "elle avait beaucoup d'objets datant du 19ème siècle qu'elle avait recueillie dans la région et l'un d'eux était une passoire en céramique. Cela m'a intrigué parce que les autres crépines de ce type que je connaissais étaient celles de Pologne. " J'ai demandé à quoi elles servaient, et elle a répondu: "à la fabrication du fromage, bien sûr.".

Dans son article de 1984, "Tamis en céramique de la culture Linéaire de Poterie et leurs implications économiques," Bogucki a développé son argument selon lequel la production laitière s'est développée beaucoup plus tôt que ce qui était généralement admis. Il a fondé son argumentation sur des tessons provenant de sites archéologiques de la culture Linéaire de Poterie, une civilisation néolithique européenne dont les restes sont caractérisés par des lignes incisées sur la poterie.

Bogucki a noté que les tessons des tamis ont été fréquemment trouvés sur les sites datant de la période néolithique, bien avant la suggestion de Legge.
Mais les tessons ont reçu peu d'attention de la part des archéologues, attirés par des artéfacts plus spectaculaires.

Lorsque les tamis ont été mentionnés dans la littérature scientifique, une variété d'utilisations avait été proposée allant de filtres à miel aux braseros. Bogucki n'a pas trouvé ces suppositions convaincantes: "Pourquoi le miel brut devrait être filtré: il semble qu'il soit tout à fait utilisable directement depuis le rayon de la ruche", écrit Bogucki. "L'hypothèse des poteries néolithiques perforées comme brasiers ou pots à braises est tout aussi difficile à défendre, mais tenace: elle semble enracinée dans une vision un peu romantique de la vie rurale préhistorique."

Croquis d'un tamis reconstruit à partir d'anciens tessons qui peuvent avoir été utilisés pour la fabrication du fromage. (Illustration de Mélanie Salque)

L'étude de Bogucki.

À partir des données qu'il a recueillie sur les sites de fouilles en Pologne, Bogucki a analysé les restes animaux des sites de la Culture Linéaire de Poterie. Il en a conclu que les colons chassaient rarement pour la viande et s'appuyaient fortement sur le bétail.
Il y avait également très peu de vestiges de porcs, une source de viande beaucoup plus intéressante que les bovins.

Bogucki a également déterminé que l'élevage des bovins pour la viande seule n'aurait eu aucun sens économique pour les agriculteurs de la Culture Linéaire de Poterie qui ont fait des champs de céréales à la place des forêts denses.
Il a estimé que les troupeaux auraient consommé trop de nourriture sur une trop longue durée pour justifier un élevage dont le seul but serait l'abattage.

Le fromage, d'autre part, a permis de constituer une source de nourriture stockable et continue. «Les communautés ce la Culture Linéaire de Poterie avaient clairement accès au lait; ignorer une telle ressource aurait annulé les avantages économiques tirés de l'élevage du bétail domestique dans les forêts d'Europe centrale», écrit-il.

Mais la production de lait ne suffirait pas à justifier l'élevage laitier, comme Bogucki l'a expliqué récemment: "Il n'a de sens que si vous pouvez le convertir en quelque chose qui est stockable et qui vous permet de passer l'hiver jusqu'à la saison prochaine".


La théorie de Bogucki était solide, mais elle était aussi controversée. 

D'une part, cela signifiait que la révolution des produits secondaires, au cours de laquelle les hommes ont commencé à utiliser les animaux pour des choses comme le lait, la laine et leur puissance de traction plutôt que de la viande, s'est faite sur une période beaucoup plus longue. Ses collègues ont trouvé son argument intéressant, mais impossible à prouver... jusqu'à ces dernières années...

Un biochimiste britannique, Richard Evershed, a développé une technique pour analyser les restes de lipides piégés dans l'ancienne poterie.
Evershed, professeur à l'Université de Bristol, a été en mesure d'identifier les restes de lipides du lait provenant de tessons de poterie.
Salque, un des élèves d'Evershed, est tombé sur le travail de Bogucki des années 1980 qu'il a trouvé fascinant: "Je pense qu'il était très heureux que quelqu'un puisse enfin tester son hypothèse."

Après avoir entendu Salque, Bogucki a contacté ses collègues en Pologne et s'est arrangé pour transféré les échantillons à Bristol afin de les tester.

Puis il a attendu les résultats qui se sont avérés positifs.

L'équipe de recherche a rendu ses conclusions dans Nature le 12 décembre 2012. Outre Bogucki, Salque et Evershed, les auteurs sont: Joanna Pyzel, de l'Université de Gdansk; Iwona Sobkowiak-Tabaka, de l'Académie polonaise des sciences de l'Institut d'archéologie et d'ethnologie, Ryszard Grygiel, du Musée d'archéologie et d'ethnographie à Lodz et Marzena Szmyt, du Musée archéologique de Poznan.

Bogucki a dit qu'il aimerait poursuivre des recherches similaires dans le futur, peut-être étudier la nutrition des agriculteurs de la Culture Linéaire de Poterie ou leurs interactions avec les chasseurs-cueilleurs de la région.
Et, bien qu'il soit heureux de voir sa théorie validée, il ne lui déplairait pas de passer à un autre sujet: "En fait, je déteste le fromage. Je n'aime pas le goût, je n'aime pas la texture", a-t-il dit !

Source:

3.08.2013

Des thermes romains découverts à Sozopol

Une équipe d'archéologues bulgares a découvert les restes bien conservés de thermes romains dans l'ancienne ville de Sozopol en Bulgarie.

 Photo by Sozopol.Bulgaria 

La nouvelle a été révélée le directeur du Musée National d'Histoire, Bojidar Dimitrov: "L'équipe, dirigée par le directeur du  Musée d'archéologie de Sozopol, Dimitar Nedev, a fait la découverte dans le cadre de ses fouilles dans la zone en face des murs de la forteresse de Sozopol".

Selon Dimitrov, le bâtiment des thermes fait 18 mètres de long et dispose d'un système complexe d'approvisionnement en eau ainsi que de nombreux bassins de différentes tailles: "Exceptés les bains romains de Varna et Hissarya, c'est le bain romain le mieux préservé en terres bulgares".

Sozopol, fondée par des colons grecs au 5ème siècle avant JC sur ce qui est aujourd'hui le sud de la Bulgarie, est de nos jours une station balnéaire populaire.

En 2011, les archéologues y avaient découvert une église construite par les dernièrs empereurs byzantins.


Source:


Derniers articles sur la Bulgarie:

3.04.2013

A-t-on retrouvé les ossements de la demi-soeur de Cléopâtre, Arsinoé ?

