5.23.2010

Taposiris Magna abriterait-elle le tombeau de Cléopâtre ?

Une massive statue sans tête, d'un roi grec, a été retrouvé dans les ruines d'un ancien temple égyptien; les archéologues y voient la preuve que la structure pourrait être le lieu de sépulture de Marc Antoine et Cléopâtre.

Depuis les cinq dernières années, les archéologues fouillent autour du temple de Taposiris Magna à 45km à l'ouest de la ville portuaire d'Alexandrie, dans l'espoir de trouver la tombe du couple.

La découverte de la statue de granit noir, qui environ 1,8 m sans sa tête, est considéré comme étant celle du roi Ptolémée IV, car un cartouche sculpté ,de la même pierre, et portant son nom a été trouvé près de la base de la figure. Ptolémée IV était l'un des nombreux rois grecs qui ont gouverné l'Egypte pendant la période ptolémaïque (332 à 30 avant JC).
En plus de la statue sans tête, l'équipe de fouille égypto-dominicaine  a trouvé une inscription, écrite en grec et en hiéroglyphes, dans les dépôts de fondation de l'un des coins du temple. 
L'écrit dit que Ptolémée IV, qui a régné de 221 à 205  avant JC,  a dirigé le temple. Auparavant, les experts pensaient que le temple avait été construit durant le règne de Ptolémée II, qui régna de 282 à 246 avant JC.
Lors des dernières fouilles, l'équipe archéologique a également découvert une rangée de supports, d'environ 2 mètres de haut, pour des sphinx devant l'entrée nord du temple, où la statue de granit a été trouvée. Martinez et ses collègues pensent donc que l'entrée Nord était  la porte principale du bâtiment, et non la porte Est comme on l'a d'abord cru.
La reine et son amant, le général romain Marc-Antoine, se suicidèrent après leur défaite en 30 avant JC contre Octave, qui devint peu après le premier empereur de Rome, Auguste César.

La statue qui vient d'être retrouvée, avec deux statues de la déesse égyptienne Isis ainsi que les ruines du temple principal sont autant d'éléments reliant Taposiris Magna aux souverains ptolémaïques, et donc peut-être, au tombeau de Cléopâtre.

Les archéologues connaissent Taposiris Magna depuis longtemps, avec les premières fouilles qui ont commencé dans le temple sous Napoléon Bonaparte en 1801.
Jusqu'à tout récemment, de nombreux experts pensaient que Taposiris était un temple inachevé, car il n'a pas inscriptions et porte peu d'éléments de structures internes.  
Les archéologues connaissaient l'existence d'un grand cimetière  en dehors du temple ainsi qu'une tour qui a pu avoir été un phare, mais guère plus.

Cependant les récentes fouilles ont donné une vision beaucoup plus "active" du temple et il s'agissait  certainement d'un site important à l'époque de Cléopâtre.
Jusqu'à présent, le cimetière du temple a révélé au moins 12 momies, 500 squelettes, et 20 tombes.  
"Les corps ont été enterrés en face du temple, ce qui pourrait signifier  que le bâtiment abritait le tombeau d'un personnage important" explique Martinez.
A l'intérieur du temple, l'équipe a trouvé une place pour un bassin sacré, des chambres susceptible d'avoir été utilisées pour la momification, et des chapelles dédiées aux dieux Osiris et Isis. Ces deux figures étaient mari et femme dans la mythologie égyptienne, un fait qui aurait pu inspirer le couple pour choisir le temple comme lieu de sépulture.
 
«Cléopâtre pourrait représenter Isis et Marc Antoine pourrait être Osiris", a déclaré Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil suprême égyptien des antiquités (SCA) qui supervise les fouilles.

En 2008 l'équipe a découvert un buste d'albâtre de Cléopâtre, des pièces de monnaie à son effigie, et une statue de bronze de la déesse grecque Aphrodite, parmi d'autres objets. "Après les fouilles, nous avons découvert ce qui appartenait à ce temple, à ce vaste complexe, ce qui prouve que c'était vraiment l'un des temples les plus sacrés à Alexandrie" au cours de la période ptolémaïque, ajoute l'archéologue et directrice des fouilles Kathleen Martinez. "Aussi, à cause de la solennité de ce temple, et il était sacré à l'époque, je crois qu'il aurait pu être le tombeau de Cléopâtre".


Hawass a ajouté que Taposiris Magna est un site cohérent pour les tombes d'Antoine et Cléopâtre, car le couple légendaire aurait voulu être sûr que les conquérants romains ne puissent trouver et profaner leurs tombes.
Marc-Antoine soupçonnait qu'Octave aurait paradé autour de Rome avec leur cadavre pour montrer sa puissance militaire. Le couple aurait donc choisi d'être enterré dans un endroit sacré, mais  secret,  en dehors du quartier royal d'Alexandrie.

Il y a environ un an, le conseil suprême égyptien des antiquités (SCA) autorisait Martinez à utiliser un radar pénétrant le sol à l'intérieur de Taposiris Magna.


Les résultats montrent une série de tunnels et de pas moins de huit chambres souterraines qui sont encore à l'étude.

"C'est l'endroit parfait pour cacher leurs tombes", selon  Zahi Hawass.

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5.17.2010

Angleterre: Cartographie en 3D des caves de Nottingham

La toute dernière technologie laser est utilisée pour fournir un aperçu unique de l'aménagement des caves en grès de Nottingham .


Les recherches du "Nottingham Caves Survey", menées par des archéologues de la "Trent & Peak Archaeology" de l'Université de Nottingham, a produit des vues animées en trois dimensions des grottes qui étaient cachées depuis des siècles.


Sous les fondations du château de Nottingham et à travers la ville, il y a un labyrinthe de tunnels médiévaux, de donjons, de malteries et de caves; les gens avaient même creusés des habitations primitives dans les falaises en grès..


Ces grottes artificielles, découpées dans les couches de roche connue sous le nom de grès de Sherwood, ont été enregistrées par des scanners laser, qui peuvent relever jusqu'à 500.000 points par seconde; cela permet de voir ces galeries comme jamais auparavant.


Les archéologues ont déjà connaissance d'environ 450 grottes - certaines sont bien documentées et sont même désignées comme monuments d'importance locale et nationale.

Grâce à un financement de 250.000 livres (presque 300.000 euros) du Greater Nottingham Partnership, de l'Emda, de l'English Heritage, de l'Université de Nottingham et du Nottingham City Council on espère, qu'au cours des deux prochaines années demies, beaucoup d'autres puissent être enregistrées et cartographiées.

