9.05.2012

Découverte unique d'une sépulture Aztèque accompagnée de centaines d'ossements


Des archéologues mexicains ont découvert une sépulture humaine unique dans laquelle le squelette d'une jeune femme est entourée par des piles d'ossements humains dans le Templo Mayor de Mexico.

Image prise par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire. Il s'agit d'une sépulture trouvée près de ce qui a pu être un "arbre sacré" à l'un des coins de la place du Templo Mayor à Mexico.

Les chercheurs ont découvert la sépulture à environ cinq mètres sous terre, à côté des vestiges de ce qui peut avoir été un «arbre sacré» sur l'un des bords de l'esplanade du Templo Mayor, le site le plus sacré de la capitale aztèque.



Une coutume inédite dans la culture Aztèque.

L'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) a précisé que cette découverte était la première du genre, sachant que les Aztèques ne sont pas connus pour faire des sacrifices de masse ou pour faire des ré-inhumations d'ossements accompagnant l'enterrement d'un membre de la classe dirigeante.

L'archéologue Susan Gillespie de l'Université de Floride et non impliquée dans le projet, a décrit cette découverte comme étant "sans précédent pour la culture aztèque." Elle a déclaré que lorsque les Mayas enterraient les victimes de sacrifice dans des sépultures royales, les corps étaient d'ordinaire entiers, et non un mélange de différents types d'os comme dans le cas présent.

Et, sauf circonstances particulières, les Aztèques, à la différence d'autres cultures pré-hispaniques, incinéraient habituellement les membres de l'élite au cours de leur règne de 1325 jusqu'à la conquête espagnole en 1521. "Bien que des corps de victimes sacrificielles aient été trouvés dans des tombes de personnes de l'élite en Méso-Amérique remontant au moins à la période préclassique, les dépôts funéraires des élites aztèques n'ont été que rarement rencontrés," ajoute Gillespie.


Des sacrifiés antérieurs à la date de l'enfouissement ?

L'institut a déclaré que certains des os montraient des traces de coupes au niveau du sternum ou des vertèbres, des endroits où une extraction rituelle du cœur pourrait laisser une marque.
cependant, il ne semble pas probable que ces morts aient été sacrifiés sur place pour accompagner la sépulture parce que leurs os ont été retrouvés séparés.

Les chercheurs ont découvert les crânes de sept adultes et trois enfants dans une pile, les os longs comme le fémur dans un autre groupe, et les côtes dans un autre.

D'après l'Anthropologue physique Perla Ruiz, qui était en charge de la fouille, cela pourrai suggérer que les os ont été exhumés de sépultures antérieures et inhumés avec la femme.
Alors que certaines cultures pré-hispaniques déterraient les ossements dans le cadre du culte des ancêtres, il n'était pas certain que les Aztèques étaient adeptes de cette pratique.
La tombe remonte entre 1481 à 1486, et se trouve sur la «scène» des bâtiments du temple.
Le Templo Mayor, à l'instar de nombreux sites, a été reconstruit par des générations successives, à chaque fois au-dessus des anciennes constructions.

 Ce tronc d'arbre rompu a été trouvé près de la tombe de la jeune femme à Mexico.

Deux hypothèses pour "l'arbre sacré" retrouvé à proximité

Une autre constatation inhabituelle concerne «l'arbre sacré», en fait le tronc d'un chêne abattu trouvé "planté" sur une petite plate-forme ronde à côté de la sépulture et près de ce qui devait être le bord du complexe du temple.

Il a peut-être une vingtaine d'années de plus que la sépulture.
Les Aztèques, comme les autres cultures pré-hispaniques, vénéraient les arbres, estimant qu'ils avaient une importance spirituelle.

Raul Barrera, archéologue à l'Institut, pense qu'il pourrait être lié aux quatre arbres sacrés des Aztèques qui, croyaient-ils, tenaient le ciel.

Cependant, Gillespie a fait remarquer qu'il pouvait aussi s'agir d'un arbre ou d'un tronc amené sur le site pour une cérémonie annuelle: "il semble avoir été placé là pour un laps de temps, peut-être pour une cérémonie spéciale ou pour créer une vision particulière d'un paysage sacré, mais ensuite abandonné car les utilisations de cet espace sacré limité ont changé au fil du temps".
Barrera a précisé que le tronc de l'arbre semble avoir été fendu, peut-être intentionnellement.

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9.03.2012

Des figurines agées de 9500 ans découvertes près de Jérusalem



Des archéologues ont récemment découvert des figurines d'animaux, lors de l'expansion de l'autoroute de Tel-aviv, remontant à l'âge de pierre, il y a environ 9500 ans.
Ils ont découvert les figurines d'un bélier et d'un bovin sauvage à Tel Moza, un site archéologique dans les collines de Judée autour de Jérusalem.
Le bélier en calcaire (photo ci-dessous), a des cornes finement sculptées et mesure environ 15 centimètres de long.

Photo: Israel Antiquities Authority/Yael Yolovitch

"La sculpture est extraordinaire et montre précisément les détails de l'image de l'animal, la tête et les cornes font saillies en avant du corps et leurs proportions sont extrêmement précises," a déclaré le Dr. Hamoudi Khalaily, l'un des co-directeurs de la fouille, de l'Autorité des Antiquités d'Israel.

La seconde figurine est plus abstraite et représente un grand animal avec des cornes en avant qui pourrait être un bovin sauvage ou un bison.

D'après Khalaidy, ces objets remontent probablement à l'époque où les premiers hommes ont commencé la transition d'une vie nomade de chasse et de cueillette à une vie sédentaire basée sur l'agriculture et le pâturage avec des établissements permanents: "Le néolithique pré-céramique période B (le huitième millénaire avant notre ère) est considéré comme l'un des chapitres les plus fascinants de l'histoire de l'humanité; de nombreux changements ont eu lieu et ont eu un impact sur la société humaine sur les milliers d'années à venir".

Anna Eirikh, co-directrice des fouilles, pense que les figurines sont liées au processus de domestication des animaux, lorsque les habitants ont commencé à construire des sociétés plus complexes et des villages agricoles.

Khalaily pense plutôt que ces figurines ont été utilisées comme talismans: "Vraisemblablement, les figurines ont servi de statues porte-bonheur pour assurer le succès de la chasse et ont du faire l'objet d'une cérémonie traditionnelle par les chasseurs avant d'aller sur le terrain pour poursuivre leur proie".

Les archéologues ont découvert une foule d'objets à Tel Moza, y compris des outils de l'âge de pierre, des objets associés à des funérailles, des rituels de culte, et d'autres objets artistiques.

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9.01.2012

Canada, Trois rivières: le collège Laflèche lance sa première école de fouilles.


C’est par le biais d’une entente signée avec la Ville de Trois-Rivières en avril 2006, que le Collège Laflèche a obtenu l’autorisation d’effectuer des fouilles...


Cela a permis de faire quelques découvertes sous la place d'armes...

Ces fouilles ce sont faites sous la supervision de Madame Françoise Duguay, archéologue et professeur et de Monsieur Alain Tapps, coordonnateur du programme Histoire et civilisation.


Plus d'informations:

8.30.2012

Une sculpture humaine extraordinaire découverte en Turquie


Une sculpture humaine colossale est l'un des derniers trésors culturels exhumés par l'équipe internationale du projet archéologique Tayinat (TAP).
Ce chantier de fouilles se trouve en Turquie du sud-est.

 La tête et le torse de la figure humaine, intacte juste au-dessus de sa taille, mesurent environ 1,5 mètres de hauteur, ce qui suggère une longueur totale du corps de 3,5 à 4 mètres.

La base semi-circulaire d'une large colonne, richement décorée d'un côté, a également été découverte.

Ces deux pièces proviennent d'une porte monumentale d'un complexe qui donnait accès à la citadelle supérieure de Kunulua, capitale du royaume néo-hittite de Patina (1000-738 avant JC).

