2.09.2022

D'anciens casques grecs témoins d'une bataille navale il y a 2 500 ans

Des archéologues du sud de l'Italie ont annoncé avoir déterré deux casques, des fragments d'armes et d'armures, des morceaux de poterie et les restes d'un possible temple d'Athéna lors d'une fouille archéologique de l'ancienne ville grecque de Velia.

https://decouvertes-archeologiques.blogspot.com/2018/11/cinq-squelettes-decouverts-lors-de.html 
Une vue aérienne du site de fouilles de l'acropole de Velia, une ancienne colonie grecque dans le sud de l'Italie actuelle qui a été fondée peu après la bataille d'Alalia.  Courtesy of the Parco Archeologico di Paestum & Velia

Les chercheurs, qui travaillent sur le site depuis juillet dernier, pensent que ces artéfacts sont liés à une bataille maritime majeure qui a changé l'équilibre des forces en Méditerranée il y a près de 2 500 ans.

 

Les Grecs de l'Antiquité ont peut-être laissé les objets derrière eux après la bataille d'Alalia. 

Entre 541 et 535 avant notre ère, une flotte de navires phocéens, qui avaient établi une colonie, Alalia, sur la Corse, a mis les voiles sur la mer Tyrrhénienne voisine pour repousser les attaques des forces étrusques et carthaginoises voisines.

Bien que les Grecs soient sortis victorieux, la coûteuse bataille navale a finalement incité les colons phocéens à quitter Alalia et à établir une colonie plus proche des autres colonies grecques le long de la côte sud de l'Italie. Les colons de Phocée ont navigué vers le continent et ont acheté une parcelle de terrain qui allait devenir Velia.


 
Les casques chalcidiens comme celui-ci étaient souvent portés par les anciens guerriers grecs. Courtesy of the Parco Archeologico di Paestum & Velia
 
 
Les archéologues ont mis au jour deux casques dont un, illustré ici, qui semble avoir été créé dans le style étrusque "Negua". Les experts suggèrent que des soldats grecs auraient volé cette pièce d'armure aux forces étrusques lors de la bataille d'Alalia. Courtesy of the Parco Archeologico di Paestum & Velia

Les études initiales des casques ont révélé que l'un a été conçu dans le style grec chalcidien, tandis que l'autre ressemble aux coiffes negua généralement portées par les guerriers étrusques. 

 

Les archéologues suggèrent que des soldats grecs auraient volé ces casques aux troupes étrusques conquises lors de la bataille d'Alalia.

Dans une autre découverte majeure, les chercheurs ont également mis au jour plusieurs murs de briques datant de la fondation de Velia en 540 avant notre ère. Il a peut-être autrefois formé un temple dédié à la mythique déesse grecque de la guerre et de la sagesse, Athéna.

Mesurant environ 1.8m de long sur 70cm de large, les murs ont probablement été construits dans les années qui ont suivi la bataille d'Alalia, a déclaré Massimo Osanna, directeur du parc archéologique et responsable des musées d'État italiens.

Les archéologues pensent que les Phocéens auraient offert l'armure de l'ennemi en hommage à la déesse. "Il est donc possible que les Phocéens fuyant Alalia aient élevé le temple immédiatement après leur arrivée, comme c'était leur coutume, après avoir acheté aux locaux les terres nécessaires pour s'installer et reprendre le commerce florissant pour lequel ils étaient connus", rapporte Osanna, "Et aux reliques offertes à leur déesse pour se concilier sa bienveillance, ils ont ajouté les armes arrachées aux ennemis dans cette bataille épique en mer." 

Près de la structure, l'équipe a trouvé des fragments de poterie portant l'inscription grecque signifiant "sacré", plusieurs pièces d'armes en bronze et en métal et des morceaux de ce qui semble être un grand bouclier décoré. 

