9.07.2010

Theorie: les lignes de Nazca... une carte des sources souterraines ?

MAJ 19/05/17
Un chercheur américain, David Johnson, a avancé la théorie selon laquelle les lignes de Nazca pourraient être liées à l'eau.


Il pense que les lignes seraient une carte géante des sources d'eau souterraine.


Les lignes de Nazca sont situées dans le désert péruvien au sud de Lima.
L'assortiment des lignes parfaitement droites, se trouve dans une zone de 60 kilomètres de long et près de 2 kilomètres de large.


La plaine de Nazca est l'un des endroits les plus secs de la planète, recevant moins de 3 centimètres de pluie par an. 
Ainsi, lorsque Johnson a commencé ses recherches en 1995, il a pris conscience de la rareté de l'eau dans la région et l'effet que cela avait sur la production agricole et la qualité de vie.

En cherchant des sources d'eau, il a remarqué que d'anciens aqueducs, appelé puquios, semblaient être en relation avec certaines des lignes.


L'expert explique qu'un pourcentage élevé de l'eau potable provenant de la chaîne de montagne se déplace par infiltration et que la population pré-hispanique connaissait parfaitement la cartographie de l'eau.



Il suppose que les lignes comme celles de Nazca seraient "une langue pour communiquer lorsque des puits souterrains et des aqueducs sont localisés".

Johnson a donné un sens à chaque personnage: les trapèzes pointent toujours vers un puits. Les cercles sont tracés sur le lieu  d'une fontaine, de même pour les figures complexes. Par exemple, le colibri pointe sur un puits géant avec son bec.

Les travaux de terrain, qui ont lieu tout le long des 1.700 km de côte péruvienne et chilienne, comprenant les plus anciennes civilisations telles que Caral et Arica, supportent la théorie selon laquelle la "façon de communiquer par le tracé" ("way to communicate") serait une pratique courante dans toutes les cultures pré-hispaniques.


Les lignes de Nazca, qui ont fait l'objet d'un débat de plus de 70 ans, sont composées de formes géométriques géantes (triangles, trapèzes, lignes parallèles) et biomorphes (oiseaux, plantes et mammifères); elles sont gravées à la surface du désert au sud Pérou, en particulier dans le bassin du Rio Grande de Nasca.


Johnson a fait des recherches sur ces dessins au sol depuis les années 1990, publiant plusieurs livres sur sa théorie, dont "The Relationship Between the Lines of Nasca and Water Resources,” 1997, “The water lines of Nasca,” 1998, “The Correlation Between the Lines of Nasca and Subterranean Water Resources,” 1999.


En 2002, avec Donald Proulx et Stephen Mabee, il écrit «La corrélation entre les géoglyphes et les ressources hydriques souterraines dans le drainage du Río Grande de Nazca." (“The Correlation Between Geoglyphs and Subterranean Water Resources in the Río Grande de Nazca Drainage.”).


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8.25.2010

Mexique: des découvertes révèlent des contacts entre Teotihuacan et la région du Costa Grande

MAJ 11/07/16

Près de 6000 fragments de céramiques de style Teotihuacan, vieux de plus de 1.400 ans, ont été découverts récemment dans la région du Costa-Grande, dans le Guerrero, par des spécialistes de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH).


L'étude révèle que des groupes pré-hispaniques tels que les Tepoztèques, les Cuitlatèques et les Tomiles qui habitaient la région avaient des relations avec Teotihuacan, et non pas que les groupes Mezcala comme on le pensait avant.

"Des fragments de poteries, dont certains d'entre eux sont à l'effigie de Tlaloc, ainsi que des encensoirs de théâtre ont été retrouvés dans le Guerrero: ils sont d'un style Teotihuacan jamais vu auparavant", explique l'archéologue Maria Rosa Reyna, qui a exploré avec Elizabeth Galeana le site archéologique El Embarcadero.

«Cette découverte ouvre de nouvelles interprétations sur les relations des habitants de Teotihuacan avec les autres cultures, et en même temps, cela favorise la recherche des cultures et des sites archéologiques au Costa Grande, une des régions les moins étudiés de Guerrero", précise l'archéologue.


En outre, elle a fait remarquer que la découverte de ces pièces en céramique qui datent du début de la période classique (250-650 Après JC) renforcent les preuves que la région du Costa Grande entretenait des relations commerciales et culturelles avec Teotihuacan depuis son plus jeune âge.

"Nous savions que Teotihuacan maintenait une interaction économique et culturelle avec la culture Mezcala, entre 150 et 650 après JC, d'après les masques de roches vertes trouvé à Teotihuacan, mais il n'y avait aucun signe d'interaction avec d'autres populations installés dans ce qui est aujourd'hui Guerrero".

Après des études de laboratoire pratiqués par l'archéologue Gabriela Escamilla, il a été déterminé que 20 pour cent de la céramique trouvée sur le site d' El Embarcadero, situé dans la municipalité de Coyuca de Benitez, a un style Teotihuacan rare au Guerrero ", ce qui indique une relation très étroite entre ces populations des zones côtières et Teotihuacan ".

Le centre INAH du Guerrero a fait remarquer que dans d'autres sites du Costa Grande tel que Soledad de Maciel et Tambuco, de la céramique de style Teotihuacan ont été trouvés ces dernières années.
Des études indiquent également que bon nombre des objets trouvés ne sont pas importés de Teotihuacan, mais sont fabriqués dans la région du  Costa Grande suivant le style Teotihuacan.


Enfin, Rosa Maria Reyna a souligné que les fouilles archéologiques menées jusqu'à présent à El Embarcadero indiquent que Teotihuacan a influé sur la production de sa céramique, mais pas sur son architecture, puisque aucune des structures monumentales typiques n'ont été construites.


Source:

    8.15.2010

    Guatemala: Une tombe Maya royale mise au jour sous la pyramide El Diablo

    Lors de fouilles dans la jungle du Guatemala, des archéologues ont découvert une tombe royale, remplie d'objets mayas avec leurs couleurs préservées sous la pyramide El Diablo; la tombe aurait 1600ans.

    La tombe, bien conservée, est ornée de sculptures, de céramiques, de textiles, et comprend les os de six enfants, peut-être les restes d'un sacrifice humain.

    L'entrée du tombeau.

    L'équipe archéologique, dirigée par Stephen Houston, professeur d'anthropologie à la Brown University, a découvert la tombe, sous la pyramide El Diablo dans la cité d' El Zots, au Guatemala. Celle-ci a étét datée de 350 à 400 après JC.

    Selon Houston, l'indice qui a mené à la découverte était "quelque chose de bizarre" dans le dépôt que l'équipe était entrain de fouiller, près d'un petit temple construit en face d'une structure tentaculaire dédié au dieu soleil: "Lorsque nous avons creusé un trou dans la petite chambre du temple, nous avons atteint presque immédiatement une série de «caches» contenant des bols rouge sang avec des dents et doigts humains; le tout était enveloppé dans une sorte de substance organique qui a laissé une empreinte dans le plâtre. Nous avons ensuite creusé couche après couche de pierres plates, en alternance avec de la boue; c'est probablement ce qui a maintenu la tombe intacte et hermétique."
    Enfin, un des travailleurs a atteint la couche de terre finale. Ils ont descendu une ampoule nue dans le trou apparu sous la dernière pierre plate, et soudain, Houston a vu "une explosion de couleurs dans toutes les directions - rouges, verts, jaunes. C'était une tombe royale remplie de matières organiques tel qu'il n'avait jamais vu auparavant: des morceaux de bois, des textiles, de fines couches de stuc peint et de la corde.

    Un des objets découvert dans la tombe.

    "Lorsque nous avons ouvert le tombeau, j'ai fourré ma tête dedans et il y avait encore, à mon grand étonnement, une odeur de putréfaction et un froid pénétrant", a déclaré le directeur des fouilles. "La chambre avait été si bien scellée, pendant plus de 1600 ans, que n'y est entré aucune air et très peu d'eau."

    Le tombeau lui-même est d'environ 2 mètres de haut (6 pieds), 3.6 mètres de long (12 pieds) 1.2 mètre de large (4 pieds).
    Il semble que le tombeau contenait un mâle adulte, mort de cause naturelle entre 50 et 60 ans. Cependant, l'analyste des os de l'équipe, Andrew Scherer, professeur assistant d'anthropologie à la Brown University, n'a pas encore apporté de confirmation.

