7.19.2012

Palmyre: une grande énigme de l'empire Romain résolue


Dans l'ancienne époque romaine après JC, Palmyre était le point le plus important le long de la route commerciale reliant l'Est et l'Ouest. Elle a atteind une population de 100 000 habitants.

Mais son histoire a toujours été entourée de mystère:

Que faisait une ville de cette taille au milieu du désert ?
Comment tant de gens pouvaient vivre dans un endroit aussi inhospitalier il y a près de 2 000 ans ?
D'où provenait leur nourriture ?
Et pourquoi une route commerciale aussi importante passait-elle directement à travers le désert ?

 Rue principale de Palmyre

Des chercheurs norvégiens ont collaboré avec leurs collègues syriens pendant quatre ans afin de trouver des réponses. "Ces résultats fournissent une mine de nouvelles perspectives sur l'histoire de Palmyre", a déclaré le chef de projet Jørgen Christian Meyer, professeur à l'Université de Bergen.


De nouvelles recherches utilisant des méthodes archéologiques modernes.

Les archéologues de Bergen ont abordé le problème sous un angle nouveau: au lieu d'examiner la ville elle-même, ils ont étudié une étendue de terre juste au nord. Avec leurs collègues syriens du Musée de Palmyre et aidé par des photos satellites, ils ont catalogué un grand nombre de vestiges antiques visibles en surface. "De cette façon," explique le professeur Meyer, "nous étions en mesure de former une image plus complète de ce qui s'est passé au sein de cette vaste zone."
L'équipe a ainsi détecté un certain nombre de villages oubliés de l'antiquité romaine.

Mais ce qui a finalement résolu l'énigme de Palmyre a été la découverte des réservoirs d'eau que ces villages utilisaient.


Il n'y avait pas de véritable désert...

Le professeur Meyer et ses collègues en sont venus à réaliser que ce qu'ils étudiaient n'était pas un désert, mais plutôt une steppe aride, dont les racines des plantes retiennent l'eau de pluie qui ainsi ne s'enfonce pas dans le sol.
L'eau de pluie s'accumule dans les ruisseaux et les rivières intermittentes appelés oued par les Arabes.

Les archéologues ont recueilli des preuves montrant que les habitants de l'antique Palmyre et des villages voisins recueillaient l'eau de pluie à l'aide de barrages et de réservoirs. Cela a permis d'approvisionner en eau les villages environnants pour les cultures et ainsi subvenir aux besoins alimentaires de la ville.
Ce système de collecte assurait un approvisionnement stable en produits agricoles et permettait d'éviter une catastrophe en période de sécheresse.

Les agriculteurs locaux coopéraient également avec les tribus bédouines, qui conduisaient leurs troupeaux de moutons et de chèvres dans la région. Ils proposaient leurs paturages pendant la saison chaude qui étaient ainsi fertilisés par les bétails.


Une route commerciale sûre.

La localisation de Palmyre a également eu un fondement politique. D'importantes routes commerciales est-ouest, y compris le long de l'Euphrate, au nord, n'étaient pas sous le contrôle des Romains à l'ouest ou les Perses à l'est. Des seigneurs locaux et des chefs exigeaient des frais élevés pour le passage.

Cette pratique d'extorsion de fonds s'est traduite par une formidable opportunité pour les Palmyriens: ils ont uni leurs forces avec les Bédouins pour fournir la sécurité, des bêtes de somme et des guides à travers le désert.
"Les commerçants de Palmyre ont fait de la plus grande partie de la ville un emplacement idéal pour construire un réseau commercial global", explique le professeur, "c'est ce qui explique en grande partie la prospérité de la ville."


Les terres arables en ce temps là...

La solution du mystère de Palmyre peut aussi nous apprendre quelque chose aujourd'hui. S'ils ont été capables de cultiver le sol du désert il y a près de 2 000 ans, nous pourrions sûrement faire la même chose avec des méthodes modernes. "De temps en temps une énorme quantité de pluie tombe dans le désert", explique le professeur Meyer, "n'importe qui peut voir comment le désert reverdit après la pluie. Les Palmyriens ont du réaliser le potentiel de ce type de terrain, qui couvre de vastes zones de notre planète."

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7.18.2012

Le squelette de la vrai Mona Lisa aurait été découvert par des archéologues italiens


Le sourire de Mona Lisa a toujours été au centre des attentions au fil des années, mais aujourd'hui c'est son squelette qui est à l'honneur.

 La Joconde, de Vinci

Des archéologues italiens ont annoncé avoir découvert le squelette de Lisa Gherardini, dont on pense qu'elle aurait été le modèle du chef d'oeuvre de Léonard de Vinci, visible au musée du Louvre à Paris.

Trouvée près du couvent de Sant'Orsola à Florence, les os seront envoyés au Centre de Recherche sur la Conservation des Collections pour être examinés.


Les experts étaient sur la piste de l'identité de Mona Lisa après que des notes de 1503 aient été découvertes. Elles étaient dans la marge d'un livre dans lequel une connaissance de Léonard de Vinci avait écrit que ce dernier travaillait actuellement sur ​​un portrait de Lisa Gherardini.

L'historien d'art du 16ème, Giogrio Vasari, constituait aussi une source fiable pour identifier Gherardini comme étant le modèle, dont il parle dans son livre "Vies des artistes".

Giuseppe Pallanti, un historien qui a écrit trois livres se plongeant dans l'histoire de Mona Lisa, a déterminé, après 25 ans de recherche, que le père de Léonard de Vinci était voisin de Gherardini.

La chasse aux restes de Gherardini a été lancée non sans controverse: beaucoup de membres de sa famille pensent que son corps doit être laissé en paix.
Son ancêtre natalia Guicciardini Strozzi, une princesse italienne, estime que la recherche de ses os était un "acte sacrilège".


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7.16.2012

Bulgarie: un sacrifice humain à Ohoden ?

La saison archéologique dans la ville bulgare de Vratsa a commencé pendant l'été, et a été marquée par la découverte du squelette d'un enfant, provisoirement daté à 8000 ans avant notre ère.


Il a été trouvé dans les ruines du sanctuaire du Dieu Soleil, près du village d'Ohoden. Les archéologues pensent qu'il pourrait s'agir d'un sacrifice humain. Si cela s'avère vrai, ce serait le premier cas en Bulgarie.

Le squelette date de la période néolithique et est le cinquième a être découvert dans un ancien mausolée. Cependant, contrairement aux quatre autres qui font face à la direction du lever du soleil, celui-ci fait face au soleil couchant.
Les scientifiques ont pris des mesures précises des positions des corps et celles-ci seront comparées à la position du soleil à l'équinoxe d'automne.

Lors d'une interview, l'archéologue Georgi Ganetsovski estime que l'analyse des résultats devrait fournir des informations précieuses sur la vie des premiers habitants de l'Europe.

Au cours des précédentes saisons archéologiques, des découvertes sur le site ont inclus des restes d'habitations, des lieux de sépulture, des squelettes humains, des crânes cornus et autres artéfacts, ce qui suggère que la zone était un lieu de culte pour le dieu Soleil.

Les fouilles archéologiques du village néolithique près d'Ohoden se poursuivront avec la numérisation 3D des ruines et la reconstruction artistique des habitats.

Le site est déjà devenu une attraction touristique où, à l'équinoxe d'automne 2011, l'épeautre (une variété de blé et un aliment de base dans le régime alimentaire des peuples du Néolithique et de l'âge du bronze) a été semé rituellement.
Cet été, il sera récolté avec des faucilles en pierre. Les touristes assisteront et participeront également à la construction d'une habitation néolithique avec des outils en pierre typiques de la période.

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7.12.2012

Des perles romaines au Japon ?

Des perles de verre trouvées dans une tombe japonaise du Ve siècle près de Nagaoka ont surpris les archéologues. En effet, on ne sait pas comment ces objets se sont retrouvés dans le Japon ancien.
Le mystère, c'est que les trois perles sont soupçonnées d'être d'origine romaine.

Perle de verre qui serait de manufacture romaine trouvée au Japon.