Les chercheurs prévoient de nettoyer et d'analyser les artéfacts dans un laboratoire pour une étude plus approfondie notamment sur les casques. Il espère trouver des inscriptions à l'intérieur, quelque chose de commun dans les armures anciennes, qui pourraient aider à retracer l'histoire de l'armure, ainsi que l'identité des guerriers qui les portaient.

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2.03.2022

Angleterre: quand le changement climatique menace les précieuses traces du passé

En plus de menacer la biodiversité, les systèmes alimentaires et la santé humaine, le changement climatique fait une autre victime : les artéfacts anciens.  

Sur certains sites britanniques d'intérêt archéologique, des précipitations exceptionnellement fortes érodent les couches de tourbe protectrice ce qui endommage les objets préservés se trouvant en dessous.  

Angleterre: quand le changement climatique menace les précieuses traces du passé  
 Les tourbières stockent d'immenses quantités de carbone. Photo: Cifor/Flickr, CC BY-NC-SA

Certains des plus beaux vestiges archéologiques du Royaume-Uni ont ainsi été découverts enfouis dans de la tourbe, un type de sol naturellement riche en acidité et pauvre en oxygène. Cela signifie qu'il préserve extrêmement bien le bois, le cuir et les textiles, car les micro-organismes qui provoquent généralement la décomposition de ces matériaux ne peuvent pas y prospérer.

La tourbe a contribué à maintenir les anciens artéfacts en vie permettant une analyse moderne : depuis des pistes néolithiques révélant comment nos ancêtres se déplaçaient entre les colonies du Somerset, jusqu'aux corps préservés comme l'homme de Lindow trouvé dans une tourbière du Cheshire. 

L'environnement de tourbe dans lequel l'homme de Lindow a été enterré a considérablement réduit sa décomposition; ainsi ses cheveux et sa barbe sont encore visibles même après près de 2 000 ans.

Mais le changement climatique apporte des étés de plus en plus chauds et des hivers plus humides au Royaume-Uni, dont des précipitations locales sans précédent. Cela modifie le paysage en emportant des couches de terre et de tourbe, ce qui met au jour des bâtiments archéologiques, des objets et des restes humains. 

Pour mieux comprendre à quelle vitesse ces changements se produisent (et quelles pourraient être leurs conséquences pour les futurs archéologues), des chercheurs étudient ce qui se passe à Magna, le site d'un ancien fort romain dans le Northumberland. 

 

Magna est l'un des sites les plus fascinants et les mieux préservés du Royaume-Uni.  

En tant que base stratégique de l'armée romaine, elle aurait occupé une position de commandement à la jonction de trois routes romaines clés: la Stanegate, Military Way et Maiden Way. Les études suggèrent que le site a été occupé de 80-85 après JC jusqu'à la fin de la Grande-Bretagne romaine, vers 410 de notre ère.

Pour l'étudier, les archéologues ont creusé des trous de forage et inséré des dispositifs appelés piézomètres pour collecter des données sur les niveaux et la température des eaux souterraines. Ils envoient également des échantillons de tourbe à un laboratoire pour analyse chimique et microbiologique. Ces informations aideront à comprendre comment l'environnement local évolue et quel effet cela pourrait avoir sur la dégradation archéologique. 

Un autre fort romain à quelques kilomètres à l'est de Magna, Vindolanda, a fourni certaines des découvertes les plus importantes de la Grande-Bretagne romaine. 

Les archéologues y ont découvert la première preuve d'écriture manuscrite d'une femme (Claudia Severa écrivant pour inviter son amie Sulpicia Lepidina à sa prochaine fête d'anniversaire), les plus anciens gants de boxe du monde datant d'environ 120 après JC et la plus grande collection de chaussures en cuir romaines jamais trouvées (voir à ce sujet l'article du 30/01/2017: "Le butin de chaussures romaines de Vindolanda").