    Et qui était cet homme enterré avec une telle richesse?
    Bien que les résultats soient encore tout frais, le groupe estime que le tombeau est susceptible d'être celui d'un souverain qu'ils ne connaissent qu'à partir de textes hiéroglyphiques. "Ces biens sont une richesse artistique, exceptionnellement bien conservée provenant d'un moment clé dans l'histoire des Mayas", explique Houston. "A partir de la position de la tombe, du temps, de la richesse, et des constructions répétées au-dessus du tombeau, nous pensons qu'il est fortement probable que ce soit le fondateur d'une dynastie."

    Selon Houston, le tombeau montre que le dirigeant est entré dans la tombe comme un danseur rituel: "Il a tous les attributs de ce rôle, y compris de nombreuses petites « cloches » de coquillage Spondylus avec, probablement, des canines de chien comme marteaux. Il y a une chance aussi, que son corps, qui reposait sur un catafalque qui s'est effondré au sol, avait une coiffure élaborée, avec des petits glyphes dessus. Une de ses mains peut avoir tenu une lame de sacrifice. "


    En outre, il semble probable qu'il y a eu six enfants dans la tombe, certains avec des corps entiers et deux uniquement avec des crânes. Les enfants - âgés de 1 à 5 ans - ont été probablement sacrifiés en l'honneur du souverain.


    "Nous avons encore beaucoup de travail à faire", rappelle Houston. Les tombes royales sont extrêmement denses en informations et demandent des années d'étude pour les comprendre.


    L'ancien royaume Maya d'El Zotz est situé à environ 20 km de Tikal , la capitale de l'un des plus grands et plus puissants royaume des anciens Mayas.
    Pourtant, El Zotz a fleuri au milieu du 1er millénaire après JC, alors que Tikal fut défait par Caracol (Belize) et Calakmul (Mexique). Il est probable qu'El Zotz se fut allié avec les ennemis de Tikal et que les relations entre les deux villes étaient hostiles.
    Selon un texte trouvé à Tikal, au 8ème siècle de notre ère, El Zotz était engagé dans une bataille contre Tikal, et la dernière inscription hiéroglyphique connue se référant à El Zotz décrit la ville comme étant la cible d'une attaque par Tikal.


    Source:
    • Heritage Key: "Maya Royal Tomb Found Beneath El Diablo Pyramid"

    8.14.2010

    Une ancienne chambre sacrificielle découverte au Pérou

    Les archéologues ont découvert ce qui semble être un lieu cérémoniel utilisé pour des sacrifices humains par la civilisation Moche.




    "Il y a un grand hall cérémoniel ou passage intégré dans le reste de l'architecture qui établit la présence de certaines figures de l'élite Moche et aussi la pratique de rituels complexes, tels que le sacrifice humain," rapporte Carlos Wester La Torre, surnommé Schmall,  directeur du Musée Bruning au Pérou et directeur des fouilles.

    La civillisation  Moche est essentiellement agricole et a connu son apogée entre 100 Avant C et 800 après JC.
    La découverte de lieux sacrificiels semble confirmer les théories existantes selon lesquelles les Moche participaient à une cérémonie appelée "la présentation" mettant en vedette des meurtres rituels de prisonniers de guerre. Des restes de multiples squelettes ont été découverts sur le sol de la chambre.
    Selon Schmall, "L'équipe a mis au jour un couloir de 60 mètres de long ouvrant sur trois portiques équidistants et cinq trônes sur la pyramide principale du site archéologique. Les restes d'une fresque trouvée dans le corridor représentent trois prêtres de haut rang dont l'ornementation confirme l'implication du pouvoir politique dans la cérémonie."

    La plupart des experts croient que la civilisation Moche n'était pas organisée politiquement en tant qu'Etat unique, mais existait en petits groupes qui se partageaient une culture commune. Ils étaient  connus pour la création de céramiques finement peintes, l'orfèvrerie, les monuments huaca et les systèmes d'irrigation. En examinant certaines de leurs structures, les archéologues ont pu établir que les Moche étaient un peuple particulièrement sophistiqué et étaient capables de produire en masse une grande variété de poteries.

    La civilisation Moche était pionnière dans le travail des métaux tel que la dorure et les premières formes de soudure. Ces compétences leur ont permis de créer des objets très complexes: des boucles d'oreille et des colliers, des anneaux dans le nez et les casques , dont la plupart étaient incrustse d'or et de pierres précieuses.

    Les archéologues ont également découvert une tradition macabre concernant les Moche au sortir d'une bataille victorieuse; tradition dans lequel le hall récemment découvert a sans doute joué un rôle majeur dans: Les vaincus étaient rituellement sacrifié: on leur coupait la gorge, le sang était drainé dans une tasse et celle-ci était bue par une "divinité".
    Ce n'est que lentement que les archéologues ont réalisé qu'il ne s'agissait pas d'une guerre, mais d'un combat rituel suivi par le sacrifice humain.

    Source:

    8.10.2010

    Guatemala: une offrande de 50 mozaïques de jade découverte a Takalik Abaj

    La découverte d'une tête cérémonielle miniature faite de mosaïques en jadéite souligne l'importance du pouvoir politique au début de la période pré-classique de l'ancienne cité maya de Takalik Abaj (ou Tak'alik Ab'aj).


    Tak'alik Ab'aj est une ancienne cité pré-hispanique situé à El Asintal, dans le département de Retalhuleu sur le piémont pacifique du Guatemala.

    Cet important centre de commerce de longue distance et son centre culturel cosmopolite a perduré pendant 1700 ans (800 avant JC - 900 Après JC) !

    À ses débuts Tak'alik Ab'aj interagi et participe à la culture olmèque; elle fut aussi l'un des protagonistes dans le développement de la culture Maya. Cette particularité en plus de l'extraordinaire production de sculptures au cours de ces deux importantes périodes culturelles, font de Tak'alik Ab'aj une cité unique dans l'histoire de la Méso-Amérique.

    L'un des bâtiments cérémoniel les plus importants du principal complexe architectonique appelé "Groupe Central de Tak'alik Ab'aj" a révélé, lors de précédentes fouilles, une série de précieuses offrandes. Celles-ci se composaient de récipients en céramique, d'une petite sculpture en pierre sur piédestal, de beaucoup de pierres brisées intentionnellement d'artefacts pour le meulage du maïs ou probablement du cacao, d'un miroir de mosaïque en pyrite et de quelques pièces de jadéite.

    Le 23 mars 2010, les équipes d'archéologues de Tak'alik Ab'aj, découvrent lors des fouilles en cours, au centre de la structure 6, un nouveau trésor extraordinaire: une offrande faites de 50 mosaïques en jadéite qui avait été déposé dans le sol du bâtiment cérémoniel.

    Ces mosaïques composent une tête miniature de cérémonie avec des plaques suspendues sous le menton; elle a du être portée à la ceinture des dirigeants lors de cérémonies, comme cela est souvent représenté sur les stèles mayas du préclassique jusqu'à l'époque classique.

    Ces têtes miniatures cérémonielles sont faites de mosaïques en jadéite, très finement travaillées afin de s'agencer comme les pièces d'un puzzle.


    Plusieurs de ces pièces s'assemblent pour former une tête miniature de cérémonie, qui était portée autour du cou et il y a aussi une deuxième tête plus petite, en forme de chauve-souris. Ces têtes miniatures faisaient partie de l'ornement cérémoniel, un élément qui peut être considéré comme important dans la tenue royale porté par les dirigeants tout comme la coiffure .


    Avec cette dernière découverte, Tak'alik Ab'aj possède 6 de ces têtes miniatures de cérémonie. chefs de cérémonie miniature. Cette quantité est supérieure à tout autre site archéologique en Mésoamérique et placerait ainsi Tak'alik Ab'aj comme site majeur pour l'ensemble de ces objets lapidaires, ainsi que pour ses centaines de sculptures .

    Cette accumulation d'objets précieux dans l'art lapidaire représente sans aucun doute un affichage de grande richesse et de puissance.

    Source:
    • Guatemala news: "Mysterious Mayan ceremonial head found at Tak´alik Ab´aj"

    7.29.2010

    Iran: découverte d'un ancien complexe souterrain secret

    Un ancien réseau de tunnels secrets ainsi que des logements ont été découverts dans la province de Hamedan; cette province iranienne est située dans une région élevée, avec les montagnes de l'Alvand, allant du nord-ouest au sud-ouest.