Les trois perles de verre provenant de la tombe ont été examinées par l'Institut National de Recherche des Biens Culturels de Nara.
Cette étude a montré que les perles lumineuses jaune ont été faites avec du natron (un mélange naturel de carbonate de sodium décahydraté et environ 17% deu bicarbonate de sodium).
Le natron était recueilli sous forme de sel des lacs asséchés de l'ancienne Egypte et utilisé par les anciens Egyptiens durant le processus de momification.
Les artisans romains sont connus pour l'avoir utilisé afin de faire fondre le verre pour fabriquer des perles. Elles comprenaient en général plusieurs couches et avaient souvent en sandwich une feuille d'or.

Les trois perles ont cinq millimètres de diamètre, avec de minuscules fragments de dorure attachés et ont été découvertes dans le monticule "Utsukushi " du 5ème siècle abritant une sépulture à Nagaoka, près de Kyoto. Elles ont probablement été faites entre le 1er et le 4ème siècle après JC.


Des recherches complémentaires sont nécessaires.

L'un des chercheurs de l'institut, Tomomi Tamura, a déjà dit que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre la façon dont les perles ont pu finir au cinquième siècle au Japon: "Il s'agit d'un des plus anciens artéfact en verre à plusieurs couches trouvés au Japon, et parmi de très rares accessoires que l'on pense avoir été expédiés de l'Empire romain vers le Japon".

L'Empire romain était concentré autour de la Méditerranée et s'étirait vers le nord pour occuper ce qui est aujourd'hui le Royaume-Uni. La découverte au Japon, à quelque 10.000 kilomètres de l'Italie, peut jeter une certaine lumière sur la façon dont son influence a pu atteindre l'Extrême-Orient.

Le commerce sur de longues distance, jusqu'en Inde ou en Chine, était déjà connu, et il n'est donc pas impossible que ces objets commerciaux aient fait leur chemin jusqu'au Japon.

Fait intéressant, le Japon a d'abord appris du système d'écriture chinois via la Corée à peu près au 4ème siècle et le contact direct, dont des visites de moines bouddhistes chinois vers le Japon, a commencé au cours du 5ème siècle.

Seules quelques rares tentatives de contact direct entre romains et chinois sont enregistrés: En 97 après JC, le général chinois Ban Chao a en vain essayé d'envoyer un émissaire à Rome. Plusieurs émissaires romains présumés venus en Chine sont signalés par les anciens historiens chinois, dont une fois en l'an 166.

L'échange indirect de biens le long des terres connues sous le nom de Route de la Soie et les routes maritimes incluait de la soie chinoise et des verreries romaines.
Il se peut que ces objets minuscules résultent de transactions commerciales antérieures et qu'ils ont été ensuite transférés vers le Japon au cours de ce premier contact au 5ème siècle.

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7.10.2012

Une mine de Cinabre pré-Inca découverte à Trujillo


Le cinabre utilisé par les Moche pour peindre des tatouages ​​sur la peau quelques il y a 1600 ans a pu être été exploité localement, selon les conclusions récentes de l'archéologue Regulo Franco.

 Archéologues près de l'entré de la mine pré-hispanique près de la colline sacrée Campana

 En 2006, Franco et son équipe d'archéologues ont découvert la tombe de la Señora de Cao sur le site d'El Brujo dans la côte Nord du Pérou: une jeune mère, probablement une dirigeante, enterrée vers l'an 400 dans 26 couches de tissu fin et flanquée de lances sculptées et de clubs comme signes de puissance. D'après des vases trouvés dans la tombe, on pense qu'elle serait décédée à la suite d'un accouchement, peut-être d'une éclampsie.
Une des caractéristiques uniques, c'est que, en plus d'être ornée de scintillants anneaux dans le nez, de couronnes et de colliers, sa peau a été délicatement tatouée avec des dessins de serpents, de poissons et d'autres figures. D'où son surnom de Lady tatouée.

La momie tatouée d'El Brujo

Franco pensait tout d'abord que les tatouages ​​avaient été faits avec du cinabre ramené de régions beaucoup plus loin au sud, comme les hauts plateaux andins de Huancavelica. Mais la découverte ce mois-ci d'une mine pré-inca près de Trujillo le conduit maintenant à croire que le sulfure de mercure ou cinabre a été obtenu localement.

La mine, contenant des cristaux de malachite, du minerai de mercure et du sulfure de mercure, est accessible à partir du versant ouest du Cerro Portachuelo, dans la zone protégée du Cerro Campana, une colline considérée comme sacrée par les Moche.

L'entrée de la mine comprend une première ouverture d'environ 7 mètres avant le début d'un tunnel. Les archéologues ont trouvé des tessons et des fragments d'os qui indiqueraient que la mine a été utilisée par les Moche. La mine n'a pas été explorée plus loin en raison des gaz nocifs.

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7.09.2012

Stonehenge marque-t-il l'unification de la Grande-Bretagne ?

MAJ 06/06/14
Après 10 ans de recherches archéologiques, les spécialistes ont conclu que Stonehenge a été construit pour marquer l'unification des peuples de Grande-Bretagne, après une longue période de conflits et de différences régionales entre l'Est et l'Ouest.

Equipe du projet Stonehenge Riverside

Ses pierres symboliseraient les ancêtres des différents groupes des premières communautés agricoles en Grande-Bretagne. En effet, certaines pierres proviennent du sud de l'Angleterre et d'autres de l'ouest du Pays de Galles.

Les équipes, provenant des universités de Sheffield, Manchester, Southampton, Bournemouth et de la University College de Londres, travaillent toutes sur le projet Stonehenge Riverside (SRP). Elles ont exploré non seulement Stonehenge et son paysage, mais aussi le contexte social et économique des principales étapes de la construction du monument autour de 3000 ans avant JC à 2500 ans avant JC.

"Lorsque Stonehenge a été construit", explique le professeur Mike Parker Pearson de l'Université de Sheffield, "il y avait une culture qui se généralisait dans l'ïle: les mêmes styles de maisons, de poterie et autres supports matériels ont été utilisés d'Orkney jusqu'à à la côte sud. Cela était très différent des cultures régionales des siècles précédents. Stonehenge lui-même était une entreprise colossale, exigeant le travail de milliers de personnes pour déplacer, façonner et ériger des pierres provenant d'aussi loin que l'ouest du Pays de Galles. Rien que le travail en lui-même, exigeait le rassemblement de tous". Le travail de construction était en même temps un travail d'unification.

Stonehenge pourrait avoir été construit dans un endroit qui avait déjà une signification particulière pour les Britanniques préhistoriques. L'équipe du projet Stonehenge Riverside a constaté que l'avenue alignée sur le solstice se trouve sur une série de reliefs naturels qui, par hasard, forment un axe entre les directions du solstice d'été et d'hiver.

Le Professeur Parker Pearson ajoute: "Quand nous sommes tombés sur cet extraordinaire arrangement naturel sur la course du soleil, nous avons réalisé que les hommes préhistoriques avaient choisi cet endroit pour construire Stonehenge en raison de son importance pré-établie. Cela pourrait expliquer pourquoi il y a huit monuments dans la zone de Stonehenge avec des alignements solsticiaux, un nombre encore inégalé dans le monde. Peut-être considéraient-ils cet endroit comme le centre du monde".

Il semble que le solstice d'hiver était le moment le plus important de l'année lorsque Stonehenge a été construit il y a 5,000 à 4,500 ans. D'après Parker Pearson: "Nous pouvons dire, à partir du vieillissement des dents de porc, que de plus grandes quantités de viande de porc ont été consommées au milieu de l'hiver dans la localité voisine de Durrington Walls, et la plupart des monuments de la région de Stonehenge sont alignés sur le lever et le coucher du soleil au milieu de l'hiver plutôt qu'au milieu de l'été. A Stonehenge lui-même, l'axe principal semble être dans la direction opposée au solstice d'été, vers le coucher du soleil d'été, encadrées par la plus grande pierre du monument, le grand trilithon."

Parker Pearson et l'équipe du projet rejettent fermement les idées que Stonehenge puisse avoir été inspiré par les anciens Egyptiens ou les extra-terrestres: "Toutes les influences architecturales de Stonehenge se retrouvent dans les monuments et les bâtiments antérieurs en Grande-Bretagne, avec des origines provenant du pays de Galles et d'Ecosse. En fait, les habitants de Grande-Bretagne au néolithique ont été isolés du reste de l'Europe pendant des siècles. Stonehenge semble avoir été le dernier soubresaut de cette culture de l'âge de pierre, qui était isolée de l'Europe et des nouvelles technologies comme les outils en métal et la roue."