Dr David Walker, de la "Trent & Peak Archaeology", souligne: "Cette remarquable nouvelle technologie permettra de collecter des données complètes sur ces caves, en trois dimensions. Cela nous donne deux choses vraiment importantes: des données archéologiques très détaillées de ces caves historiques, et une nouvelle façon, pour les gens, de voir ces grottes comme jamais jusqu'à ce jour. Pour la première fois les visiteurs pourront explorer les grottes uniques de Nottingham sur le Web. Toutefois, il doit y avoir encore de nombreuses caves dont nous ignorons encore l'existence et nous espérons être contactés par des gens ayant des tunnels de grès à l'arrière de leur maison ou dans leur jardin. "

L'étude se fondera sur les travaux de la British Geological Survey réalisée dans les années 1980.

Bien que de nombreuses grottes et tunnels soient bloqués, certains sont encore accessibles aux touristes ou utilisés comme caves par les pubs. Les objectifs du projet sont d'évaluer l'importance archéologique des grottes de Nottingham, de les présenter d'une façon nouvelle et passionnante et de préserver ces ressources uniques et fragiles de Nottingham pour les générations futures.

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5.11.2010

Les Mayas maitrisaient la pression hydraulique bien avant l'arrivée des colons

Une des caractéristiques de l'eau dans la ville maya de Palenque, au Mexique, est qu'il  s'agit du plus ancien système d'ingénierie d'eau sous pression dans le nouveau monde; c'est ce que rapport une étude, fruit d'une collaboration entre deux chercheurs de Penn State: un archéologue et un hydrologue.
Pour quelle fonctions, les Mayas utilisaient-ils l'eau sous pression ? La réponse reste à ce jour inconnue laissant la voie à plusieurs hypothèses.


"Les systèmes de pression d'eau étaient auparavant considérés comme étant entrés dans le Nouveau Monde avec l'arrivée des Espagnols", expliquent les chercheurs. "Pourtant, les données archéologiques, les conditions climatiques saisonnières, l'emplacement géomorphologique et une simple théorie hydraulique montrent clairement que les Mayas de Palenque au Chiapas, avaient une connaissance empirique de l'eau sous pression dans un canal fermé, avant l'arrivée des Européens."


La structure en question est d'abord identifiée en 1999 lors d'une enquête de cartographie de la zone. Bien que similaires aux aqueducs qui coulent sous les places de la ville, elle était cependant particulière. En 2006, un archéologue retourne à Palenque avec un hydrologue pour examiner cette construction hydraulique inhabituelle.

La région de Palenque a d'abord été occupé vers l'an 100, puis a augmenté à son plus au niveau au cours de la période maya classique de 250 à 600. La ville a été abandonné vers 800.


"Dans des conditions naturelles, il était difficile pour les Mayas d'avoir des exemples d'eau sous pression dans leur monde", explique Christopher J. Duffy, professeur de génie civil et environnemental.


Les constructions souterraines pour l'acheminement de l'eau telles que les aqueducs ne sont pas inhabituelles à Palenque. Etant donné que les Mayas ont construit la ville dans une zone rétrécie et escarpée, les habitants n'ont pas pu "s'étaler". Pour optimiser la culture des terres, les Mayas de Palenque ont dérouté les cours d'eau sous les places par le biais d'aqueducs.

"Ils étaient entrain de créer de l'espace urbain», a déclaré Kirk French, maître de conférences en anthropologie. «Il y a des cours d'eau dans la région tous les 100 mètres ou alors à travers tout l'escarpement. Il y a très peu de terres à bâtir."
Ces cours d'eau alimentés par des sources sont combinées à environ 3 mètres de pluie qui tombe pendant la saison des pluies: les aqueducs permettaient de contrôler en partie les inondations.


L'aqueduc de Piedras Bolas examiné par les chercheurs, est un canal alimenté par une source située sur un terrain escarpé. L'altitude baisse d'environ 6 mètres de l'entrée du tunnel à sa sortie sur une longueur de 60 mètres.
La section transversale de la structure diminue d'environ 3M² près de la source à environ 50cm² où l'eau s'évacue à travers une petite ouverture. La combinaison de la gravité sur l'eau qui coule à travers la structure et la restriction brutale de la taille de la conduite entraine l'eau à s'évacuer avec force, sous pression.

 A la sortie, la pression exercée pouvait avoir créée un jet d'eau de 6m !


«L'expérience que les Mayas de Palenque avaient dans la construction d'aqueducs pour le détournement de l'eau et la préservation de l'espace urbain peut avoir conduit à la création de la pression de l'eau à des fin utilitaires", ajoute French.


L'aqueduc de Piedras Bolas est partiellement effondré, aussi peu d'eau surgit actuellement de l'orifice. French et Duffy ont utilisé des modèles hydrauliques simples pour déterminer la pression de l'eau potentiellement réalisable avec l'Aqueduc. Ils ont également constaté que l'aqueduc pouvait contenir presque 70000 litres d'eau.


Une utilisation potentielle de la création artificielle de cette eau sous pression serait celle d'une fontaine.Une autre possibilité aurait pu être d'utiliser la pression pour lever l'eau jusqu'au quartier résidentiel adjacent afin d'éliminer les eaux usées.


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5.06.2010

Du bleu égyptien découvert dans une église romane espagnole



Une équipe de chercheurs de l'Université de Barcelone (UB) a découvert des restes de bleu égyptien dans un retable roman dans une église de Sant Pere de Terrassa (Barcelone). Ce pigment bleu était utilisé depuis l'époque de l'Egypte ancienne jusqu'à la fin de l'Empire romain, puis n'a plus été employé. La question qui se pose alors est : "Comment pourrait-il se retrouver dans une église du 12ème siècle ?"


Le bleu égyptien ou bleu de Pompéi était un pigment bleu fréquemment utilisé par les Egyptiens et les Romains pour décorer des objets et des peintures murales. Après la chute de l'Empire romain d'Occident (476 après JC), ce pigment est tombé en désuétude et n'a plus été employé.

Cependant,  une équipe de scientifiques catalan l'a bien identifié dans le retable d'une l'église du 12ème siècle romane de Sant Pere de Terrassa.

"Nous avons effectué une étude systématique des pigments utilisés dans le retable au cours des travaux de restauration de l'église, et nous avons pu montrer que la plupart d'entre eux étaient locaux et « pauvres » (terre, blancs de chaux, noirs de fumée); nous ne nous attendions pas du tout à trouver du bleu égyptien", a déclaré Mario Vendrell, co-auteur de l'étude et géologue du groupe de recherche Grup Patrimoni.

Pour confirmer leurs soupçons, ils ont fait analyser des échantillons au laboratoire de Daresbury SRS au Royaume-Uni, où ils ont utilisé des techniques de diffraction des rayons X avec le synchrotron.


"Les résultats montrent sans l'ombre d'un doute que le pigment est du bleu égyptien", confirme Vendrell; "ce ne peut être un autre type de pigment bleu utilisé sur les peintures murales romanes, comme l'azurite, lapis-lazuli ou aerinite, qui, dans tous les cas provenaient de pays lointains et difficiles obtenir  pour le Royaume d'Aragon entre les 11e et 15e siècles ".