Plus de 2.000 ans après la mort de la princesse Arsinoé IV, les archéologues espèrent beaucoup des nouvelles techniques de police scientifique pour confirmer que les restes récupérés en Turquie appartiennent à la sœur de Cléopâtre.

Le visage d'une princesse ? 
Modélisation 3D du visage d'Arsinoé d'après les restes découverts à Ephèse...


Hilke Thur, un archéologue viennois, affirme avoir la preuve que le squelette en sa possession est l'ancienne princesse.

Les historiens ne savent pas si Arsinoé était la sœur ou demi-sœur de Cléopâtre, la reine égyptienne, même si il a été confirmé que les deux avaient le même père: Ptolémée Aulète XII (ou Néos Dionysos).
Lorsque ce dernier mourut, il laissa le trône à Cleopâtre et son frère, Ptolémée XIII, qui ne tarda pas essayer d'enlever le pouvoir à Cléopâtre.

Jules César aurait rejoint la lutte en ramenant Cléopâtre sur le trône avec le soutien romain.

Malheureusement pour la princesse Arsinoé, elle avait déjà pris parti contre Cléopâtre et, après la lutte pour le pouvoir, avait été bannie à Ephèse, une ancienne cité grecque dans ce qui est aujourd'hui la Turquie.

Cléopâtre se serait ravisée en 41 avant JC, percevant sa sœur comme une menace, et l'aurait assassinée.

Thur a aidé à la découverte d'un squelette au cours d'une fouille archéologique d'un monument à Ephèse: l'Octogone.
Les restes étaient ceux d'une jeune fille en fin d'adolescence, ce qui implique que cela est compatible avec Arsinoé au moment de sa mort.

D'autres scientifiques en doutent: pour eux, Cléopâtre l'aurait assassiné pendant la guerre égypto-romaine.

"Lorsque je travaillais sur l'architecture de l'Octogone et sur le bâtiment d'à côté, on ne savait pas quel était le squelette à l'intérieur", indique Thur, "ensuite, j'ai trouvé quelques auteurs anciens disant que, dans l'année 41 avant JC, Arsinoé IV, la demi-sœur de Cléopâtre, avait été assassinée à Ephèse par Cléopâtre et son amant romain, Marc-Antoine. Comme le bâtiment est daté, par son style et sa décoration, de la seconde moitié du premier siècle avant JC, cela correspond assez bien. Je rassemble les pièces du puzzle."

Mais les critiques disent que la preuve est purement circonstancielle et que les os ont été traités trop de fois pour une identification positive par l'ADN. Ce que Thur reconnait.
L'archéologue a déclaré que le test d'ADN, «n'a pas apporté les résultats que nous espérions trouver».

Plus tôt ce mois-ci les scientifiques, grâce à l'analyse ADN, on pu déterminer que la dépouille, trouvée sous un parking à Leicester, en Angleterre, était bien celle de Richard III...


Source:

Derniers articles sur la Turquie:


Read more here: http://www.newsobserver.com/2013/02/24/2697973/archaeologist-says-bones-found.html#storylink=cpy"

3.01.2013

Koutroulou Magoula: plus de 300 figurines d'argile préhistoriques découvertes


Des archéologues de l'Université de Southampton étudiant un site néolithique dans le centre de la Grèce ont découvert plus de 300 figurines d'argile.
Il s'agit là de l'une des plus forte densité découverte dans le sud-est de l'Europe.

 Figurines de Koutroulou Magoula. (Credit: Image courtesy of University of Southampton)

L'équipe de Southampton, en collaboration avec le Service Archéologique Grec et la British School at Athens, a étudié le site de Koutroulou Magoula près du village grec de Neo Monastiri.

Koutroulou Magoula a été occupé pendant la période du Néolithique moyen (5800 à 5300 avant JC) par une communauté de quelques centaines de personnes qui a fabriqué des maisons architecturalement sophistiquées: en pierre et en briques crues.

Les figurines ont été trouvées un peu partout sur le site, dont certaines sur les murs de fondation. On pense que leur utilité n'était pas seulement esthétique mais qu'elles devaient aussi servir à transmettre des idées et des réflexions sur la culture de la communauté, la société et l'identité.

"Les figurines étaient créées pour représenter généralement la forme féminine. Mais notre découverte est non seulement extraordinaire en termes de quantité, mais aussi en diversité: hommes, femmes et êtres non sexués ont été trouvés et plusieurs représentent un hybride homme-oiseau", a expliqué le professeur Yannis Hamilakis, Co-directeur du projet archéologique et ethnographique de Koutroulou Magoula, "nous avons encore beaucoup de travail à faire pour étudier les figurines, mais elles devraient apporter une énorme quantité d'informations sur la façon dont les gens du Néolithique interprétaient le corps humain, leur sexe et leur identité et expérience sociale."

Les fouilles à Koutroulou Magoula ont été lancés en 2001 par le Dr Nina Kyparissi et ce dernier projet a débuté en 2010.

Le site fait environ quatre fois la superficie d'un terrain de football et se compose d'un monticule de 18 mètres de haut comportant au moins trois terrasses entourées de fossés.
Les gens qui vivaient dans la colonie semblent avoir reconstruit leurs maisons sur les fondations même de l'ancien habitat, génération après génération.

Certaines maisons ont une construction inhabituelle, comme le précise le professeur Hamilakis: "Ce type de foyer aurait normalement des fondations en pierre avec des briques de terre au-dessus, mais nos investigations à Koutroulou Magoula ont trouvé des murs préservés en pierre de un mètre de hauteur, ce qui suggère que les murs ont pu être construit entièrement en pierres. Cela n'est pas typique de la période."

Les gens étaient des agriculteurs qui gardaient des animaux domestiques, utilisaient des outils en silex ou en obsidienne et avaient des échanges avec des colonies environnantes. La construction de certaines parties de la colonie suggère qu'ils travaillaient en commun, par exemple, pour construire les fossés concentriques qui entourent leurs maisons ...

Des siècles plus tard, le site est devenu un important lieu de mémoire. Ainsi, à la fin de l'âge du bronze, un «tholos» ou tombe en forme de ruche a été construit au sommet et à l'époque médiévale (12-13e s. Après JC) au moins une personne a été enterrée parmi les maisons néolithiques.

En plus des fouilles, le projet a mené une étude ethnographique des communautés locales, en explorant leurs coutumes, leur culture et leur relation avec le site.

L'équipe du projet procédera à deux saisons de fouilles en 2013 et 2014.


Source:

Derniers articles sur la Grèce:

2.25.2013

La tête du dieu du feu trouvé au sommet de la pyramide du soleil

Est-ce que les dirigeants de l'ancienne cité de Teotihuacan ont dédié leur plus grande pyramide au dieu du feu ?