"Ces sculptures de Tayinat nouvellement découvertes sont le produit d'une tradition sculpturale néo-hittite," a déclaré le professeur Tim Harrison, directeur du projet Tayinat et professeur d'archéologie du Proche-Orient au Département des civilisations du Proche et Moyen Orient à l'Université de Toronto, "cela donne un aperçu vivant du caractère novateur et sophistiqué des cultures de l'âge de fer qui ont émergé dans la Méditerranée orientale après l'effondrement des grandes puissances impériales de l'Age du Bronze à la fin du IIe millénaire."

La tête et le torse de la figure humaine, intacte au-dessus de sa taille, fait environ 1,5 mètres de hauteur, ce qui suggère une longueur totale du corps de 3,5 à quatre mètres.
Le visage du personnage est barbu, avec des yeux magnifiquement incrustés en pierre blanche et noire. Ses cheveux sont coiffés en une série de boucles complexes alignées en rangées linéaires.
Les deux bras sont tendus vers l'avant à partir du coude, chacun avec deux bracelets ornés de têtes de lion. La main droite du personnage tient une lance, et dans sa gauche se trouve un épi de blé.
Un pectoral en forme de croissant orne sa poitrine.

Une longue inscription hiéroglyphique en louvite, sculptée en relief sur son dos, enregistre les campagnes et les réalisations de Suppiluliuma, probablement le même roi qui a fait face à une attaque néo-assyrienne de Salmanasar III dans le cadre d'une coalition syro-hittite en 858 avant JC.

La deuxième sculpture concerne une grande base semi-circulaire d'une colonne, d'environ un mètre de hauteur et de 90 centimètres de diamètre, couchée sur le côté près de la figure humaine.
Un taureau ailé est gravé sur le front de la colonne et il est flanqué d'un sphinx sur sa gauche.
Le côté droit de la colonne est plat et sans décor, ce qui indique qu'elle devait être à l'origine contre un mur.

"Les deux pièces semblent avoir été enterrées rituellement sous la surface pavée en pierres du passage central à travers la porte du complexe de Tayinat" a déclaré Harrison.

Le complexe aurait fourni une approche cérémoniale monumentale à la citadelle supérieure de la ville royale.
Tayinat, un grand monticule à basse altitude, est situé à 35 kilomètres à l'est d'Antakya (ancienne Antioche) le long de la route Antakya-Alep.

La présence de statues colossales humaines, souvent à cheval sur des lions ou des sphinx, dans les passages des citadelle des villes royales néo-hittites de l'âge du fer syro-anatolien est une tradition de l'âge du bronze hittite.

Le complexe de la porte de Tayinat semble avoir été détruit à la suite de la conquête assyrienne de la région en 738 avant J.-C.

Ces sculptures monumentales brisées et mises à terre concernent également un lion magnifiquement sculpté qui avait été découvert l'an dernier ainsi que des stelae  (dalles de pierre ou piliers utilisés à des fins commémoratives) portant des inscriptions hiéroglyphique louvites.

Toutes ces découvertes donnent l'image d'un ancien complexe néo-hittite qui aurait pu faire face à une passerelle.

TAP est un projet international, impliquant des chercheurs provenant d'une dizaine de pays, de plus de 20 universités et instituts de recherche, en étroite collaboration avec le ministère de la Culture de la Turquie.

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8.27.2012

Découvrir des vérités cachées dans les mythes populaires

La vérité derrière certains des plus célèbres mythes du monde, dont l'épopée d'Homère, l'Iliade, a été mise en évidence par deux chercheurs.

Ils ont analysé les relations entre les personnages des mythes et les on comparé à la vie réelle des réseaux sociaux.

 Page de Beowulf.


Dans une étude publiée dans le Journal EPL (Europhysics Letters), Padraig Mac Carron et Ralph Kenna de l'Université de Coventry ont effectué des analyses textuelles détaillées de l'Iliade , du poème anglais Beowulf et de l'épopée irlandaise Táin Bó Cuailnge.


Comparer les mythes bien connus avec des œuvres de fiction.

Ils ont constaté que les interactions entre les personnages dans les trois mythes étaient conformes à ceux observés dans la vie réelle des réseaux sociaux.

En allant plus loin, les chercheurs ont comparé les mythes à quatre œuvres de fiction les plus connues (Les Misérables, Richard III, la Communauté de l'Anneau et Harry Potter): ils constaté de nettes différences.

"Nous ne pouvons pas faire de commentaires sur tant d'événements particuliers. Nous ne disons pas que ceci ou cela s'est réellement passé, ou même que les personnes individuelles présentées dans les histoires sont réelles, nous disons que l'ensemble de la société et les interactions entre les personnages semblent réalistes", a déclaré Mac Carron.


Les interactions entre les personnages ont été cartographiées 

Pour arriver à leurs conclusions, les chercheurs ont créé une base de données pour chacune des trois histoires et cartographié les interactions des personnages.

Il y avait 74 personnages identifiés dans Beowulf, 404 dans le Táin et 716 dans l'Iliade.

Un nombre ou grade a été attribué à chaque personnage en fonction de leur popularité, ou du nombre de liens qu'ils avaient avec d'autres personnages.

Les chercheurs ont ensuite mesuré la façon dont ces nombres se distribuaient dans l'ensemble du réseau.
Les types de relations qui existaient entre les personnages ont également été analysés en utilisant deux critères spécifiques: la convivialité et l'hostilité.

Des liens d'amitié ont été faits si les personnages étaient liés, se parlaient l'un à l'autre, parlaient de l'autre ou s'il était évident qu'ils se connaissaient de façon amicale.
Des liens hostiles ont été faits si les deux personnages se sont rencontrés dans un conflit, ou lorsqu'un personnage affichait clairement de l'animosité contre quelqu'un qu'il connaissait.


Des similarités avec les réseaux de la vie réelle. 

Les trois mythes se sont avérés être similaires à la vie réelle des réseaux car ils avaient des degrés de distribution similaires, étaient assortatifs et vulnérables à une attaque ciblée.
L'assortativité est la tendance d'un personnage d'un certain degré à interagir avec un personnage de popularité similaire.
Être vulnérable à une attaque ciblée signifie que si vous supprimez l'un des personnages les plus populaires, cela conduit à un effondrement de l'ensemble du réseau.

Rien de tout cela n'apparait dans les fictions.

Parmi les trois mythes, le Táin est le moins susceptible d'être vraisemblable. Cependant, Mac Carron et Kenna ont constaté que son artificialité apparente ne concerne que 6 des 404 personnages...

"En termes de distributions de degrés, les trois mythes sont comme de véritables réseaux sociaux, ce qui n'est pas le cas pour les réseaux fictifs. En retirant le protagoniste éponyme de Beowulf, cela a également fait valoir que le réseau était assortatif, comme les réseaux réels. Pour Táin nous avons supprimé les «liens faibles» associés aux six premiers personnages les plus reliés qui avaient déjà compensé la distribution des degrés; cet ajustement a rendu le réseau assortatif", a poursuivi Mac Carron.

Les chercheurs ont formulé l'hypothèse que si la société dans Táin devait être vraisemblable, les six premiers personnages sont susceptibles d'avoir été le résultat de la fusion d'autres personnages au fur et à mesure que l'histoire se transmettait oralement de génération en génération.

Les chercheurs reconnaissent qu'il y a des éléments de chacun des mythes qui relèvent de la pure fantaisie, tels que le personnage de Beowulf tuant un dragon, mais ils soulignent qu'ils étudient l'ensemble de la société plutôt que des événements spécifiques.

Des preuves archéologiques historiques ont été interprétées comme indiquant que certains éléments des mythes, tels que des endroits spécifiques, des monuments et des personnages, sont susceptibles d'avoir existés.

Source:
  • Past Horizons: "Physicists study famous historical myths for hidden truths"

Découverte des plus anciennes allumettes

D'après des chercheurs d'Israël, de mystérieux objets d'argile et de pierre du Néolithique pourraient être les plus anciennes allumettes à ce jour.