    Le complexe est situé près du village d'Arzanfud, à 25 kilomètres au sud de la ville-capitale de la provinciale de Hamedan.


    L'ensemble, composé de 25 chambres reliées entre elles par plusieurs tunnels, a été creusé sous un monticule de pierres profondément enfoncé dans la terre à une profondeur de 4 à 6 mètres.

    Le complexe semble avoir été utilisé par les habitants comme refuge pendant les guerres.

    L'entrée du complexe qui est caché ou déguisé reste encore à découvrir, mais pour le moment il est accessible par un puits de ventilation d'origine, creusé par les experts de l'HCHTHD pour y accéder.

    Il y a des trous creusés dans les murs, qui avaient été fabriqués pour y mettre des luminaires. Un lit a également été identifiés dans la structure. Un certain nombre d'anneaux de pierre et des fermoirs ont également été découvertes parmi les objets.

    Selon les premières études, la ville date probablement de la première dynastie iranienne, les Mèdes (728-550 avant J.-C.) ou beaucoup plus tard lors de la dynastie parthe (248 avant JC - 224 après JC).

    Il n'y a pour le moment pas plus de détails sur cette découverte:  depuis Mars 2009, les archéologues iraniens ont interdiction de donner des interviews ou de révéler toute information sur le statut de l'archéologie iranienne.
    En mettant en œuvre une telle interdiction,le régime a fermé le seul moyen fiable pour obtenir des informations précises sur l'état des découvertes archéologiques et les trésors culturels récupérés sur les sites.
    Le commerce illicite d'antiquités et reliques historiques iraniennes avec les marchés européen et les collectionneurs privés du monde entier est devenu l'un des revenus les plus lucratifs pour les mollahs au pouvoir et leurs familles.

    Le régime islamique au pouvoir depuis 1979 a systématisé et généralisé le trafic illicite et le pillage de l'art iranien et des antiquités, notamment le patrimoine pré-islamique.


    Source:
    • The Circle of Ancient Iranian Studies: "An Ancient Subterranean Secret Complex Discovered in Hamadan Province"

    7.23.2010

    Ile de Guernesey: les archeologues font une spectaculaire decouverte

    Une nécropole néolithique dans la paroisse de St Sampson a révélé des fragments de poterie et des silex qui remontent à 4.500 ans.


    Ils ont été découverts dans la galerie d'une tombe qui se trouve dans le parc Delancey.

    Des éléments de structures connexes ont aussi été trouvés, inconnus jusque là  des archéologues.
    Les découvertes ont été faites au cours d'un examen préliminaire du site en Juin 2010. Des fouilles plus approfondies sont prévues pour 2011.

    Le chef de projet, le Dr George Nash, a déclaré qu'ils avaient déjà réalisé des progrès importants: "Nous avons commencé à trouver des structures issues de la galerie principale de la tombe et nous avons également trouvé des artefacts. Jusqu'ici, les résultats ont été assez spectaculaires."


    La structure de Delancey Park est la seule tombe dans une galerie de Guernesey, tandis qu'il y en a deux à Jersey et plus le long de la côte atlantique de l'Europe du Nord.



    La tombe galerie est constituée d'un espace étroit de 20 mètres, flanquée de rangées de pierres en dehors de la construction principale: elles délimitent l'espace sacré autour de la galerie, la séparant de la terre profane au-delà.


    L'objet le plus important trouvé sur le site, lors des fouilles antérieures, était la tête d'une hache en diorite: elle a été façonné à partir d'une roche tendre et très polie, indiquant peut-être que c'était plus un objet décoratif plutôt qu'un outil.


    Les premières fouilles du site en 1919 ont été controversée. Certains paroissiens pensaient que l'exhumation d'une fosse commune pour la recherche scientifique était inapproprié. Un glissement de terrain dans la carrière voisine un peu plus tard de cette même année, qui avait conduit à un décès, était considéré par certains comme la conséquence du fait d'avoir troublé les esprits résidant dans le site antique.



    Philip De Jersey agent archéologique de Guernesey a expliqué la nécessité de perturber ce site de la fin de l'âge de pierre pour la troisième fois. Il a dit: «Ce site a beaucoup souffert, en particulier au début du XXe siècle et il serait dommage de perdre tout espoir d'obtenir des informations tant que nous  le pouvons."

    L'équipe à l'origine des fouilles vient du Clifton Antiquarian Club.

    Sources:

    7.15.2010

    Egypte: découverte de tombes avec des fausses portes aux couleurs préservées

    MAJ 18/03/18
    Les archéologues ont découvert deux tombes égyptiennes, appartenant à un père et son fils, à la nécropole de Saqqarah en Egypte.

    Ces tombes, taillées dans la pierre, et peintes sont  considérées comme une découverte importante; l'un d'elle n'a même jamais été profanée.

    Egypte: découverte de tombes avec des fausses portes aux couleurs préservées


    La découverte a été faite lors de fouilles de routine à El-Gisr Muder, à l'ouest de la pyramide à degrés de Djéser, la première pyramide de l'histoire égyptienne. Les fouilles dans ce secteur durent depuis 1968.


    Le Dr Zahi Hawass , le chef des antiquités en Egypte, a expliqué que les tombes appartiennent au représentant du gouvernement de la 6e dynastie "Shendwa" et à son fils "Khonsou".

    La tombe la plus ancienne se compose d'une fausse porte peinte portant les différents titres du propriétaire de la sépulture. Parmi les titres honorifiques de Shendwa, il est noté "chef des scribes royaux". Les décorations de la porte montrent des scènes de la personne décédée assise devant une table d'offrande.

    La fausse porte de Shendwa


    Juste sous cette fausse porte, un puits d'enterrement mène 20 mètres plus bas; à l'intérieur l'équipe de fouilles a découvert un relief peint et un obélisque en pierre de 30 cm de hauteur.
    «Cet obélisque est un symbole d'adoration du dieu soleil Rê», explique le Dr Hawass. Il ajoute que les égyptiens de l'Ancien Royaume érigeaient des petits obélisques devant leurs tombes - et à l'intérieur des temples liés aux tombeaux des pyramides de la reine.

    Une fois ouvert, le tombeau de Shendwa a été découvert intact. Aucun pilleur de tombes ne l'avait trouvé et pillé, mais, malheureusement, le sarcophage en bois s'est désintégré sous l'effet de l'humidité et de l'érosion.

    Outre le sarcophage,il y avait une collection de pots en calcaire, dont cinq en forme de canard, avec des os de canard encore à l'intérieur.

    Le tombeau de Khonsou tombeau a été découvert à côté de celui de son père.

    L'équipe a trouvé la fausse porte, une table d'offrande directement en face de celle-ci et un linteau au sol décoré avec des symboles de la 6ème dynastie.

    La fausse porte liste les appellations officielles de Khonsou, dont la plupart sont héritées de son père. Au-dessus, il y a un petit relief en couleur représentant Khonsou dans différentes poses.

    Source:
    • Heritage key: "Ancient Egyptian Father and Son Tombs Discovered at Saqqara"

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    7.05.2010

    Découverte de l'origine des manuscrits de la Mer Morte


    L'origine des manuscrits de la Mer Morte a été découverte grâce à un accélérateur de particules.

    Selon les recherches effectuées par les laboratoires nationaux du Sud (LNS) de l'Institut National de Physique Nucléaire (INFN) à Catane en Italie, les rouleaux qui contiennent les plus anciens textes bibliques dans le monde (ils remontent à un ou deux siècles avant notre ère à quelques dizaines d'années après JC) ont été faits à Qumrân, dans la même zone côtière de la Mer Morte où les documents ont été trouvés il ya un demi-siècle.
    Les résultats ont été présentés au Royaume-Uni, dans le Surrey, au cours d'une conférence sur «la physique des particules Pixe », par Giuseppe Pappalardo coordonnatrice de la recherche.
    Le mystère de ces très vieux documents (environ 900 au total) a été en partie résolue par l'utilisation conjointe d'un nouveau système d'analyse appelé Xpixe, breveté par les laboratoires nationaux du sud de l'INFN, et l'accélérateur de particule des laboratoires.