Les archéologues mexicains ont annoncé qu'une figure du dieu, appelé Huehueteotl (vieux dieu), a été retrouvée dans une fosse couverte au sommet de la pyramide du Soleil à Teotihuacan.

Une sculpture du dieu du feu Huehueteotl repose sur le côté. La pièce a été trouvée au sommet de la pyramide du soleil à Teotihuacan. (European Press photo Agency)


Des fouilles sont en cours, mais la découverte suggère que le temple depuis longtemps disparu au sommet de la pyramide était utilisé pour effectuer des rituels d'offrandes pour le dieu du feu, a déclaré l'INAH dans un communiqué.

Huehueteotl est connu dans l'archéologie de plusieurs civilisations mésoaméricaines, telles que les Olmèques et les Aztèques, et les prédécesseurs des Aztèques dans la vallée de Mexico, les teotihuacanos.

Il est généralement représenté comme un vieillard, assis jambes croisées, souvent avec une barbe et un nez crochu, et avec une source de feu (brasero), comme en équilibre sur sa tête.

Huehueteotl est associé à la sagesse et à la domination.

Les archéologues l'ont trouvé, avec deux piliers de pierre, dans une fosse recouverte d'environ 4.5m de profondeur, à une hauteur d'environ 65m du sol.

La fosse se trouve sous les vestiges d'une plate-forme au sommet de la pyramide du Soleil qui a probablement servi de base à un temple.

Les habitants de Teotihuacan ont terminé la construction de la pyramide vers l'an 100 et ont détruit son temple au sommet vers la fin du 5ème siècle ou au début du 6e siècle.

Les archéologues ne connaissaient pas l'existence de cette fosse au sommet de la pyramide à degrés, reconnue comme l'une des plus grande de son genre en Amérique.

On pense maintenant que Leopoldo Batres, l'archéologue pionnier qui avait restauré la pyramide dans ses formes basiques connues aujourd'hui, avait recouvert la plate-forme sans y faire de fouilles.

"Comme nous ne trouvions pas la base de la plate-forme, nous avons continué de creuser et avons vu que c'était une  fosse", a déclaré Nelly Nuñez, archéologue de l'INAH.

En 2011, les archéologues de l'INAH avaient annoncé la découverte d'une tunnel de 400 mètres de long à la base de la pyramide du Soleil, qui est encore à l'étude.

Le gouvernement Mexicain a lancé des fouilles sur le site depuis 2005. Mais seule une fraction du site de Teotihuacan a été étudié sur les 100 dernières années...

La tête de Huehueteotl a été découverte entre Juin et Décembre 2012. Elle pèse 189kg et se compose d'une pierre volcanique grise. 


Source:

Derniers articles sur Teotihuacan:

2.21.2013

Des tombes gréco-romaines découvertes à Alexandrie


Au cours d'une fouille archéologique de routine, dans une zone connue sous le nom de "27 Bridge", les archéologues sont tombés sur une collection de tombes gréco-romaines.

Elles ont été trouvées dans le district d'Al-Qabari district, l'un des bidonvilles les plus densément peuplé d'Alexandrie.
 

Chaque tombe est une construction sur deux étages avec une chambre funéraire au premier étage. Les tombes sont à moitié immergées dans l'eau souterraine, mais elles sont bien conservées et portent encore des gravures.

Mohamed Abdel Meguid, responsable du Département des Antiquités d'Alexandrie, a expliqué que les tombes font partie d'un plus grand cimetière connu sous le nom de "nécropole" (ou cité des morts) tel que décrit par l'historien grec Strabon quand il a visité l'Egypte en 30 avant JC.

D'après Strabon, le cimetière comprenait un réseau de tombes contenant plus de 80 inscriptions, tandis que chaque tombe fournissait des informations sur les rites funéraires de l'époque hellénique.

La collection de tombes nouvellement découverte se situe dans la partie ouest du cimetière qui était dédiée au grand public et non pas à la famille royale ou aux nobles.

Les tombes sont vides; elles ne contiennent pas d'objet funéraire, de momie, de cadavre, de squelette ni de poterie.

"Il s'agit d'une découverte très importante qui apporte plus à la carte archéologique d'Alexandrie," explique le ministre d'État des antiquités Mohamed Ibrahim. Il a ajouté que la découverte pourrait permettre aux scientifiques de déchiffrer plus sur l'histoire de l'ancienne Alexandrie.

Source:

Derniers articles sur l'Egypte:

2.18.2013

D'après l'analyse ADN, la reine Nefertiti serait la mère de Toutankhamon


Une étude génétique de l'archéologue français Marc Gabolde pourrait réécrire les livres d'histoire sur deux anciennes figures les plus emblématiques de l'Égypte que sont la reine Nerfertiti et Toutankhamon...


Pendant des années, les experts en antiquités ont supposé qu'Akhenaton et sa sœur anonyme étaient les parents du pharaon le plus célèbre du monde: Toutankhamon. Et, les dernières analyses d'ADN semblaient en apporter la confirmation.

Cependant, Gabolde propose une nouvelle interprétation de ces données génétiques et pense que la mère Toutankhamon était la cousine germaine de son père: Néfertiti.

Que Néfertiti puisse avoir été la mère de Toutankhamon n'est pas un choc complet. Après tout, elle était mariée au pharaon égyptien Akhenaton et était grande épouse royale. Par ailleurs, les égyptologues savent que le couple a eu des enfants (ils ont eu six filles).

Pourtant, la preuve par l'ADN suggérait une filiation maternelle différente pour Toutankhamon. En effet, en 2005, une étude menée par des archéologues, des radiologistes et des généticiens en utilisant la tomodensitométrie et l'analyse génétique indiquait que le père de Toutankhamon était en fait Akhenaton, et que sa mère n'était pas une de ses épouses connues.

Au lieu de cela, la mère de Toutankhamon était une de ses tantes (l'une des cinq sœurs d'Akhenaton).
En outre, compte tenu des nombreuses malformations congénitales du Roi Toutankhamon, dont un pied déformé, un palais légèrement fendu, et une légère scoliose légère, les archéologues ont utilisé ces indices pour appuyer l'idée qu'il avait une lignée incestueuse (ce qui n'était pas rare dans les familles royales).

Une analyse ultérieure par Zahi Hawass en 2010 a réaffirmé l'idée qu'Akhenaton était le père de Toutankhamon. Cette déclaration avait été rejetée par certains experts qui ont fait valoir que le mariage de Toutankhamon à Ankhsenamun, la fille d'Akhénaton, avait été fait pour légitimer ses prétentions à la couronne.