Vindolanda, a fourni certaines des découvertes les plus importantes de la Grande-Bretagne romaine 
Des objets comme ces chaussures romaines en cuir noir se retrouvent souvent conservés dans de la tourbe. Photo: Dan Diffendale/Flickr
 

Ces découvertes remarquables sont dues à l'environnement unique et riche en tourbe du fort, ce qui signifie qu'elles sont également menacées par la détérioration due au climat. 

 

Des découvertes qui n'ont pas encore été mise au jour pourraient être endommagées de manière irréversible en raison des effets du changement climatique.

Les tourbières couvrent environ 3% de la superficie terrestre mondiale mais sont l'un de ses meilleurs réservoirs de carbone naturel; elles contiennent deux fois plus de carbone que toutes les forêts du monde. En Angleterre et en Irlande du Nord, les tourbières représentent 10 à 12 % de toutes les terres, tandis que l'Écosse a une couverture de 20 %. 

Historiquement, ces paysages ont été drainés pour être utilisés dans l'agriculture, la tourbe séchée étant brûlée comme combustible: cela a libéré des quantités massives de carbone dans l'atmosphère. Dans toute l'Europe, on estime que 100 000 km² de tourbières ont été perdues au cours des 50 dernières années. Une grande partie de ce qui en reste est de mauvaise qualité. 

Au Royaume-Uni, seulement un cinquième des tourbières britanniques peuvent être décrites comme « quasi vierges ». Le drainage, la coupe et l'agriculture qui ont endommagé ces écosystèmes ont causé des dommages aux découvertes archéologiques qui y sont enfouies. 

La croissance de la tourbe est ralentie ou arrêtée lorsque les tourbières sont drainées, ce qui conduit à un sol oxydé qui favorise la prolifération de micro-organismes destructeurs.

Les archéologues et les décideurs politiques travaillent désormais côte à côte pour préserver les environnements protégés des tourbières, ainsi que pour aider à capturer et à préserver à la fois le carbone et les artéfacts historiques. 

Et cet engagement à protéger les tourbières et le patrimoine qu'elles abritent s'est mondialisé. L'année dernière, une session de la conférence des Nations Unies sur le climat COP26 a été consacrée à souligner l'importance de la protection des tourbières.

 

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1.27.2022

Une mosaïque de paon découverte en Croatie dans l'ancienne cité de Salone

Les belles mosaïques antiques découvertes récemment dans le centre de Solin (ancienne Salona ou Salone) ont fait sensation dans les milieux archéologiques. Les planchers de certaines villas romaines de la périphérie de Salone pourraient apporter un éclairage nouveau sur la zone où s'étendait la capitale de la Dalmatie romaine.

C'est l'une des rares découvertes qui peuvent montrer comment les gens vivaient à Salona. 

Outre le travail que les restaurateurs effectuent actuellement sur les mosaïques, l'enjeu principal est la présentation future d'une des découvertes majeures de Salona au cours de ces dernières décennies.  

Une mosaïque de paon découverte en Croatie dans l'ancienne cité de Salone 
Photo: Ivo Cagalj/PIXSELL


Dans l'état actuel des choses, les mosaïques seront recouvertes de verre et occuperont une place particulière dans le futur centre culturel de la ville, c'est d'ailleurs pourquoi les travaux qui ont conduit à la découverte ont commencé dans cette zone. 

Des installations de chauffage au sol et une belle petite mosaïque de fleurs ont été mis au jour, mais la principale découverte est sans aucun doute une mosaïque géante représentant un paon.

D'après certains experts, la représentation d'un paon peut indiquer à quel moment la villa a été construite, c'est-à-dire au début du christianisme, à partir du IVe siècle (Salona a été abandonnée dans la première moitié du VIIe siècle). 

 
Photo: Ivo Cagalj/PIXSELL
 

Les paons sont généralement représentés dans l'art chrétien primitif comme un symbole de la résurrection et de la vie éternelle. 

Une telle signification vient probablement des religions pré-chrétiennes. On croyait que la viande de paon ne se décomposait pas même après la mort, aussi elle était considérée comme un symbole d'éternité. 