    Sept fragments d'environ un centimètre carré ont été analysés en collaboration avec des chercheurs de l'Institut pour le patrimoine archéologique et monumental (IBAM-CNR). Tous les fragments n'appartiennent pas à des textes bibliques.

    Certains appartiennent au Manuscrit du Temple, qui décrit la construction et la vie d'un temple et établit les modalités de transmission de la loi au peuple.

    Source:

    7.03.2010

    Allemagne: le mystère des aristocrates momifiés

    Une fois morts, les familles nobles de l'Allemagne du 18e siècle se faisaient, comme les égyptiens, momifier.
    Etant donné qu'un nombre croissant de ces cadavres bien conservés sont découverts, les scientifiques tentent d'en comprendre les raisons.


    Pendant la guerre de Trente Ans, le Baron von Holz a combattu dans l'armée suédoise en tant que mercenaire, cependant il n'a pas eu une mort héroïque sur le champ de bataille: Il est décédé à l'âge de 35 ans soit de la grippe ou d'un empoisonnement du sang. Et c'est une fois mort, que sa situation s'est réellement améliorée...
    Sa famille a habillé sa dépouille mortelle de ses précieuses bottes en cuir de veau, avec des semelles à clous.

    Le guerrier a ensuite été mis dans une sorte de crypte de luxe sous le château de Sommersdorf près de Ansbach, en Bavière.

    Dans ce caveau, le cadavre de Von Holz a été privilégié en bénéficiant du même honneur réservé aux pharaons égyptiens: la momification.


    Plus de 370 ans après sa mort prématurée, le noble se trouve toujours dans son cercueil, bien conservé. Von Holz était un homme très grand, 1,80 mètre, à une époque où la plupart des hommes étaient plus petits. A ce jour, ses pieds sont encore chaussés de ses bottes en cuir que son clan lui avait fait, il y a près de quatre siècles.




    Pour la première fois, le cadavre a récemment quitté son lieu de sépulture car les archéologues des Reiss Engelhorn Museums de Mannheim s'intéressent de près à la momie.
    Il est rapidement apparu que "le baron vêtu de bottes" n'avait pas de blessures externes et il semble avoir été en excellente santé avant d'avoir contracté son infection mortelle. Ce qui reste peu clair, c'est pourquoi le corps du soldat aristocrate a été momifié.


    Seule une poignée de scientifiques prennent une part active dans l'étude de ces corps momifiés, qui sont récupérés dans les landes marécageuses ou bien les caves voûtées d'Allemagne.
    Chaque mois, un baron ou un prêtre, contacte l'archéologue Wilfried Rosendahl pour lui annoncer la découverte d'un corps momifié dans son château ou dans son église paroissiale.


    Confronté à un nombre sans cesse croissant de nouvelles découvertes, Rosendahl avoue que: «Nous sommes plus familiers avec l'histoire des momies égyptiennes que les corps qui sommeille dans nos tombes."


    Il y a tout juste quelques semaines, le chercheur a découvert les corps superbement préservés de 12 membres d'une famille aristocratique dans le district d'Illereichen dans le sud de l'Allemagne.


    Pourquoi la noblesse allemande s'interressait-elle à la momification?

    Andreas Strobl, collègue de Rosendahl, examine actuellement les restes d'un noble d'un clan du 18e siècle qui a été enterré dans une cave dans l'église de saint Jean-Baptiste, à Hanovre.

    «Nous savions que ces cryptes d'aristocrates existaient, mais pendant longtemps on ne savait pas pourquoi », admet Strobl.


    Environ 1.000 cadavres momifiés dans les tombes des nobles allemands ont été découverts et catalogués à ce jour.

    Ces sépultures contiennent des enfants aussi bien que des adultes; leurs vêtements sont parfois encore en remarquablement bon état. Souvent, les tombes contiennent aussi des objets de sépulture: des peignes, des épices, des pièces de monnaie, et dans un cas, un blaireau.


    Le nombre surprenant de tombes contenant des restes momifiés a conduit les chercheurs à la conclusion que ce n'était pas aléatoire.

    "Pendant longtemps, j'ai cru que la momification tenait plus d'un corollaire accidentel provenant de la façon dont les gens avaient été enterrés à cette époque," explique Strobl.

    Est-ce que les riches aristocrates de cette époque se sont délibérément fait enterrés de cette façon afin que leurs restes soient préservés?

    Il y a peu de source matérielles, mais Ströbl a trouvé un éléments décisif: Dans une lettre, écrite en 1710, au conseil d'administration de l'église paroissiale de Berlin, une femme appelée Catharina Steinkoppen fait une demande pour sa petite-fille décédée. À savoir que «Le cadavre mentionné ne devrait pas se délabrer dans les caveaux de l'église."

    Le père de la jeune fille a offert la somme imposante de 10 Reichsthalers, l'équivalent du salaire d'un an pour un cocher, pour ce service.


    Un total de 140 corps momifiés se trouvent dans une crypte sous une église près de l'Alexanderplatz, dans le centre de Berlin.
    Il était connu depuis un certain temps que c'était là le domaine exclusif des membres défunts de riches familles ou très respectées. ais le fait que les dirigeants religieux à Berlin aient délibérément mis en place le plus grand mausolée en Allemagne est une découverte plus récente.

    Après la découverte de la requête de la grand-mère, les chercheurs ont examiné la crypte dans le centre historique de Berlin.

    Ce qu'ils ont trouvé est un système de ventilation extrêmement efficace qui traversait la tombe.
    Toutes les chambres funéraires étaient reliées entre elles par une série de petits puits. Ainsi, le cimetière souterrain était toujours bien ventilé.


    En effet Rosendahl et Strobl ont trouvé d'ingénieux systèmes de ventilation,  même dans la plus petite de ces tombes.

    Mais ce n'était pas la seule astuce qui a favorisé la momification.

    Le croque-morts emplissaient les cercueils des défunts avec de la sciure qui absorbaient tous les fluides s'écoulant de l'organisme.

    Au cours du temps cependant, la plupart des sites d'enfouissement,  soigneusement créés, ont été détruits par des travaux de construction négligents. Plus d'une fois, des constructeurs peu méfiants ont muré d'importants puits de ventilation.

    En outre, pour dissuader les pillards et les pilleurs de tombes de nombreuses églises ont boulonné les fenêtres de leurs cryptes. Une fois la ventilation transversale coupée, les momies ont commencé à pourrir en quelques semaines.

    Mais les archéologues en sont encore à tenter d'expliquer pourquoi les gens riches se sont fait momifier.
    Il y a, cependant, un élément à retenir: Jusqu'à 99 pour cent des cryptes contenant des momies ont été découvertes dans les régions du pays qui étaient protestantes. Les découvertes se sont faites jusqu'à présent en Franconie, Saxe, Thuringe, Brandebourg, nord de l'Allemagne et de Berlin.


    Reiner Sörries, directeur du Musée de la culture funéraire à Kassel, a fait les premières tentatives pour expliquer le mystère.

    Il pense que le religieux réformateur Martin Luther a pu déclencher le penchant pour la momification à l'époque moderne.

    À titre de preuve, Sörries cite un passage dans le livre de Job que Luther avait traduit en allemand: «Je sais que mon rédempteur est vivant, et qu'à la fin, il reviendra sur la terre. Et après que ma peau ait été détruite, dans ma chair cependant, je verrai Dieu. "
    Peut-être que de riches protestants ont choisi cette méthode de momification, de peur qu'ils ne puissent pas se lever et aller au ciel si leur dépouille mortelle pourrissait ?

    "Il y a encore de nombreuses lacunes que nous ne pouvons pas remplir", admet Sörries. "Il est concevable que les gens voulaient simplement jouer la sécurité et préserver leur corps jusqu'au Jour du Jugement."

    Quelle que soit la réponse, la superstition a sans aucun doute joué un rôle.
    Les familles endeuillées ont souvent scellé les cercueils de leurs proches déjà partis pour empêcher les morts de se lever. On craignait que les zombies puissent sortir de leurs cryptes et attaquer les vivants.

    Le groupe de chercheurs travaillant avec Sörries, Rosendahl et Ströbl veut maintenant examiner de plus ce curieux rite d'inhumation. 
    Cela implique des recherches sur la manière dont les morts momifiés ont réellement vécu.