Les rayures sur les "allumettes" ont conduit les chercheurs à penser qu'elles ont été utilisées pour démarrer des feux

Bien que ces objets cylindriques soient connus depuis un certain temps, ils avaient été interprétés, jusqu'à maintenant, comme des symboles phalliques cultuels.

La nouvelle interprétation des chercheurs signifie que ceux-ci pourraient être la plus ancienne preuve sur la façon dont les feux étaient allumés.

L'étude a été publiée dans la revue Plos One. Le journal rapporte que ces objets ont près de 8.000 ans.


Des allume-feux

Bien que les traces de "pyrotechnie" en Eurasie soient connues depuis 750000 ans, ces conclusions proviennent généralement de la forme des restes du feu en lui-même.

"Nous avons des preuves d'utilisation du feu chez les hommes modernes et les Néandertaliens, avec des cendres et des foyers, mais rien n'a jamais été trouvé sur la façon dont ces feux ont été allumés", explique l'auteur principal de l'étude, le professeur Naama Goren-Inbar de l'Université hébraïque de Jérusalem.

C'est au cours d'une visite au Musée d'Israël à Jérusalem que le professeur Goren-Inbar a reconnu la forme des structures découvertes sur le site archéologique Sha'ar HaGolan: elle y a vu des outils utilisés à des fins autres que  simplement cultuelles.

"J'ai vu cet objet et il m'a immédiatement semblé que c'était très, très semblable à tous les bâtons que vous voyez utilisés dans les exercices d'incendie. J'ai fait le rapprochement et cela s'est mis en place lentement", dit-elle.

En utilisant la microscopie électronique, le professeur Goren-Inbar et ses collègues ont identifié des signes révélateurs sur ces objets en argile cylindriques: ils pourraient avoir été mis en rotation à grande vitesse, générant des frictions pour enflammer de l'amadou.

Ils ont identifié des marques linéaires, ou stries, aux extrémités coniques des cylindres qui auraient été générés en faisant tourner les «allumettes» dans des douilles sur des "planches à feu" trouvées sur d'autres sites.

De la coloration "brunie", évoquant des marques de roussissement, a également été trouvée, ainsi que des rainures: cela a pu être généré par un arc, utilisé pour faire tourner les cylindres.

Cette découverte est étayée par des preuves culturelles connues depuis le Néolithique ainsi que la connaissance des techniques traditionnelles d'allumage de feu.

Cette nouvelle interprétation met en valeur la sophistication technologique des habitants de Sha'ar HaGolan à cette époque.

En outre, la prévalence de ces structures autour d'une vaste zone de la Méditerranée orientale peut indiquer que les allumettes d'argile étaient communes à une période antérieure à d'autres technologies d'inflammation.

Source:

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8.23.2012

Comment déplaçait-on les statues de l'ile de Pâques ?

MAJ 07/06/2018
Après avoir fait un essai en bougeant eux-mêmes une statue, des chercheurs supposent que les indigènes ont soulevé ces figures monumentales en position debout, puis les on fait "marcher" en les balançant jusqu'à leur emplacement.

 (C) Photo by Sheela Sharma

Leurs conclusions concordent avec un scénario qui considère les indigènes de l'île polynésienne comme des ingénieurs doués travaillant avec le peu qu'ils avaient sous la main, et non comme les victimes d'une catastrophe environnementale dont ils seraient la cause.

"Beaucoup de ce que les gens croient savoir au sujet de l'île se révèle être faux," explique Lipo Carl, archéologue à la California State University à Long Beach.

Lipo et l'anthropologue Terry Hunt, de l'Université d'Hawaï, ont exposé leur cas dans un livre intitulé "The Statues that Walked: Unraveling the Mystery of Easter Island".

Il s'agit d'un véritable contrepoids au scénario peignant une sombre saga dans l'île de Pâques; scénario détaillé dans le livre mieux connu "Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed" (Effondrement: Comment les sociétés décident de disparaitre ou de survivre), par l'auteur scientifique Jared diamond de l'UCLA.


Le scénario de Diamond

D'après Diamond, la société de l'île de Pâques est dépeinte comme vouée à l'échec en raison de la surpopulation, des conflits et de la déforestation.

Les Polynésiens auraient colonisé l'île il y a 1600 ans, et abattu les forêts de palmiers dans le cadre d'une stratégie de brûlis. Cela aurait conduit à une agriculture intensive, la dégradation des sols, les conflits, le cannibalisme et le dépeuplement massif.
Au moment de l'arrivée des Européens au 18e siècle, la société de l'île de Pâques était moribonde.

Les statues de l'île, les Moaï, auraient joué un rôle important dans ce scénario. Diamond s'appuie sur les conclusions d'autres chercheurs disant que les monolithes, qui pèse jusqu'à 90 tonnes, ont été déplacés par des centaines d'insulaires, en utilisant les arbres tombés comme des traîneaux, des rouleaux et de leviers.

Les chefs rivaux recrutaient des tribus entières pour ériger ces monuments à leur gloire. Les statues brisées trouvées le long des chemins de l'île seraient un témoignage de l'échec final de la société concernant ces sculptures sur pierre.


Le scénario de Hunt et Lipo

Ils proposent un point de vue radicalement différent. D'après eux, l'île de Pâques n'a jamais été un super endroit pour y vivre: "cela n'a jamais été verdoyant, et il n'y a jamais eu de très nombreuses personnes sur l'île".

Dans ce scénario, les Polynésiens se sont installés sur l'île il y a 800 ans environ, et ils sont arrivés avec des rats qui ont dévoré les arbres.

La population serait restée relativement stable pendant des siècles, mais, à l'arrivée des Européens, les insulaires auraient été victimes de maladies que leurs systèmes immunitaires ne pouvaient pas combattre.

Hunt reconnait que, "d'un point de vue de la biodiversité, ce fut une catastrophe."
Mais il pense que les méthodes agricoles utilisées par les anciens insulaires ont été conçues pour tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation. Des pierres ont été empilées pour créer des parcelles de jardin circulaires connues sous le nom "Manavai". Les éléments nutritifs auraient rapidement disparu du sol, mais la roche fraîche était pulvérisée et ajoutée au sol comme paillis.

"Ils étaient en mesure de gérer leurs vies d'une manière qui était vraiment stable et durable", affirme Lipo.

Les statues jouent aussi un rôle différent dans leur scénario. D'après eux, il n'y avait pas besoin d'autant de gens pour déplacer les statues si elles étaient soulevées à la verticale puis balancées sur la route.

De plus, cette tâche aurait aidé à se défouler, et aurait pu être une sorte de ciment social d'après Hunt: "ils mettent beaucoup d'efforts dans le déplacement d'une statue, plutôt qu'à se battre. Déplacer le Moai était un peu comme jouer un match de football."


La controverse

Après la sortie du livre "The Statues That Walked", Diamond a fortement contesté les conclusions de Hunt et Lipo, déclarant sur ​​le blog de Mark Lynas (expert climatique) qu'elles ont été "considérées clairement fausses par la quasi-totalité des archéologues ayant des programmes actifs sur l'île de Pâques."  

Diamond aborde le débat en détail, y compris l'idée que les statues aient pu être déplacées verticalement: "Cela semble invraisemblable. Imaginez vous-même: Si on vous dit de transporter une statue de 90 tonnes et 10 mètres de haut sur une route de terre; pourquoi se risquer à la basculer et la casser en la transportant à la verticale avec tout son poids concentré sur sa petite base, plutôt que d'éviter le risque de basculement en la posant à plat et distribuant son poids sur toute sa longueur ? "

Lipo et Hunt ont publié leur propre contre-réfutation sur le blog de Lynas: ainsi, le débat sur les données historiques dépend de l'interprétation sophistiquée des tests de datation au radiocarbone, de l'analyse du pollen et des marques de dents sur les coquilles de noix de palmier.

Mais la partie sur le transport horizontal contre vertical ? Cela pourrait être facilement testé.

Jo Anne Van Tilburg de l'UCLA, avait déjà montré que la méthode horizontale était réalisable, s'il y avait beaucoup d'ouvriers et de bois.