Selon le géologue, il n'existe aucune preuve que les gens de l'époque médiévale aient eu connaissance de la technique de fabrication de ce pigment, qui est faite de cuivre et de silicate de calcium: «En fait, il n'a jamais été retrouvé dans une fresque de l'époque".


"L'hypothèse la plus probable est que les constructeurs de l'église soient tombés sur une « boule » de bleu égyptien de l'époque romaine; ils ont alors décidé de l'utiliser dans les peintures sur le retable de pierre", explique Vendrell.

L'ensemble des monuments réalisés par les églises de Sant Pere, Sant Miquel et Santa María de Terrassa sont construits sur d'anciens lieux de vie ibériques et romains, et le pigment bleu, de grande valeur, aurait pu rester cachés sous terre pendant de nombreux siècles.

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3.22.2010

Amérique du Nord: l'étude de poteries dévoilent le rôle pacificateur des femmes

Depuis l'époque des Croisades jusqu'à nos jours, les réfugiés de guerre ont eu du mal à s'intégrer dans leurs nouvelles communautés.
Elles sont souvent économiquement pauvres et socialement isolées, ce qui entraîne une multiplication des conflits, de violences systématiques et de la guerre, au sein et entre les Communautés.

Aujourd'hui, le chercheur Todd Vanpool de l'University of Missouri pense que les poteries trouvées dans le sud-ouest de l'Amérique du Nord viennent d'une religion pacifique de femmes dans un contexte de violence, au 13ème siècle. Ces femmes ont cherché à trouver un moyen d'intégrer de nouveaux réfugiés immigrés et d'empêcher la généralisation de la guerre qui a décimé les communautés au nord.

D'abord découvert en 1930 en Arizona, la poterie Salado a créé un débat parmi les archéologues. Selon VanPool, la tradition Salado est un mouvement populaire contre la violence.


Le mystère de l'origine de la poterie et sa signification était connu comme «le problème Salado." Cette poterie du Sud-Ouest a été trouvé entre les trois grandes aires culturelles du Sud-Ouest ancien: les Pueblos ancestraux dans le nord de l'Arizona et le Nouveau-Mexique, le Mogollon du Sud du Nouveau Mexique et l'Hohokam de l'Arizona centrale et méridionale; toutes avec différentes traditions religieuses.
Même si la poterie a été trouvé dans trois aires culturelles différentes, elle communiquait les mêmes messages religieux.

De plus, elle était enterrée aussi bien avec l'élite que la population ordinaire et était peinte de motifs géométriques complexes, ou d'animaux tels des serpents à cornes.

Plutôt que de célébrer les élites locales, les symboles dans la poterie Salado soulignent la fécondité et la coopération.

«À mon avis, le fait que la nouvelle religion se reflète uniquement dans la poterie, une activité qui n'est généralement pas pratiquée par les hommes, donne à penser que c'était un mouvement qui a aidé à rassembler les femmes et à diminuer la concurrence entre elles», explique VanPool, assistant du Professeur d'anthropologie au MU College of Arts and Science.
«Les femmes dans la région ont pu provenir de différentes ethnies, mais leur participation au même système religieux auraient aidé à diminuer les conflits et a fourni un moyen de relier les différents groupes ethniques».

La poterie salado date du 13ème au 15ème siècle où il y avait un conflit majeur politique et culturel dans le Sud-Ouest américain.Des exécutions brutales, du cannibalisme probable, ont contraint des milliers de personnes à abandonner leurs régions d'origine et à s'installer dans les régions de l'Arizona et du Nouveau-Mexique.
Une autre forme de conflit est apparue après que les femmes réfugiées et leurs enfants soient arrivés dans leur nouvelle patrie.

«Le conflit a été désamorcé par l'action directe des femmes qui ont cherché à diminuer les tensions qui menaçaient de détruire leurs communautés», ajoute VanPool.
«La montée de la tradition Salado a permis aux communautés menacées de se stabiliser sur une grande partie de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, modifiant le cours de la préhistoire du Sud-Ouest. Étant donné que le système Salado a duré de 1275 à environ 1450, il était certainement couronné de succès. "

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3.08.2010

Chine: des archéologues modifient l'histoire écrite du Premier Empereur de Chine


Les exploits du premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi, sont richement documentés dans des écrits vieux de 2.000 ans tout au long de ses conquêtes à travers l'Est de la Chine.
Son règne fut en effet remarquable: il est l'initiateur de la construction de la Grande Muraille, et la découverte des soldats en terre cuite grandeur nature gardant son tombeau dans le centre de la Chine a suscité l'attention mondiale.

Mais comme le dit l'adage, l'histoire est écrite par les vainqueurs.

Les textes anciens peuvent ainsi contenir des inexactitudes favorables à l'héritage d'un puissant dirigeant.

C'est pourquoi deux scientifiques du Field Museum et leur collaborateur chinois ont intégré l'information textuelle avec la recherche archéologique en vue de mieux comprendre l'impact du règne de Shihauangdi.
 

 
Pendentif de jade (Chine, Han période, 206 B.C.-A.D. 220) Source: The Field Museum
L'élite Han portait des pendentifs élaborés en jade et pendant à la taille, attaché au cou ou reposant sur les épaules.
 
Les scientifiques sont Gary Feinman et Linda Nicholas: depuis 1996, ils ont passé quatre à six semaines par an, à sillonner les champs dans les régions rurales de la Chine à la recherche de tessons de poteries et autres objets avec des collègues, dont Hui Fang de l'Ecole d'Histoire et de la Culture à l'Université de Shandong.

Ils ont comparé les anciens documents écrits avec les faits archéologiques: le résultat de leur travail donne une vision plus holistique du premier empereur de Chine et de son influence sur la province orientale de Shandong.


Shihuangdi est le premier à unifier la Chine en 221 avant J.-C., mais les spécialistes ont peu de détails sur ses conquêtes lointaines ou sur la manière dont il a pu influencer le cours des histoires locales.  


Les données indiquent qu'en 219 avant JC, l'empereur a visité la montagne de Langya sur la côte sud-est de Shandong.  

Les comptes rendus écrits de cette époque disent que la région l'ont ravi et qu'il serait resté trois mois.  

Ensuite, il ordonna à 30.000 ménages (soit environ 150.000 personnes) de coloniser la région avec la promesse que les nouveaux immigrants seraient libres d'impôt et de travaux obligatoires pendant 12 ans.  
Il commença la construction d'un réseau de routes dans cette région éloignée de sa capitale afin de faciliter le mouvement des fonctionnaires, des troupes, et du commerce.  

La proximité de ressources comme le sel et le fer ont rendu la région de la Montagne Langya atractive pour les activités économiques.
  "Son ordre de coloniser la région n'était pas seulement un coup de tête résultant de son« plaisir ».  Il voulait probablement déplacer des gens loyaux envers lui dans une région un peu hostile à l'orée de l'empire. Il avait en tête une stratégie d'unification:  il était entrain de consolider son empire et jetait les bases de la nation chinoise moderne actuelle", explique Feinman.