Cette croyance a également été transmise aux chrétiens, qui ont dépeint cet oiseau comme un signe de l'existence éternelle du Christ. C'est aussi pour cela que cet oiseau peut être vu dans les catacombes et les tombes car il rappelle aux croyants l'immortalité de l'âme. 

 

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1.20.2022

Découverte d'anciennes tombes chinoises contenant les restes de guerriers enterrés vivants

Les tombes vieilles de 3 000 ans d'un clan aisé, comprenant les restes de guerriers et de chevaux de guerre qui semblent avoir été sacrifiés lors de leurs funérailles, ont été découvertes dans une ancienne capitale de la Chine.

Découverte d'anciennes tombes chinoises contenant les restes de guerriers enterrés vivants 
Le site des tombes et des maisons du clan est l'un des nombreux sites archéologiques datant de la dynastie Shang qui ont été découverts à Anyang. Photo: Institut Anyang des reliques culturelles et de l'archéologie
 

Le complexe de 24 tombes a été découvert sur un site archéologique de la ville d'Anyang dans la province du Henan, à moins de 2,4 km du site archéologique de Yinxu, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Les ruines proviennent de l'ancienne ville de Yin, la capitale de la dynastie Shang, qui a régné entre 1600 avant JC. à 1046 avant JC.

Le nouveau complexe funéraire comprend plusieurs fosses qui contiennent des chars de guerre, les restes de chevaux qui les ont tirés et les restes de guerriers. Certains des guerriers portaient des chapeaux décorés de chapelets de coquillages lorsqu'ils sont morts, tandis que le front de certains des chevaux était décoré de placage en or et d'un support en bronze.

"C'est très rare parmi les anciennes découvertes d'Anyang, ce qui reflète le statut et le pouvoir extraordinaires du propriétaire du char", a déclaré Kong Deming, directeur de l'Institut des reliques culturelles et de l'archéologie de la ville.

Comme le note une étude de la Penn State University, la pratique du «suicide rituel» des serviteurs, ou du «volontariat» pour être enterrés vivants lors des funérailles de leurs maîtres de haut statut, était courante dans la Chine de la dynastie Shang. 

 
Des guerriers et des chevaux pour tirer des chars ont été sacrifiés en étant enterrés vivants lors des funérailles des membres du clan. Photo: Anyang Institute of Cultural Relics and Archaeology


 
Les fouilles ont commencé il y a deux ans sur le site archéologique de la ville d'Anyang, connue sous le nom de Yin lorsqu'elle était la capitale de la dynastie Shang. Photo: Institut Anyang des reliques culturelles et de l'archéologie


 
Sacrifier des serviteurs, des soldats et des animaux en les enterrant vivants était une pratique établie lors des funérailles de personnes de haut rang sous la dynastie Shang. Photo: Anyang Institute of Cultural Relics and Archaeology
 

Les archéologues d'Anyang ont fouillé le site pendant environ deux ans. Jusqu'à présent, ils ont trouvé les fondations de 18 bâtiments anciens, ainsi que 24 tombes et fosses funéraires pour six chars qui contiennent également les restes d'hommes et de chevaux sacrifiés. 

 

Les Spécialistes pensent que ce site antique était un important centre de vie pour un clan appelé "Ce".

Le peuple Ce semble également y avoir été enterré, comme l'indiquent les vases en bronze finement travaillés portant le caractère chinois "Ce" trouvés dans certaines de ces tombes. Kong a rapporté qu'il y avait un enregistrement d'un clan "Ce" dans les inscriptions sur des os d'oracle trouvées à Yingxu. Elles ont été écrites sur des carapaces de tortues et des os d'animaux et comprennent les premières écritures chinoises connues. 

"L'emblème du clan 'Ce' apparaît sur de nombreux bronzes trouvés sur le site, nous pensons donc que le clan était actif dans cette zone", a-t-il déclaré.