Lipo et Hunt ont donc mis en place leur propre expérience: ils ont construit une réplique de Moai de 5 tonnes, avec la répartition du poids que l'on retrouve dans une vraie statue. Puis ils ont attaché des cordes autour d'elle, l'on soulevé à l'aide d'une grue, et se sont apprêtés  à la laisser reposer librement.
Ils on pu voir immédiatement que la statue allait tomber vers l'avant si la grue relâcher la tension sur la corde...
Hunt et Lipo étaient sur le point de s'éloigner de dégoût lorsque l'opérateur de la grue fit avancer la statue en manipulant la corde. Les chercheurs ont ainsi découvert que le ventre rebondi de la statue produit un centre de gravité faisant chuter vers l'avant, ce qui facilite le transport vertical.

Ainsi, une équipe de seulement 18 personnes (à titre de comparaison, l'équipe de Van Tilburg utilisait 60 tireurs.) peut utiliser des cordes pour faire mouvoir la statue d'avant en arrière, afin qu'elle se déplace en avant.



Bien sûr, une statue de 90 tonnes est bien plus grande qu'une statue de 5 tonnes, mais Hunt a constaté que la technique était évolutive.


"Nous ne sommes pas des échecs"

L'expérience de la statue qui marche ne fait pas que confirmer le scénario proposé par Hunt et Lipo, mais elle est compatible avec les revendications des insulaires et leur tradition orale: en effet, les statues descendaient la route en "marchant" dans les temps anciens.
Elle fournit également une explication alternative pour les statues en ruines qui jonchent les routes: c'est ce qui arrivait lorsqu'ils perdaient le contrôle de la corde.
Le débat sur les deux scénarios autour du passé de l'île de Pâques pourrait bien se poursuivre pendant des générations. Mais il est clair que le scénario de Hunt et Lipo est préféré par les insulaires.


Source:
  • Cosmic Log: "How Easter Island's statues walked"

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Mise à Jour 07/06/2018:

8.17.2012

Deux sculptures de lions grandeur nature découvertes en Turquie


Deux sculptures de lion grande nature datant de l'antiquité et pesant chacune environ 5 tonnes ont été découvertes dans ce qui est maintenant la Turquie.

Les archéologues sont cependant perplexes sur l'utilisation qu'elles ont pu avoir.

 Une sculpture de lion de granit grandeur nature découverte dans la ville de Karakiz en Turquie. Elle remonte à plus de 3,200 ans, au temps de l'Empire Hittite. le lion est sculpté "rôdant en avançant" avec l'ondulation des muscles apparente.

Une des hypothèses des chercheurs est que les statues, créées entre 1400 et 1200 avant JC, étaient destinées à faire partie d'un monument pour une source d'eau sacrée.

Ces lions réalistes ont été créés par les Hittites qui contrôlaient un vaste empire dans la région à un moment où le lion asiatique parcouraient les contreforts de la Turquie.

"Les lions rôdent en avançant, la tête légèrement baissée, les sommets de leurs têtes sont à peine plus élevés que leurs nuques", écrivent Geoffrey Summers, de l'Université Technique du Moyen-Orient, et le chercheur Erol Özen dans un article publié dans l'American Journal of Archaeology.

Les deux sculptures de lions ont des différences stylistiques et ont été faites par différents sculpteurs.
La sculpture du lion dans le village de Karakiz est particulièrement réaliste, avec des muscles saillants et une queue qui se courbe dans le dos du bloc de granit. "Les sculpteurs savaient certainement à quoi ressemblaient des lions," ajoute Summers.
Les documents écrits ainsi que les données archéologiques indiquent que le lion d'Asie, aujourd'hui disparu en Turquie, était encore très présent dans la région, certains étant même gardés par les Hittites dans des fosses.

Curieusement la sculpture de Karakiz a une couleur orange provoquée par l'oxydation des minéraux dans la pierre. Summers ne pense pas qu'il y avait cette couleur lorsque le lion a été sculpté.


Découverts depuis 2001...

L'histoire de la découverte de ces lions massifs a commencé en 2001, lorsque  Özen, à l'époque directeur du Musée de Yozgat, a été alerté de l'existence de l'ancienne carrière par un homme du village de Karakiz et un fonctionnaire du ministère de la Culture.
Une recherche approfondie dans la zone a été entreprise au printemps 2002 avec des fouilles au cours des années suivantes.

Les pilleurs, toutefois, ont battu les archéologues d'une longueur d'avance: le lion de Karakiz a été dynamité en deux: "Il y a cette croyance que les monuments de ce genre contiennent un trésor", a déclaré Summers, expliquant que le dynamitage des monuments est un problème en Turquie, "cela fait la une des journaux turcs tous les mois."

Le deuxième lion, trouvé au nord du village, a aussi été scindé en deux.




Mais à quoi servaient-ils donc ?

Une recherche dans la zone environnante n'a révélé aucune trace d'habitat hittite datant de l'époque des statues.
La taille des sculptures signifiait que les sculpteurs n'avaient probablement pas l'intention de les déplacer très loin.

Summers fait l'hypothèse que, plutôt que d'être destiné à un palais ou une grande ville, les lions ont été créés pour un monument afin de marquer quelque chose d'autre, comme de l'eau: "Je pense qu'il est très probable que ce monument allait être associé à l'une des sources très abondantes qui sont assez proches. On retrouve des parallèles dans les traditions hittites avec des sculptures liées à des sources d'eau."

En effet, le monument d'un site connu, Eflatun PiNar, comprend un bassin sacré qui est alimenté par une source sous la piscine elle-même.
Les chercheurs Erbil et Mouton ont étudiés les religions liées à l'eau dans l'ancienne Anatolie (Turquie): "selon les textes cunéiforme hittites, l'eau était considérée comme un élément purificateur efficace".

Source:

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8.15.2012

A-t-on découvert la cité perdue maya de Yupaha ?


Les Mayas ont construit des temples étonnants au Mexique, au Guatemala et au Honduras... Aujorud'hui, certains pensent que cet ancien peuple a fui la dissolution de sa civilisation pour finir en Géorgie...

Emplacement de la cité: cette image 3D virtuelle a été faite à partir des ruines trouvées dans les montagnes Brasstown Bald.

L'historien et architecte Richard Thornton est persuadé qu'un site archéologique, vieux de 1100 ans, est la trace des réfugiés mayas qui ont fui l'Amérique centrale et se sont retrouvés dans les montagnes du Nord en Géorgie près de Blairsville.

Sa théorie étonnante est basé sur la découverte de 300 à 500 terrasses rocheuses et monticules sur un côté de la montagne Brasstown Bald et datant de 900 après JC... à l'époque où les Mayas ont commencé à disparaitre.

La théorie de M. Thornton suppose que la zone de Brasstown Bald pourrait être la "ville légendaire de Yupaha, que l'explorateur espagnol Hernando de Soto n'a pas réussi à trouver en 1540". Il la décrit comme "certainement l'une des découvertes archéologiques les plus importants de ces derniers temps".

Les Mayas ont disparu autour de 900 après JC pour des raisons encore débattues par les chercheurs (bien que la sécheresse, la surpopulation et la guerre soient les théories les plus populaires).


Une découverte remontant aux années 90.

Ces restes ont été découverts par l'ingénieur à la retraite Waldrip Carey au cours d'une balade dans les années 1990.

L'Archéologue Johannes Loubser a fouillé une partie du site et a rédigé un rapport à ce sujet en 2010, mais il ne pense pas que les terrasses rocheuses soient mayas: "Je pense que (M. Thornton) présente les éléments de façon sélective. Mais il est meilleur vendeur que moi et que d'autres archéologues." M. Loubser, qui a fouillé une paroi rocheuse et un petit monticule, a ajouté que les allégations de ce genre doivent être étayées par des "preuves tangibles" en raison des diverses opinions en conflit dans le monde archéologique.
Il estime que les structures pourraient avoir été construites par les indiens Cherokee ou une ancienne tribu entre 800 et 1100 après JC.  
M. Loubster s'est arrêté de creuser, car il a réalisé que le site pouvait être un lieu funéraire.