Peu de choses avaient été écrites sur la zone côtière de Shandong, en Chine, avant que Shihuangdi ordonne le déplacement de population vers cette région; et elle a été considérée par certains historiens comme faiblement peuplée avant l'arrivée des colons.

Toutefois, les chercheurs du Field Museum et leurs collègues chinois ont découvert des tessons de poterie, des outils de pierre et autres traces  d'habitation antérieures, montrant que la première occupation importante du territoire eu lieu entre 2600 et 2400 avant JC (la période de Longshan).
 

"Shihuangdi n'a pas simplement déplacé des personnes pour peupler la région. Nous savons maintenant, qu'il y avait déjà des gens qui y vivaient; les tessons de poteries ne mentent pas. La zone avait sa propre histoire indépendante et son propre développement. Mais les historiens écrivent sur les rois et les empereurs, ils écrivent rarement sur les gens ordinaires ", explique  Feinman.

Les changements induits par l'afflux de colons a généré des changements politiques qui ont affecté la taille des colonies dans la région.  

Toutefois, ce n'est  que lorsque les chercheurs ont étudié le site près de la ville moderne de Langya en 2008 qu'ils ont reconnu l'immensité de l'empreinte du Premier Empereur.  

Alors qu'ils ont sondé tout autour de Langya, ils ont rencontré de fortes concentrations d'anciennes poteries dispersées sur une superficie de 24 kilomètres carrés.

Les habitations datant du règne de Shihuangdi se propagent à travers les terres de plus de 25 villes et villages modernes.

Les découvertes des scientifiques confirment écrits comptables: 150.000 personnes ont été déplacées dans la région.

"Our research provides a holistic context for this imperialistic episode and the changes that followed in coastal Shandong. By comparing written records with recent archaeological research, we now know that the area was well populated prior to Shihuanghi's order to colonize it and that the emperor's footprint on this coastal zone far from his capital was significant and lasting. The archaeology amplifies the textual records and fills in the blanks with new details about this important period in China's history," said Feinman. 
«Notre recherche fournit un cadre holistique pour cet épisode impérialistes et les changements qui ont suivi dans la région côtière de Shandong. En comparant les documents écrits à la recherche archéologique récente, nous savons maintenant que la zone était déjà bien peuplé, avant que Shihuanghi ordonne de la coloniser et que l'empreinte de l'empereur sur cette zone côtière loin de sa capitale est significative et durable. L'archéologie amplifie les documents textuels et remplit les blancs avec de nouveaux détails au sujet de cette période importante de l'histoire de la Chine ", conclu Feinman.

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2.27.2010

Angleterre: des africains de haut rang dans la ville de York du 4ème siècle



De nouvelles techniques médico-légales archéologiques révèlent l'existence d'Africains vivant, avec un statut élevé, au 4ème siècle après JC à York en Angleterre.

C'est ainsi une vision multi-culturelle de la Grande-Bretagne du 4ème siècle après JC qui se révèle. Ces nouvelles recherches démontrent que la ville de York à l'époque romaine avait des individus d'origine nord-africaine vivant dans des milieux sociaux les plus élevés.

La recherche a été menée par le Département d'Archéologie de l'Université de Reading , en collaboration avec les collections du Yorkshire Museum.

Financé par the Arts and Humanities Research Council (AHRC), l'étude a utilisé des méthodes d'évaluation médico-légale modernes et une analyse isotopique des restes du squelette en liaison avec des informations fournis par les objets funéraires enterrés avec elle.


Le Dr Hella Eckardt, Maître de conférences à l'Université de Reading, a déclaré: "La Grande-Bretagne multi-culturelle n'est pas seulement un phénomène de temps plus modernes. L'analyse de la "Dame au bracelet d'ivoire" (Ivory Bangle Lady) ainsi que d'autres comme elle, est en contradiction avec les hypothèses courantes au sujet de la composition des populations romaines britanniques ainsi que l'idée erronée que les immigrants africains en Grande-Bretagne romaine étaient des hommes, de faible statut, et généralement des esclaves. "

"Jusqu'à ce jour, nous avions uniquement des indices fournis par des écrits sur ces étrangers en Grande-Bretagne romaine. En analysant les traits du visage de la Dame au bracelet d'Ivoire, en mesurant et comparant son crâne par rapport aux populations de référence, en analysant la signature chimique de la nourriture et des boissons qu'elle consommait, ainsi qu'une évaluation des indices fournis à partir du site d'enfouissement, tout cela nous permet d'établir un profil clair de son ascendance et son statut social."


Cette étude peint l'image d'une ville de York romaine qui était extrêmement diversifié et qui comptait dans sa population des hommes, des femmes et des enfants d'un statut élevé venant de l'Afrique du Nord romanisée et d'ailleurs en Méditerranée.



La dame au bracelet d'ivoire était une jeune femme d'un statut élevé enterré dans la ville romaine de York (Sycamore Terrace).
Daté de la seconde moitié du IVe siècle, sa tombe contient des bracelets en ivoire d'éléphant, des boucles d'oreilles, des pendentifs, des perles, un pot de verre bleu et un miroir de verre.

L'objet le plus célèbre de cette sépulture est une monture ajourée rectangulaire en os, provenant peut-être d'un coffret en bois, qui se lit "Hail, sister, may you live in God", indiquant des croyances chrétiennes.

Eboracum (York) était à la fois une forteresse légionnaire et un lieu de vie civil, pour, finalement, devenir la capitale de la Britannie inférieure.
York a aussi été visité par deux Empereurs, l'empereur Septime Sévère (Né en afrique du Nord), et plus tard Constance I (tous les deux décédés à York). Tous ces éléments constituent des facteurs potentiels de l'immigration vers York, et pour la création d'une communauté multiculturelle diversifiée.

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1.03.2010

Angleterre: une enceinte de pierres préhistorique révélée par un incendie

Des archéologues ont pris la première photo d'un monument antique sur le North York Moors près de Scarborough qui pourrait remonter à plus de 4500 ans à l'époque néolithique.

Les archéologues aériens de l' English Heritage ont récemment effectué deux sorties au-dessus des landes près de Goathland après un incendie de forêt qui a balayé 62 acres révélant l'étendue d'une enceinte de pierres préhistoriques et des cairns de pierre multiples.

Bien que le site existait déjà sur des cartes, peu d'informations existaient quant à sa datation ou son usage car il était recouvert de bruyère. Aujourd'hui, certains de ses secrets pourraient être révélés.

David MacLeod, enquêteur avec l'équipe de relevés aériens de l' English Heritage, a déclaré: "C'est toujours passionnant de voir quelque chose comme ceci aussi clairement pour la première fois. Nous avons été convoqués par le parc national North York Moors afin de faire des prises de vues vues aériennes avant que le site ne soit recouvert par la végétation. Nous avons pu voir au moins 20 cairns de taille variable; des photos sous différents angles ont été prises, ce qui nous permet de situer le site dans un contexte paysager plus large."