En plus des objets en bronze, les archéologues ont également trouvé d'autres reliques dans les tombes, notamment des objets en jade, en pierre, en os et en coquillage. Beaucoup étaient richement décorés, ce qui suggérait que le clan était aisé. Bien que des pilleurs de tombes aient pu vider l'une des plus grandes tombes, les autres tombes contenaient des reliques diverses et relativement bien conservées.


Les chercheurs espèrent désormais en savoir plus sur le statut social du clan, leur division du travail et leurs relations avec la famille royale Shang.

Les archéologues ont trouvé les fondations de plusieurs bâtiments, y compris des marches et un mur décoratif, qui peuvent fournir des indices sur la façon dont les maisons de la dynastie Shang ont été construites. 

La datation préliminaire suggère que les nouvelles découvertes à Anyang proviennent d'un stade tardif de la dynastie Shang, qui était également connue sous le nom de dynastie Yin d'après son ancienne capitale.

 
Ce cache en bronze pour un récipient en poterie semble avoir été moulé en forme de dragon à cornes. Photo: Anyang Institute of Cultural Relics and Archaeology.

Dans une découverte distincte, plusieurs tombes, maisons, fours et puits anciens datant de la même période, ainsi que plus de 170 artéfacts en bronze, terre cuite, jade et os, ont été découverts sur un autre site archéologique à Anyang l'année dernière.  

La dynastie Shang a régné sur les parties médiane et inférieure de la vallée du fleuve Jaune en Chine, une région largement considérée comme le berceau de la civilisation chinoise, jusqu'en 1046 avant JC, date à laquelle elle a été renversée par la dynastie Zhao. 

Bien que l'histoire traditionnelle chinoise mentionne certaines dynasties antérieures, la dynastie Shang est la première soutenue par des preuves archéologiques. Les premiers exemples d'écriture chinoise datent de la période Shang, mais ils sont déjà d'une telle sophistication et complexité que certains archéologues pensent que l'écriture a été développée avant cela.

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1.11.2022

Espagne: des archéologues mis sur la piste d'un trésor de pièces romaines grâce à un blaireau

Un blaireau a conduit les archéologues à un trésor de plus de 200 pièces de monnaie romaines enfouies dans une grotte en Espagne depuis des siècles. 

Espagne: des archéologues mis sur la piste d'un trésor de pièces romaines grâce à un blaireau 
La grotte se trouve dans la région des Asturies, au nord-ouest de l'Espagne. Photo: Alfonso Fanjul Peraza

L'animal s'était enfoui à travers une fissure dans la roche à l'intérieur de la grotte de La Cuesta, dans la région des Asturies, au nord-ouest de l'Espagne, et avait déterré des pièces de monnaie qui ont ensuite été découvertes par un habitant du coin, Roberto García.

García a fait appel à des archéologues, dont le directeur des fouilles Alfonso Fanjul pense que le blaireau cherchait de la nourriture ou se creusait un nid: "Quand nous sommes arrivés, nous avons trouvé le trou qui menait au nid du blaireau et le sol autour de lui était plein de pièces".

Plus de 90 pièces ont été déterrées par l'animal. L'équipe a ensuite effectué une fouille archéologique qui a permis de récupérer un total de 209 pièces datant de 200 à 400 après JC. Cela correspond à la période romaine tardive, lorsque des barbares comme les Suèbes sont arrivés dans la péninsule ibérique.

Fanjul pense que les pièces ont été cachées par des réfugiés s'abritant dans la région: "Nous pensons que cela reflète l'instabilité sociale et politique qui a accompagné la chute de Rome et l'arrivée de groupes de barbares dans le nord de l'Espagne.

Espagne: des archéologues mis sur la piste d'un trésor de pièces romaines grâce à un blaireau 
D'après les archéologues, les pièces étaient probablement cachées par des personnes fuyant les barbares. Photo: Alfonso Fanjul Peraza
 

Les pièces sont actuellement en cours de nettoyage et seront exposées au musée archéologique des Asturies, a précisé Fanjul, qui prévoit d'effectuer d'autres fouilles sur le site cette année: "Nous avons retiré le premier gisement, mais nous pensons qu'il y a beaucoup plus à retirer". Il s'agit déjà du plus grand trésor romain récupéré à l'intérieur d'une grotte en Espagne. 