Cependant, M. Thornton affirme que d'anciennes cartes concernant cet emplacement nomment deux village 'Itsate', terme qui est aussi une façon de désigner les Mayas (Mayas Itza). Les structures en terrasse et la datatation l'ont aidé à parvenir à sa conclusion: "C'était une pratique courante pour les Mayas Itza de sculpter une colline dans un monticule de forme pentagonale. Il y a des douzaines de ces structures en Amérique centrale".

Mais tout le monde n'est pas impressionné par la théorie de M. Thornton. Selon le professeur Williams Mark, de l'Université de la Géorgie: "Il n'existe aucune preuve de Maya en Géorgie. Les sites sont certainement celles des Amérindiens de la préhistoire de la Géorgie."

M. Thornton n'a pas été gêné par le débat qui a suivi, en fait, c'est exactement ce qu'il voulait. «Je ne suis pas un archéologue. Je suis un homme de vue d'ensemble», a-t-il déclaré à l'Atlanta Journal Constitution, "nous espérons que cet article suscite un certain intérêt. Je voulais simplement essayer d'attirer l'attention des archéologues afin qu'ils fouillent un peu plus le site(..)"

Thornton travaille avec la société Histoire Revealed media qui a créé des cartes tridimensionnelles du site; lorsqu'il a comparé sa carte du site de Géorgie, cela lui a rappelé d'autres œuvres mayas: "elle est identique à des sites au Belize".

En attendant, il serait intéressant que les archéologues se penchent sur cette découverte afin de pouvoir confirmer ou infirmer les suppositions de Thornton.


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8.13.2012

Découverte du tombeau d'un guerrier de la période des trois royaumes

Il y a environ 1.800 ans, alors que la Chine se scindait en trois royaumes, un guerrier était mis au repos.
Il a été enterré, avec sa femme, dans un tombeau avec des toits en forme de dôme. Il devait avoir environ 45 ans lorsqu'il est mort.

 Ce tombeau a été découvert récemment à Xiangyang en Chine. Les chercheurs ont constaté qu'il remonte à environ 1800 ans au début de la période des Trois Royaumes, un moment où le pays a été divisé entre les royaumes de Wei, Wu et Shu.


Les restes des squelettes ont été trouvés à l'intérieur de deux cercueils en bois qui avaient pourri. Les archéologues ne connaissent pas leurs noms, mais, en se basant sur la conception de la tombe et du mobilier funéraire, ils pensent qu'il devait être un général ayant servi un ou plusieurs des seigneurs des pays en guerre; peut-être Cao Cao et son fils Cao Pi.


Un cheval en bronze grandeur nature.

Le tombeau a été découvert à Xiangyang, une ville qui, au temps des Trois Royaumes, était d'une grande importance stratégique.

Des fouilles de sauvetage ont commencé en Octobre 2008. L'opération de sauvetage, réalisée par l'Institut municipal des vestiges culturels et de l'archéologie de Xiangyang , a mis au jour de nombreux trésors dans la tombe .

Une des plus grands trouvailles est un cheval en bronze grandeur nature, le plus important jamais découvert en Chine. Il mesure 163 centimètres de long et 163 centimètres de haut. "La figurine du cheval est en position debout, oreilles dressées, les yeux en saillie, la bouche ouverte, le cou long et large, la crinière droite et la queue baissée", écrit l'archéologue Liu Jiangsheng.

Le tombeau contenait également une poterie vernissée très détaillée représentant une maison à deux étages entourée d'un mur d'enceinte avec une passerelle. La portail a deux portes principales, chacune décorée avec un heurtoir et de deux figurines humaines emplumées.
Des motifs d'ours ont été trouvés dans de nombreuses décorations sur la maison.
Les poterie de maisons comme celle-ci sont courantes sous la dynastie des Han, bien que des maisons aussi détaillées à plusieurs étages sont rares.

L'architecte Qinghua Guo, professeur à l'Université de Melbourne, écrit que les modèles comme ceux-ci sont utiles pour reconstruite les maisons telles qu'elles avaient pu être dans l'ancienne Chine. "Les descriptions littéraires des bâtiments de l'ancienne Chine nous portent à croire qu'il y avait une architecture très développée, mais les restes sont rares et fragmentaires,"  écrit Guo dans son livre "The Mingqi Pottery Buildings of Han Dynasty China 206 B.C. – A.D. 220"(Sussex Academic Press, 2010), "les images de ces bâtiments disparus ne sont pas totalement perdues puisqu'elles survivent sous forme de miniatures dans des anciennes tombes."


Mais le trésor ne s'arrête pas là...

Ont aussi été trouvés des disques d'or et d'argent, des perles de cristal et d'agate et des bracelets en or, pour n'en nommer que quelques-uns.

Parmi les découvertes il y a une figurine de porc en jade avec son museau finement détaillée; le petit animal semble endormi.

Une autre œuvre d'art montre une figurine en poterie vernissée d'un chien aboyant furieusement en se tenant debout sur ses quatre pattes.

Une pièce montre un gardien du tombeau terrible: sa longue langue sort et, manifestement, «un animal rampant est fixé sur le bout de la langue», écrit Jiangsheng.


Et, il y a beaucoup plus....

Un miroir de bronze a été trouvé avec un bouton rond en son centre. Le miroir est décoré avec des motifs complexes incluant des représentations du phénix et même un Kui, ou démon unijambiste.
Deux inscriptions ont été retrouvées sur l'artéfact, on peut lire: "Pour profiter aux descendants pour toujours," tandis qu'une autre dit: "Que le titulaire récupère la position des trois ducs." Les Trois Ducs étaient les trois fonctionnaires les plus puissants, après l'empereur, dans l'ancienne Chine.

Comme tout bon guerrier, le général a fait en sorte d'être bien équipé pour l'au-delà.
Des sabres de bronze et de fer ont été trouvés dans la tombe avec une détente d'arbalète en bronze encore en bon état après 1800 ans.


Les Trois Royaumes 

La période des Trois Royaumes est l'une des plus célèbres de l'histoire chinoise . Elle a vu la fin de la dynastie de 400 ans des Han et l'émergence des royaumes de Wei, Wu et Shu.

Il y a de fréquentes références à cette période dans la culture populaire.
Un roman historique du 14ème siècle appelé "Roman des Trois Royaumes" est considéré comme l'un des ouvrages les plus populaires jamais écrits en chinois.

Bien que les chercheurs ne savent pas qui était ce général, ou pour qui il a combattu, ils pensent que, sur la base des artéfacts et de l'architecture mise au jour, il a été inhumé au début de la période des Trois Royaumes, qui a officiellement débuté dans les années 220.

En outre les données historiques indiquent que Xiangyang, où il a été enterré, occupait une zone stratégique qui permettait l'accès des armées entre les parties nord et sud du pays.

Vers la fin de la dynastie des Han, la ville était contrôlée par Liu Biao, techniquement, un gouverneur de la province Jing, même si en pratique, il était indépendant de la cour des Han. Il a tenu la ville jusqu'à sa mort en 208, après quoi les armées de Cao Cao se sont accaparées la ville et le gouverneur a été démis. Cao Cao aurait alors utilisé Xiangyang comme base pour conduire au sud une campagne qui aboutira à sa défaite face à Liu Bei et Sun Quan lors de la bataille de la Falaise Rouge.
Mais, même après la défaite, la ville de Xiangfan est resté dans les mains de Cao Cao. En 220, Cao Cao mourut et fut remplacé par son fils Cao Pi, qui se proclama empereur, bien que ses forces ne contrôlassent pas l'ensemble du pays. Les combats entre les trois royaumes dura pendant plusieurs décennies et longtemps après la mort précoce de Cao Pi en 226.

Tout au long du règne de Cao Pi, Xiangyang semble être resté dans ses mains, laissant ouverte la possibilité que le général enterré dans le tombeau nouvellement découvert était l'un de ses serviteurs.