Mais Marc Gabolde, directeur de l'expédition archéologique de l'Université Paul Valéry-Montpellier III dans la nécropole royale à el-Amarna, a une vision différente.

Il pense que l'analyse ADN a été mal interprétée. La proximité génétique apparente, selon lui, est causée par trois générations successives de mariage entre cousins ​​germains: "la conséquence de cela est que l'ADN de la troisième génération entre cousins ​​ressemble à l'ADN entre un frère et une sœur. Je crois que Toutankhamon est le fils d'Akhenaton et de Néfertiti, mais Akhénaton et Néfertiti étaient cousins."

 Le célèbre buste de Néfertiti

Ensemble, le couple avait déclenché une révolution religieuse en Egypte où ils avaient imposé le culte monothéiste d'Aton, le disque du Soleil.

Maintenant, en supposant que la théorie de Gabolde est vraie, ils étaient aussi les parents de Toutankhamon, l'enfant roi qui monta sur le trône à l'âge de 8 ans et qui est connu pour son masque mortuaire en or.

De même, Nefertiti a été rendue célèbre en raison de son buste, un chef-d'œuvre créé par le sculpteur Thoutmosis.

Au cours de son discours à Harvard intitulé "Unknown Aspects of Tutankhamun's Reign, Parentage, and Tomb Treasure", Gabolde a offert d'autres détails de la vie de Toutankhamon, y compris son intérêt pour la  Nubie (une région dans le sud de l'Egypte abordée récemment dans l'article:A la recherche de la Cité Royale perdue de Nubie), et des inscriptions le montrant entrain de chasser des autruches.


Sources:

Derniers articles sur l'Egypte: 

2.13.2013

El Paraiso: découverte d'un temple vieux de 5000 ans !


Les scientifiques ont mis au jour un temple jusque-là inconnu sur le célèbre site archéologique d'El Paraiso, situé non loin de la capitale Lima.



Il s'agit d'une structure de pierre qui pourrait avoir jusqu'à 5.000 ans..

Si l'ancienneté du le temple est confirmée, il pourrait faire parti des structures les plus anciennes au monde !

Il serait plus âgé encore que les ruines d'El Paraiso, vieilles de 4000 ans, qui l'entourent.

Le temple, qui dispose de murs enduits d'argile jaune avec des traces de peinture rouge, a été trouvé dans l'aile ouest de l'imposante pyramide d'El Paraiso.

Rafeal Varon, ministre adjoint péruvien de la Culture a expliqué que la découverte "confirme que la région autour de Lima était une priorité pour les civilisations du territoire andin, ce qui renforce encore son importance religieuse, économique et politique depuis des temps immémoriaux."

Les ruines d'El Paraiso sont datées de 2000 à 1400 avant JC, selon l'Université d'Indiana, et semblent avoir été essentiellement utilisées à des fins cérémonielles, plutôt que comme un espace de vie.

Ces ruines son très antérieures au célèbre Empire Inca, qui a brièvement régné sur le Pérou de 1438 à 1533.

Le site archéologique d'El Paraiso est un des plus productifs du Pérou.


Source:

Derniers articles sur le Pérou:

2.11.2013

A la recherche de la Cité Royale perdue de Nubie


Geoff Emberling fait ce que peu d'archéologues dans le monde peuvent faire: il est à la recherche d'une cité royale perdue !

Les restes de la pyramide de Piye. Image credit: Geoff Emberling 

L'ancienne capitale était gouvernée par des rois de Nubie, dans une région qui se trouve aujourd'hui dans le nord du Soudan, juste au sud de l'Egypte.

On sait peu de choses sur ces rois qui sont soudainement apparus sur la scène historique vers 800 avant JC et qui ont conquis toute l'Egypte avant de finalement retourner dans le désert.
"Nous n'avons aucune idée d'où provenaient ces rois", a déclaré Emberling, chercheur au Musée d'archéologie Kelsey à l'Université du Michigan, "en fait, ils ont surgi de nulle part."

La Nubie, aussi connue sous le nom de royaume de Koush, a été l'un des premiers centres africain d'autorité politique, de richesse et de puissance militaire. Mais en raison d'un manque d'informations, elle n'a pas fait partie des grandes discussions sur l'ascension et la chute des civilisations comme l'Egypte et la Mésopotamie.

Une grande partie de la recherche archéologique a mis l'accent sur les tombes et les temples de la capitale nubienne d'El Kuru (ou El Kourou) mais, précise Emberling, "Il y a eu un réel manque de fouilles des zones de peuplement, où l'on trouvait les gens vivant au quotidien."

Emberling est parti à El Kuru dans la dernière semaine de Décembre 2012 pour six semaines. Il a travaillé à proximité d'un tronçon de la rivière du Nil qui coule à travers le désert du Sahara. «J'ai l'espoir de repartir avec une bonne idée sur l'endroit où peuvent être les restes de la ville», a-t-il ajouté.

Emberling a une idée générale sur l'endroit où creuser, sur la base des carnets de George Reisner, un archéologue américain qui a étudié les pyramides nubiennes en 1918-1919. Les notes de Reisner mentionnent une longue muraille, avec une porte, face au Nil. Il a également écrit qu'il y avait un puits qui aurait pu être assez grand pour faire partie d'un palais.
Mais le site n'a pas été fouillé et a disparu sous le sable. "L'un des défis est que les restes de la ville sont complètement invisible sur le site aujourd'hui", a déclaré Emberling.

Il travaille en collaboration avec les archéologues du Danemark et du Soudan en utilisant une variété de techniques: l'imagerie satellite, les relevés topographiques, la magnétométrie et le carottage géologique.

"Nous pourrions ne pas trouver la ville. Il se pourrait qu'une crue du Nil l'ai détruite dans une certaine mesure et nous pourrions ne trouver que quelques restes éphémères. Nous verrons bien." Conclu Emberling.


Source:

Dernier article sur le Soudan: 

2.07.2013

35 pyramides découvertes dans une nécropole au Soudan


Au moins 35 petites pyramides, ainsi que des tombes, ont été découvertes sur un site appelé Sedeinga au Soudan.
Découvertes entre 2009 et 2012, les chercheurs sont surpris de voir à quel point les pyramides sont densément concentrées.

 La concentration des pyramides de Sedeinga vue du ciel.

En une seule saison, l'équipe de fouilles a découvert 13 pyramides entassées sur environ 500 mètres carrés.

Elles datent d'environ 2.000 ans, à une époque où fleurissait le Royaume Koush au Soudan. Il partageait une frontière avec l'Egypte et, plus tard, avec l'Empire romain.