Fanjul estime que de nouvelles fouilles amélioreront notre compréhension de la chute de l'empire romain et de la montée des royaumes médiévaux du nord de l'Espagne: "Nous pensons que c'est un site idéal pour en savoir plus sur les personnes qui vivaient cette transition". 

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1.04.2022

Un ancien site viticole découvert dans le Hebei en Chine

Un site viticole à grande échelle datant de la fin de la dynastie Ming (1368-1644) et du début de la dynastie Qing (1644-1911) a été découvert dans la province du Hebei au nord de la Chine. 

Un ancien site viticole découvert dans le Hebei en Chine 
Un archéologue travaille sur l'ncien site vinicole mis au jour dans le district de Taocheng (Photo: Xinhua)

 

L'institut provincial des reliques culturelles et de l'archéologie du Hebei a déclaré que des réservoirs destinés à la fabrication de vin avaient été découverts sur un chantier de construction dans le district de Taocheng, dans la ville de Hengshui, au début du mois de mars 2021.

 

L'institut a lancé une enquête et des fouilles archéologiques entre août et novembre 2021

Couvrant une superficie d'environ 3 000 mètres carrés, des fosses, des champs de séchage, des fours de distillation souterrains et un grand nombre de reliques, dont des pièces de céramique, des métaux, du verre et des coquillages, ont été découverts sur le site, d'après Hu Qiang, qui dirige l'équipe archéologique. 

Les archéologues ont déclaré que le site remonte à la fin des dynasties Ming et au début des Qing. C'est le seul site viticole datant d'après la dynastie Yuan (1271-1368) à avoir été fouillé dans le nord de la Chine.  

La disposition, la structure et l'échelle du site sont rares en Chine, ce qui lui confère une grande valeur de recherche historique et culturelle, selon les archéologues.

 

 
Ancien site vinicole mis au jour dans le district de Taocheng. (Photo: Xinhua)

12.28.2021

En Inde, des étudiants tombent sur une sculpture de Mahavira à Pudukkottai

Un groupe d'étudiants en histoire de l'Université de Bharathidasan a récemment découvert une sculpture de Jain Tirthankara Mahavira (également connu sous le nom de Vardhamāna) à Eraiyur dans le district de Pudukottai.

Les quatre étudiants de deuxième année du cours intégré de cinq ans en histoire de la maîtrise à l'Université de Bharathidasan, sont tombés sur la sculpture, un lingam en pierre et les morceaux brisés d'un nandi. 

Une sculpture qui serait celle de Jain Tirthankara Mahavira a été trouvée à Eraiyur dans le district de Pudukottai.
Une sculpture qui serait celle de Jain Tirthankara Mahavira a été trouvée à Eraiyur dans le district de Pudukottai.

Ces passionnés d'archéologie ont fait la découverte lors d'une exploration de terrain menée au village.

Ils étaient guidés par A. Manikandan, chercheur au Département des sciences anciennes de l'Université tamoule et fondateur du Forum de recherche archéologique, car il avait précédemment trouvé les vestiges d'un temple dans le village.

"Nous avons trouvé la sculpture à moitié enterrée dans un buisson épineux et avons pu identifier  Mahavira car nous l'avions étudié et vu ses images. Notre hypothèse a également été confirmée par le Forum de recherche archéologique", a déclaré M. Rangaraj. 

La sculpture mesurait 89 cm de hauteur et 54 cm de largeur. 

D'après M. Manikandan, la sculpture représentant Mahavira dans une posture méditative assise remonterait probablement au 10ème siècle de notre ère.

 

Source:

The Hindu: "Des étudiants tombent sur une sculpture de Mahavira à Pudukkottai"