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8.10.2012

Les archéologues font une importante découverte à Marcahuamachuco


L'équipe de recherche archéologique travaillant à Marcahuamachuco au Pérou, a annoncé un "premier résultat important" permettant de comprendre le processus historique du site.
Une collection de 10 figurines en métal et de nombreux autres objets d'ornement, soupçonnés de faire partie d'une offrande faite au cours de la la construction du site, ont été mises au jour.

 Une des dix figurines en métal découverte à Marcahuamachuco

Jésus Holguin, directeur de l'équipe archéologique, a expliqué que les figurines représentent des hommes vêtus de chapeaux, de cache-oreilles et de vêtements.

Les figurines, dont certaines sont assises les jambes croisées, aurait été fabriquées par l'application d'une mince feuille de métal sur une forme sculptée en pierre ou en bois.

Parmi les objets ornementaux découverts, il y avait des boucles d'oreilles, des colliers, des tupus (aiguilles) et des perles qui auraient pu être rattachées à des toiles ou des bannières.

Guillermo Lumbreras, un archéologue à Marcahuamachuco, a déclaré que les pièces avaient des traits issus de la culture Moche. Lumbreras voit une influence Recuay dans la conception des objets, mais les traits dominants correspondent à la société Wari (huari). Les pièces devraient aider les chercheurs de la période de l'Horizon Moyen (500-900 après JC) dans la compréhension de la place de Huamachuco dans le processus historique, en particulier dans l'installation des Wari.

Cette découverte ajoute également aux constatations antérieures sur Marcahuamachuco, qui comprennent des objets en Spondylus de la côte équatoriale et en roches volcaniques des hauts plateaux du centre-sud.
Ces constatations ont conduit les chercheurs à penser que les habitants de Huamachuco avaient des réseaux d'échange sur de longues distances.  

Marcahuamachuco, qui est devenu un site du projet GHF en 2011, se trouve à la jonction de vallées de montagne à plus de 3000 mètres, donnant sur ​​des sites satellites et des rivières en contre-bas.
Connu pour ses citadelles massives et ses structures circulaires à double paroi uniques, Marcahuamachuco a été construit entre 400 et 800 après JC et est devenu le centre politique, économique et militaire le plus important au nord du Pérou. Il est parfois appelé le "Machu Picchu du Nord."

Source:

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8.07.2012

Danemark: une armée sacrifiée dans une tourbière

En 2009, des archéologues danois avaient mis au jour une armée abattue il y a près de 2000 ans à l'extrémité est du lac Mosso au Danemark.


Ils avaient trouvé les ossements de près de 200 guerriers, probablement tous issus de la même bataille.
Les coupures et les barres obliques sur les squelettes montrent qu'ils ont péri de mort violente, mais rien n'est encore arrêté quant à l'identité des tueurs et des victimes.

 Une étude en 2009 confirmait les bonnes conditions de préservation.


En Février 2012, la Fondation Carlsberg a accordé un budget pour des recherches et des fouilles plus poussées et dans les zones humides d'Alken.

Les archéologues et d'autres experts du Musée Skanderborg, du Musée Moesgård et de l'Université d'Aarhus espèrent pouvoir répondre à certaines de leurs questions au cours de leurs recherches de l'été 2012.

En effet, un chantier de fouille important aura lieu près d'Alken, une petite ville près de Skanderborg sur la péninsule du Jutland.

Les restes datent du début de l'âge du fer romain, bien que les armées romaines n'aient jamais été si loin au nord. Ils se sont arrêtés à quelques centaines de kilomètres au sud du site danois, dans l'actuelle Allemagne moderne.

Cependant, ce conflit aurait pu être une conséquence de l'expansion romaine et cette découverte pourrait apporter un nouvel éclairage sur ce qui s'est passé dans ces siècles au-delà des frontières de l'Empire romain.


Un trésor archéologique.

Beaucoup de nouveaux corps devraient être exhumés au cours de Juillet et Août. L'archéologue Mads Kähler Holst, de l'Université d'Aarhus, a expliqué que "la dernière fois que nous avons creusé ici, nous n'avons pas vraiment atteint le périmètre de la découverte. Il n'y a aucun doute que la fouille se traduira par de nombreux squelettes en plus. Si nous avons de la chance, ce que nous avons déjà vu peut n'être que le début. "

La fouille se déroule dans les prairies humides, à proximité des pâturages du grand lac du Jutland, le Mosso.
Pour atteindre les restes, il est nécessaire de creuser près de deux mètres au-dessous de la nappe phréatique.

"Nous luttons contre l'infiltration d'eau, et nous avons de grandes pompes fonctionnant en permanence. Ce qui rend notre travail difficile - mais cela explique aussi pourquoi les os sont si bien conservés. L'eau a retardé la décomposition et les vestiges sont en bon état lorsque nous les déterrons, " explique Ejvind Hertz, conservateur de l'archéologie au Musée Skanderborg.


Objectif principal de la fouille 2012: en apprendre davantage sur le sacrifice de masse de ces guerriers.

Les archéologues espèrent que l'analyse des restes permettra de clarifier certains des nombreux mystères associés à cette unique découverte.
Des analyses géologiques seront également effectués afin de comprendre pourquoi le sacrifice a eu lieu précisément ici, dans les prairies d'Alken.


Les restes sont si bien conservés que les experts seront en mesure d'analyser leur ADN.
Des tests préliminaires ont été effectuées dans un laboratoire sur six dents et les os du fémur deux.
En cas de succès, les chercheurs sauront si les squelettes proviennent d'un groupe local ou extérieur à la région.

Source:
  • Past Horizons:"An army sacrificed in a bog"

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8.06.2012

Sliasthorp, la ville Viking légendaire aurait été découverte

Le pouvoir central caché des premiers rois danois pourrait bien avoir surgi du sol dans le nord de l'Allemagne. Les archéologues ont trouvé quelque 200 maisons et de nombreuses armes...

Le site de fouilles près de la fontière danoise.

Les archéologues danois pensent avoir découvert les restes de la légendaire ville viking Sliasthorp dans la baie de Schlei dans le nord de l'Allemagne, près de la frontière danoise.

Selon les textes du 8ème siècle, la ville a servi de pouvoir central pour les premiers rois scandinaves.
Les historiens doutaient de l'existence de Sliasthorp. Ce doute commence aujourd'hui à faiblir: les archéologues de l'Université d'Aarhus ont fait une découverte étonnante sur le sol allemand.

"C'est énorme. Partout où nous creusons, nous trouvons des maisons. Nous estimons qu'il y en a environ 200", explique Andres Dobat, maître de conférences en archéologie préhistorique à l'Université d'Aarhus, "et les maisons que nous avons fouillé jusqu'à ce jour sont remplies d'artéfacts: des perles, des bijoux, des pièces de verre brisé, des haches, des clés et des pointes de flèches."


L'une des premières villes scandinaves 

Ces découvertes vont dans le sens des interprétations des archéologues qui soutiennent que la ville appartenait à l'élite Viking et fonctionnait comme un centre militaire stratégique.
"Dannevirke et Hedeby, deux des plus grands monuments de l'époque viking, pouvaient être contrôlés à partir de cet endroit", explique Dobat. "Nous ne sommes pas encore pleinement conscients de l'importance que ce site a pu avoir. Mais nos fouilles nous ont déjà donné une perspective entièrement nouvelle sur beaucoup de choses, y compris l'organisation militaire de l'époque viking et la nature des premières villes en Scandinavie."


Un emplacement stratégique 

Les premières sources écrites pour l'histoire du Danemark, les Annales royales des Francs de 804, disent que Sliasthorp a joué un rôle important dans l'ère des Vikings.

Le roi Viking Godfred, dit le texte, a décidé de transformer la ville en pouvoir central militaire près de la frontière de l'ancien royaume danois. Au début du 9ème siècle, il est arrivé avec son armée dans ce qui était alors un petit village et l'a transformé en un endroit clé militaire.