Quant à la question de l'utilité de ce monument: la question reste encore ouverte...

Selon David MacLeod: "Les murs sont bas actuellement mais ils ont pu être beaucoup plus élevés si l'ensemble servait à un usage agricole comme enclos à bétail. Nous ne pouvons pas exclure une signification rituelle - peut-être est-ce un cimetière?"

Stimulés par les images aériennes, le parc national chargé des experts du Wessex Archaeology de procéder à une enquête de terrain pour tracer les différentes fonctionnalités. Leur rapport est prévu pour la nouvelle année.
a partir des photographies aériennes, Le Parc national a demandé à des experts du Wessex archaeology d'entreprendre un relevé de terrain afin de déterminer les diverses caractéristiques de l'enceinte.

Graham Lee, archéologue du parc national a ajouté: "La datation du site est assez difficile, mais il serait possible qu'il soit vieux de 4500 ans, voire plus. C'est-à-dire, pour remettre dans le contexte: avant la construction des pyramides et de Stonehenge. Un site semblable a été enregistré à Fylingdales Moor, également révélé après un incendie de la lande en 2003."

Il est possible que les Cairns sur le site près de Goathland puissent être des pierres tombales pour les cendres de personnes mortes il y a des milliers d'années.

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11.01.2009

Irlande: les restes d'un millier de personnes decouverts sur un site medieval

Les squelettes de plus d'un millier de personnes ont été retrouvés dans ce que les experts croient être l'un des plus importants cimetières médiévaux du pays.

L'étude des anciens ossements ont révélé des meurtres et plusieurs cas suspects de lèpre - un événement extrêmement rare à l'époque médiévale.

L'Ostéo-archaéologue Carmelita Troy, du Headland Archaeology in Cork, a déclaré avoir étudié les restes de près de 1300 personnes - hommes et femmes adultes avec enfants - qui ont été enterrés sur le site à Ardreigh, Athy, à Co Kildare.


On pense que le site servait d'énorme cimetière régional pour tout le sud de Kildare, probablement du 7e ou 8e siècle (avec des sépultures chrétiennes de style classique: corps alignés d'ouest en est) jusqu'à 1400.

Alors que les rapports finaux et les datations exactes ne sont pas encore terminés, la découverte des squelettes d'Ardreigh est déjà comparé à d'autres importants cimetières comme celui de la cathédrale médiévale d'Ardfert à Co Kerry, le cimetière Mount Offaly à Dublin sud Co et Ballyhanna à Co Donegal.

"Les squelettes d'Ardreigh nous donnent un éclairage important et nous aident à comprendre notre patrimoine national et le peuple dont nous sommes issus», a déclaré Mme Troy.

Le site a été découvert dans le cadre du tracé de la route R417 Athy-Carlow.

Les inspections initiales ont été effectuées en 1999.D'autres fouilles ont eu lieu entre 2000 et 2003 avant que les travaux reprennent en Mai 2007 pour finir en avril 2008.

Deux têtes de hache néolithiques, quelques tessons de poterie néolithiques, une fosse de crémation de l'âge du bronze et des fossés défensifs pouvant dater de l'époque des premiers chrétiens, ont été trouvés.
Mais le site abondait de restes médiévaux et d'ossements de quelque 1.300 personnes. Les ossements ont été transportés au bureau d'Headland à Cork pour une étude détaillée.

Mme Troy a passé l'année 2008 à étudier les os: un dur labeur, mais un projet fascinant... Les restes incluent des adultes mâles et femelles, certains âgés entre 45 et 60 ans, d'autres adolescents, enfants et même des fœtus (dont un âgé de 20 semaines). Des dizaines de squelettes d'adultes montrait des signes d'arthrite. Toutefois, une personne a été retrouvé enterré face contre terre, les mains placées derrière le dos. La cause du décès n'a pu être établie.
D'après Mme Troy 5 crânes adultes ont subi des blessures importantas pouvant provenir d'un coup de hache.
Un squelette a été trouvé avec eu une jambe amputée, éventuellement, pour des raisons médicales.

Selon elle, la grande quantité de squelettes trouvés sur ce site permet aux archéologues de comparer statistiquement les résultats avec d'autres grands sites médiévaux, et de tirer des conclusions par rapport aux profils de population, ainsi que l'âge, le sexe et la ségrégation de la population.

Ses travaux sur le projet est en voie d'achèvement. Son rapport final fera partie du rapport global sur le site, qui permettra de déterminer où et comment les os seront stockés.

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10.15.2009

Culture Clovis: la théorie de la comète tueuse remise en cause

Une étude indépendante a jeté plus de doutes sur une théorie controversée selon laquelle une comète aurait explosé au-dessus de l'Amérique du Nord il y a près de 13.000 ans, effaçant le peuple Clovis et beaucoup de grands animaux du continent.


Pointe Clovis

Des archéologues ont étudié des sédiments de sept sites de la période Clovis à travers les États-Unis, et n'ont pas trouvé suffisament de débris magnétiques cosmiques pour confirmer qu'un impact extraterrestre a eu lieu à ce moment-là. Il s'agit de la dernière étude à ne pouvoir soutenir les aspects de l'hypothèse de l'impact.

En 2007, une équipe menée par des chercheurs californiens annonçait une théorie selon laquelle une comète ou un astéroïde avait explosé au-dessus de la feuille de glace en Amérique du Nord, créant des incendies et une saturation de l'atmosphère en suie; s'en suivait une période de refroidissement dénommé Nouveau Dryas (Younger Dryas).

Quelque temps après cela, le peuple Clovis, spécialisé dans la chasse de gros animaux et connus pour leurs pointes de lance, a mystérieusement disparu, l'équipe a lié leur disparition aux effets environnementaux de l'impact supposé. Les preuves en étaient des microsphérules magnétiques découvertes dans des sédiments à 25 endroits, dont huit sites de la période Clovis.

Richard Firestone, du laboratoire national Lawrence Berkeley, en Californie, et ses collègues ont fait valoir que les microsphérules étaient des restes de débris cosmiques suite à une explosion.

Mais en plus de 18 mois d'analyse sédimentaire, une équipe dirigée par Todd Surovell, un archéologue à l'Université du Wyoming, à Laramie, a été incapable de détecter des pics de microspherules. Deux des sept sites étudiés étaient des lieux où l'équipe de Firestone a identifiés des pics de sphérules.

"J'ai passé des centaines d'heures à l'examen au microscope des échantillons de sédiments", explique Surovell, "et je n'ai trouvé aucune preuve matérielle appuyant leur théorie."

D'après James Kennett, paleocéanographe à l'Université de Californie à Santa Barbara, et co-auteur de Firestone, cette étude ne contredit pas leur hypothèses. Un autre co-auteur, Allen West de Prescott, en Arizona, affirme que le groupe Surovell n'a pas utilisé la bonne technique pour extraire, identifier et quantifier les microsphérules.