L'aspiration des habitants du royaume à construire des pyramides a apparemment été influencé par l'architecture funéraire égyptienne. A Sedeinga, affirment les chercheurs, la construction des pyramides a continué pendant des siècles.
"La densité des pyramides est énorme", a déclaré le chercheur Vincent Francigny, associé de recherche à l'American Museum of Natural History à New York, et directeur des fouilles de la Mission Archéologique Française à Sedeinga, "Parce que cela a duré des centaines d'années, ils ont construit toujours plus de pyramides, et au bout de quelques siècles, ils ont commencé à remplir tous les espaces qui étaient encore disponibles dans la nécropole."

Les plus grandes pyramides découvertes ont environ 7 mètres de large à leur base et la plus petite, vraisemblablement construite pour l'enterrement d'un enfant, étant longue de seulement 75cm !

Les sommets des pyramides ne sont pas joints, probablement endommagés par le passage du temps et la présence d'une route de caravane de chameaux.

 Vue d'une pyramide avec un cercle intérieur.

Francigny pense que le sommet devait être orné d'une pierre représentant un oiseau ou une fleur de lotus au-dessus d'un orbe solaire.

Les constructions ont continué jusqu'à ce que, finalement, ils aient manqué d'espace pour construire les pyramides. "Ils ont atteint un point où il y avait tellement de gens et de tombes qu'ils ont dû réutiliser les plus anciennes" explique Francigny.


Le cercle intérieur 

Parmi les découvertes, il y avait plusieurs pyramides comprenant une structure circulaire interne (Voir photo ci-dessus) reliée aux quatre coins de la pyramide par des croisillons. Claude Rilly, le chef d'équipe, et Francigny ont noté dans leur rapport que le symbole de la pyramide ressemble à un "jardin à la française".

Seule une pyramide, en dehors de Sedeinga, est connue pour avoir été construite de cette façon. La raison pour laquelle les habitants de Sedeinga utilisaient cette conception reste encore un mystère. "Cela n'ajoutait rien à la solidité ou à l'aspect externe du monument" écrivent Rilly et Francigny.

Cependant, une découverte faite en 2012 pourrait fournir un indice: "Ce que nous avons découvert cette année est très curieux," ajoute Francigny, "la tombe d'un enfant n'était recouverte que par une sorte de cercle, presque complet, en brique."
Il est possible que lorsque la construction des pyramides est devenue une mode à Sedeinga, elle ait était combinée avec une tradition locale, la construction d'un cercle, ou tumulus. Ce qui aurait entraîné la naissance de pyramides avec des cercles en leur sein.


Une offrande pour grand-mère ?

Les tombes à côté des pyramides ont été largement pillées, peut-être dans l'antiquité, lorsque les archéologues ont fait les fouilles.

Les chercheurs ont trouvé des restes de squelettes et, dans certains cas, des artéfacts.
L'une des découvertes les plus intéressantes était une table d'offrandes trouvée dans les vestiges d'une pyramide. Elle semble dépeindre la déesse Isis et le dieu à tête de chacal, Anubis. Elle porte une inscription, rédigée en langue méroïtique, dédié à une femme appelée "Aba-la", qui peut être un surnom pour "grand-mère", selon Rilly:
Oh Isis! Ô Osiris! 
Ceci est Aba-la. 
Faites-lui boire de l'eau en abondance.
Faites-lui manger le pain en abondance.
Faites-lui faire servir un bon repas. 

La table d'offrande avec l'inscription était un dernier adieu à une femme, peut-être une grand-mère, enterrée dans une pyramide, il y a près de 2.000 ans.


Source:

Derniers articles sur le Soudan:

2.04.2013

Le squelette du roi Richard III formellement identifié par les archéologues !

Fin 2012, les archéologues étaient sur la piste du corps du Roi Richard III; peu après des ossements avaient été découverts...

Aujourd'hui, les scientifiques ont confirmé que les restes découverts sous un parking de la ville de Leicester sont bien ceux du Roi Richard III !

Un modèle plastique du visage, à gauche, reconstruit à partir du crâne récemment découvert. (JUSTIN TALLIS/AFP/Getty Images // AP Photo)

Les chercheurs de l'Université de Leicester affirment que les tests sur un squelette marqué par les combats et déterré l'année dernière sont celui du Roi. Ce dernier est mort à la bataille de Bosworth Field en 1485, et ses restes avaient disparu depuis des siècles.

"Richard III, le dernier roi Plantagenêt d'Angleterre, a été retrouvé", a déclaré Richard Taylor de l'Université de Leicester.

L'ostéologue Jo Appleby a déclaré  que l'étude des ossements a permis l'identification de Richard III.

L'ADN du squelette correspondait à un échantillon prélevé sur un lointain parent vivant d'une sœur de Richard. La généticienne Turi King a déclaré que Michael Ibsen, un menuisier canadien vivant à Londres, partageait avec le squelette une souche rare d'ADN mitochondrial.

Cet élément combiné avec les preuves archéologiques, laisse peu de doute sur le fait que le squelette appartenait à Richard. Ibsen s'est dit "stupéfait" de découvrir qu'il était lié au roi; il est le 17e arrière-petit-neveu de la sœur aînée de Richard.

Richard III a gouverné l'Angleterre entre 1483 et 1485, au cours de la Guerre des Roses. Son court règne a vu des réformes libérales, dont l'introduction du droit à la liberté sous caution et la levée des restrictions sur les livres et les presses d'imprimerie.
Son règne a été contestée, et il fut vaincu et tué par l'armée d'Henri Tudor, qui a pris le trône comme roi Henry VII.


Dernier monarque anglais à mourir au combat, Richard a été représenté dans une pièce de William Shakespeare comme un usurpateur bossu ayant laissé une traînée de cadavres ( y compris ceux de ses deux neveux princiers, assassiné dans la Tour de Londres ) au cours de son accession au trône.

Beaucoup d'historiens disent que l'image est injuste, et soutiennent que la réputation de Richard a été souillée par ses successeurs les Tudor. C'est un argument repris par la Société Richard III, mis en place pour réévaluer la réputation du monarque honni.

L'emplacement du corps de Richard est resté inconnu pendant des siècles.
Des écrits laissaient penser qu'il avait été enterré par les moines franciscains Grey Friars dans leur église à Leicester, à 160 kilomètres au nord de Londres. Cette église a été fermée et démantelée après que le roi Henry VIII eut dissous les monastères en 1538, et son emplacement avait finalement été oublié.

Puis, en Septembre 2012, les archéologues à la recherche de Richard ont mis au jour le squelette d'un homme adulte qui semblait être mort au cours d'une bataille.