    En utilisant la tomographie par ordinateur, les chercheurs ont construit une image du visage de feu le baron von Holz. Partant de là, on voit que le grand guerrier a du avoir une figure particulière: Il avait le crâne angulaire d'un joueur de rugby et des dents remarquablement saines pour l'époque.
    Ströbl espère pouvoir aborder de la même façon un cas potentiellement criminel qu'il a déniché dans un tombeau familial dans le quartier Wettenbergen à Hanovre: il contient essentiellement des membres de deux familles de l'aristocratie, von Hansing et von Grone.
    Curieusement, quatre filles dans l'une des familles sont mortes sur quatre années consécutives.
    Ont-elles été victimes d'un virus dans leur jeunesse? Ou était-ce un cas de meurtre?

    Une analyse des organes internes des quatre filles devrait fournir des informations qui pourraient répondre à cette question.

    Un autre aspect fascinant de cette époque révolue est fourni par 29 momies très bien conservées dans un caveau de l'église de l'abbaye bénédictine de la ville de Riesa, dans la Saxe.

    Les experts considèrent que la crypte de l'église est un témoignage historique unique de la momification en Allemagne.

    Le site est unique pour le regard qu'il fournit sur les costumes d'époque portés par les citoyens aisés.

    Une jeune fille, par exemple, est vêtue d'une robe de soie parfaitement conservée et a un bonnet sur la tête. D'autres corps étaient ornés de bonnets de nuit, de bonnets pointus, et de longues robes.


    Source:

    6.30.2010

    Un scanner révèle la présence de curieux os dans le crâne d'une momie

    Un CT-scan a révélé que le crâne d'une momie égyptienne, à Colchester, était  emballé avec des "os étranges".
    L'analyse de Ta-Hathor, vieille de 2500 ans a également révélé un curieux paquet entre ses cuisses, considéré comme étant le reste de ses organes.


    L'analyse a été réalisée avant l'exposition de Ta-Hathor dans la nouvelle galerie égyptienne de l'Ipswich Museum; les résultats complets seront publiés seulement après une évaluation par une équipe à Manchester.

    Il est apparu qu'elle était en bonne santé, sans défauts osseux, et qu'elle était morte de causes naturelles âgée d'environ 25 ans, pas loin de l'espérance de vie de la période  qui était de 30 ans.

    Le cœur de Ta-Hathor a été replacé dans son corps: une étape cruciale pour son voyage vers l'au-delà.


    Cependant, ce sont les os mystérieux à l'intérieur du crâne de Ta-Hathor qui intéressent les experts, dont Caroline McDonald, conservatrice en archéologie aux musées de Colchester et d'Ipswich.

    "Il semble que la cavité du crâne a été emballée avec un linge", explique t-elle, "il y a de curieux fragments d'os dans le crâne que nous ne pouvons actuellement expliquer et nous espérons que les experts seront en mesure de dévoiler ce secret particulier."


    "Il semble y avoir un paquet entre ses cuisses qui pourrait contenir ses autres organes comme les poumons et les intestins," ajoute McDonald."Au début de l'histoire égyptienne, ils étaient placés dans des contenants distincts appelés canopes, mais plus tard, ils étaient tout simplement emballés et remis dans le corps. Encore une fois, l'analyse confirmera cela pour nous."

    Le cerveau de Ta-Hathor a également été enlevé pendant la momification.

    Tous les organes étaient enlevés lors de la momification excepté le cœur, qui devait être mis en balance avec la «plume de la vérité», selon le Livre des Morts, le plus ancien texte funéraire de l'Egypte ancienne.
    Si le cœur était d'un poids inférieur à la plume, le défunt pouvait continuer son voyage. Sinon, il était mangé par un dieu à tête de crocodile effrayant nommé Ammout.

    Source:

    6.29.2010

    Serbie: les origines de la fabrication du cuivre en Europe ?

    Un site vieux de 7000 ans et contenant les plus anciennes traces de fabrication du cuivre, a été découvert en Serbie.
    Cela remet en cause la théorie de la propagation de la fonte du cuivre a partir d'une source unique. Elle a ainsi pu être inventé dans des parties distinctes de l'Asie et l'Europe à cette même époque.

    Une image microscopique de la scorie, couvrant un demi-millimètre de la surface du  matériau, affiche des cristaux de cuivre multicolores et d'autres oxydes métalliques.



    La découverte repousse le record connu de la fonte du cuivre d'environ 500 ans rapport l'équipe archéologique dirigée par Miljana Radivojević et Thilo Rehren de l'University College London.

    Ils ont été rejoints par Dušan Šljivar du Musée national de Belgrade, et des scientifiques allemands dirigés par Ernst Pernicka de l'Université de Tübingen.


    Les analyses chimiques et microscopiques du métal découvert précédemment sur le site Serbe Belovode ont permis d'identifier des morceaux de scories de cuivre, résidus d'un processus de chauffage intense utilisé pour séparer le cuivre des autres minerais. La matière première provenait des gisements de minerais de cuivre à proximité de la Serbie ou de la Bulgarie.
    Une goutte de métal fondu trouvées dans une maison Belovode contient du cuivre pur, ajoutent les chercheurs.

    "Notre découverte fournie les dates les plus anciennes pour la fonte du cuivre et indique l'existence de différents lieux, probablement indépendants, pour l'invention de la métallurgie," explique Rehren.

    "Un grand nombre d'objets en cuivre ont été trouvés dans des sites du sud-est de l'Europe datant de plus de 6.000 ans," note-t-il.

    Sa supposition remet en cause la théorie supposant que la fonte de cuivre s'est répandu en Europe depuis le Croissant Fertile, correspondant aujourd'hui au sud de l'Iran. Les archéologues ont daté des fonderie de cuivre au Moyen-Orient remontant à 6.500 ans.

    Bien que Belovode apparaît désormais comme étant le plus vieux site de fonderie de cuivre au monde, ce statut ne durera probablement pas, remarque l'archéologue Benjamin Roberts du British Museum à Londres: "Il est probable que nous trouverons que la fusion du cuivre était au moins contemporain entre Belovode et le Croissant Fertile, une fois que les programmes de recherche seront en place sur des sites de fouilles,".

    La fusion du cuivre pourrait avoir pour origine ce qui est maintenant la Turquie, commente l'archéologue Christopher Thornton de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie. Il y a 10.000 ans, les personnes qui y vivaient ont fabriqué des perles et autres ornements avec du minerai de cuivre; ils rendaient le minerai plus souple en le chauffant à basse température.

    Roberts et Thornton s'accordent pour dire que la fabrication du cuivre a probablement été inventé en un seul endroit, soit en Turquie, soit au Moyen-Orient.

    Le groupe de Rehren est en train d'examiner de possibles scories de cuivre provenant de sites en Turquie et en Iran, vieux d'au moins 7.000 ans.
    Les datations au radiocarbone des ossements d'animaux exhumés à Belovode indiquent que le site a été occupé de 7350 à 6650 ans.

    Cependant aucune chambre de fusion, telle qu'un cylindre en céramique allongé (découvert sur des sites de l'âge du cuivre dans le sud-ouest en Asie) n'a été trouvé à Belovode. Les habitants Vinca ont pu avoir creusé des fosses pour la fonte du cuivre pensent les scientifiques.

    Source:

    6.24.2010

    Mexique: à la recherche du tombeau royal d'Ahuizotl

    MAJ 14/09/17
    Les archéologues ont trouvé des offrandes aztèques parmi les plus riches et les plus insolites lors de fouilles sous une immense dalle de pierre représentant la déesse de la Terre; ils espèrent découvrir la tombe d'un empereur à proximité.

    Mexique: à la recherche du tombeau royal d'Ahuizotl
    La sculpture en pierre massive de la déesse aztèque Tlaltecuhtli est exposée pour la première fois...


    Les sept offrandes singulières et sans précédent trouvées sous la dalle de pierre représentant la déesse Tlaltecuhtli (Tlaltecutli) comprennent le squelette d'un chien ou d'un loup paré de turquoises, des colliers de jadéite et des clochettes d'or sur pieds.

    La sculpture de Tlaltecuhtli longue de 4 mètres a été trouvé en 2006 près du bord de la pyramide du Templo Mayor, dans le centre-ville de Mexico (voir: Une statue du dieu Tlaltecuhtli découverte en plein centre de Mexico"). Elle a été relevée en 2007 et les archéologues ont commencé à creuser en dessous.