Cependant plusieurs autres groupes ont été incapables de soutenir des aspects essentiels de la théorie de la comète.

Jennifer Marlon, un étudiant de doctorat de géographie à l'Université de l'Oregon à Eugene, et ses collègues n'ont constaté aucun brûlage systématique de la biomasse (qui aurait eu lieu s'il y avait eu des incendies à l'échelle du continent) au moment du Nouveau Dryas dans les données de pollen et de charbon de bois provenant de 35 sites.

De leur côté, Kennett et son équipe ont publié en août dernier un rapport disant qu'ils avaient trouvé des diamants de la taille du nanomètre, prétendument créé lors d'un impact, et de la suie dans les sédiments datés du Dryas récent sur l'Ile Santa Rosa, au large des côtes Californiennes.

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9.22.2009

Mieux connaitre la civilisation Maya grâce à l'étude du cratère de Chicxulub


Le célèbre cratère de Chicxulub fait l'objet de recherches depuis une vingtaine d'années. L'impact de l'astéroïde qui l'a formé a probablement mit un terme à l'ère des dinosaures et aidé à l'épanouissement des mammifères.

Conjointement avec une équipe anglo-américaine, un chercheur de l'ETH Zurich a étudié les dépôts les plus récents qui ont rempli le cratère.

Les résultats fournissent la datation précise des calcaires et se révèle être une base précieuse pour les archéologues travaillant sur la civilisation Mayas.

La découverte du cratère de l'astéroïde de Chicxulub a été un long travail de détective: en 1980, basée sur des anomalies en iridium dans les sédiments d'argile, le physicien américain Walter Alvarez postulait une collision avec un astéroïde dévastateur il y a environ 65 millions d'années. Dix ans s'écoulèrent avant que le cratère ne soit découvert dans la péninsule du Yucatan.
Les travaux de recherche, depuis lors, portent principalement sur la structure du cratère, qui est enterré sous une couche de sédiments jusqu'à deux kilomètres d'épaisseur, il ne peut être étudié qu'en utilisant des trous de forage ou des méthodes géophysiques. On connaît mal cependant les sédiments à proximité de la surface.

En collaboration avec des chercheurs américains et anglais, Adrian Gilli, Maître de conférences à l'Institut géologique de l'ETH de Zurich, a désormais rempli quelques-unes des lacunes dans les connaissances sur les dépôts de roches près de la surface.
Selon Gilli : "L'anneau du cratère de Chicxulub est à peine reconnaissable sur le terrain." Ceci en dépit du fait qu'il est nettement différent la géo-morphologiquement parlant, de l'intérieur du cratère: l'anneau, d'environ cinq kilomètres de large et d'un rayon d'environ 90 kilomètres autour du port de Chicxulub, est traversé par des fractures qui se produisent fréquemment à l'extérieur de l'anneau du cratère. Le calcaire le long de ces failles a été criblé de trous et érodé par les pluies et les eaux souterraines.

Le processus de karstification a créé à ce jour environ 3000 dépressions circulaires formant de petits bassins remplis d'eau. Ce sont ce que les Mayas ont appelé "d'zonot" ou "cenotes", les considérant comme une connexion directe au monde souterrain et les utilisant comme sites sacrificiels.


Auparavant, on pensait que les roches en dehors de l'anneau du cratère étaient plus âgées que celles de l'intérieur; mais aujourd'hui, les chercheurs ont pour la première fois été en mesure de déterminer leur âge exact.
Les échantillons de roches à l'intérieur de l'anneau ont donné un âge entre 2,3 et 6 millions d'années. Or, les roches en dehors de l'anneau sont vieilles de 10 à 33 millions d'années !
Gilli pense que le bassin du cratère avait été couvert par l'eau de mer pendant une période prolongée, ce qui a permis aux sédiments plus récents d'être déposés.

Les résultats permettent de mieux comprendre la géologie et de ré-élaborer et d'affiner les cartes périmées.
Les recherches archéologiques peuvent aussi bénéficier du travail des géologues: par exemple, la vie des Mayas, dont les colonies importantes de Mayapán et Chichén Itzá se trouvent dans ces deux régions géologiquement différentes, et peuvent être mieux étudiées, sur la base des données de strontium.

Gilli explique: "Nous voulions réaliser une étude purement géo-archéologique dans lesquels, au départ, le cratère n'a joué aucun rôle du tout." L'objectif était d'affiner une précédente étude des isotopes de strontium des roches autour des anciens sites mayas en ajoutant 72 nouveaux échantillons afin de permettre l'identification des variations à petite échelle dans le rapport isotopique.

Ainsi, les nombreuses mesures géologiques en liaison avec les valeurs biologiques des isotopes de strontium permet de faire ressortir les mouvements migratoires.
Cela pourrait déboucher sur des connaissances telles que, l'endroit où les Mayas prenaient leur matériel de construction, où ils cultivaient le maïs, etc....

Le strontium, provenant de la dégradation des roches, se retrouve dans les plantes. Lorsqu'elles sont consommées par les hommes ou les animaux, le strontium, au lieu du calcium habituellement, est incorporé dans les dents quand elles sont formées pendant l'enfance.
Si des cartes détaillées sur les isotopes de strontium sont disponibles, cela permet de déterminer la région dans laquelle une personne a grandi.
D'après Gilli : "Cela devient particulièrement intéressant si l'origine des dirigeants des différentes villes Mayas peut être déterminée. Cela permet de tirer des conclusions sur les structures sociales des Mayas".

Source:
  • ETH: "What Do Dinosaurs And The Maya Have In Common?"
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9.09.2009

Des archéologues annoncent avoir résolu un mystère de l'ile de Pâques


Des archéologues britanniques prétendent avoir résolu un mystère clé sur l'île de Pâques. Ils pensent avoir mis en lumière la façon dont certaines des statues de pierre géantes ont obtenu leur chapeau rouge.

Le Dr Sue Hamilton, de l'University College de Londres, et le Dr Colin Richards, de l'Université de Manchester, disent avoir trouvé une hache de cérémonie et les restes d'une route à proximité d'une carrière de roche appelée "Puna Pau." La carrière est considérée comme étant à la source de ces "chapeaux".

"Nous savons maintenant que les chapeaux étaient roulées le long de la route faite à partir d'un ciment de poussière de scorie rouge comprimée avec une chaussée relevée le long d'un côté", précise le Dr Richards. "Il est probable qu'ils aient été déplacés à la main mais des rondins de bois ont pu aussi avoir été utilisés".

Richards et Hamilton sont les premiers archéologues Britanniques à travailler sur l'île de Pâques depuis 1914.

D'après eux, les Polynésiens ressentaient le paysage comme une «chose vivante», et croyaient que les esprits entraient dans les statues, connues sous le nom "moai", après qu'elles aient été sculptées.