Des théories précédentes ont suggéré que le grand cercle de pierres a pu être utilisé comme observatoire préhistorique, temple du soleil, lieu de guérison, ou encore un temple des anciens druides. Les chercheurs du Stonehenge Riverside Project ont rejeté toutes ces possibilités.

En plus de la découverte de maisons et d'un grand village près de Stonehenge, à Durrington Walls, ils ont aussi découvert le site d'un ancien cercle de pierre, Bluestonehenge, et révisé la datation de Stonehenge lui-même.

Source:

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7.08.2012

Théorie: l'empreinte des Incas sur l'Île de Pâques ?

 Dernière mise à jour: 08/07/2012

Située la plus à l'est de toute l’Océanie, l'Ile de Pâques est célèbre pour ses vestiges mégalithiques des Rapanui. Le patrimoine archéologique comprend environ 900 statues de pierre, les moaïs, de 4 m de hauteur en moyenne, et près de 300 terrasses empierrées au pied de ces statues, les ahû.


Cependant, d'après Jean Hervé Daude, chercheur indépendant, "de nouveaux éléments laissent entrevoir que des Incas seraient allés jusqu'à l'Île de Pâques, permettant ainsi de lever le voile sur plusieurs des grands mystères de l'île."

Ainsi, pense-t-il que si la culture Pascuan est autant différenciée de la culture polynésienne c’est qu’elle a pu profiter d'un contact avec une autre culture:  la culture inca. Cela aurait pu se faire lors du passage de l’Inca Tupac, explorateur avide de nouvelles terres.
Il serait parti avec son armée ainsi que des Orejones: une troupe d’élite portant un turban autour de la tête et se laissant allonger les lobes des oreilles. Un certain nombre d'entre eux seraient restés sur l'île de Pâques, impressionnant de leur culture les Pascuans, notamment en architecture monumentale.

Tout porterait à croire qu’on leur doit la vaste majorité des constructions monumentales de l’Île ; avec l'aides des polynésiens, ils auraient été les constructeurs des tupa, des ahu, des moaï et de leur pukao. Ils seraient aussi, sur l’Île de Pâques, à l’origine du travail de l'obsidienne, de l’observation des mouvements du Soleil, de la Lune et des étoiles, du culte de l’Homme-oiseau et de Makemake, l’utilisation de la peinture pour colorer les moaï et décorer des plafonds de grottes, les représentations totémiques d’animaux sud-américains sous forme de masques, de peintures rupestres ou de pétroglyphes, etc...

Ces apports culturels impliquent une implantation incas sur une période de temps nécessairement longue.

Les Orejones et leurs descendants seraient donc, d'après Jean Hervé Daude, à l’origine de l’essor de l'ile dans une grande variété de domaines culturels et en un très court laps de temps.
Les Pascuans d’origine polynésienne auraient donc eu à composer avec la présence d’Incas sur leur Île.  

Ainsi, deux peuples se sont côtoyés sur l’Île : les « Petites oreilles », d’origine polynésienne, et les « Longues oreilles », d’origine inca.

Avec le temps, les descendants des Orejones auraient vu leur pouvoir diminuer jusqu'à un point où les Pascuans d’origine polynésienne auraient repris le contrôle de l’Île. Seuls les vestiges incaïques étant une trace de leur passé sur l'Île.

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Mise à jour du 08/07/2012:

7.03.2012

Découverte du plus ancien art rupestre en Australie


Un archéologue affirme avoir trouvé la plus ancienne trace d'art rupestre en Australie et, du même coup, cela en fait une des plus anciennes au monde. Il s'agit d'une œuvre autochtone créé il y a 28.000 ans dans une grotte de l'Outback.


Art rupestre aborigène dans une grotte de l'Outback en Australie. (AP Photo/Bryce Barker)- L'image est mal dimensionnée, mais la taille en-dessous en altérait la beauté...

La datation de l'une des milliers d'images de l'abri rocheux, connu sous le nom Nawarla Gabarnmang, dans le Territoire du Nord sera publié dans la prochaine édition du Journal of Archaeological Science.
L'archéologue Bryce Barker, de la University of Southern Queensland, a déclaré qu'il avait trouvé la roche en Juin de l'année dernière, mais ce n'est que récemment qu'il l'a daté dans la laboratoire d'analyse au radiocarbone de l'Université de Waikito en Nouvelle-zélande.

L'art rupestre a été fait avec du charbon, de sorte que la datation au radiocarbone pourrait être utilisé pour déterminer son âge. La plupart des arts rupestres sont faits avec de la peinture minérale, de sorte que son âge ne peut être mesuré avec précision. "C'est, sans équivoque, l'art rupestre le plus ancien d'Australie" et parmi les plus anciens au monde, d'après Barker.

L'art rupestre le plus ancien se trouve en Espagne, où des mains négatives et des disques rouges, faits en soufflant la peinture, apparaissent sur le mur de la grotte El Castillo. La datation a donné au moins 40,800 ans, selon les scientifiques en utilisant une technique connue sous le nom de datation à l'uranium-thorium.

Sally May, archéologue de l'Australian National University, non impliquée dans la recherche de Barker, a décrit sa découverte comme "incroyablement importante. Cela ne surprendra personne que l'art rupestre soit aussi vieux en Australie car nous savons que les gens sont ici depuis beaucoup plus longtemps que cela et il n'y a aucune raison de croire qu'ils ne produisaient pas d'art".

Barker a trouvé des preuves montrant que la grotte où il a trouvé l'art rupestre avait été occupée pendant 45.000 ans.

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7.02.2012

Polémique sur le peuplement préhistorique du bassin de l'Amazone


Les estimations démographiques pour le bassin amazonien, juste avant l'arrivée des Européens donnent de 2 à 10 millions de personnes.


La nouvelle étude concernant la reconstruction de la préhistoire amazonienne, par Dolores R. Piperno et ses collègue du Smithsonian, suggère que de vastes zones de l'Amazonie occidentale étaient peu peuplées. Cela interfère avec la conviction que la plupart de l'Amazonie, même les forêts éloignées des grands fleuves, était très occupée et modifiée (voir à ce sujet: Quand la déforestation dévoile des géoglyphes en Amazonie...).

"En s'appuyant sur des hypothèses contestables, certains chercheurs soutiennent que la biodiversité amazonienne actuelle est davantage le résultat d'une occupation intensive et étendue par l'homme préhistorique que d'un processus évolutif naturel et écologique", souligne le co-auteur Piperno.


Ce rapport dresse un tableau très différent du passé. 

Cristal McMichael du Florida Institute of Technology, premier auteur du papier,a recueilli 247 échantillons de sol à partir de 55 sites à travers le Pérou et l'Amazonie brésilienne, y compris dans les forêts inter fluviales peu étudiées et éloignées des grands cours d'eau. Un déficit en charbon de bois dans les échantillons suggère que les feux, presque toujours causés par les hommes dans les zones tropicales humides, étaient peu nombreux et de faible intensité et n'ont pas causé de dommages structurels aux forêts.

Des fragments de silice laissés par la végétation qui se désintègre, appelées phytolithes, indiquent que les espèces cultivées et les plantes typiques de la présence humaine étaient rares.
Les données phytolithiques n'indiquent pas de formes de gestion intensive des forêts comme les bosquets de palmiers.

La déforestation de l'Amazonie brésilienne était au pus bas en 2011 et a chuté de près de 80 pour cent depuis 2004.
Les écologistes craignent que les modifications apportées au code forestier du pays, qui décide de la taille des forêts que les propriétaires terriens doivent maintenir, n'inverse les progrès accomplis dans la réduction de la déforestation. Mais les conséquences mondiales d'une telle politique demeurent flous.
"Les planificateurs peuvent supposer que les forêts amazoniennes ont bien résisté face à la lourde modification par l'homme préhistorique", a déclaré Piperno, "ces points de vue basés sur peu de données empiriques gagnent du terrain dans les cercles savants et les médias populaires. Espérons que nos données aideront à placer ces questions dans un contexte empirique plus rigoureux." 