    La sculpture elle-même défie la perception qu'a le public des monuments aztèques: en effet, on retrouve sur celle-ci une demi-douzaine de couleurs d'origine y compris les riches ocres, rouges, jaunes et des teintes de bleue.

    L'archéologue Leonardo Lopez Lujan a précisé que la présence de coquillages de mers lointaines, de boucles d'oreilles en or et de colliers ainsi que de curieux poignards en bois trouvés sous la dalle suggèrent qu'une personne très importante est enterrée à proximité.


    "Ce sont des offrandes que nous n'avons jamais vu auparavant, et partant de là, ce sont de très bons indices sur les chances de trouver une tombe royale," ajoute Lopez Lujan.

    Les offrandes, dédiées aux dieux et non aux souverains, proviennent des endroits les plus reculés du continent: preuve d'un grand empire...


    Les documents historiques de l'époque de la conquête de l'Espagne, et les marques sur la dalle représentant Tlaltecuhtli suggèrent que l'empereur aztèque Ahuizotl, décédé en 1502, a été incinéré et que ses cendres sont enterrées quelque part au pied de la pyramide du Templo Mayor.


    Les chercheurs ont d'abord pensé que le tombeau pourrait se trouver directement sous la dalle.

    Les chercheurs envisagent de creuser un tunnel latéral de 5 mètres à l'ouest pour voir s'ils peuvent trouver les restes incinérés de Ahuizotl ou de ses prédécesseurs.
    Ils voudraient bien aller plus loin avec des fouilles latérales, mais les remontée d'eau, le sol instable et le risque de dégâts dans un endroit ou se dresse encore un bâtiment de l'époque coloniale rend cela est impossible. Les images radar montrent des perturbations du sol près de la fosse actuelle, mais Lopez Lujan pense que celles-ci pourraient être d'origine naturelle.

    Les archéologues sont à la recherche des tombes des empereurs aztèques depuis des décennies. Contrairement à la sépulture des chefs mayas, les lieux de sépulture royale Aztèque n'ont jamais été retrouvées.


    Dépeinte comme une femme avec des énormes pinces et un flot de sang coulant dans sa bouche alors qu'elle s'accroupit pour donner naissance, Tlaltecuhtli était sensé dévorer les morts et ensuite leur donner une nouvelle vie.
    Ce dieu était si redoutable que les Aztèques enfouissaient son visage dans la terre. Toutefois, celui-ci était face vers le haut.
    Dans la griffe de son pied droit, le dieu tient un lapin et 10 points, indiquant la date "10 Lapin" soit l'an 1502, l'année du décès de Ahuizotl.

    «Quoi de mieux comme monument funéraire ... qu'une déesse qui dévore les morts," explique Lopez Lujan.


    Source:
    • Associated Press: "Mexican experts to tunnel for Aztec rulers' tombs"

    Liens:

    6.21.2010

    Fouilles à Sanyangzhuang, la Pompéi chinoise

    Les fouilles sur le site archéologique de Sanyangzhuang offrent aux archéologues une vue de la Chine antique rurale pendant la dynastie des Han; comparable à Rome en terme de taille et de richesse.

    Tuiles à Sanyangzhuang, mises de côté pour réparer une maison de Han

    Le village de Sanyangzhuang dans la province du Henan était lieu rural agricole jusqu'à il y a environ 2.000 ans, quand il a été soudainement inondé par le fleuve Jaune.
    Avec jusqu'à 70 centimètres de limon le protégeant contre les ravages du temps, le site offre aujourd'hui une vue exceptionnellement bien préservé de la vie quotidienne de la classe inférieure dans l'Ouest de la Chine sous la dynastie des Han.

    La dynastie des Han (206 avant JC-220 après JC), a régné environ 600 ans après que Qin Shi Huang unifia la Chine et ordonna la construction de son armée de terre cuite.
    La durée de leur règne est souvent considéré comme l '«âge d'or» de l'histoire chinoise.

    Au cours de ces 400 ans, l'agriculture et le commerce ont fleuri, et il y avait d'importants progrès dans la science et la technologie, dont l'invention du papier.

    Le professeur d'anthropologie Tristram Randolph Kidder, de l'Université de Washington, fait parti de l'équipe de fouille à Sanyangzhuang.
    "C'est une incroyable découverte", annonce t-il à propos de ce site découvert en 2003, "nous sommes littéralement assis sur une mine d'or de l'archéologie qui est inexploité."

    Selon Kidder, le site pourrait être beaucoup plus grand qu'on ne le soupçonne. Le flot des sédiments du fleuve Jaune qui a enseveli la ville couvre une superficie de plus de 1.800 kilomètres carrés...

    «Nous avons là, des changements environnementaux à travers le temps, associé à la crue du fleuve Jaune et de ses interactions avec l'environnement. Nous avons l'opportunité d'examiner tout un paysage datant des Han et de périodes antérieures », explique Kidder.

    Les fouilles de la Pompéi chinoise, ont jusqu'à présent révélé des toits de tuiles, des fondations de briques, des toilettes et des routes. Ont également été découverts des traces de chars ont été et des empreintes de pieds.

    Curieusement, car la ville est dans ce qui était une section isolée de l'empire des Han, les résidents de Sanyangzhuang semblent avoir été assez à l'aise.
    Une abondance d'outils en métaux, y compris des socs de charrue, ont été trouvés, ainsi que des meules et des pièces; et même fossilisées: des impressions de feuilles de mûrier (Photo). Les chercheurs y voient un signe de la culture de la soie.

    Impression de feuille de mûrier, découvert sur le site Sanyangzhuang. Les chercheurs y voient un signe de la culture de la soie dans l'ancienne ville.

     
    "On pourrait faire valoir que c'est là que la route de la soie a commencé», suppose Kidder.

    Les fouilles ont aussi révélé deux autres communautés enterrées sous Sanyangzhuang, et on espère que les vestiges d'un mur mis au jour à proximité du site pourrait révéler une ville fortifiée, encore enfouie dans la vase...

    Source:

    6.18.2010

    Indonésie: découverte d'anciennes céramiques chinoises

    Un étudiant du Département d'Archéologie de l'Université Gadjah Mada, à Yogyakarta, à découvert d'anciens objets dans le complexe du temple Dieng situé entre Banjarnegara et Wonosobo, le centre de Java.


    Ces objets trouvés lors d'une recherche menée en Juin 2010, sont des terres cuites fabriquées par des Chinois de la dynastie Tang autour du 9ème siècle et des verreries cassées persannes.


    La découverte complète les témoignages historiques montrant le lien entre l'ancien Royaume de Mataram avec la Chine ainsi que le Moyen-Orient par les voies commerciales.
    Il s'agit de la première découverte importante qui permet de révéler la situation économique dans l'ancien Royaume de Mataram.


    "Nous faisons les fouilles et l'identification de deux sites à l'intérieur du complexe du temple Dieng", a déclaré le chef de l'équipe de recherche, le Dr Mahirta. "Les fouilles ont lieu sur un sol intact. Grâce celles-ci, nous avons trouvé des fragments de certains objets tels d'anciennes céramiques, similaires à celles découvertes sur un naufrage en Belitung, des morceaux de terre cuite façonnés en pièces de monnaie, d'anciens verres de Perse, et du charbon, qui a permis de dater tous ces artefacts."


    "Des dizaines de poteries brunes et jaunes, ajoute Mahirta, ont été faites en Chine du Nord à l'époque de la dynastie Tang."


    Entre-temps, basée sur l'analyse d'anciens verres, il est conclu que les marchandises étaient originaires de Perse, se référant à leurs couleurs particulières de bleu et de vert. Ces verres brisés sont aussi considérés comme les plus anciens de ces découvertes.
    Les résultats prouvent que les routes commerciales du Moyen-Orient, au neuvième siècle, passaient par la route de la soie à partir de l'Inde, le détroit de Malacca, la côte orientale de Sumatra, la côte nord de Java et Maluku. A cette époque,  les marchands achetaient des épices en provenance d'Indonésie.


    Pendant ce temps, un archéologue de l'Université nationale de Singapour, le professeur John Norman Miksick, a expliqué que les données concernant les routes commerciales terrestres du IXe siècle, sont encore rares: "Ce n'est que depuis ces 15 dernières années que de nouveaux éléments historiques terrestres ont été trouvés; et Dieng en fait partie."