L'île de Pâques est l'un des endroits les plus isolés de la planète, à plus de 3.500 kilomètres de la côte du Chili, et est composée de trois volcans éteints. "La carrière de chapeaux est à l'intérieur du cratère d'un ancien volcan et sur son rebord extérieur. Un tiers du cratère a été exploité pour la production de chapeau", explique Hamilton.

"Jusqu'ici, nous avons recensé plus de 70 chapeaux sur les plateformes cérémonielles et en transit."
Ces chapeaux, pesant plusieurs tonnes, ont été transportés vers les statues il y a plus de 500 ans.

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9.02.2009

Décoder l'ancienne écriture de la vallée de l'Indus

Un sceau Harappéen de licorne, datant de 2400 av. J.-C, de la civilisation de la Vallée de l'Indus antique qui s'étend à travers la partie de ce qu'est maintenant l'Inde moderne et le Pakistan.
Depuis les années 1920, des dizaines d'expéditions archéologiques ont mis au jour les traces d'une culture urbaine vieille de 4500 ans et couvrant près de 500.000 km² dans l'actuel Pakistan et nord-ouest de l'Inde.

Les fouilles sur des sites importants comme Mohenjo-Daro et Harappa ont révélé une société évoluée, dont les villes avaient des systèmes d'assainissement perfectionnés, des bains publics etc...
Des indices prouvant des relations commerciales avec l'Egypte, Sumer en Mésopotamie, ainsi qu'avec l'Asie centrale, suggèrent que le fertile bassin de l'Indus a pu être un empire plus grand et plus ancien que ses contemporains célèbres au Moyen-Orient .

Mais la civilisation de la vallée de l'Indus pose un problème insoluble, intriguant des légions d'archéologues et de scientifiques depuis les premières fouilles. Il s'agit de son écriture: de minuscules signes gravés, sur des sceaux ou tablettes. Elle reste à ce jour non déchiffrée; laissant cette culture dans le mystère.
Un texte bilingues, comme la pierre de Rosette, doit encore être trouvé.

Plus de 100 déchiffrements des runes et signes souvent anthropomorphiques de cette civilisation ont été tenté au cours des décennies: aucun avec grand succès.
Certains archéologues ont établi des parallèles avec l'écriture cunéiforme de la Mésopotamie. D'autres spéculent sur un lien improbable entre des signes Harappa et des similarités avec les glyphes des "hommes-oiseaux" à plusieurs milliers de km dans l'océan Pacifique sur l'île de Pâques.
En 2004, un groupe de chercheurs même a déclaré que l'écriture n'était composée que de rudimentaires pictogrammes et que les habitants de la vallée de l'Indus étaient analphabètes. Cette hypothèse, qui a provoqué un tollé dans le monde des chercheurs de la vallée de l'Indus, a récemment été rejetée par une équipe de mathématiciens et d'informaticiens rassemblés par des institutions aux Etats-Unis et en Inde.

Cette équipe a examiné des centaines de textes harappéens et testé leur structure contre d'autres langues connues en utilisant un programme informatique.
Toutes les langues, suggèrent les scientifiques, possèdent ce qu'on appelle une "entropie conditionnelle": le degré d'incohérence dans une séquence donnée.

En anglais, par exemple, la lettre T peut être trouvé précédant une grande variété d'autres lettres, mais des cas comme TX et TZ sont beaucoup plus rares que les TH et TA. "Une langue écrite passe par ce mélange de règles intégrées et de variables flexibles», explique Mayank Vahia, astrophysicien à l'Institut Tata de recherche fondamentale à Bombay.

En quantifiant ce principe au moyen de tests de probabilités informatisés, les scientifiques ont déterminé que l'écriture d'Harappa avait une mesure similaire d'entropie conditionnelle à d'autres systèmes d'écriture, dont l'anglais, le sanscrit et le sumérien. Si mathématiquement, cela ressemble à une écriture, il y a de fortes chances que cela en soit une.

Mais ce n'est là qu'une première étape.

Vahia et ses collègues espèrent reconstituer une grammaire solide depuis la mer de signes impénétrables de l'Indus.

Leur étude cartographie la probabilité de certains caractères apparaissant dans les parties d'un texte - par exemple, un signe de poisson apparaît le plus souvent au milieu d'une séquence et un signe de demi-pot vers la fin.
Peu à peu, la structure du script est entrevue.

Rajesh Rao, professeur agrégé de science informatique à l'Université de Washington et co-auteur de l'étude, déclare que la tâche devant eux est «comme un puzzle, celui où vous essayer d'adapter des significations dans des schémas et des séquences."

Pour le moment, lui et son équipe se méfient d'attribuer un sens à ces signes - un acte de conjecture, dit-il, qui a conduit d'autres experts de la vallée de l'Indus, dans le passé «à aller trop loin."
Cependant, cette étude ne fait pas avancer le débat sur la nature des origines de l'écriture d'Harappa.

Les universitaires du sud de l'Inde prétendent qu'elle doit être liée au proto-dravidien, l'ancêtre des langues comme le tamoul, tandis que d'autres pensent qu'elle est liée au sanscrit védique du début de l'hindouisme, l'ancêtre de l'hindi et d'autres langues parlées dans le nord de l'Inde.

Et tandis que des programmes culturels en Inde ont contrecarré des efforts de collaboration, l'inimitié entre l'Inde et le Pakistan a empêché des avancées archéologiques.

Ganeriwala, un site désertique au Pakistan, qui détient peut-être les ruines de l'une des plus grandes villes de l'histoire de la civilisation, n'a pas encore été correctement fouillé parce qu'il se situe de façon précaire le long de la frontière fortement militarisée avec l'Inde.

Bryan Wells, chercheur principal à l'Institut des Sciences Mathématiques à Chennai, a passé 15 ans à examiner minutieusement les corps disparates des objets de la vallée de l'Indus et a compilation ce qui est aujourd'hui la plus grande base de signes harappéens: 676 au total. Même si personne ne connaît la racine de la langue derrière l'écriture, il compte sur une plus grande coopération et une dévotion monacale pour lentement en percer les secrets.

Wells et un collègue ont déjà fait d'importants progrès dans le décryptage du système harappéen des poids et mesures..

Ce processus d'analyse et examen scientifique minutieux prendra des années, probablement plusieurs décennies. Mais cela vaut la peine d'attendre.

Les chercheurs ne sont même pas sûr de savoir comment cette civilisation énigmatique a disparu.
A-t-elle été éradiquée par la conquête, emporté par les inondations, ou s'est-elle mélangée à d'autres cultures du sous-continent indien?

Bien que les villes harappéennes étaient vastes (Mohenjo-Daro aurait été peuplée par plus de 50.000 personnes, un chiffre énorme pour l'antiquité profonde), ils ont laissé peu de grands monuments.
Au lieu de cela, nous avons des indices en miniature, une figurine en cuivre d'une danseuse mercurielle, par exemple, et un trésor de sceaux délicatement sculptés, la plupart pas plus grand qu'un timbre-poste.