Stratégiquement, cela était un choix intelligent pour plusieurs raisons:
  • La longue fortification de Dannevirke était située à seulement quelques centaines de mètres vers le sud. Aussi, quand il y avait un besoin de renforts à la frontière de l'Empire carolingien en Allemagne, ils pouvaient facilement intervenir à partir de Sliasthorp
  • Les nombreuses habitations à moitié enfouies de la ville convenaient aux guerriers du Roi Godfred. Cela a permis au roi de riposter lorsque le Jutland a été attaqué par Charlemagne (742-814).
  • Grâce à son emplacement près de la baie de Schlei, les bateaux vikings pouvaient facilement transporter des hommes, des armes et des produits alimentaires en provenance et vers la ville. 


Sliasthorp a été attaquée par des guerriers 

Il apparait que le roi Godfred a été avisé en se préparant à défendre le sud du Jutland. Les découvertes archéologiques confirment les sources écrites expliquant que le pouvoir central militaire du roi a ensuite été attaqué.

"Nous avons trouvé les restes d'une grande et longue maison qui a été brûlée à un moment donné au cours du 10ème siècle," dit Dobat, "elle faisait plus de 30 mètres de long et neuf mètres de large, et dans les restes des piliers qui se dressaient autrefois à l'entrée, nous avons trouvé des pointes de flèches et des chausse-trapes. Ceci suggère que la maison a été attaquée dans un conflit militaire et entièrement brûlée. "

 Chausse-trape découvert sur le site.


Le roi vivait avec le chef 

L'attaque a eu lieu longtemps après la mort du roi Godfred. Mais même s'il avait été vivant, il est peu probable qu'il ait été témoin de l'attaque. À l'époque, les rois étaient toujours sur la route et passaient rarement de longues périodes à Sliasthorp.
En conséquence, le fonctionnement quotidien de la ville est susceptible d'avoir été administrée par le chef du village, qui vivait dans la grande maison somptueuse.

Le roi Godfred et ses hommes logeaient à Sliasthorp uniquement lorsqu'ils avaient à faire dans la région.


Silasthorp, une ville de l'élite 

Le roi n'était pas le seul à voyager dans et hors de la ville viking. Le nombre de la population de la ville fluctuait à plusieurs reprises au sein de la même année, en fonction des besoins en artisans ou soldats dans la région.

Seul un groupe restreint de l'élite Viking vivait à Sliasthorp sur de longues périodes.
D'après Dobat, la majorité des maisons de la ville étaient utilisées uniquement quelques semaines par an. À certains moments, il y avait 100 personnes dans la ville, d'autres fois peut-être plus de 1.000: "Nous sommes en périodes pré-chrétiennes. Donc, il est concevable que les gens se rassemblaient dans les maisons quand il y avait des fêtes sacrificielles, des réunions politiques, des formations militaires, ou si quelque chose se passait à Dannevirke. "


Toutes les affaires communes se faisient à Hedeby 

Sliasthorp, qui avait la taille de 14 terrains de football, était beaucoup plus petite qu'Hedeby à proximité, qui fait plus de 50 terrains de football. «Dans l'ère des Vikings, les gens s'étendaient», explique Dobat, "les artisans, les marchés et toutes les activités communes se trouvaient dans une ville. Tandis que l'élite, les chefs religieux et les militaires, vivaient dans une autre ville. Donc, l'élite régionale ne vivaient pas à Hedeby. Elle était située à quelque cinq kilomètres. Nos études nous ont donné une vision complètement nouvelle sur l'anatomie des villes les plus reculées. Cela diffère grandement de ce que nous voyons au Moyen-Age et aujourd'hui."


Un ajout à l'histoire du Danemark 

Cette découverte est aussi intéressante pour l'historien que pour l'archéologue. Lasse A.C. Sonne, qui détient un doctorat en histoire des Vikings et est maître de conférences à l'Institut Saxo de l'Université de Copenhague, est fasciné par la nouvelle: "Si Dobat a découvert un domaine royal dans cette région, cela est évidemment intéressant" dit-il, "nous connaissons un modèle similaire avec la ville viking de Birka, près de Stockholm, en Suède. Il y avait la grande ville laïque isolée sur une île, et sur l'île voisine il y avait un domaine royal à partir duquel la ville pouvait être gouvernée. Si l'interprétation de Dobat  est correct, cela brosse un tableau où les chefs étaient impliqués, et où les grandes villes Viking n'ont pas juste émergées de nulle part".


Sliasthorp, précurseur de Hambourg. 

Et bien sûr, les datations ont révélé que Sliasthorp a été construite il y a 100 ans avant Hedeby. Donc, la ville nouvellement découverte pourrait très bien avoir été le lieu d'où la ville marchande de Hedeby a été planifiée.

Pour Andres Dobat cela signifie que l'ensemble du développement urbain dans le nord de l'Allemagne et la région du sud du Danemark a commencé avec Sliasthorp: "C'est l'histoire commune européenne. Nous avons effectivement trouvé les origines de ce que nous appelons aujourd'hui Hambourg. Quand les Vikings ont construit cette ville et Hedeby, ils furent précurseur de Schleswig, qui, dans le haut Moyen Age était la grande ville commerciale dans la région. Schleswig, à son tour, a été précurseur de Lübeck, qui a aujourd'hui cédé la place à Hambourg. Nous en sommes à creuser les racines de l'économie mondiale."

Les travaux de fouille sont encore en cours. Depuis la découverte des premiers objets par Dobat, avec son détecteur de métaux en 2003, il y a eu deux fouilles en 2010 et 2011.


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7.30.2012

Une chambre funéraire sous la pierre de Trefael

Le mégalithe de Trefael avait déjà fait l'objet d'un article l'année dernière en raison de nombreuses découvertes au cours de la saison de fouilles 2011 (Voir: Le mégalithe de Trefael livre de nouveaux secrets).

La saison 2012 semble encore plus prometteuse puisque les archéologues sont entrain d'exhumer et d'analyser des ossements humains trouvés sous le monument préhistorique récemment identifié comme un bouchon de site d'enfouissement.
La pierre de Trefael, dans le Pembrokeshire, était perçue simplement comme un des nombreux endroits liés à l'âge du bronze. Mais elle vient d'être reclassée après un sondage qui l'établi comme la pierre angulaire rituelle d'une chambre funéraire de l'âge de pierre.

L'étude a révélé que l'emplacement, près de Nevern, a été utilisé pour des inhumations rituelles pendant au moins 5500 ans.

La pierre de Trefael

Une équipe d'archéologues de l'Université de Bristol a reçu la permission d'examiner les ossements humains trouvés dans la zone ainsi que des perles et des tessons de poterie.


L'importance de la pierre a été négligée depuis sa première apparition sur les cartes en 1889.

La première suggestion fut la bonne: en 1972, l'archéologue France Lynch pensait que la pierre pouvait être un dolmen ou une chambre funéraire.

Le Dr George Nash et ses collègues Thomas Wellicome et Adam Stanford de l'Université de Bristol y ont fait des fouilles Septembre 2010 et y sont retournés à nouveau l'an dernier.

Ainsi, en plus de déterrer des restes humains, des perles et des poteries, ils ont trouvé une ciste en pierre qui daterait de l'âge du Bronze.
Cette découverte indique que le site aurait été réutilisé comme lieu d'inhumation longtemps après que la chambre en pierre d'origine ait été construite.

Leurs résultats suggèrent qu'il pourrait s'agir du plus ancien site funéraire rituel du néolithique au Pays de Galles et l'un des plus anciens en Europe de l'Ouest.

Le Dr Nash dit qu'il connaissait les suppositions de Lynch en 1972 sur la pierre, mais qu'aucune enquête géophysique ou fouille n'avait été réalisée: "J'ai toujours eu cette intuition que cela pourrait être beaucoup plus grand. C'est extrêmement excitant. C'est l'un de ces découvertes que l'on ne fait qu'une fois dans une vie..."

La pierre est déjà connu pour un certain nombre de cupules ou de trous circulaires faits lors de cérémonies rituelles dans le Néolithique et à l'âge du bronze.
Les archéologues ont trouvé 30 nouvelles cupules de taille variable sur la pierre haute de 1,2 m.