    Selon Miksick, les efforts pour découvrir des preuves historiques, concernant en particulier les productions en terre cuite dans la Dynastie Tang, ont été menés à travers différentes fouilles.
    Toutefois, des données précises ont été difficiles à être prises en compte car les chercheurs sont éparpillés sur différents sites de fouilles.

    Le plateau de Dieng, d'après le le professeur Inayati Adrisiyanti de l'Université Gadjah Madan'est connu que comme place pour les temples.
    Cependant, ces découvertes soulignent les activités économiques de la population locale au neuvième siècle.

    Source:

    6.13.2010

    De l'interprétation que les Mayas se faisaient de la préhistoire

    De récentes études interdisciplinaires sur 31 fossiles marins trouvés dans la Zone archéologique de Palenque, au Chiapas, révèlent que les Mayas ont conçu leurs  croyances d'après ce genre de vestiges, de sorte que leur idée de l'inframonde (monde souterrain) était associée à l'eau.


    "Pour les habitants de Palenque, les fossiles marins sont la preuve convaincante que  la terre était couverte par la mer il y a bien longtemps; partant de ce fait ils ont créé leur propre idée de l'origine du monde," explique Martha Cuevas, responsable, avec le géologue Jésus Alvarado, des recherches menées par l' Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM).



    En cours depuis 3 ans, l'enquête cherche à comprendre le symbolisme donné par les anciens Mayas aux vestiges préhistoriques, en particulier sur les 31 spécimens trouvés sur le site archéologique.


    Les chercheurs de l'INAH précisent que les restes pétrifiés ont été trouvés principalement dans des contextes funéraires, dont des fossiles de différents animaux marins. Des dents de requin et des épines de raie étaient déposées dans le cadre d'offrandes funéraires.


    Lors de l'étude menée au niveau des temples du Groupe Nord et de la structure située en face d'eux, les blocs avec des fossiles marins ont été utilisés par les Mayas comme des pierres tombales ou offerts à des divinités, ce qui est important dans l'étude de la cosmogonie maya.


    Jusqu'à présent, 31 fossiles de différentes époques ont été découverts, le plus ancien datant du Paléocène, il y a près de 63 millions d'années. Ces vestiges ont été utilisés dans des contextes rituels au cours de la période classique tardive (600-850 après JC), lorsqu'ils ont été découverts par les habitants de  Palenque.

    Cette étude cherche à savoir si c'est le contact avec des fossiles  qui a façonné leur vision du monde.

    «Nous pensons que, partant de ces découvertes fortuites, ils ont commencé à former leur idée de la création du monde telle que nous la connaissons à travers  les représentations iconographiques et les textes hiéroglyphiques, ainsi que les mythes qui font partie de la tradition orale", ajoute Martha Cuevas.


    Elle ajoute que selon les mythes, rapportés de l'époque coloniale, pour les gens de  Palenque ces fossiles sont des témoignages de terres couvertes par la mer dans les temps anciens; lorsque les dieux de l'eau ont ordonné la retraite des eaux, leur ville vit le jour et l'époque actuelle commença.

    Mayas from Palenque had the notion that the Earth was different thousand years ago, and that the world was mutable, subject of transformation”. "Les Mayas de Palenque avaient la notion d'une terre différent il y a des milliers d'années, d'un monde muable, sujet à transformation.

    "Le fait d'avoir utilisé des fossiles dans des contextes funéraires est lié à la conception qu'ils avaient à propos du monde souterrain, comme le destin aquatique qui les attendaient après la mort", a ajouté l'archéologue de l'INAH.


    Martha Cuevas précise également que cette recherche comprend l'étude des représentations iconographiques et des textes hiéroglyphiques trouvés sur le site, qui, en quelque sorte, sont en relation avec les fossiles. Un exemple de ceci est un tableau représentant une scène du voyage mythique, dans le monde souterrain des Mayas, du souverain Kan Balam II à une époque reculée, 932.000 années auparavant.
    "Selon la légende, lorsque Kan Balam II mourut en 702 après JC, son frère et successeur K'an Joy Chitam II a ordonné la création de ce relief remarquable. On peut voir dans la stèle Kan Balam II dansant et sa mère, également décédée, Ts'ak Ahaw.


    Le bas du relief montre 3 niveaux marqués par des glyphes qui indiquent l'endroit où les personnages se trouvent; les expressions "nab" (plan d'eau) et “hets'an Kák nab” (mer calme), se référent à l'aspect du monde au cours de cet âge mythique, où tout était de l'eau et quand les dieux n'avaient pas ordonnés aux terres d'émerger.

    Source:

    6.10.2010

    Bulgarie: des archéologues découvrent un trésor de pièces d'or

    Une équipe d'archéologues bulgares a découvert sept pièces d'or du 13ème siècle dans le nord de Veliko Tarnovo.
    L'archéologue Bulgare Nikolaï Ovtcharov montre les sept pièces d'or du 13e siècle trouvées à Veliko Tarnovo.



    Les professeurs d'archéologie Nikolaï Ovtcharov et Hitko Vachev ont trouvé ce trésor lors de fouilles dans l'église St Pierre et Saint-Paul dans ce qui était la capitale médiévale bulgare.

    Les pièces ont été découverts à environ 10 mètres de l'église à une profondeur de 40 cm dans le sol. C'est le plus grand trésor d'or jamais trouvé à Veliko Tarnovo, qui fut la capitale du Second Empire bulgare (1185-1396).
    Chacune des pièces comporte une image de la Vierge Marie d'un côté, et une image de Jésus-Christ sur l'autre.

    Même si elles sont datées du règne du tsar Bulgare Ivan Asen II (1218-1241) qui fut le premier souverain bulgare à émettre des pièces, celles-ci ne sont pas originaires de la Bulgarie.
    Elles proviennent de l'atelier de Jean III Doukas Vatatzès, qui était l'empereur de Nicée, en (1221-1254). L'Empire de Nicée était l'un des Etats successeurs de l'Empire byzantin après que Constantinople fut conquis par les participants à la 4ème croisade en 1204 après JC.

    Seuls deux trésors en or avaient été trouvés dans Veliko Tarnovo avant la découverte d'Ovtcharov, et chacun de ceux-ci se composait de trois pièces d'or.

    Source:
    Liens Wikipédia:

    6.08.2010

    Afrique du Sud: Le commerce des pigments de couleur était une industrie florissante il y a 58000 ans

    Un site de production d'ocre datant de l'âge de pierre vient d'être mise au jour en Afrique du Sud. Cette découverte offre un aperçu de ce que les premiers hommes valorisaient et utilisaient dans leur vie quotidienne.



    C'est la première fois qu'un site de l'âge de pierre montre des traces de traitement de la poudre d'ocre sur des foyers cimentés - une innovation pour cette période. Un homme des cavernes intelligent avait du comprendre que la cendre blanche des foyers pouvait servir de ciment, offrant une surface de travail solide.

    "l'Ocre offre toute une gamme de couleurs, avec l'orange, le rouge, le jaune, le marron et toutes les nuances de ces couleurs" explique la chef de projet Lyn Wadley, "L'Ocre jaune et marron peut être transformé en rouge en les chauffant à des températures aussi basses que 250 degrés Celsius (482 degrés Fahrenheit)."

    Wadley, qui a rédigé l'étude, est professeur à l'École de géographie, d'archéologie et d'études environnementales et à l'Institut de l'évolution humaine à l'Université de Witwatersrand.
    Elle précise que l'ocre a été trouvé sur les pointes des outils en os, probablement utilisés pour le travail du cuir; il est donc possible que les anciens arboraient des vêtements en cuir coloré ainsi que d'autres produits en cuir.

    L'Ocre est dérivé à partir d'argile naturelle teintée qui contient des oxydes minéraux. En plus de la coloration des objets,  l'ocre a des propriétés adhésives lorsqu'il est mélangé à d'autres ingrédients, tels que la gomme végétale et les graisses animales. "Cette colle a très bien pu fixer des pierres ou des pointes de flèches à des hampes, ou bien encore des lames à des poignées pour les outils de coupe", explique Wadley.

    L'Ocre peut également être utilisé comme maquillage ou peinture pour le corps, comme conservateur et comme une composante médicinale, de sorte qu'il a pu servir à des fonctions nombreuses et variées au cours de l'âge de pierre.