"Ces indices sont une fenêtre sur la façon dont ces gens pensaient, pense Vahia. "Et ils peuvent nous dire, en un sens, pourquoi nous sommes ce que nous sommes."

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8.19.2009

L'Homo floresiensis: premier à sortir d'Afrique ?

MAJ 09/02/16
L'identité de la créature minuscule semblable à un être humain minuscule, découvert sur l'île indonésienne de Flores en 2004, est devenue plus claire, et aussi plus étonnante, grâce à une nouvelle analyse faite par des scientifiques australiens et indonésiens.

Selon une équipe dirigée par Debbie Argue de l'Australian National University, non seulement l'Homo floresiensis, surnommé le Hobbit, n'est pas un homme moderne déformé, comme le décriait une poignée de critiques, mais serait la première créature semblable à un homme à sortir d'Afrique.

Et il l'aurait fait il y a près de deux millions d'années: soit 1000.000 ans plus tôt que ce que les scientifiques estimaient jusque là pour une première migration d'espèce hors d'Afrique. Ce fut un hominidé un peu plus moderne - le membre d'un groupe incluant les humains et leurs ancêtres - qui fut découvert en Dmanisi, en République de Géorgie, diversement identifié comme H.georgicus, H. ergaster ou Homo erectus.

"Nous cherchons en effet à un stade très archaïque, celui qui semble avoir suivi son propre chemin d'évolution bien avant que notre espèce émergé", a déclaré Mme Argue.

Elle a noté qu'une population de hobbits a vécu à Flores, depuis près de 76.000ans à il y a environ 13.000 ans, apparemment sans se soucier de l'émergence et de l'expansion des hommes modernes.

"Je trouve qu'il est incroyable qu'il ait vécu jusqu'à tout récemment", ajoute-t-elle, "Les hommes sont descendus par l'Asie, mais ont manqué Florès. C'est une chance que Florès soit difficile d'accès."

Dans son étude Mme Argue a collaboré avec les co-leaders de l'équipe ayant découvert l'homme de Florès: Mike Moorwood de l'Université de Wollongong en NSW et Thomas Sutikna de l'Indonesian Centre for Archaeology basé à Jakarta. Ils ont comparé 60 crânes et les caractéristiques du squelette obtenu à partir de deux hobbits individuels à celles des hominidés fossiles, des chimpanzés et des gorilles.

La technique, l'analyse cladistique (méthode d'analyse des caractères qui vise à mettre en évidence la séquence évolutive de leurs transformations), a révélé que les hobbits ont pris probablement une des deux voies d'évolution de l'Afrique à Flores. L'une a commencé il y a 1,66 millions années, l'autre 1,9 millions d'années.

Source:
  • The Australian: "Hobbits walked out of Africa"
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Dans les découvertes archéologiques:

Londres: un passage en bois de plus de 5000 ans mis au jour

MAJ 31/10/16 Londres: un passage en bois de plus de 5000 ans mis au jour Conservée depuis plus de 5700 ans, la structure a été trouvé dans une ancienne tourbière à côté de la prison de Belmarsh Plumstead, une banlieue de l'Est de Londres, près des rives de la Tamise.

"Il s'agit bien d'une fabrication de l'homme, et c'est une découverte exceptionnelle", a déclaré Jon Sygrave membres de l'équipe de l' Institute of Archaeology at University College London.

Au moment où les pièces de bois ont été fixées, la Tamise était composé de l'imbrication de nombreux affluents et canaux, coulants par l'intermédiaire d'un vaste marécage. La structure a été construite pour garder les pieds secs lorsque les gens s'aventuraient sur le sol détrempé près de la rivière.

"Cette structure a probablement permis l'accès à une région riche en ressources: plein d'oiseaux, de plantes, et c'était à proximité de la rivière pour la pêche", rajoute Sygrave.

Le plus ancien chemin de bois dans le pays est le Sweet Track, qui a été construit il y a environ 6000 ans dans les marais de ce qui est aujourd'hui le Somerset.

Cette nouvelle plate-forme mesure environ 1,5 mètres sur 2 mètres avec du bois d'aulne ou de noisetier.
Mais il y a une zone d'ombre sur la distance parcourue par les gens pour atteindre ce passage en bois, précise l'équipe de fouilles, car aucun vestige préhistorique n'a été retrouvé à proximité.
L'analyse de la structure ainsi que l'ancien matériel végétal conservé aux alentours devrait permettre de clarifier à quoi servait ce chemin.

Les archéologues ont trouvé cette structure au cours de fouilles menées avant la construction d'une nouvelle prison. La structure devait s'étendre plus loin dans l'ancienne tourbière, mais la complexité des fouilles signifie qu'il faudrait trop de temps et d'argent pour enquêter davantage.

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8.18.2009

Irlande: Découverte d'un cercle de bois de plus de 4000ans

Les vestiges d'un cercle de bois de plus de 4000 ans ont été découverts par des archéologues dans le comté de Tyrone.


Le cercle de bois a été trouvée par le "Headland Group" près de Ballygawley en 2006/2007 dans le cadre d'un projet de fouilles liées à des infrasctructures routières.

Le responsable de projets d' "Headland Archaeology", Kirsty Dingwall, a déclaré que la datation au radiocarbone confirmait que le site remontait au milieu du troisième millénaire avant Jésus-Christ "bien que certains éléments de pourraient être encore plus anciens".

"L'utilisation spécifique des cercles de bois ne sont pas bien compris, mais on pense qu'ils ont été utilisés comme sites rituels, peut-être pour fêter ou commémorer les morts», ajoute-t-elle. "La découverte est très importante pour l'archéologie et pour l'Irlande du Nord en particulier, car très peu de cercles de bois ont été entièrement fouillés."

"Les trous de poteaux contenant les pièces de bois ont été minutieusement fouillés et la poterie et le charbon de bois trouvés sur le site sont actuellement l'objet d'inspection et d'analyse par les experts d' Headland pour trouver davantage d'informations sur les activités qui ont eu lieu dans le cercle de bois."

Cet ancien cercle de bois est composé de deux anneaux concentriques de bois portés sur une zone centrale, qui semblent avoir remplacé une précédente série de grandes fosses.

Il y avait un porche monumental sur un coté avec une importante ligne de bois tout le long, ce qui aurait constitué une impressionnante façade pour tous ceux qui approchaient le cercle ".

"En conséquence, nous pouvons être presque certains qu'il n'était pas possible de voir dans le centre du cercle à partir de l'extérieur, contrairement à d'autres cercles en bois dans les îles britanniques, ou à des cercles de pierre tels que Stonehenge dans le Wiltshire ou Callanish en Écosse, où un observateur aurait eu un aperçu de l'activité.

"Comme les cercles de bois sont censés avoir une importance rituelle, la question de restreindre les vues de ce qui se passait à l'intérieur du cercle est intéressant," précise Kirsty Dingwall.

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