Selon Appleby, 10 blessures sur le corps ont été infligées par des armes comme des épées, des poignards et hallebardes et sont conformes aux indications historiques. Quelques cicatrices, dont un coup de couteau à la fesse, portaient la marque des blessures "d'humiliation" infligées après la mort.

Les restes montrent également des signes de scoliose cohérents avec les indications contemporaines sur l'apparence de Richard (mais pas avec la description de Shakespeare le décrivant comme "déformé, inachevé," bossu ).

Les chercheurs ont effectué une batterie de tests scientifiques, y compris la datation au radiocarbone pour déterminer l'âge du squelette. Ils ont découvert qu'il appartenait à un homme âgé entre la fin de ses 20 ans et la fin de ses 30 ans et mort entre 1455 et 1540. Richard avait 32 ans quand il est mort en 1485...


Source:

Article sur Richard III:

De nombreux objets ont été découverts sous le Théâtre Royal Isaac en Nouvelle-Zélande


Les archéologues travaillant à Christchurch sont tombés sur une importante collection d'objets sous le Théâtre Royal Issac endommagé lors d'un tremblement de terre.

Fouilles au Théâtre Royal Isaac à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Ce sont dix-huit boîtes d'objets qui ont été retrouvées sous les fondations du théâtre lors d'une démolition partielle du bâtiment patrimonial en Décembre 2012.

Selon Katharine Watson, directrice de l'Underground Overground Archaeology, cette découverte a été une surprise pour l'équipe: "on ne s'attendait pas à trouver quoi que ce soit. En fait, c'est le conducteur de la pelleteuse qui a fait la découverte."

D'après Watson, ces objets sont probablement des ordures ménagères laissées par les personnes vivant sur le site avant les années 1900. "Ce sont des objets européens et plutôt des céramiques, différents types de bouteilles ou verres, ainsi que des os d'animaux, des métaux ou des déchets alimentaires et divers autres choses que l'on utilisait de temps en temps, comme l'ardoise ou le charbon."

Un aperçu des artéfacts découverts sous le Théâtre Royak Isaac.

L'équipe était ravie de cette découverte, l'une des plus grandes faite après un tremblement de terre. "Il n'y a pas souvent l'occasion de faire une découverte aussi importante que celle-ci. C'est une chance d'en apprendre davantage au sujet de ceux qui vivaient là, de ce qu'ils faisaient, mangeaient, de leur richesse ou encore du genre de travail qu'ils pouvaient effectuer." a ajouté Watson.

Les fouilles ont été faites à la demande du Historic Places Trust Under. Selon la loi, les propriétaires doivent contacter l'Historic Places Trust Under avant de modifier, endommager ou détruire n'importe quel bâtiment construit avant les années 1900.

Environ 15 archéologues travaillent actuellement à Christchurch pour aider à parcourir les chantiers pendant les constructions d'après-séisme. "Dans la grande majorité des sites, nous ne trouvons rien. Il y en a peu où l'on trouve une quantité importante comme ici, et enfin quelques-uns où nous pourrions trouver un ou deux artéfacts." explique Watson.

Les informations issues des fouilles seront publiées en ligne gratuitement par la University of Canterbury’s digital earthquake studies repository.

Watson estime que les artéfacts apportent beaucoup de nouvelles informations sur l'histoire de Christchurch: "ainsi, il y avait là des morceaux d'un creuset. Que diable faisaient-ils avec un creuset sur le site ? Je n'en ai vu que sur les sites de ruée vers l'or à Hokitika, donc c'est tout à fait intrigant."

D'après un porte-parole de l'Historic Places Trust Under, "Le tremblement de terre donne la possibilité d'explorer et de documenter les débuts de l'histoire de la région sur une échelle beaucoup plus grande que partout ailleurs dans le pays."


Source:

Dernier article sur la Nouvelle-Zélande:

1.31.2013

Des traces de chocolat retrouvés dans des bols vieux de 1200 ans en Amérique du Nord

Le chocolat est apprécié dans le monde entier de nos jours, mais les anthropologues pensaient, qu'au VIIIème siècle, les seules personnes qui avaient accès à cette "douceur" était le peuple méso-américain dans les tropiques, où la plante était cultivée.

Cependant, les archéologues pensent avoir trouvé les premières traces de consommation de chocolat bien plus au Nord: en Utah; il y a 1.200 ans.

Cela voudrait dire que beaucoup de gens se sont déplacés vers le nord ou bien qu'il y aurait eu beaucoup plus d'échanges commerciaux qu'on ne le croyait au cours de cette période.

Sans surprise, de nombreux anthropologues restent sceptiques....

 (Photo : The Journal of Archaeological Science). Dans presque tous les débris de bol provenant du site 13, ils ont trouvé de la théobromine et de la caféine, qui sont tous deux présents dans le cacao.

Des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie, Bristol-Myers Squibb ont testé des restes de coupes qui avaient été mises au jour dans les années 1930 à partir du site 13 en Utah.

Après agitation de l'eau dans les bols, ils ont testé les composés trouvés dans cette eau à l'aide d'un chromatographe spectromètre de masse, qui pèse séparément la masse de chaque composé dans une substance.

Dans presque tous les débris de bol provenant du site 13, ils ont trouvé de la théobromine et de la caféine, qui sont tous deux présents dans le cacao, la plante qui constitue chocolat.
La conclusion signifierait que le site 13 serait le plus ancien témoignage connu de consommation de chocolat en Amérique du Nord.

En Méso-Amérique, le chocolat était consommé uniquement lors des fêtes de l'élite. Cependant, la petite société de l'Utah n'avait pas de classes, le chocolat devait donc être consommé par tout le monde.

Les chercheurs imaginent que le chocolat était consommé pour sa valeur nutritive ou les voyages de chasse.


Mais tous ne sont pas convaincus par les résultats. 

Ben Nelson, de l'Arizona State University, Tempe a fait valoir que, si le chocolat était aussi commun que les éléments de preuve l'indiquent, il y aurait eu des références visuelles ou des histoires faisant référence à la substance que les archéologues n'ont pas encore trouvé.

L'archéologue Michael Blake note également que le chocolat devait être relativement rare, et ne devait donc pas être pas consommé à la maison ou sur la route. "Je peut me servir du caviar et du champagne au festin de noces de ma fille, mais je ne suis pas susceptible de l'emporter dans mon sac à lunch lorsque je pars en camping," a déclaré Blake, de l'Université de la Colombie-Britannique.

Les hommes consomment du chocolat depuis au moins 1900 avant notre ère, date à laquelle le peuple mexicain Mokoya a commencé à consommer un breuvage au chocolat.

Source:

Derniers articles sur les Etats-Unis:

1.28.2013

Les Indiens habitaient en Australie il y a 4000 ans !