    Wadley a analysé ce site de fabrication d'ocre à la grotte de Sibudu au nord de Durban en Afrique du Sud.  Le site se composait de quatre foyers cimentés contenant de la poudre d'ocre.

    Ces ateliers en ciment pouvaient permettre de moudre et / ou de stocker la poudre, selon Wadley, qui a également découvert environ 8.000 morceaux d'ocre dans la zone.

    Se basant sur la nature du ciment de cendre et sur la géologie du site de Sibudu, Francesco d'Errico, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique à l'Université de Bordeaux, explique que les hommes d'il y a 58.000 ans produisaient de grandes quantités de pigment rouge dans un court laps de temps.



    Il pense que le pigment d'ocre était un élément fondamental de la culture du Paléolithique Moyen et que sa production entrainait la participation de plusieurs membres du groupe.

    Source:
    • Discovery News: "Stone Age Color, Glue 'Factory' Found"

    Liens:

    6.04.2010

    L'homme de Néanderthal vivait en Grande-Bretagne 40000 ans plus tôt qu'on ne le croyait

    Francis Wenban-Smith de l'Université de Southampton a découvert deux anciens outils à main en silex utilisés pour couper la viande à Dartford, Kent, au cours de récentes fouille.


    Les tests sur les sédiments recouvrant les pierres ont montré qu'ils dataient d'environ 100.000 ans, prouvant que les Néanderthaliens vivaient en Grande-Bretagne à cette époque. Jusqu'alors, on pensait que le pays était inhabité pendant cette période.



    Ces morceaux de silex, trouvés dans 
    Dartford, Kent, ont révélé l'existence
    d'hommes de Néandertal en 
    Grande-Bretagne entre 
    200.000 et 65.000 ans.



    ''Je ne pouvais pas en croire mes yeux quand j'ai reçu les résultats du test,''a déclaré le Dr Wenban-Smith. ''Nous savons que les Néanderthaliens habitaient Nord de la France à cette époque, mais cette nouvelle preuve donne à penser que, dès que le niveau des mers a chuté et qu'un «pont terrestre» est apparu dans la Manche, ils ont fait le voyage à pied jusqu'au Kent.'' ajoute-t-il.


    Les pré-Néanderthaliens ont habité la Grande-Bretagne avant la dernière ère glaciaire, mais ils ont été poussés vers le sud par le froid intense, il y a environ 200.000 ans. Lorsque le climat s'est réchauffé de nouveau entre 130.000 et 110.000 ans, ils ne pouvaient pas revenir car le niveau de la mer avait remonté, à un niveau similaire à aujourd'hui, et bloquait leur passage.

    Cette nouvelle découverte, montre leur retour en Grande-Bretagne bien avant les 60.000 ans précédemment suggérés.


    David Score, directeur de projet de l'Oxford Archaeology précise:''Le travail de terrain à mise au jour d'importants signes d'activité sur le site de Dartford pendant l'Age du Bronze et lors des périodes romaines; cependant, lorsque l'on creuse plus profond à travers des sédiments plus anciens, on obtient alors des résultats beaucoup plus intéressants, faisant la lumière sur une longue période où l'on supposait l'absence de l'homme en Grande-Bretagne.''


    Une théorie avance que les Néanderthaliens voulaient revenir dans le Kent à cause des falaises de craie riches en silex qui étaient visibles depuis France.

    "C'était des gens qui n'avaient pas d'abri réel - pas de maisons, pas même des grottes - aussi, nous ne pouvons que spéculer qu'avec le temps ils soient revenus; ils avaient développé une physiologie permettant de faire face au froid, et ils élaboraient des stratégies comportementales telles que la planification de provisions pour l'hiver et une bon usage du feu,'' explique le Dr Wenban-Smith.


    Le Dr Wenban-Smith ajoute que des preuves supplémentaires sont nécessaires afin de dater leur présence avec plus de précision, pour évaluer leur nombre dans le Kent à cette période, et pour savoir dans quelle mesure ils parcouraient la Grande-Bretagne et combien de temps ils y sont restés.



    D'autres résultats de ce projet comprennent la découverte d'une dent de rhinocéros laineux dans les graviers inondables de la rivière Darent, elle est datée d'environ 40.000 ans.

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    5.31.2010

    Jordanie: la vallée du jourdain pourrait faire partie du berceau des civilisations

     Les découvertes archéologiques dans le nord de la vallée du Jourdain forcent les experts à repenser les schémas des premières civilisations.

    A Tabqat Fahel, 90 kilomètres au nord d'Amman, de récentes découvertes indiquent que l'ancien site de Pella, qui s'étend depuis les débuts de la préhistoire jusqu'à l'époque mamelouk, pourrait faire partie du berceau des civilisations.


    Au cours des cinq dernières saisons, les équipes de l'Université de Sydney se sont concentrés sur la période de début de l'Âge du Bronze (3600 avant JC - 2800 avant JC), une époque où l'homme est passé des petits villages aux grandes villes et à de grandes communautés urbaines.
    Lorsque les équipes Australiennes et jordaniennes ont commencé à explorer les débuts de l'urbanisation de la vallée du Jourdain, beaucoup s'attendaient à ce que cela se produise plus tard et qu'il y ait une influence des civilisations en pleine expansion à l'Est et à l'Ouest.

    La découvertes d'un mur de la ville et d'autres structures, datant de 3400 avant JC et jusqu'à 3600 avant JC, montrent que Pella était une grande Cité-état alors même que l'Irak sumérienne prenait forme.

    Bien que les experts pensent aujourd'hui à la Mésopotamie et à l'Egypte comme premiers centres des anciennes civilisations; le nord de la vallée du Jourdain devrait également retenir l'attention, selon Stephen Bourke, de l'Université de Sydney, professeur et chef de projet à Pella.

    "Nous avons trouvé des éléments aussi vieux que la Mésopotamie et beaucoup plus vieux que l'Egypte ancienne", explique-t-il.

    Avec la mise au jour d'un sommet de colline fortifié et de grands murs citadins à proximité de Tal Husn, les experts estiment que le site de Pella était une grande ville autour de 3200-3400 avant JC, 500 ans plus tôt que prévu pour cette zone. "Ce ne sont pas les signes d'une petite ville, c'est une massive méga-cité ", ajoute Bourke.

    La découverte de cuivre à Pella originaire d'Anatolie et de Chypre indique une activité économique significative et un développement social et politique aussi ancien que la Mésopotamie et antérieur aux règne des pharaons égyptiens. La découverte de cuivre chypriote à même amené les experts à supposer que l'ancienne Chypre a commencé à exporter du cuivre en 2500 avant JC, soit 300 ans plus tôt qu'on ne le pensait.


    D'après les conclusions, l'âge du bronze de Pella a grandi en parallèle avec les puissantes civilisations en Égypte et en Mésopotamie, sans être influencé par ces voisins. Les similitudes, cependant, prennent fin en 2800 avant JC, quand la civilisation de l'ancienne Pella cesse brusquement.

    "L'Egypte pharaonique et la Mésopotamie ont continué à se développer en immenses empires, mais pourquoi la vallée du Jourdain n'a pas emboîté le pas ?" se demande Bourke, ajoutant que les prochaines études, à partir de 2011, vont tenter de répondre à cette question.

    Bourke suppose qu'un tremblement de terre dévastateur combiné avec un changement climatique pourrait avoir contribué à ralentir le développement dans la vallée du Jourdain, tandis que l'Egypte voisine entrait dans la troisième dynastie.

    Toujours dans le cadre de fouilles à venir à Pella, les équipes australiennes et Jordaniennes tenteront de localiser un hypothétique palais de l'âge du bronze; une structure supposée être similaire aux palais construits à l'ouest de la rivière Jourdain au cours de cette période. Certains ont même gardé l'espoir que le palais puisse concrétiser l'un des rêves à l'initiative du projet Pella, créé il y a 30 ans: une bibliothèque d'anciennes tablettes d'argile.

    "Les premières découvertes indiquent que le palais remonterait probablement aux alentours de 1400 avant JC, ce qui serait une période propice pour les textes et les bibliothèques de la région", explique Bourke.

    Source:
    • Zawya: "Jordan Valley: cradle of civilisations ? "

    Liens:
    • The University of sydney: http://www.usyd.edu.au/
      • The australian expedition to Pella in Jordan: http://felix.antiquity.arts.usyd.edu.au/research/pella/index.html