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6.28.2012

Le changement climatique aurait conduit à l'effondrement de la civilisation Harappéenne

Une nouvelle étude combinant les derniers éléments archéologiques et les connaissances géoscientifiques ont démontré que le changement climatique a été un ingrédient clé dans l'effondrement de la grande civilisation de la vallée de l'Indus ou civilisation harappéenne il y a près de 4000 ans.


Les Harappéens se sont appuyés sur les crues du fleuve pour alimenter leurs excédents agricoles. Aujourd'hui, de nombreux vestiges des colonies harappéennes sont situées dans une vaste région désertique, loin de toute rivière qui coule. (Liviu Giosan, Woods Hole Oceanographic Institution, Stefan Constantinescu, Université de Bucarest;. James PM Syvitski, Université du Colorado) 

Cette étude résout également un débat de longue date sur la source et le sort du fleuve Sarasvati, fleuve sacré de la mythologie hindoue.

S'étendant sur plus de 1 million de kilomètres carrés à travers les plaines de l'Indus, depuis la mer d'Arabie jusqu'à l'Himalaya et le Gange (sur ce qui est maintenant le Pakistan, l'Inde et au nord-ouest est de l'Afghanistan), la civilisation de l'Indus fut la plus importante, mais la moins connue, des premières grandes civilisations urbaines comme celles de l'Egypte et de la Mésopotamie.
Comme leurs contemporains, les Harappéens vivaient près des rivières qui fertilisaient les terres chaque année. "Nous avons reconstruit le paysage dynamique de la plaine, où la civilisation de l'Indus s'est développée il y a 5200 ans, a construit ses villes, puis s'est lentement désintégrée il y a 3000 à 3900 ans", a déclaré Liviu Giosan, un géologue de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) et auteur principal de l'étude. "Jusqu'à présent, les spéculations ont abondé sur les liens entre cette ancienne culture et ses mystérieuses rivières puissantes et vivifiantes."


Aujourd'hui, de nombreux vestiges des colonies harappéennes sont situées dans une vaste région désertique, loin de toute rivière qui coule.

Cette culture extraordinairement complexe d'Asie du Sud a eu une population qui à son apogée a pu atteindre 10 pour cent des habitants de la planète.
Une vague de recherches archéologiques au Pakistan et en Inde a permis de découvrir une culture urbaine sophistiquée avec une myriade de routes commerciales internes et des liaisons maritimes bien établies avec la Mésopotamie. On y trouve aussi des normes pour la construction des bâtiments, des systèmes d'assainissement, arts et l'artisanat, et un système d'écriture en cours de déchiffrage.

 "Nous avons estimé qu'il était grand temps pour une équipe de scientifiques interdisciplinaires de contribuer au débat sur le sort énigmatique de ces habitants", a ajouté Giosan.
La recherche a été menée entre 2003 et 2008 au Pakistan, depuis la côte de la mer d'Arabie jusque dans les vallées fertiles irriguées du Pendjab et du nord du désert de Thar.

L'équipe internationale comprend des scientifiques des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Pakistan, de l'Inde et de Roumanie avec des spécialités en géologie, géomorphologie, archéologie, et mathématiques.
En combinant des photos satellites et des données topographiques recueillies par le Shuttle Radar Topography Mission (SRTM), les chercheurs ont crée et analysé des cartes numériques des reliefs construits par l'Indus et les rivières voisines. Des sondages ont ensuite été effectués par forage, carottage, et même manuellement en creusant des tranchées.
Les échantillons collectés ont été utilisés pour déterminer l'origine des sédiments (ont-ils été portés et façonnés par les rivières ou les vents) et leur âge afin de développer une chronologie des changements dans le paysage.

"Une fois que nous avons obtenu des nouvelles informations sur l'histoire géologique, nous avons pu réexaminer ce que nous savions sur les zones de peuplement: ce qui était cultivé par les habitants et à quel moment, et comment l'agriculture et les modes de vie ont évolué," a déclaré Dorian Fuller, archéologue de la University College London et co-auteur de l'étude, "cela a donné de nouvelles perspectives dans le processus de déplacement de la population vers l'est, la réduction de la taille des communautés agricoles, et le déclin des villes pendant les périodes harappéennes tardives."


La nouvelle étude suggère que la diminution des pluies de mousson a conduit à un affaiblissement de la dynamique fluviale, et a joué un rôle essentiel tant dans le développement que dans l'effondrement de la culture harappéenne.

En effet, la civilisation de l'Indus s'appuyait sur les crues du fleuve pour produire ses excédents agricoles. Cette nouvelle étude dresse un tableau convaincant de 10.000 ans de changement dans les paysages.
Avant que la plaine ne soit massivement occupée, le sauvage et puissant fleuve Indus, et ses affluents, s'écoulaient des vallées découpées de l'Himalaya dans leurs propres dépôts et laissaient des bandes de terres interfluviales entre eux.
Dans l'Est, les pluies de mousson ont soutenu la pérennisation des rivières sillonnant le désert et laissant derrière elles leurs dépôts sédimentaires à travers une vaste région.

Parmi les caractéristiques les plus frappantes les chercheurs ont identifié une plaine en forme de monticule, de 10 à 20 mètres de haut, de plus de 100 kilomètres de large, et longue de près de 1000 kilomètres le long de l'Indus, qu'ils appellent la "méga-crête Indus". Elle a été construite par la rivière qui déposait des sédiments le long de son cours inférieur.
"A cette échelle, rien de semblable n'a jamais été décrit dans la littérature géomorphologique", a déclaré Giosan, "la méga-crête est un indicateur surprenant de la stabilité du paysage de la plaine de l'Indus sur les quatre derniers millénaires. Des restes de colonies harappéens gisent encore à la surface de la crête, plutôt que d'être enterrés dans le sol."

Cartographiées au-dessus de la vaste plaine indo-gangétique, les données archéologiques et géologiques montre que les colonies ont fleuri le long de l'Indus de la côte vers les collines donnant sur l'Himalaya.


Une autre grande découverte: les chercheurs pensent avoir résolu une longue controverse concernant le sort du fleuve mythique Sarasvati

Les Védas, les anciennes écritures indiennes composées en sanskrit il y a plus de 3000 ans, décrivent la région ouest du Gange comme "la terre des sept rivières." l'Indus et ses affluents actuels sont facilement reconnaissable, mais la Sarasvati, dépeinte comme "dépassant en majesté toutes les autres eaux" et "dans son cours de la montagne à l'océan" a été perdu.
Basé sur les descriptions bibliques, on a cru que la Sarasvati était alimenté par les glaciers de l'Himalaya. Aujourd'hui, la Ghaggar, une rivière intermittente qui ne coule que pendant les fortes moussons et qui se dissipe dans le désert le long du parcours sec de la vallée Hakra, pourrait être le meilleur emplacement de la mythique Sarasvatî. Mais son origine Himalayenne, si elle a été active aux temps védiques, reste controversée.
Des preuves archéologiques soutiennent qu'il y a eu un peuplement intensif pendant les périodes harappéennes le long de la Ghaggar-Hakra. Les nouveaux éléments géologiques (les sédiments, la topographie) montrent que les rivières étaient en effet importantes et très actives dans cette région, mais plus probablement en raison des fortes moussons.
Cependant, il n'existe aucun indice de larges vallées encaissées comme le long de l'Indus et de ses affluents et les chercheurs n'ont pas trouvé de connexions avec l'une des deux proches rivières, Sutlej et Yamuna, provenant de l'Himalaya.
La nouvelle étude fait valoir que ces différences cruciales prouvent que la Sarasvati (Ghaggar-Hakra) n'était pas alimentée par l'Himalaya, mais un cours d'eau alimenté en permanence par les moussons, et que l'aridification l'a réduit à de courts flux saisonniers.


"Ainsi, les villes se sont effondrées, mais les petites communautés agricoles ont pu prospérer..."

Il y a 3900 ans, avec l'assèchement des rivières, les Harappéens avaient une issue à l'est du bassin du Gange, où les pluies de mousson restaient soutenues. "Nous pouvons imaginer que cette évolution a entrainé un changement vers des formes d'économies plus localisées: des petites communautés locales reposant sur une agriculture pluviale et la diminution des cours d'eau", explique Fuller, "cela peut avoir produit une diminution des excédents, insuffisants pour les grandes villes."
Un tel système n'était pas favorable à la civilisation de l'Indus, qui s'était construite sur les excédents de récoltes exceptionnelles le long de l'Indus et des rivières Ghaggar-Hakra.
"Ainsi, les villes se sont effondrées, mais les petites communautés agricoles ont pu prospérer. La plupart des arts urbains, comme l'écriture, ont disparu, mais l'agriculture a continué et s'est diversifiée", ajoute Fuller.

D'après Giosan: "Une quantité incroyable de travail archéologique a été accumulé au cours des dernières décennies, mais cela n'avait jamais été lié correctement à l'évolution du paysage fluvial. Nous voyons maintenant que la dynamique des paysages avait un lien crucial entre le changement climatique et les populations..."

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6.25.2012

Découverte du plus ancien artéfact juif dans la péninsule ibérique


Les archéologues de la Friedrich-Schiller-Universität Jena (Allemagne) ont constaté certaines des plus anciennes preuves archéologiques de la culture juive dans la péninsule ibérique sur un site de fouilles au sud du Portugal, à proximité de la ville de Silves (Algarve).

 (Credit: Photo: Dennis Graen/FSU)

Sur une plaque de marbre (photo ci-dessus), mesurant 40 par 60 centimètres, le nom de "Yehiel" peut y être lu, suivi d'autres lettres qui n'ont pas encore été déchiffrées. Les archéologues d'Iéna pensent qu'il pourrait s'agir d'une dalle funéraire.
Des cornes trouvées dans les décombres très près de la dalle funéraire ont permis de donner un indice sur la détermination de l'âge: "la matière organique des bois a pu être datée par analyse au radiocarbone avec certitude à environ 390 Après JC," rapporte le Dr Dennis Graen de l'Université d'Iéna et directeur des fouilles, "par conséquent, nous avons ce que l'on appelle un «terminus ante quem*» pour l'inscription, car elle a du être créée avant de se mêler avec les décombres et les bois."

Jusqu'ici, la première preuve archéologique d'habitants juifs dans la région de ce qui est aujourd'hui le Portugal était aussi une dalle funéraire avec une inscription en latin et l'image d'une menorah - un chandelier à sept branches - datant de 482 après JC.
Quant aux premières inscriptions connues en hébreu, elles dataient du 6ème ou 7ème siècle après JC.

Pendant trois ans, l'équipe de l'Université d'Iéna a fouillé une villa romaine au Portugal, découverte quelques années plus tôt par Jorge Correia, archéologue de Silves. Le projet visait à comprendre comment et de quoi vivaient les habitants de l'arrière-pays de la province romaine de Lusitanie.

Cette nouvelle découverte pose de nouvelles énigmes: "nous nous attendions réellement à une inscription en latin lorsque nous avons retourné la dalle funéraire," explique Henning Wabersich, un membre des rapports de fouilles. Après, aucune autre inscription n'a été trouvée jusqu'à présent et on ne sait rien sur l'identité des habitants de l'enceinte.
C'est seulement après de longues recherches que les archéologues ont découvert la langue utilisée, car l'inscription n'avait pas été tracée avec un soin particulier. "Alors que nous étions à la recherche d'experts qui pourraient aider à déchiffrer l'inscription entre Iéna et Jérusalem, l'indice crucial est venu d'Espagne" explique Dennis Graen, "Jordi Casanovas Miró du Museu Nacional d'Art de Catalunya à Barcelone, un expert bien connu pour les inscriptions en hébreu dans la péninsule ibérique, était sûr que l'on pouvait lire le nom juif "Yehiel ", un nom mentionné dans la Bible."


Ainsi, non seulement la date précoce est exceptionnelle, mais aussi le lieu de la découverte: jamais auparavant de découverte juive n'a été faite dans une villa romaine. 

Dans l'Empire romain les Juifs écrivaient normalement en latin, car ils craignaient des mesures répressives. L'hébreu, découvert sur la plaque de marbre, n'a été réutilisé qu'après le déclin de la suprématie romaine, vers le 6ème ou 7ème siècle.
"Nous avons été également très surpris de trouver des traces de Romains ( Lusitaniens romanisés dans ce cas) et de Juifs vivant ensemble dans une zone rurale", explique Dennis Graen, "nous avions supposé qu'une telle chose était beaucoup plus susceptible de se produire dans une ville."

Les informations concernant la population juive dans la région en général passaient la plupart du temps par l'écriture. "Au cours du conseil ecclésiastique dans la ville espagnole d'Elvira environ 300 règles de conduite entre juifs et chrétiens ont été émises, ce qui indique qu'à cette époque il devait y avoir déjà un nombre relativement important de Juifs dans la péninsule ibérique" ajoute Dennis Graen; mais les preuves archéologiques avaient disparu jusqu'à ce jour. "Nous savions qu'il y avait une communauté juive au Moyen Age, non loin de notre site de fouilles dans la ville de Silves. Elle existait jusqu'à l'expulsion des Juifs en 1497."

En été, les archéologues d'Iéna reprendront leur travail. Jusqu'à présent, ils ont creusé 160 mètres carrés de la villa, mais après avoir vérifié le sol, il est déjà devenu clair que la plus grande partie de l'enceinte est encore à découvrir. "

Source:

*Terminus ante quem: date avant laquelle l'évément s'est déroulé.

6.22.2012

L'homme produisait du lait en Afrique il y a 7000 ans


Une équipe internationale de scientifiques, dirigée par l'Université de Bristol au Royaume-Uni a démontré que les hommes de la préhistoire saharienne ont utilisé des bovins pour leur lait il y a près de 7.000 ans.

Une fresque de bovins peintes dans l'oued Imah, dans les montagnes de Tadrart Acacus, Sahara libyen. 
 De nombreux images rupestres riches et vives représentent des scènes de bétail se retrouvent à travers toute l'Afrique du Nord. Crédit: Roberto Ceccacci, © La Mission archéologique de l'Université du Sahara, La Sapienza de Rome.

C'est en analysant les acides gras extraits de poteries non vernies, provenant d'un site archéologique de Libye que les chercheurs ont montré que des graisses laitières ont été contenues dans les récipients.


Cette première identification de pratique de la production laitière dans le continent africain, par les éleveurs préhistoriques du sahara, peut être datée de manière fiable au cinquième millénaire avant JC. 

Il y a environ 10.000 ans, le désert du Sahara était plus humide et plus vert; les premiers chasseurs-cueilleurs dans la région ont vécu une vie semi-sédentaire, utilisant la poterie, chassant du gibier sauvage et récoltant des céréales sauvages. Puis, autour de 7,000-5,000 ans, la région est devenue plus aride, les habitants ont adopté une approche plus nomade, avec un mode de vie pastoral. C'est ce que suggère la présence d'os de bétail dans les dépôts des cavernes et les camps près des rivières.

A travers l'art rupestre gravé et peint que l'on retrouve abondamment dans la région, on peut voir de nombreuses représentations d'animaux, en particulier des bovins. Mais jusqu'à présent, aucune preuve directe ne permettait d'affirmer que ces bovins avaient été traités.

Des chercheurs de l'Unité de Géochimie Organique à l'école de chimie de Bristol, ainsi que des collègues de l'Université Sapienza, à Rome, ont étudié des poteries non vernissées datant d'environ 7000 ans. Elles proviennent de l'abri sous roche Takarkori dans les montagnes de Tadrart Acacus, en Libye.
En utilisant des biomarqueurs de lipides et l'analyse d'isotope de carbone stable, ils ont pu étudier les acides gras conservés dans le tissu de la poterie et ils ont constaté que la moitié des récipients avaient été utilisés pour le traitement des matières grasses laitières.


Cela confirme pour la première fois la présence ancienne de bovins domestiques dans la région et l'importance du lait pour les populations pastorales préhistoriques .

Julie Dunne, étudiante en doctorat à l'école de chimie de Bristol, et l'une des auteurs de l'article explique: "Nous connaissions déjà l'importance des produits laitiers tels que le lait, le fromage, le yaourt et le beurre, qui peut être extraite d'un animal durant toute sa durée de vie, pour les populations du néolithique en Europe. Il est donc intéressant de voir que cela était tout aussi important dans la vie des hommes préhistoriques d'Afrique."
Ces résultats fournissent également une base pour notre compréhension de l'évolution du gène de lactase persistante, qui semble avoir surgi une fois que les hommes préhistoriques ont commencé à consommer des produits laitiers. 
Le gène se trouve chez les Européens et chez certains groupes d'Afrique centrale, apportant ainsi des arguments pour la circulation des personnes, avec leur bétail, du Proche-Orient vers l'Afrique de l'Est au début de l'Holocène moyen, il y a environ 8.000 ans."

Le Professeur Richard Evershed de l'école de chimie de Bristol, et co-auteur de l'article, a ajouté: "Alors que le remarquable art rupestre d'Afrique saharienne contient de nombreuses représentations de têtes de bétail, y compris, dans quelques cas, des représentations de la traite réelle d'une vache, cela est difficile à dater de manière fiable. En outre, la rareté des os de bovins dans les sites archéologiques rend impossible de déterminer la structure des troupeaux, ce qui empêche de savoir si la production laitière était pratiquée. L'analyse moléculaire et isotopique des résidus alimentaires absorbés dans la poterie, cependant, est une excellente façon d'enquêter sur le régime alimentaire et les pratiques de subsistance de ces anciens peuples. C'est une approche que mes collègues et moi avons déjà appliquée avec succès afin de déterminer la chronologie de la production laitière, qui a commencé dans le Croissant fertile au Proche-Orient et s'est diffusé à travers l'Europe."


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6.16.2012

Sicile: une exploitation agricole utilisée pendant 1000 ans !


Des fouilles archéologiques ont montré pour la première fois qu'une exploitation agricole en Sicile avait une histoire remontant à plus de mille ans.

 Photo: Petra Greger

De nombreuses découvertes montrent que l'utilisation continue d'un ensemble de terres a servi à l'implantation humaine et à la vie économique et religieuse entre le 5ème siècle et 16ème siècle.

Ces découvertes sont le résultat de deux projets de la FWF, Austrian Science Fund, comprenant la première exploration archéologique en profondeur de la période byzantine en Sicile.

L'emplacement stratégique de la Sicile a attiré l'attention de diverses puissances historiques. Ainsi, la période Antique a vu l'île, dominée d'abord par les Grecs et plus tard par l'Empire romain, puis, dans le Haut Moyen Age, elle a été le centre de l'Etat Normand en Italie du Sud.

Avant cela, les quatre siècles entiers de domination byzantine sont moins bien connus. Cependant, grâce aux deux projets de l'Institute for Byzantine and Modern Greek Studies (IBMGS) à l'Université de Vienne, des données importantes ont été mises en lumière concernant les activités de colonisation, d'histoire économique et religieuse de cette période.


Un complexe de bâtiments unique.

Pendant dix ans, les deux projets ont concentré leur attention sur les terres agricoles au nord du village sicilien de Torrenova (à environ 120 kilomètres à l'ouest de Messine) qui manifestement était un monastère entre les 12e et 16e siècle: San Pietro di Deca.
Une partie de la construction, qui a appartenu à l'ancien monastère, existe encore aujourd'hui: un bâtiment octogonal en forme de dôme connu sous le nom "Conventazzo" a survécu grâce à de nombreuses modifications.
Dans l'ensemble, il y a des indices d'utilisation continue depuis l'Antiquité tardive jusqu'au début de l'ère moderne. "L'utilisation d'un complexe de bâtiments est unique; nous avons été en mesure de faire d'importantes contributions à la reconstruction de l'économie rurale de la Sicile. Il y avait peu de sources écrites indiquant une utilisation continue, nos fouilles et l'analyse des découvertes ont pu en fourni les preuves archéologiques," explique le professeur Ewald Kislinger, qui dirige les deux projets.

Les fouilles ont débuté en 2001 avec une exploration détaillée du site en utilisant le dernier géoradar. Il a permis l'identification non invasive des structures de renforcement cachées dans le sol. L'équipe dirigée par le Professeur Kislinger a pu démontrer la présence d'une église et d'une ancienne villa rustica romaine de l'Antiquité tardive.

  Photo: Petra Greger


Une exploitation qui a traversé les périodes romaines, byzantines, normandes et espagnoles...

Grâce aux nombreux restes de construction, l'église a pu être datée de la première période Normande (à partir de l'année 1061 et après).
À la surprise de toute l'équipe, des travaux ultérieurs ont même révélé l'abside d'une ancienne construction, ayant sans doute une fonction rituelle, et datant de l'Antiquité tardive.
Le projet a montré que le "Conventazzo" constituait le lien essentiel entre le complexe de l'église et la villa rustica.
Comme l'explique le professeur Kislinger: "des Romains aux Byzantins, puis aux Normands et à la période espagnole en Sicile, nous avons trouvé des vestiges d'occupation humaine de S. Pietro di Deca. Cela démontre la continuité et le changement dans cette exploitation agricole depuis plus d'un millénaire."

De nombreuses pièces de monnaie trouvées démontrent de manière éclatante l'activité qui a animé à l'exploitation, avec les découvertes liées à la foire annuelle du monastère, que des sources documentent jusqu'à 1585.
Dans l'ensemble, les découvertes (dont une quarantaine de tombes fouillées) offrent un premier aperçu de la vie de la population rurale d'une île dont les précédentes analyses historiques s'appliquaient principalement à la classe supérieure.

Grâce aux deux projets de la FWF, la population locale a également retrouvé un nouvel éclairage sur sa propre histoire, ce qui a donné un élan pour présenter les découvertes comme attractions touristiques: l'extension prévue de San Pietro di Deca perpétue ainsi une tradition séculaire d'exploitation économique jusque dans le 21ème siècle !

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6.12.2012

Une centaine de nouveaux guerriers en terre cuite découverts en Chine


Des archéologues chinois ont découvert 110 nouveaux guerriers de terre cuite qui étaient enterrés depuis plusieurs siècles. Il s'agit d'une partie de la célèbre armée construite pour garder le tombeau du premier empereur de Chine.

Les archéologues déterrent un guerrier en terre cuite au cours de récentes fouilles. Photographie : ImagineChina/Rex

Les personnages grandeur nature ont été mis au jour, sur les trois dernières années, à proximité du mausolée de l'empereur Qin dans la ville de Xi'an en Chine du nord. Les archéologues ont également découvert 12 chevaux en terre cuite, des morceaux de chars, d'armes et d'outils.

"La fouille sur les 200-mètres carrés (2,152 pieds carrés) du site a donné un total de 110 personnages en terre cuite," précise Shen Maosheng du Qin Shihuang Terracotta Warriors and Horses Museum.
D'après Shen, directeur adjoint du département d'archéologie du musée: "Le plus important est que les reliques qui ont été trouvées étaient bien conservées et colorées,". Il a ajouté que les archéologues avaient localisés l'emplacement de 11 autres guerriers, mais n'avaient pu encore les déterrer.

Cette découverte est la dernière dans le secteur culturel de la Chine, après que des experts aient constaté que la Grande Muraille de Chine - qui, comme l'armée de terre cuite est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO - étaient beaucoup plus grande qu'on ne le pensait.

Les experts s'attendaient à ce que les couleurs sur les guerriers et les objets découverts aient disparu au cours des siècles, mais ils ont été surpris de voir à quel point il y a eu une bonne conservation.

Un bouclier qui aurait été utilisé par les soldats de la dynastie des Qin (221-206 avant J.-C.), avec des figures géométriques rouges, vertes et blanches, a aussi été découvert.
Qin Shihuang - l'empereur Qin qui avait construit l'armée - a présidé à l'unification de la Chine en 221 avant JC et est considéré comme le premier empereur de la nation.

L'ancienne armée en terre cuite avait été découverte en 1974 par un paysan creusant un puits. Elle représente une des plus grandes découvertes archéologiques des temps modernes, et a été répertoriée comme site du patrimoine mondial en 1987.


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6.08.2012

La Grande Muraille de Chine rallongée par une nouvelle étude

La Grande Muraille de Chine, l'un des symboles du pays fait 21,196.18 kilomètres de long, selon les derniers résultats d'une enquête publiée par l'Administration d'Etat du patrimoine culturel (SACH: State Administration of Cultural Heritage).


Une étude archéologique menée depuis 2007 a révélé un total de 43,721 sites du patrimoine.
Tong Mingkang, chef adjoint du SACH, a rapporté que ces sites comprennent des tronçons de la muraille, des ouvrages de défense et de laissez-passer, ainsi que d'autres ruines et installations liées à la Grande Muraille.

Une étude préliminaire avait montré que les structures de la Grande Muraille construite sous la dynastie des Ming (1368-1644) s'étendait sur plus de 8.850 kilomètres.

La construction de la première Grande Muraille remonte à la période des Royaumes combattants (475-221 av JC) et, au fil des siècles, les murs ont été construits par les dynasties suivantes dans des zones éparses, mais stratégiques, afin de repousser les tribus nomades du nord.

La Grande Muraille est sur sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.  Les responsables du patrimoine culturel ainsi que des experts avertissent que la Grande Muraille est menacée par les forces naturelles ainsi que les activités humaines.

D'après le rapport, seuls 8,2 pour cent de la muraille construite sous la dynastie Ming est restée intacte, 74,1 pour cent est en mauvais état, et dans certaines sections, seule une fondation est encore visible.


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6.06.2012

Découverte des premiers jumeaux préhistoriques ibériques


Des chercheurs de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) ont découvert les restes de nouveau-nés jumeaux sur le site archéologique d'Olèrdola à Barcelone.

Les squelettes des jumeaux (Credit: N. Molist)

Ces squelettes sont datés entre le milieu du 4ème siècle avant JC et le début du 2ème siècle avant JC.
Ce sont les premiers ossements de jumeaux (dans ce cas de jumelles...) à être recensés à ce jour: "C'est le premier cas documenté dans la péninsule ibérique. Il a souvent été question de possibilité de jumeaux, mais les données recueillies sur le terrain jusqu'ici n'ont jamais été suffisantes pour pouvoir en être certain," explique Eulalia Subira , chercheur à l'UAB et co-auteur de l'étude publiée dans l'International Journal of Osteoarchaeology.

Les restes ont été trouvés sur le site archéologique de Sant Miquel d'Olèrdola en Catalogne et ils appartiendraient à deux filles ayant entre 38 et 40 semaines de gestation. Elles ont été enterrées en même temps dans la même tombe avec leurs jambes entrelacées.

D'après l'étude, "aucun de ces restes osseux ne montrent de signes pathologiques ayant pu causer la mort, mais cela a pu être une conséquence de la grossesse ou d'un accouchement difficile. Le manque d'hygiène était suffisant pour entrainer la mortalité infantile et maternelle dans les temps préhistoriques."
Afin d'en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont utilisé des méthodes d'anthropologie médico-légale, tout d'abord pour déterminer l'âge et le sexe. "Le spécialiste qui a effectué cette analyse l'a fait en «aveugle». C'est-à-dire qu'il n'était pas au courant que les deux individus avaient été trouvés côté à côte et qu'ils pouvaient être des jumeaux."

L'âge des jumelles a été estimée en prenant les germes des dents, la longueur des os et l'état de l'ossification. En outre, les experts ont utilisé des photographies du site pour voir si elles avaient été enterrées en même temps ou pas. Les archéologues ont indiqué que les restes avaient été trouvés dans la même tombe.

Subirà précise qu' "ils ont également réalisé une analyse d'ADN, mais qu'il n'était pas possible d'obtenir des données d'ADN sur l'un des individus, malgré la répétition prise d'échantillonnage et d'analyse."


Les enfants enterrés près de leurs mères 

Cette découverte offre de nouvelles informations aux nombreux cas documentés de sépultures d'enfants au cours de l'âge ibérique, lorsque les enfants périnataux n'étaient pas enterrés dans les cimetières. "Le site archéologique Olèrdola est lui-même très intéressant, il a toujours été dit que tout au long de l'âge ibérique les enfants nouveau-nés n'étaient pas été enterrés dans des cimetières.  Dans ce cas, ils ont été trouvés dans un zone de tannage du cuir, donc dans un espace consacré au travail ", souligne Subirà.
Pour le chercheur, la recherche d'enfants nouveau-nés enterrés dans une zone de travail pourrait indiquer que c'était là où les mères avaient l'habitude de travailler. Cela fournit des informations sur la société et la relation d'attachement que les parents avaient avec les nouveau-nés décédés.
"La reconnaissance de ce type de sépulture sera d'une grande aide dans l'avenir quand il s'agit de l'interprétation de l'impact socio-culturel de l'arrivée de jumeaux dans une population pré ou proto-historique, de leur traitement et de leur espérance de vie. Nous travaillons actuellement dans le même site archéologique, mais sur des vestiges les plus récents",conclut le chercheur.

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6.01.2012

Une importante chambre funéraire découverte à Pachacamac

Une équipe d'archéologues de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) a découvert un tombeau spectaculaire contenant plus de quatre-vingts squelettes d'âges différent au Pérou.

Des corps dispersés de périodes ultérieures ont été trouvés; ils dissimulaient une énorme chambre funéraire de 20M². Image : Université libre de Bruxelles

Cette découverte, provisoirement datée de près de 1000 ans, a été faite sur le site de Pachacamac, qui est actuellement à l'étude pour obtenir le statut de patrimoine mondial de l'UNESCO. Pachacamac est situé sur la côte Pacifique, à environ trente kilomètres de Lima, et est l'un des plus grands sites pré-hispaniques d'Amérique du Sud.

Le professeur Peter Eeckhout, sous les auspices de l'ULB, a effectué les fouilles sur le site au cours des 20 dernières années. La saison 2012 a entraîné des découvertes particulièrement remarquables.

L'équipe du Projet Ychsma  a entrepris d'enregistrer et de fouiller une série d'installations de stockage Incas (15e-16e c. Après JC), ainsi qu'un cimetière plus ancien qui avait été détecté au cours de travaux d'exploration en 2004.
C'est à cet endroit, juste en face du Temple de Pachacamac, que la découverte la plus importante a été faite: des sépultures dispersées de périodes tardives cachant une énorme chambre funéraire de 20m². Par miracle, elle a survécu au pillage de l'époque coloniale (qui a été particulièrement intense sur ce site) et est complètement intacte.


Les restes de plus de 70 squelettes et momies

Le tombeau est de forme ovale, creusé dans la terre et recouvert d'un toit de roseaux supporté par des troncs d'arbres taillés et sculptés. Une douzaine de nouveau-nés et de jeunes enfants ont été enterrés autour du périmètre, leurs têtes orientées vers la tombe.
La chambre principale est séparé en deux sections par un mur de briques de boue. A l'intérieur des chambres, les archéologues ont découvert les restes de plus de 70 squelettes et momies (dont beaucoup sont encore conservées dans leur enveloppe), le tout dans la position fœtale caractéristique.
Les sépultures concernent des individus des deux sexes et de tous âges. Elles sont souvent accompagnés de récipients en céramique, d'animaux (chiens, cochons d'Inde), d'objets en cuivre et en alliage d'or, de masques (ou des fausses têtes) en bois peint, de calebasses, etc...
Ces objets sont actuellement en cours de restauration et d'analyse.

Les bébés et les jeunes nourrissons étaient particulièrement nombreux.
L'équipe d'anthropologues physiques, sous la direction du Dr Lawrence Owens (Université de Londres), ont supposé la possibilité d'une relation génétique entre la plupart des individus, sur la base de certains traits morphologiques notés sur les squelettes.
Certaines personnes ont subi des blessures mortelles, des traumatismes physiques ou des maladies graves.


Une présence importante de la maladie dans les squelettes de Pachacamac.

Des travaux antérieurs menés par le Projet Ychsma ont révélé la présence de maladie dans les squelettes. Cela suggère que les personnes touchées, comme en témoigne des sources incas, se sont rendues sur le site à la recherche d'un remède: une sorte de Lourdes préhispanique.

Le professeur Eeckhout et ses collègues sont en train d'effectuer des analyses de laboratoire visant à répondre à de nombreuses questions qui ont surgi au sujet de cette découverte, et comment la replacer dans le contexte plus large du site et de la période en question: les nourrissons ont-ils été sacrifiés ? Les corps ont-ils tous été enterrés à la même période comme une sorte de sépulture commune, ou est-ce que la chambre a été réutilisée sur de plus longues périodes de temps un peu comme une crypte ? Les individus provenaient-ils de Pachacamac ou de plus loin ? Ont-ils appartenu à la même famille ou à un groupe plus large de parenté ? Quelle a été la cause de leur mort ...?

Les objets trouvés dans la tombe ont permis de la dater, par leur style, à environ 1000 après JC. Mais il faudra une confirmation radiométrique.

Source:
  • Past Horizons: "New Archaeological discoveries in Peru"

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5.30.2012

L'histoire Maya suggère que la structure du commerce a joué un rôle clé dans son effondrement

L'évolution des habitudes d'échange offrent une nouvelle perspective sur la chute des centres Mayas des Basses Terres en Amérique centrale il y a environ 1000 ans.


Ce processus historique majeur, parfois appelé l'effondrement Maya, a intrigué les archéologues, les passionnés d'histoire, et les médias depuis des décennies.

"Notre recherche suggère fortement que les schémas de l'évolution du commerce ont joué un rôle en entrainant l'effondrement Maya" a déclaré Gary Feinman, conservateur d'anthropologie au Field Museum; il a collaboré avec l'Université de l'Illinois à Chicago sur l'étude.

La nouvelle recherche jette un doute sur l'idée que le changement climatique était l'unique cause, ou du moins la principale. D'ailleurs certains centres mayas, qui ont fleuri après l'effondrement, étaient localisés dans les parties les plus sèches de la région maya...
Pour Feinman, le changement climatique, les problèmes de leadership, de guerre, et d'autres facteurs, ont contribué à l'effondrement... mais le changement des réseaux d'échange ont peut-être été un facteur clé.


L'obsidienne comme fil conducteur

Pour les Mayas, qui ne disposaient pas d'outils métalliques, l'obsidienne était très appréciée en raison de ses arêtes vives pour servir d'instrument de coupe.
Les seigneurs Maya et d'autres membres de l'élite dérivaient leur pouvoir du contrôle de l'accès à l'obsidienne. Celle-ci pouvait être échangée contre des biens importants ou envoyée comme cadeaux pour favoriser les relations avec d'autres dirigeants mayas.

Les chercheurs du Field Museum ont constaté qu'avant la chute des Mayas des terres intérieures, l'obsidienne avait tendance à s'écouler le long des réseaux fluviaux intérieurs. Mais au fil du temps, ce matériau a commencé à être transporté à travers les réseaux commerciaux côtiers; en même temps il y avait une augmentation de l'importance des centres côtiers alors que celle des centres de l'intérieur diminuait.

 
Figure2. Période Classique( ∼250/300 après JC–800 après JC) des fréquences de l'obsidienne.

Le changement dans le commerce pourrait n'avoir concerné pas seulement l'obsidienne.
Le chercheur de terrain Mark Golitko explique que: "l'implication est que l'approvisionnement d'autres biens de valeur importants pour ces centres de l'intérieur a également été peu à peu coupé."
Golitko a conduit l'analyse des réseaux sociaux qui représente graphiquement l'évolution de la structure des échanges (ci-dessus l'une des figures).


Des graphiques suggestifs

Les chercheurs ont compilé des informations sur l'obsidienne recueillies sur les sites mayas, et utilisé l'analyse chimique pour identifier la source qui a produit l'obsidienne, grâce à des études archéologiques sur chaque emplacement.
L'obsidienne provenant de trois sources au Guatemala et de plusieurs sources dans le centre du Mexique et le Honduras a été identifiée. Les chercheurs ont ensuite généré des données pour chacune des quatre périodes:
  • Classique (environ 250-800 après JC),
  • Terminale classique (environ 800-1050 après JC),
  • Postclassique primitif (environ 1050-1300 après JC), 
  • Postclassique tardif (environ 1300- après JC). 
En utilisant le logiciel Social Network Analysis (SNA), les chercheurs ont crée des cartes illustrant les sites ayant des pourcentages identiques ou similaires de chaque type d'obsidienne, dans chacune des quatre périodes de temps. Ces pourcentages ont ensuite été utilisés pour en déduire la structure probable du réseau par laquelle l'obsidienne a été transportée.

Une comparaison de ces graphiques montre que les réseaux de la période classique étaient situés dans les terres intérieures, les zones de plaine le long des rivières, surtout dans ce qui est aujourd'hui la partie nord du Guatemala, l'État mexicain du Chiapas, le sud du Yucatan, le Belize et l'ouest.
Par contre, les cartes portant les données de périodes ultérieures montrent que les réseaux intérieurs ont diminué en importance et les réseaux côtiers sont en plein essor, dans ce qui est aujourd'hui le nord du Yucatan et les zones côtières du Belize.

Le logiciel apporte "une façon très visuelle de la disposition générale des réseaux qui ont transporté l'obsidienne, et des trajectoires probables qui ont été nécessaires," a jouté Golitko.


Comprendre les raisons de ces changements

Pour Feinman les résultats de l'étude sont significatifs: "l'utilisation du logiciel pour afficher et analyser les données d'obsidienne nous donne graphiquement une nouvelle perspective sur ces données, dont une partie était disponible depuis des années."
L'étude n'a pas cherché à savoir pourquoi les réseaux de transport ont commencé à changer.
D'après Feinman, il y a peut-être eu des animosités militaires qui ont rendu les terres intérieures et le parcours des fleuves moins sûr ou moins facile à utiliser; de plus, durant cette période, le transport par mer est peut-être devenu plus efficace avec les grandes pirogues.
Pour l'heure, les scientifiques n'ont tout simplement pas encore de réponses définitives à certaines de ces questions.

Source:

L'étude complète:
  • Field Museum: "Complexities of Collapse: Maya Obsidian as Revealed by Social Network Graphical Analysis (Mark Golitko, James Meierhoff, Gary M. Feinman, and Ryan Williams, 2012)"

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5.28.2012

Les astronomes ont découvert d'anciennes observations égyptiennes d'une étoile variable

Un groupe de recherche de l'Université de Helsinki, en Finlande a étudié Algol, nommée "l'étoile du démon" par les anciens astronomes arabes.

Une page de l'ancien calendrier éguptiens des bons et mauvais jours (@Trustees of the British Museum).Les lignes droites relient les étoiles dans la constellation moderne de Persée. L'oeil correspond à Algol. 


Ils se son aperçu que le cycle de variation de luminosité de cette étoile binaire à éclipse avait été correctement calculée il y a trois millénaires. 

Ce résultat a soulevé beaucoup de discussions et la nouvelle s'est largement répandue sur Internet.


Le papyrus égyptien 86637 du Caire:

Ce calendrier est sans doute le plus ancien document historique faisant état d'observations d'une étoile variable à l'œil nu .
Chaque jour d'une année égyptienne était divisée en trois parties dans ce calendrier. Un bon ou un mauvais pronostic était attribué à chacune de ces parties.

"Les textes concernant les pronostics sont reliés à des événements mythologiques et astronomiques", explique Sebastian Porceddu, Master en Sciences.

Une analyse récente a révélé que deux périodes statistiquement significatives de 29,6 et de 2.850 jours ont été notées correctement.
La première est clairement le cycle de la Lune.
La deuxième période est légèrement différente de la période d'Algol. Dans ce binaire à éclipse, l'étoile variable couvre partiellement l'étoile brillante sur une période de 2.867 jours. Ces éclipses durent environ dix heures et peuvent être facilement observée à l’œil nu.

"Leur cycle a été découvert par Goodricke en 1783", précise Lauri Jetsu, chargé de cours, "nous pouvons expliquer pourquoi la période d'Algol a augmenté d'environ 0.017 jours: la majoration de la période au cours des trois derniers millénaires pourrait avoir été causé par le transfert de masse observée entre les deux membres de ce binaire."
En fait, ce serait la première observation qui confirme la majoration de la période d'Algol et elle donne également une estimation de la masse du taux de transfert.

Les anciens Egyptiens auraient donc fait des mesures précises qui fournissent des données utiles pour les astronomes modernes.

"Il semble que la première observation d'une étoile variable a été faite 3000 ans plus tôt qu'on ne le pensait," ajoute Lauri Jetsu, "toutefois, je tiens à souligner que notre recherche n'a été envoyé à une revue scientifique qu'il y a deux semaines. Ce type de résultats peut soulever beaucoup de controverse avant qu'ils ne soient acceptés."

L'étude a été réalisée en collaboration entre les chercheurs du Département de Physique et le Département des Cultures du Monde de l'Université d'Helsinki.


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