De nouvelles recherches montrent que d'anciens Indiens ont émigré en Australie et se sont mélangés avec les Aborigènes il y a 4 000 ans.
Il ont aussi rapporté l'ancêtre du dingo avec eux.

L'étude a ainsi réévalué le long isolement du continent avant la colonisation européenne.

Les derniers éléments génétiques et archéologiques montrent que les australiens n'étaient pas isolés avant l'arrivée des européens.

On pensait que le vaste continent austral était coupé des autres populations jusqu'à ce que les Européens débarquent à la fin des années 1700. Mais les dernières données génétiques et archéologiques rejettent cette théorie.

Des chercheurs de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste à Leipzig, en Allemagne, ont rapporté "des flux de gènes important entre les populations indiennes et australiennes il y a environ 4 000 ans". Ils ont analysé les variations génétiques dans le génome des Aborigènes d'Australie, des Néo-Guinéens, des Asiatiques du Sud-Est et des Indiens, y compris les dravidiens du sud.


Le point de vue dominant était que, jusqu'à l'arrivée des Européens à la fin de 18ème siècle, il y avait peu ou pas de contact entre l'Australie et le reste du monde...

Mais l'analyse de l'ensemble du génome des données a apporté une signature importante des flux de gène de l'Inde à l'Australie que l'on peut dater à environ 4 230 ans, ou 141 générations.

"Bien avant que les Européens se soient installés en Australie, des hommes ont migré à partir du sous-continent indien vers l'Australie et se sont mélangés avec les Aborigènes d'Australie", souligne l'étude.


Le dingo

Selon la principale chercheuse, Irina Pugach, "cette date coïncide également avec de nombreux changements dans les archives archéologiques de l'Australie, qui comprennent un changement soudain dans les technologies des outils en pierre ... et la première apparition du dingo dans les données fossiles".

L'étude a expliqué que, bien que l'ADN du dingo semble avoir une origine sud-asiatique, morphologiquement, le dingo ressemble plus aux chiens indiens.

Le fait que nous détectons un afflux important de gènes provenant de l'Inde vers l'Australie à cette époque donne à penser que l'ensemble des ces changements en Australie peuvent être liés à cette migration.

Le dingo, prédateur sauvage, est devenu une légende australienne aux côtés de kangourous, mais il est souvent considéré comme nuisible car il attaque le bétail.

Le terme de dingo est censé provenir des premiers colons à cause de la ressemblance d'un mot similaire aborigène pour désigner un chien docile.

Mais une origine commune a également été découverte entre les populations  d'Australie, de Nouvelle-Guinée et Mamanwa des Philippines, qui avaient suivi une route migratoire depuis l'Afrique commencée il y a plus de 40 000 ans.

Les chercheurs estiment que ces groupes se sont divisés il y a environ 36 000 ans, lorsque l'Australie et la Nouvelle-Guinée formaient une masse terrestre. "En dehors de l'Afrique, les aborigènes Australiens sont la plus ancienne population ininterrompue dans le monde", a déclaré Pugach, un anthropologue moléculaire.

L'Australie offre certaines des premières preuves archéologiques de la présence de l'homme en dehors de l'Afrique, avec des sites datés d'au moins 45 000 ans.

Source:

Derniers articles sur l'Australie:

1.23.2013

Machu Picchu: découverte d'une porte secrète !

MAJ 04/06/17
Depuis plus de quinze ans, Thierry Jamin, archéologue et aventurier français, explore les jungles du sud du Pérou dans toutes les directions. Il cherche des indices d'une présence permanente des Incas en forêt amazonienne, et la légendaire cité perdue de Païtiti.

Après la découverte d'une trentaine d'incroyables sites archéologiques, situés dans le nord du département de Cuzco, entre 2009 et 2011, qui comprennent plusieurs forteresses, des centres cérémoniels et funéraires et des petites villes incas composées de centaines de bâtiments, de rues, de nombreux passages et places ..., Thierry Jamin s'est lancé dans un voyage incroyable au Machu Picchu.

Il y a quelques mois, lui et son équipe pensent avoir réalisé une découverte archéologique extraordinaire dans la cité inca trouvée par Hiram Bingham en 1911.

 Analyse du sous-sol à sur le site de Machu Picchu

Cette découverte a été rendue possible grâce au témoignage d'un ingénieur français qui vit à Barcelone, en Espagne, David Crespy. En 2010, alors qu'il visitait la cité perdue, il avait remarqué la présence d'un étrange «refuge» situé au coeur de la cité, au pied de l'un des bâtiments principaux.
Pour lui, il n'y avait pas de doute à ce sujet, il y voyait une "porte", une entrée scellée par les Incas.

En Août 2011, David Crespy tombe par hasard sur un article sur Thierry Jamin et son travail dans le Figaro magazine (L'Eldorado et la cité perdue des Incas). Immédiatement, il décide de contacter le chercheur français.

Thierry Jamin, qui a enquêté sur plusieurs lieux de sépulture au nord de Cuzco, a écouté attentivement l'histoire de David Crespy. Rapidement, il veut confirmer les faits à l'origine de l'histoire.
Accompagné par des archéologues de l'Office régional de la Culture de Cusco, il a pu visiter le site à plusieurs reprises.

Ses résultats préliminaires sont sans équivoques: il s'agit bien d'une entrée, bloquée par les Incas à un moment indéterminé de l'Histoire.
Elle est étrangement similaire à celle d'un site funéraire, tels que ceux  que Thierry Jamin et ses compagnons trouvent souvent dans les vallées de Lacco et Chunchusmayo.

Afin de confirmer l'existence de cavités dans le sous-sol de l'édifice, en Décembre 2011 Thierry et son équipe soumettent une demande officielle au Ministère de la Culture à Lima, afin d'effectuer un relevé géophysique à l'aide d'instruments à ondes électromagnétiques. Cette licence a été accordée quelques mois plus tard.

Réalisée entre le 9 et 12 Avril 2012, l'étude électromagnétique confirme la présence de plusieurs salles souterraines !
Juste derrière cette fameuse entrée, un escalier a également été découvert. Les deux voies principales semblent conduire à des chambres spécifiques.

Les différentes techniques utilisées par les chercheurs ont permis de mettre en évidence la présence de matériel archéologique important, y compris des dépôts de métal et une grande quantité d'or et d'argent.

Thierry Jamin est en train de préparer la prochaine étape: l'ouverture de l'entrée scellée par les Incas il y a plus de cinq siècles.

Le 22 mai 2012, il a officiellement déposé une demande d'autorisation auprès des autorités péruviennes qui permettrait à son équipe de procéder à l'ouverture des chambres funéraires.