Un site de plus de 5000 ans.

Ils ont pu établir que le site était une chambre funéraire en pierre, construite à partir de rochers géants, et qu'il remonte à environ 3500 avant J.-C.. Il a ensuite été démantelé environ en 2.000 avant JC.

La pierre angulaire a été ensuite utilisé comme une pierre dressée, marqueur processionnel pointant vers le site de l'âge de bronze à proximité.


Les perles suggèrent que l'emplacement peut être associé à des sépultures, bien avant même la construction de la chambre funéraire; elles pourraient être liées à un site du Mésolithique à proximité datant de 10.000 ans.

L'équipe a été surprise de découvrir des artéfacts sur le site étant donné la nature acide du sol, des siècles d'agriculture et de la popularité de la zone auprès des gens qui cherchent à dénicher des trésors anciens depuis des générations.
D'après le Dr Nash: "ce que nous avons trouvé est extrêmement rare."

En septembre 2012, le Dr Nash et son équipe pourront retirer les os pour analyse.


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7.27.2012

Les natifs américains proviendraient de 3 migrations différentes

L'étude la plus complète à ce jour sur la diversité génétique chez les Américains autochtones vient de sortir. Elle devrait permettre d'élucider le mystère des anciennes migrations.


Esquisse de l'artiste brésilien Emiliano Bellini. Dessins à partir de photographies des Amérindiens de l'Arctique à la Terre de Feu. 

Les scientifiques ont constaté que les populations amérindiennes, du Canada à la pointe sud du Chili, proviennent d'au moins trois migrations différentes. 

La majorité descend entièrement d'un seul groupe de premières migrants d'Amérique qui a traversé la Béringie, un pont terrestre entre l'Asie et l'Amérique qui existait pendant les périodes glaciaires il y a plus de 15.000 ans.

En étudiant les variations de séquences d'ADN des autochtones américains, l'équipe internationale a constaté que, tandis que la plupart des populations amérindiennes sont nées de la première migration, deux migrations ultérieures ont également apportées d'importantes contributions génétiques.

"Pendant des années, les théories sur les migrations simples ou multiples en provenance de Sibérie sur le peuplement des Amériques étaient sujettes à controverses", a déclaré Andres Ruiz-Linares , professeur de génétique humaine à l'Université College de Londres et coordonnateur de l'étude, "nos recherches s'installent dans ce débat: les Amérindiens ne provienne pas d'une migration unique. Notre étude commence aussi à faire la lumière sur les modes de dispersion humaine dans les Amériques."


L'étude la plus complète à ce jour sur la diversité génétique chez les Amérindiens.

L'équipe a récupéré les données de 52 groupes de natifs américains et 17 groupes sibériens. En étudiant plus de 300.000 variations de séquences d'ADN spécifiques, appelées polymorphismes nucléotidiques, ils ont pu examiner les similitudes et les différences génétiques entre les différents groupes de populations.

Les deuxièmes et troisièmes migrations ont laissé des traces uniquement dans les populations de l'Arctique qui parlent les langues eskimo-aléoutes et Chipewyan.
Toutefois, même ces populations ont hérité de la plupart de leur génome de la première migration américaine. Les Eskimo-aléoutes tirent plus de 50 pour cent de leur ADN des premiers Américains, et les Chipewyan, environ 90 pour cent. Cela reflète le fait que ces deux voies ultérieures de l'immigration asiatique se sont mélangées avec les premiers américains rencontrés après leur arrivée en Amérique du Nord.

"Il y a au moins trois lignées profondes dans les populations amérindiennes," a déclaré le co-auteur David Reich , professeur de génétique à la Harvard Medical School, "la lignée asiatique menant aux premiers Américains est d'abord la plus ancienne, tandis que les lignées asiatiques qui ont contribué en partie à l'ADN des Eskimo-aléoutes et des Chipewyan sont plus étroitement liées aux populations actuelles de l'Asie ".


Une migration qui s'est propagée vers le Sud, le long des côtes.

L'équipe a également constaté qu'une fois dans les Amériques, les populations se sont étendues vers le sud le long d'un itinéraire qui suit la côte avec des populations qui se sont installées en cours de chemin. Il y a peu de flux génétiques entre ces groupes amérindiens, en particulier en Amérique du Sud.

Deux exceptions notables à cette dispersion simples ont également été découverts.
Tout d'abord, en Amérique centrale, les Chibchas ont une ascendance à la fois du Nord et d'Amérique du Sud.
Deuxièmement, les Naukan et les Tchouktches des zones côtières du nord-est en Sibérie portent l'ADN des "Premiers Américains". Les, eskimo-aléoutes auraient donc migré vers l'Asie, en portant des gènes autochtones américains.

L'analyse de l'équipe a été compliquée par l'afflux dans l'hémisphère des immigrants européens et africains depuis 1492 et les 500 ans de brassage génétique qui ont suivi. Pour résoudre ce problème, les auteurs ont développé des méthodes qui leur ont permis de se concentrer sur les sections de génomes des peuples qui étaient d'origine américaine entièrement autochtone. "L'étude des populations amérindiennes est techniquement très difficile en raison de la présence généralisée de mélange européen et africain dans les groupes américains indigènes", a confirmé Ruiz-Linares.

"Nous avons développé une méthode pour décortiquer ce mélange et en apprendre davantage sur les relations entre les Amérindiens avant l'arrivée des Africains et Européens," dit Reich, "ce qui nous permet d'étudier l'histoire de beaucoup plus de populations amérindiennes que nous n'aurions pu le faire autrement."

L'ensemble des échantillons d'ADN d'une telle diversité de populations n'a été possible que grâce à une collaboration d'une équipe internationale de 64 chercheurs en provenance des Amériques (Argentine, Bolivie, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Mexique, Pérou, et les Etats-Unis), Europe (Angleterre, France, Espagne et Suisse) et de la Russie.

Cette recherche a été financée par le National Institute of Health et la National Science Foundation.

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7.25.2012

Des "momies Frankenstein" parmi les découvertes des archéologues

Une équipe d'archéologues fouillant à ​​South Uist ont mis au jour l'un des sites les plus parlant sur la façon dont l'homme vivait au néolithique.

La «momie Frankenstein» a été assemblée avec des morceaux de corps de plusieurs cadavres

Des chercheurs des universités de Southampton et Liverpool ont choisi un endroit à An Doirlinn pour comprendre comment vivaient nos ancêtres préhistoriques.

Le Dr Fraser Sturt, de l'Université de Southampton, a décrit le site comme étant probablement le meilleur sur lequel il n'ait jamais travaillé dans les îles britanniques.
L'équipe a déjà trouvé des poteries décorées, des silex et un couteau peut-être utilisé par les premiers colons sur l'île.
D'après Sturt: "C'est toujours difficile de rechercher ce qui est le plus ancien, sachant que quelqu'un pourrait trouver quelque chose d'encore plus âgé, mais, pour le moment, c'est notre meilleure estimation comme étant l'un des plus anciens sites. Il y a eu une série de sites contemporains fouillés par le passé, mais ce que nous sommes en mesure de faire aujourd'hui est d'ajouter plus de détails par le biais de nouvelles méthodes et d'y ajouter une meilleure connaissance de cette période."

Le site est proche de Cladh Hallan, où l'archéologue Mike Parker Pearson, de Sheffield, avait découvert deux corps momifiés vieux de 3000 ans en 2001.

L'étude, publiée récemment, a révélé que les deux "momies Frankenstein" avaient été assemblées avec des parties de corps de plusieurs cadavres.
Le Dr Sturt a ajouté: "Mike Parker Pearson et son équipe viennent de révéler que, plutôt que d'être enterrés seuls, les corps étaient retravaillés et composés de différentes personnes. Dans l'une des momies, il y a trois personnes différentes réunies de différentes manières: la mâchoire d'une personne, le bas des jambes, et un bras d'une autre. Cette forme de pratique est remarquable, nous n'aurions pas pu la découvrir si nous n'avions pas bénéficié des avancés des travaux sur l'ADN. "


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