Ce projet, "Machu Picchu 2012", est maintenant étendu à une période de six mois. A la clé, un trésor archéologique extraordinaire et quelques nouvelles révélations sur l'histoire oubliée de l'empire Inca.

Source:

Le site et le blog de Thierry Jamin:

Lien:

Lectures:


Mise à jour 30/01/2014:
Etant donné que cette découverte, après plusieurs mois, reste sans suite, j'ai contacté l'équipe par le biais du site Machu Picchu 2013 afin de venir aux nouvelles.

Voici la réponse de Thierry Jamin:

"J'ai bien reçu votre message du 25 janvier dernier et vous en remercie.

Je vous remercie aussi pour l'intérêt que vous avez porté à cette affaire extraordinaire à Machu Picchu. Après presque deux ans de démarches et de lutte, nous n'avons pas réussi à trouver une solution avec les responsables locaux du Ministère péruvien de la Culture. Il y a eu beaucoup de polémiques et malheureusement cette affaire s'est cristallisée et a pris une tournure un peu trop politique. Cela a pris le pas sur le projet scientifique.

Face à cette situation, nous avons décidé voici quelques semaines d'abandonner définitivement ce projet "Machu Picchu". La porte restera fermée... pour l'instant ! Nous espérons vivement que dans un futur proche, une nouvelle équipe se chargera de réaliser l'ouverture de cet accès vers les chambres funéraires découvertes par mon groupe en 2012. Nous ne doutons pas qu'un grand trésor culturel attend les chercheurs du futur.

Nous sommes évidemment très tristes de cette situation qui prive le peuple péruvien de connaître une partie, sans doute importante, de son histoire perdue. Comme l'écrit Aldous Hukley,   "mêmes ignorés, les faits restent les faits". L'Histoire jugera dans quelques années qui avait raison, et qui avait tort.

En attendant, mon équipe reprend ses recherches en Amazonie péruvienne sur les traces de la présence permanente des Incas dans la jungle sud-américaine.

Bien Cordialement À Vous, depuis le Cœur des Andes,


Thierry JAMIN"

1.21.2013

Des pierres Chamanes datant de 4000 ans découvertes au Panama


Les archéologues du Smithsonian Tropical Research Institute (STRI) au Panama ont découvert un groupe de 12 pierres inhabituelles derrière un petit abri sous roche préhistorique près de la ville de Boquete.

Cette découverte est la première preuve matérielle de pratique chamanique dans le bas de l'Amérique centrale.

 L'abri sous roche Casita de Piedra.


Ruth Dickau, post-doctorante diplomée à l'Université d'Exeter en Angleterre, a mis au jour la cache sur le site l'abri sous roche la Casita de Piedra en 2007.

Un morceau de charbon de bois trouvé directement sous les pierres a été daté au radiocarbone à 4.800 ans. Un second fragment de charbon de bois à un niveau au-dessus de la cache a été daté à 4000 ans.
"Il n'y avait pas d'indice montrant que quelqu'un avait pu venir entre temps, creuser un trou et enterrer les pierres à une date ultérieure", a déclaré Dickau, "le fait que les pierres ont été trouvées dans un tas serré suggère qu'elles ont probablement été déposées dans un sac ou un panier, qui s'est ensuite décomposé."


Des pierres à usage chamaniques.

En se basant sur le placement et la composition inhabituelle des pierres dans la cache, Richard Cooke, personnel scientifique du STRI, suggère qu'elles ont été utilisées par un shaman ou guérisseur.

Stewart Redwood, géologue, a déterminé que l'ensemble se composait: d'une petite pierre dacite façonnée en outil cylindrique, un petit éclat blanc de quartz translucide, une lame d'agrégat de quartz et jarosite, un agrégat de cristal de quartz, plusieurs nodules de pyrite montrant des traces d'utilisation, une petite pierre usée et abrasée de calcédoine, un éclat d'andésite magnétique, une grosse pierre calcédoine et enfin une petite pierre magnétique kaolinite naturellement érodée dans une forme inhabituelle (elle est semblable à une fleur).

 Les pierres découvertes dans la cache pré-colombienne au Panama.

 «L'un des aspects fascinants de cette découverte est que ce ne sont pas des pierres ordinaires. Ce sont des roches et des cristaux provenant généralement des gisements d'or dans la cordillère centrale du Panama et d'Amérique centrale», a déclaré Redwood, "cependant, il n'y a pas d'objets en or dans l'abri sous roche, et il n'y a aucune preuve que les pierres ont été recueillies dans le cadre de la prospection d'or car la cache remonte bien avant les premiers objets en or connus du Panama, il y a pas plus de 2.000 ans. Mais le collectionneur de ces pierres avait clairement un intérêt pour les pierres inhabituelles et les cristaux avec une signification particulière dont le sens est perdu pour nous."

Les groupes autochtones qui vivaient près de ce site incluent les Ngäbe, Buglé, Bribri, cabécar et les Dorasques.

Les Chamans ou guérisseurs appartenant à ces populations ainsi qu'à celles actuelles d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud utilisent souvent des pierres spéciales pour des pratiques rituelles.
Les pierres contenant des structures cristallines sont liées à des expériences transformatrices dans bon nombre de leurs histoires.


Un site découvert dans les années 70.

Anthony Ranere, de l'Université Temple à Philadelphie, avait tout d'abord identifié et fouillé Casita de Piedra lors d'un sondage archéologique de l'ouest du Panama dans les années 1970.
Il avait vu que le petit abri sous roche avait été occupé à plusieurs reprises au cours de milliers d'années et avait été utilisé pour une variété d'activités domestiques telles que la transformation des aliments et la cuisine, la fabrication d'outils en pierre, et peut-être le travail du bois.

Dickau est retourné sur le site pour étendre les fouilles de Décembre 2006 à Janvier 2007.
L'équipe de Dickau a daté au radiocarbone le charbon de bois des niveaux inférieurs de l'abri et a découvert qu'il aavait d'abord été occupé il y a plus de 9.000 ans, beaucoup plus tôt que Ranere ne l'avait estimé.

Ses recherches ont également montré que les personnes qui bénéficiaient de la connaissance du chaman pratiquaient l'agriculture du maïs à petite échelle, du manioc et de marante. Ils recueillaient aussi des noix de palme, les fruits des arbres et les tubercules sauvages. Ils ont aussi probablement chassé et pêché dans les collines et cours d'eau avoisinants, mais les sols humides de l'abri ont détruit toute preuve d'os d'animaux.

D'autres peuples précéramiques au Panama qui vivaient dans de petites communautés dispersées à travers l'isthme il y a 4.000 ans pratiquaient couramment ces activités.


Source: