3.18.2011

Les fouilles de Marden Henge révèlent un bâtiment cérémoniel

Des archéologues de l'English Heritage ont découvert une construction cérémonielle vieille de 4500 ans.
Cette découverte a eu lieu au cours de récentes fouilles, durant plus de six semaines, à Marden Henge, l'un des monuments préhistoriques les plus importantes de Grande-Bretagne, mais aussi le moins bien compris.

Vue aérienne de Marden Henge, dans le Wiltshire

La structure a été découverte sur le site d'un petit henge , jusque-là inconnu, aux abords du célèbre Marden Henge; il s'agit d'un des bâtiments néolithiques les mieux conservés en Grande-Bretagne en dehors des Orcades (Orkneys).


En équilibre précaire au sommet d'un talus, et avec une ouverture à droite sur la pente vers le fossé interne, il semble être un choix peu probable pour un habitat. Cependant, il a pu être un emplacement privilégié pour donner vue sur l'intérieur du henge, afin d'observer les activités dans le centre de celui-ci.

La structure cérémonielle Néolithique mise au jour à Marden Henge

Jim Leary, un archéologue de l'English Heritage travaillant sur ​​le site indique que le bâtiment a pu être utilisé comme une hutte de sudation (comme chez les amérindiens), en faisant remarquer que "le plan d'étage n'est pas assez grand pour servir de logement et le grand foyer devait générer une chaleur intense. "


M. Leary fait remarquer en outre que "juste à l'extérieur et de chaque côté du bâtiment, il y avait des zones contenant des objets tels que des aiguilles en os, des épingles, des alênes et des outils en silex. Le côté Est était plutôt riche en charbons de bois, représentant sûrement les restes de foyer, et la partie Ouest contenait un grand nombre d'os de porc, ce qui peut être le signe de festins. "

L'absence de trous de poteaux autour de la surface invite l'équipe d'archéologues à penser que cela a pu être une structure temporaire, utilisé pour un seul événement.
M. Leary estime que la probabilité de trouver d'autres bâtiments Néolithiques sur le site sont élevés et il pense qu'il peut y avoir une série de structures temporaires à chaque extrémité du henge, chacune avec un dépotoir associé.

Les henge sont des monuments énigmatiques de la fin du Néolithique en Grande-Bretagne (entre 2400 avant JC et 2000 avant JC). Ce sont des enclos constitués par des talus et des fossés et la plupart des experts pensent maintenant que s'exerçaient d'importantes activités cérémonielles en leur sein. Très peu d'entre eux, comme Stonehenge et Avebury dans le Wiltshire et Castlerigg dans le Cumbria, ont d'impressionnants décors avec des pierres verticales encore debout.

Contrairement à Stonehenge et Avebury, Marden Henge n'a plus aucune pierre en place (s'il n'y en a jamais eu), cependant sa taille est impressionnante.

Composée d'un important talus bien conservé, avec un fossé interne qui définit et enferme une superficie d'environ 10,5 hectares, il est un des plus grands henge Néolithique en Grande-Bretagne mais il a été presque complètement détruit par le labour et l'érosion.


Tout ce qui en reste est l'évidence d'un immense monticule, similaire à une version plus petite de Silbury Hill, au centre du henge, qui s'est effondré en 1806 et a été complètement rasé en 1817.

L'English Heritage espère en savoir plus sur ses fonctions avec des fouilles à venir en son centre.

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3.13.2011

Découverte d'outils préhistoriques dans les hautes terres grecques utilisés par les derniers Néandertaliens

Les archéologues ont fait une découverte surprenante sur les hauteurs en Grèce: des centaines d'outils de pierre préhistoriques qui ont été utilisés par certains des derniers Néandertaliens en Europe; ce, à une période où l'on pensait que les chasseurs-cueilleurs vivaient à des altitudes beaucoup plus basses.

Les deux sites, utilisés entre 50.000 à 35.000 ans ont été retrouvés l'été dernier dans les montagnes du Pindos, près du village de Samarina - l'un des plus élevés de la Grèce - à environ 400 kilomètres au nord-ouest d'Athènes.


A une altitude de plus de 1.700 mètres, les sites néandertaliens du Pindos sont les plus hauts connus à ce jour en Europe du Sud, même si c'est probablement parce que personne n'a pensé à chercher aussi haut auparavant, a déclaré l'archéologue Nikos Efstratiou: "Ce n'est pas que ces sites n'existent pas, explique-t-il, mais pour la première fois, l'archéologie grecque est allé dans les montagnes."

Reconstitution de l'enfant néandertalien de Gibraltar par Elisabeth Daynes (Anthropological Institute, Université de Zurich)

Efstratiou et une équipe de collègues italiens ont commencé l'étude du Pindos en 2003, identifiant plus de 200 petites concentrations d'outils, pouvant aller jusqu'à un dizaine à la fois.

Mais les découvertes de l'été dernier ont été beaucoup plus importantes, et leurs emplacements contestent les théories selon lesquelles les cousins trapus de l'homme moderne étaient limités dans leurs mouvements dans les basses terres.

"Nous avons trouvé des centaines d'outils, ce qui signifie que ces gens ont en permanence visité et revisité ces endroits pendant des centaines ou des milliers d'années", a déclaré Efstratiou, professeur à l'Université de Thessalonique. "Ils se déplaçaient à des altitudes élevées allant jusqu'à 2.200 mètres, et non pas plus bas, le long des lits de rivières, dont on croyait jusqu'à présent qu'ils suivaient le cours."


Le plus proche parent disparu de l'homme moderne, l'homme de Néandertal,  vivait dans une grande partie du centre et du sud de l'Europe et en Asie occidentale d'il y a environ 400.000 ans à environ 30.000 ans.

Ils coexistaient avec les hommes modernes de 30.000 à 50.000 ans, et des recherches génétiques récentes suggèrent que les deux espèces se sont croisées.

L'histoire de l'homme de Néandertal en Grèce reste aussi insaisissable que leurs ossements. Alors que plusieurs sites de basse altitude ont été découverts, seule une dent a pu être trouvée.

Katerina Harvati, paléoanthropologue,  pense aussi que la découverte d'objets en pierre du Paléolithique en concentrations importantes dans les hauts plateaux du Pindos révèle une grande importance: "Cette découverte nous aidera à comprendre le mode de vie et les capacités des hommes préhistoriques, comme les Néandertaliens et les premiers hommes modernes, et leurs réactions aux changements climatiques pendant le Pléistocène supérieur" période qui s'est terminée il ya 12.000 ans environ.



Efstratiou estime que les Néandertaliens ont été attirés par les hauts plateaux riches en eau pour les animaux qu'ils chassaient plus facilement grâce aux espaces sans arbres, et pour l'abondance de silex qu'ils taillaient en outils et en armes.


"Il semble que ces groupes tardifs de chasseurs-cueilleurs Néandertaliens ont été parmi les derniers à avoir survécu en Europe", a-t-il ajouté. "Bien que tout le monde ne s'accorde pas sur ce point, il semble que ce soit parce que les conditions climatiques en Europe centrale étaient très hostiles, qu'ils se sont déplacés au sud à la recherche de régions plus chaudes; et puis ils ont disparu, laissant leur place à l'homme moderne - mais c'est un autre mystère préhistorique !"

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3.07.2011

Chine: découverte d'une momie vieille de 700 ans dont le visage est incroyablement bien conservé

 MAJ 23/05/15

C'est par pur hasard que des ouvriers chinois ont découvert cette momie vieille de 700 ans dans l'est de la Chine.


Le corps de cette femme de haut rang qui serait de la Dynastie Ming, le pouvoir en place en Chine entre 1368 et 1644, a été découvert par des ouvriers qui cherchaient à élargir une rue.

La momie, trouvée dans la ville de Taizhou, dans la province du Jiangsu, ainsi que deux autres tombes en bois, offre un aperçu fascinant de la vie telle qu'elle était à l'époque.

Elle a été découverte à deux mètres sous la route. Les vêtements de la femme, ont conservé leur état d'origine de la tête aux pieds, et sont à peine détériorés.

Lorsque la découverte a été faite par les ouvriers, à la fin du mois dernier, les archéologues chinois, du Musée de Taizhou, ont été appelés pour fouiller la zone.

Ils ont été surpris par l'état remarquable de la peau de la femme, de ses cheveux, de ses cils et de son visage.
Son corps, qui mesure 1,5 mètres de haut, a été retrouvé sur le chantier, immergé dans un liquide brun à l'intérieur du cercueil.

Ce gros plan sur les chaussures de la momie montre l'excellent état de conservation de celle-ci.

La main de droite de la momie révèle un anneau sur sa peau particulièrement bien préservée.
Elle portait un costume traditionnel de la Dynastie des Ming; dans le cercueil, il y avait aussi des ossements, des céramiques, d'anciens écrits et d'autres reliques.

Il s'agit de la dernière découverte depuis trois ans dans la région. Entre 1979 et 2008, cinq momies ont été trouvés en bonne état de préservation.
Ces découvertes permettent une meilleure connaissance des techniques d'enterrement et de préservation de cette dynastie, ainsi que les coutumes en cours pour l'enfouissement des morts.

Le Directeur du Musée de Taizhou, Wang Weiyin, a précisé que les vêtements de la momie étaient faits principalement de soie, et d'un peu de coton. Il a dit qu'habituellement la soie et le coton sont très difficiles à préserver et les fouilles ont révélé que cette technologie de momification était utilisée seulement pour des funérailles de très hauts dignitaires.

La première découverte de la Dynastie Ming à Taizhou date de mai 1979 et avait conduit à l'ouverture du musée. A cette époque, les corps ont été également retrouvés intact, mais en raison du manque d'expérience des archéologues, seuls les vêtements, ceintures et colliers ont pu être conservés.

La Dynastie Ming, qui a construit la Cité Interdite et restauré la Grande Muraille, a été la dernière en Chine; elle a marqué une ère de croissance économique et de splendeur culturelle. Elle aussi à l'origine des premiers contacts commerciaux avec l'Occident.

Source:
  • Mail online: "She's aged well: Face of incredibly preserved 700-year-old mummy found by chance by Chinese road worker"

3.01.2011

Bangladesh: un mur de la dynastie Maurya mis au jour

Les archéologues d'une équipe de fouilles française ont récemment révélé un mur de briques antique de la dynastie Maurya lors d'une mission commune Bangladesh-France à Mahasthangarh.

Des travailleurs mettent au jour à un ancien mur de briques de la dynastie Maurya à Mahasthangarh.


L'équipe a également trouvé un grand nombre d'objets de la culture Northern Black Polished Ware (NBPW) avec d'autres artefacts, a déclaré un des membres de l'équipe.

Par ailleurs, une équipe de fouille du Bangladesh a mis au jour des structures en briques des dynasties musulmanes.


L'équipe conjointe a commencé les fouilles archéologiques le 21 Janvier dans le coin sud-est de Mahasthangarh, une ancienne ville fortifiée.


"Le mur de défense a été construit il y a au moins 2200 ans pour protéger la ville", a expliqué l'archéologue française Barbara Faticoni, "une structure de briques a été trouvée presque dans la même couche avec d'autres objets archéologiques, dont une boule en terre cuite et une lampe à pétrole".


Barbara précise que l'équipe française a extrait un autre ancien mur de briques et trois pièces de cuivre sous sept mètres de terre dans la même zone l'année dernière.


Le mur, de cinq mètres de large et sept mètres de haut, a été érigé en utilisant différentes tailles de briques. The coins were used in between late Maurya and Sunga dynasties. Les pièces ont été utilisés entre la fin de la dynastie Maurya et les dynasties Sunga (ou shunga).

Source:

2.26.2011

Des fouilles à venir sur un important site Romain où furent trouvés 17 autels le long du mur d'Hadrien

Des archéologues de l'Université de Newcastle sont entrain de planifier des fouilles sur un important site romain international à Maryport dans le comté de Cumbria. Les travaux devraient commencer le 31 Mai 2011.

 Maçonnerie romaine...


L'équipe de fouille sera dirigée par le professeur Ian Haynes. L'attention sera portée sur la zone dans laquelle 17 autels romains ont été découverts par Humphrey Senhouse en 1870.

Le lieu fait maintenant partie du site romain Maryport à Camp farm appartenant au Hadrian's Wall Heritage .

Le groupement du Musée Senhouse, qui travaille en partenariat avec l'Hadrian's Wall Heritage pour le développement de l'ensemble du site romain Maryport, finance et contrôle les travaux d'excavation.

Peter Greggains, président du groupe a déclaré: "Les autels qui ont été trouvés par Humphrey Senhouse en 1870 sont une partie importante de la collection de sculptures romaines du site Maryport que l'on peut voir dans notre musée. C'est très excitant de pouvoir revenir sur le site où les autels ont été trouvés et, avec des méthodes modernes, d'en savoir plus sur leur sépulture et d'autres activités dans ce domaine plus de 1800 ans auparavant."

Le Musée Senhouse à Maryport

Linda Tuttiett, directrice du Hadrian's Wall Heritage, précise: "Ce travail sera une étape importante vers l'établissement d'un programme à long terme de travaux de recherche archéologique, un élément clé dans le développement du Maryport de l'époque romaine. "



Selon le professeur Ian Haynes, De l'Université de Newcastle, "Les autels de Maryports ont été  au centre d'un débat international sur la nature de la religion dans l'armée romaine pendant maintenant des décennies. Nous en savons encore très peu sur le contexte dans lequel ils ont été initialement déposés. Un relevé géophysique mené en 2010 par Alan Biggins du TimeScape Surveys de l'Université de Newcastle, en partenariat avec l'Université de Southampton, nous a donné une meilleure compréhension du site, mais les fouilles sont le seul moyen de faire avancer le débat. Ce projet représente une merveilleuse opportunité. "

Source:

Mise à jour 2013:

2.25.2011

De nouvelles découvertes apportent un nouvel éclairage sur les origines des pierres bleues de Stonehenge

 MAJ14/09/17
Le débat en cours concernant la source des célèbres pierres bleues, constituant le cercle intérieur en forme de fer à cheval de Stonehenge, a pris une autre tournure après la divulgation de nouveaux résultats par le Musée National du Pays de Galles (Amgueddfa Cymru) .

De nouvelles découvertes apportent un nouvel éclairage sur les origines des pierres bleues de Stonehenge
Au premier plan : deux pierres bleues dressées flanquant l'entrée.


Un type de pierre bleue, la dolérite dite tachetée, a été "tracée" de façon convaincante dans la zone de Mynydd Preseli au Nord du Pembrokeshire dans les années 1920; mais les origines de la plupart des autres sont restées un mystère.

Aujourd'hui, des géologues du musée de Cardiff pensent avoir identifié la source de l'un des types de rhyolites.

Une équipe dirigée par le Dr Bevins Richard a utilisé des "techniques pétrographiques standard" et des "ablations au laser couplées à la spectrométrie de masse" sur des échantillons provenant de Stonehenge et de Pembrokeshire.


Leurs conclusions, qui impliquent l'application de la chimie zircon comme nouvel outil pour "tracer la provenance de rhyolites lithiques", pointent une source, pour les pierres, dans une zone située au nord de Mynydd Preseli, dans les environs de Pont Saeson.


Les résultats donnent également quelques indices à propos du comment et pourquoi les pierres ont été transportées vers la région de Stonehenge.

"On a fait valoir que les hommes ont transporté les dolérites repérées sur les hauteurs de Mynydd Preseli vers la côte à Milford Haven, puis sur des radeaux de la Manche vers Bristol,  et enfin de la rivière Avon jusqu'à la région de Stonehenge", a expliqué le Dr Bevins. "Toutefois, les résultats de nos recherche mettent en doute cette supposition, car il est peu probable qu'ils aient pu transporter les pierres de Pont Saeson sur une route ascendante vers Mynydd Preseli puis jusqu'à Milford Haven."


Le Docteur Bevins, qui a admis que d'essayer de faire correspondre des pierres du célèbre site avec des roches du Pembrokeshire était "comme chercher une aiguille dans une botte de foin", a déclaré qu'une autre voie doit maintenant être pris en considération pour leur transport de Pembrokeshire à la plaine de Salisbury.


Les résultats peuvent également jeter quelque lumière nouvelle sur la croyance tenue par certains archéologues comme quoi les pierres ont été transportées par les actions des inlandsis au cours de la dernière glaciation.


Mike Parker Pearson, chercheur à Stonehenge et professeur d'archéologie à l'Université de Sheffield, pense que les résultats sont «une découverte extrêmement importante» et qu'elle devrait fasciner les amateurs de Stonehenge.

"Cela nous oblige à repenser l'itinéraire emprunté par les pierres bleues de Stonehenge et ouvre la possibilité de trouver beaucoup de carrières d'où elles peuvent provenir. C'est un pas de plus pour nous permettre de comprendre pourquoi ces pierres mystérieuses étaient si particulières à la population de l'époque néolithique. "

Le Dr Bevins et son équipe sont maintenant à la recherche de la source d'autres roches de Stonehenge.


Source:
  • Culture24: "New discovery throws further light on the origins of famous bluestones of Stonehenge"

Autres articles à propos de Stonehenge:

2.19.2011

Tour de Jéricho: le plus ancien gratte ciel au monde

Découverte par des archéologues en 1952, la haute tour de pierre sur le bord de la ville de Jéricho a toujours déconcerté les scientifiques.


Aujourd'hui, 11.000 ans après sa construction, les archéologues de l'Université de Tel-Aviv révèlent de nouveaux faits sur le premier "gratte-ciel" du monde.


Les recherches ont été menées par Roy Liran, doctorant, et le Dr Ran Barkai du Département d'Archéologie et des Anciennes Cultures du Moyen Orient de l'Université de Tel Aviv.



Les chercheurs notent que c'est le premier cas où l'homme a érigé une structure aussi haute, avant même la transition vers la production agricole et alimentaire dans la région.

Roy Liran et le Dr Barkai pensent que la tour, qui a du nécessiter une dizaine d'années pour sa construction, est une indication de luttes de pouvoir au début de la période néolithique. Une personne ou des personnes ont exploité les peurs primitives des habitants de Jericho afin de les persuader de construire cette tour.
Roy Liran et le Dr Barkai expliquent que "l'ombre de la colline, lorsque le soleil se couche le jour le plus long de l'année, tombe exactement sur la tour de Jéricho, l'enveloppe puis couvre l'ensemble du village"; "pour cette raison, nous suggérons que la tour était un élément terrestre reliant les habitants du site, avec les collines autour d'eux et avec l'élément céleste du soleil couchant." Sa construction pourrait être liée à la peur primitive et à des croyances cosmologiques des villageois, notent-ils.


Tel Jéricho, située dans l'actuelle Jéricho, en Cisjordanie, est l'un des sites les plus anciens au monde.
La tour de huit mètres et demi de haut, qui a été construite avec un escalier raide d'environ un mètre de large, s'élève au-dessus d'un mur de quatre mètres qui englobait certainement la ville.


L'existence de la tour a conduit à considerer Jéricho comme la première ville dans le monde, même si elle était en fait un lieu de chasseurs-cueilleurs pré-agricoles.

"C'était une période où s'est mise en place la hiérarchie ainsi que le leadership," a déclaré le Dr Barkai au Jerusalem Post, "nous pensons que cette tour a été l'un des mécanismes pour motiver les gens à prendre part à un mode de vie communautaire."

Certains chercheurs avaient expliqué que la tour et le mur étaient un système de fortification et une défense contre les inondations.
D'autres ont suggéré que la tour et le mur étaient un marqueur géographique, celui du territoire des premiers habitants de Jéricho, et un symbole de la richesse et de la puissance de l'ancien village.


Dans un article de 2008, les chercheurs de l'Université de Tel-Aviv avaient proposé que le mur et la tour de Jéricho devaient être considérés comme des marqueurs cosmologiques, reliant le village antique de Jéricho avec la proximité du Mont Qarantal et le coucher du soleil lors du jour le plus long de l'année. Les dernières recherches confortent leur hypothèse.


Cette idée est fondée sur le fait que l'axe de l'escalier de la tour a été construit selon un angle précis par rapport au coucher du soleil lors du solstice, derrière le plus haut sommet surplombant Jericho: le mont Qarantal. Ils pensent que c'est le premier gratte-ciel de l'humanité, si petit soit-il, et aussi le premier édifice public au monde.

Source:

2.13.2011

Manuscrit de Voynich: le mystérieux ouvrage enfin daté !

Les chercheurs de l'Université de l'Arizona ont percé l'une des énigmes entourant ce que l'on appelle "le manuscrit le plus mystérieux au monde", le manuscrit de Voynich, un livre rempli de dessins et d'écrits dont personne n'a été en mesure de donner un sens à ce jour.



En utilisant la datation au radiocarbone, l'équipe dirigée par Greg Hodgins dans le département de physique de l'université de l'Arizona a pu dater les pages manuscrites du parchemin: l'ouvrage remonte ainsi au début du 15ème siècle, soit un siècle plus tôt qu'on ne le pensait auparavant.

Le livre est constitué de 234 pages de 15 cm de large et 23 cm de haut. Le manuscrit est en vélin et 42 pages sont manquantes d'après la pagination. Une plume d'oie a été utilisée pour le texte et le contour des figures. Plusieurs couleurs ont été apposées sur les figures d'une manière parfois grossière. On pense que ces ajouts de peinture ont été faits après la rédaction du texte.

À première vue, le manuscrit de Voynich semble ne pas être différent de tous les autres travaux d'écriture et de dessin dans l'antiquité.

Mais on s'aperçoit bien vite que les caractères, des lettres à ressemblance latine, jamais utilisés dans aucune langue connue, sont disposés dans ce qui semble être des mots et des phrases.

Chimiste et archéologue scientifique de formation, Hodgins travaille pour l'AMS laboratory (Spectrométrie de masse par accélérateur), qui est partagé entre la physique et les géosciences. Son équipe a réussi à dater le moment où le manuscrit de Voynich a été crée.

Actuellement détenu par l'Université de Yale, le manuscrit a été découvert dans la Villa Mondragone, près de Rome en 1912 par Wilfrid Voynich. Il a consacré le reste de sa vie à tenter de dévoiler le mystère des origines du livre et à déchiffrer ses significations.

C'est grâce au spectromètre de masse par accélérateur capable de renifler les traces d'atomes de carbone-14, qui sont présents dans les échantillons, que les scientifiques ont pu dater ceux-ci. C'est parce que les pages du manuscrit de Voynich ont été fabriquées à partir de peaux d'animaux, qu'il a pu être daté au radiocarbone.


Pour obtenir des échantillon du manuscrit, Hodgins s'est rendu à l'Université de Yale, où les conservateurs avaient auparavant identifiés les pages qui n'avaient pas été reprises ou réparées. Il a ainsi coupé quatre échantillons de quatre pages, chacun mesurant 1 à 6 millimètres et les a ramenés au laboratoire à Tucson, où ils ont été nettoyés.

"Dans la datation au radiocarbone, il y a beaucoup de gens qui travaillent ensemble" précise Hodgins, "Il faut de nombreuses compétences pour produire une date. Depuis le début jusqu'à la fin: il y a l'expertise archéologique, il y a l'expertise biochimique et chimique; nous avons aussi besoin des physiciens, des ingénieurs et des statisticiens."

L'équipe a ainsi été en mesure de repousser l'âge présumé du manuscrit de Voynich de 100 ans, une découverte qui a tué quelques-unes des hypothèses concernant ses origines et son histoire.

Par ailleurs, les experts ont analysé les encres et les peintures qui constitue les écrits et images de l'étrange manuscrit. "Ce serait formidable si nous pouvions directement dater au radiocarbone les encres, mais cela est en réalité très difficile à faire. D'abord, parce qu'elles sont sur une surface à l'état de traces" explique Hodgins,  "La teneur en carbone est généralement très faible. En outre, l'échantillonnage d'encre sans traces de carbone du parchemin sur lequel il se trouve est actuellement au-delà de nos capacités. Enfin, certaines encres sont dérivées de minéraux. Elles sont inorganiques et ne contiennent donc pas de carbone. "


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2.09.2011

Australie: les aborigènes pourraient bien avoir été les premiers astronomes !

Sommes nous devant un tas de pierres agencées en demi-cercle ou bien est-ce la preuve que les aborigènes ont été les premiers astronomes du monde ?


Après des années d'examen minutieux, un groupe d'astrophysiciens australiens parmi les plus éminents commence à croire à cette deuxième supposition; il s'agirait alors d'une découverte qui pourrait mettre l'histoire sens dessus dessous... puisque la structure remonterait bien avant stonehenge...

Une vue aérienne de l'alignement de pierres Youang Wurdi, aussi connu comme le site du Mont Rothwell.


Surnommé Wurdi Youang, l'alignement de pierres a été trouvé sur une propriété près du mont Rothwell, à 80km à l'ouest de Melbourne.

Les experts du CSIRO (The Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) estiment que cet ancien cadran solaire Aborigène pourrait être vieux de plus de 10.000 ans, une estimation qui le ferait dater d'avant le célèbre site néolithique de Stonehenge mais aussi des pyramides d'Egypte !

Son emplacement est pour l'heure un secret bien gardé.

Le professeur Ray Norris,  astro-physicien du CSIRO, a déclaré que l'alignement très précis des pierres prouve qu'il a été construit pour établir une carte du soleil. "Cela n'a pu être fait par tâtonnements, il a fallu des mesures très précises."

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2.06.2011

Vikings: des objets de l'Âge de Pierre dans des tombes de l'Âge du Fer

De nouvelles découvertes archéologiques suggèrent que les Vikings considéraient que les objets de l'Âge de Pierre avaient des vertus magiques, et que ces «antiquités» étaient plus importantes dans leur culture qu'on ne le pensait.

Les Vikings ont enterré ce bateau, l' "Oseberg," dans une tombe au Sud d'Oslo. De nouvelles découvertes indiquent que d'autres objets y ont été enfouis  dans un but précis;

Les examens d'environ 10 tombes Vikings dans le comté de Rogaland, au sud-ouest de la Norvège, ont révélé des objets de l'Âge de Pierre, tels que des armes, des amulettes et des outils.


Olle Hemdorff du Musée archéologique de Stavanger pense que ces biens ont été enterrés afin "qu'ils permettent de protéger et porter chance au mort dans l'après-vie."


Les dernières révélations sont liées à des découvertes de Vikings qui avaient voyagé vers l'Islande, et qui ont été trouvés avec des objets de l'Âge de Pierre.

Auparavant, de telles constatations n'étaient pas considérées comme significatives, mais une analyse récente relie ces faits à des découvertes antérieures similaires dans plusieurs endroits sur les anciennes terres des Viking.


En plus d'être enterrés avec les morts, des pointes de flèches de l'Âge de Pierre  en pierre et des poignards étaient aussi enterrés sous les maisons Viking.
Hemdorff suggère que "en incluant les objets de leurs ancêtres, les Vikings légitimaient et gagnaient un « contrôle »sur le passé."


La coutume d'enterrer des trésors de l'Âge de Pierre a également été identifiée dans les communautés de l'Âge du Fer et lors de fouilles de la période de  migration (400-600 avant JC) en Norvège, Suède et Danemark.

Curieusement, la pratique est mentionnée dans Hamlet de William Shakespeare , où il est dit que le silex, la poterie, les pierres rondes et des tessons sont jetés dans la tombe d'Ophélie.
Hemdorff spécule que Shakespeare a "probablement construit sa propre description sur une vieille coutume qui, nous le savons aujourd'hui, remonte à l'époque des Vikings."

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    2.03.2011

    Syrie: 650 tablettes cunéiformes babyloniennes documentent 8000 ans d'histoire

    Les découvertes archéologiques à  Tell Lilan situé à 120 km au nord de Hasaka ont montré l'importance historique de l'endroit remontant au début du 2ème millénaire avant JC.
    Le site en question est situé sur l'une des principales routes commerciales reliant la Cappadoce, Ashur et les principautés de l'Anatolie.



    Les fouilles qui ont été menées dans divers secteurs du site depuis 1978 montrent que la région a été occupée pour la première fois au milieu du 6e millénaire avant JC et jusqu'à la fin des années 1800 avant JC.


    Les expéditions ont mise au jour des poteries datant de la période de Halaf (6500-5500 avant JC) et de la période d'Obeïd (6500-3800 avant JC), en plus des jarres en forme de cloche datant de la période d'Uruk (4000-3100 BC).

    Ces fouilles ont permis la découverte d'une importante zone d'habitation datant de l'ère de Niniveh.



    Le site couvre 15 hectares au cours de la première moitié du 3e millénaire avant J.-C., et plus tard a connu un essor soudain en termes de population et de développement (au milieu du 3e millénaire avant JC).

    À cette époque, un mur et un système de défense ont été construits pour protéger les zones d'habitation en pleine expansion; ainsi on passe d'un petit village à une ville qui couvre 90 hectares !


    Un temple a été découvert dans la partie nord-est du site: des poterie, des tablettes et sceaux cylindriques portant des textes cunéiformes y ont été trouvé. 


    Le château découverte dans la zone inférieure du site contenait  650 tablettes cunéiformes écrites en vieux dialecte babylonienne; on
    y retrouve des textes administratifs et économiques, des messages politiques et des traités qui éclairent sur l'évolution de la région après la chute de la ville de Mari (vers 1759 avant JC).


    D'après les textes retrouvés à Tel Lilan et sur d'autres sites, la ville avait reçu le nom de Shubat Enlil, qui signifie "Maison d'Enlil" (Enlil étant un ancien dieu), par le roi assyrien Adad-Shamshi I.
    Avant cela, elle était connue sous le nom de Shekhna, et ce nom a été utilisé de nouveau après la mort de Shamshi-Adad I en 1776 avant JC.
    La ville fut détruite par le roi Samsu-iluna de Babylone en 1728, et est resté inoccupé depuis lors.

    Source:

    1.31.2011

    Une rampe intérieure en spirale jusqu'au sommet pour expliquer la construction de la pyramide de Khéops

    MAJ 02/03/16

    L'architecte français Jean-Pierre Houdin propose une nouvelle théorie concernant la construction de la pyramide de Khéops: «Jusqu’à présent la pensée unique était de dire que la construction s’était faite par des rampes extérieures. L’originalité de ma théorie c’est de dire que la pyramide a été construite en partie de l’intérieur»

    Conçue il y a près de 4 500 ans sur le plateau de Gizeh aux portes du Caire, la plus grande pyramide d’Egypte, 230 mètres de côté et 136 mètres de haut, demeurait une énigme malgré de nombreuses théories sur les méthodes utilisées pour sa construction, la plus répandue étant l’hypothèse d’une rampe extérieure...

    Aucune trace, aucune explication n’a été laissée par les Égyptiens de cette époque qui a vu naître toutes les pyramides du pays.

    Jean-Pierre Houdin s’est appuyé sur les relevés de la pyramide réalisés par l’architecte Gilles Dormion puis il a intégré tous les paramètres de l’époque : des outils en cuivre et en pierre (les Égyptiens ne connaissaient pas le fer), les matériaux utilisés (blocs de granit venus d’Assouan, à 900km de là, blocs de calcaire), les moyens humains et la situation du site (un plateau surélevé dominant le Nil).
    Il a pu ainsi démontrer, après huit ans de travail, la probabilité de sa théorie grâce à la 3D industrielle.



    "Si la rampe intérieure a été utilisée, elle est toujours dedans. C’est un tunnel qui fait partie de la structure de la pyramide et il n’y avait pas de raison de la reboucher", explique-t-il.

    Jean-Pierre Houdin et son équipe sont donc en train de monter une mission égypto-française avec la faculté des ingénieurs du Caire ECAE et l’Insa de Strasbourg pour ausculter la pyramide de l’extérieur.


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    Mises à jour le 31/01/2011:

    1.30.2011

    Russie: les traces d'une civilisation inconnue découvertes près de Kislovodsk


    L'expédition archéologique dirigée par Dmitry Korobov a mis au jour environ deux cents anciens sites  à l'architecture uniforme, dans la région Kabarde, sur les contreforts des montagnes Elbrus.


    Tous les éléments de ces découvertes amènent à penser que l'on se trouve devant une civilisation inconnue. Cependant, les chercheurs sont embrassés devant le manque d'éléments matériels permettant d'appréhender cette culture qu'ils ont mis à jour.


    Il semble que le peuple qui était venu s'établir ici, avait délibérément choisi l'endroit pour avoir une vue sur la montagne. D'après les calculs approximatifs des historiens, environ 25 000 personnes pourraient avoir vécu dans les 160 sites au même moment.

    Le peuple mystérieux.... a mystérieusement disparu:
    Après le 9ème siècle avant JC, ils ont quitté leurs maisons sur les contreforts de l'Elbrus et s'en sont allés.

    Les scientifiques espèrent résoudre au moins une partie des énigmes de ces anciens habitants.

    Une hypothèse propose ainsi que les habitants d'Arkaim, un grand site qui a prospéré derrière l'Oural au 2e et 3e millénaire avant JC, auraient pu arriver jusqu'à cette région.

    Source:

    1.23.2011

    Pérou: découverte d'une tombe royale Sican

    Le tombeau d'un dirigeant de la culture pré-inca Sican, vieux de 1200 ans, a été récemment mise au jour dans la région de Lambayaque au Pérou.


    «Il s'agit d'un individu assis sur un brancard, un ensemble funéraire, dans lequel a été trouvé in situ une couronne, un masque et une série d'objets qui l'accompagnent", a expliqué Carlos Elera.

    Un des objets les plus intéressants qui a été trouvé est un flacon représentant l'ensemble funéraire qui l'accompagne, puisque les deux se font face dans l 'angle sud-ouest du temple, ce qui représente «un lien symbolique remarquable,» ajoute le scientifique.

    L'équipe a aussi découvert une couronne de cuivre dorée ceinte de jaguars (avec des pendentifs typiques portés par l'élite dans cette région), un masque avec des yeux ailés et des pointes de lance et de flèches...


    Un des objets découvert sur le site






    A ce jour, l'ensemble funéraire ainsi que la majorité des objets, font encore l'objet de fouilles par les archéologues; une tâche qu'Elera estime à plusieurs semaines.


    Ceci est le premier tombeau découvert dans la région de Las Ventanas  et il s'agit de la seconde fois qu'un ensemble funéraire sous la forme d'une personne sur un brancard a été mise au jour depuis 1992, lorsqu'un ensemble similaire a été trouvé dans la tombe d'Oro, qui est également de la culture Sican.

    La litière, dans les anciennes cultures du Pérou et jusqu'au 16ème siècle, était un symbole de statut pour les nobles qui se faisaient porter pour montrer leur pouvoir.
    Cette pratique a été interdite par les colons espagnol qui tentaient de détruire la structure du pouvoir en vigueur dans la région.

    En sa qualité de directeur du Musée de Sican et de chef du projet archéologique, Elera a demandé aux autorités locales d'ériger un mur de pierre de 2,5 km de long autour de la tombe pour empêcher la rivière La Leche, qui coule à 70 mètres du site, d'inonder la zone de fouille à la suite des fortes pluies attendues pour le mois prochain.


    Source:
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      1.20.2011

      Les plus anciens restes d'arbres fruitiers découverts dans la péninsule ibérique

      Des chercheurs ont découverts de très nombreux échantillons de semences qui se sont accumulés au cours des années, sur les sites archéologiques médiévaux du vieux quartier historique de Hondarribia.

      Les scientifiques se retrouvent ainsi devant les restes des plus vieux arbres fruitiers en Europe du Sud.

      La ville de Hondarribia se trouve sur la côte de la province basque Gipuzkoa, en Espagne.


      L'étude a été entreprise par l'équipe de recherche archéobiologique de la SCCI  (Consejo Superior de Investigaciones Científicas) sous la direction du docteur Leonor Pena-Chocarro.


      Ces recherches ont permis l'énumération de nombreux fruits charnus comme les prunes de diverses espèces, des cerises, des pêches, des raisins, des pommes, des figues, des coings et des nèfles.


      Les fruits à coques sont aussi variés: on retrouve les noix,  beaucoup de noisettes, des glands, des pignons de pin et des faines.
      En ce qui concerne les céréales: le blé, l'orge et l'avoine ont été identifiés.
      Also of particular important are the various seeds of the bottle (or calabash) gourd, a species of water pumpkin, very rarely recorded in archaeological contexts.
      Une autre découvertes d'importance: des graines de gourdes (ou calebasse)  très rarement enregistrées dans des contextes archéologiques.

      Source:

      1.16.2011

      Syrie: nouvelles découvertes dans les thermes romains de Bosra

      Les thermes romains de la ville archéologique de Bosra (dans le Sud de la Syrie),  ont été construits sur un emplacement stratégique au centre de l'ancienne ville.
      Ils ont joué un rôle très important dans la vie sociale des habitants sous le règne romain car ils étaient le centre des transactions commerciales et des échanges d'informations, en plus de leur rôle de divertissement.


      La Directrice du départements des Antiquités de BosraWafaa Al-Audi a indiqué que l'expansion des saunas dans le 3ème siècle après JC indique une augmentation du nombre de citoyens à cette époque; il ajoute aussi que les pièces contenaient des bassins confortables tandis que les murs étaient couverts de dalles de marbre et décorés de peintures murales.
      Elle précise aussi que le plancher était recouvert de marbre ou de dessins en mosaïques et certaines salles étaient construites avec des piliers.


      Les découvertes archéologiques sur le site, notamment des objets et outils en argile prouvent que les bains publics ont connu une phase de restauration et de réorganisation dans le 4ème et 5ème siècles après JC tandis qu'une place extérieure était construite au 6ème siècle.
      Dans le 12e et 13e siècles de notre ère, un certain nombre de magasins commerciaux ont été construits dans les rues environnants les bains.


      Les bains publics comprenaient quatre salles construites avec une très grande précision en pierres de basalte.
      Les murs des saunas contenaient des tuyaux d'eau chaude et d'air chaud sur lesquels il y avait des fenêtres fermées avec des doubles volets, en bois à l'extérieur et en verre coloré à l'intérieur.


      Le Chef de l'expédition nationale travaillant sur les bains, Basim Hassan, a déclaré que l'équipe avait déterré deux lanternes en argile sur le site, en plus d'un certain nombre de pièces d'argile de différentes tailles et formes datant de l'époque byzantine.


      L'expédition a également mis au jour l'un des piliers de basalte haut de 155 cm et de 80cm de diamètre. Au sommet de la colonne, était gravé le nom d'un chef romain .
      Dans la partie ouest de la place nord des thermes, l'expédition a déterré la base de la partie externe de la paroi des bains: ce mur se compose de pierres rectangulaires de différentes tailles.

      Sur la partie externe du côté nord des thermes, un déversoir pour l'eau salée a été mis au jour. Une énorme quantité de pièces d'argile byzantines y ont été trouvées. Le mur servait de toit pour ce déversoir long de 8,5 mètres.


      Il y avait trois bains publics dans la ville de Bosra; ils fournissaient un service de massage pour les habitants.

      D'après les découvertes archéologiques, les bains remontent à l'Age du Bronze et plus tard, l'âge du fer. Ils ont été construits en conformité avec le style architectural nabatéen, et utilisés comme des bains publics dans le milieu du 2ème siècle après JC.

      Source:

      1.09.2011

      l'homme moderne portait déjà des vêtements il y a 170000 ans

      Une nouvelle étude de l'Université de Floride se penchant sur l'évolution des poux montre que l'homme moderne a commencé à porter des vêtements il y a environ 170.000 ans: une technologie qui leur a permis de migrer avec succès hors de l'Afrique.



      Le principal investigateur, David Reed , conservateur associé au  Florida Museum of Natural History, a étudié les poux chez les hommes modernes pour mieux comprendre l'évolution humaine et les schémas de migration.
      Sa dernière étude utilisait le séquençage de l'ADN afin de calculer quand les poux de vêtements ont commencé à diverger génétiquement des poux de tête humains.

      "Nous voulions trouver une autre méthode pour déterminer avec précision quand les humains auraient commencé à porter des vêtements", explique Reed. "Parce qu'ils sont si bien adaptés aux vêtements, nous savons que les poux de corps ou de vêtements n'existaient certainement pas jusqu'à ce que les vêtements aient vu le jour chez l'homme."

      Les données montrent ainsi que l'homme moderne a commencé à porter des vêtements environ 70.000 ans avant d'immigrer dans des climats plus froids et les plus hautes latitudes; ce qui a commencé il y a environ 100.000 ans. Cette date serait pratiquement impossible de déterminer à partir des données archéologiques, car aucun vêtements de cette période ne peut survivre dans des sites archéologiques.

      L'étude montre également que l'homme a commencé à porter des vêtements bien après avoir perdu les poils: l'homme aurait passé un temps considérable sans poils et sans vêtements, d'après Reed. "Il est intéressant de penser que les êtres humains étaient capables de survivre en Afrique pendant des centaines de milliers d'années sans vêtements et sans poils, et que ce n'est que lorsqu'ils ont commencé à porter des vêtements que les hommes modernes sont sortis d'Afrique vers d'autres parties du monde".


      Les poux sont étudiés car, contrairement à la plupart des autres parasites, ils sont bloqués sur des lignées d'hôtes sur de longues périodes de temps évolutionnaire. La relation permet aux scientifiques d'en apprendre davantage sur les changements évolutifs dans l'hôte en fonction des changements dans le parasite.
       Une étude des poux de vêtements en 2003, dirigée par Mark Stoneking, généticien à l' Institut Max Planck à Leipzig, en Allemagne, estimait que les premiers hommes ont commencé à porter des vêtements il ya 107.000 années. Cependant la recherche de l'université de californie comprend de nouvelles données et des méthodes de calcul mieux adaptées à la question.


      "Le nouveau résultat de cette étude des poux donne une date assez inattendue pour des vêtements, beaucoup plus vieux que les plus anciennes traces archéologiques solides, mais il est cohérent", a déclaré Ian Gilligan, professeur à la  School of Archaeology and Anthropology at The Australian National University .  "Cela signifie que l'homme moderne a sans doute commencé à porter des vêtements sur une base régulière pour se garder au chaud quand ils ont d'abord été exposés à des conditions d'Âge de glace."


      La dernière période glaciaire s'est produite il y a environ 120.000 années, mais la date de l'étude suggère que les hommes ont commencé de porter les vêtements dans la précédente période glaciaire il y a 180.000 années. L'homme moderne a fait son apparition il y a 200.000 ans.



      Source:

      1.08.2011

      Découverte d'une ancienne ville sur l'île de socotra

      Après quatre années de fouilles, une équipe archéologique russe a découvert une ancienne ville sur l'île de Socotra, au Yémen.

      Cette ancienne cité nommée "Khajlah" est située près de la ville de Hidibu, la principale ville de l'île.  According to the team, the ancient city Khajlah estimated to stand at the second century BC. Selon l'équipe, cette ville date du IIe siècle avant JC.


      La découverte d'anciennes maisons, rues et ruelles indique que la ville était autrefois une cité administrative et religieuse sur l'île de Socotra. L'île de Socotra est un groupe de quatre îles dans l'océan Indien.

      La plus grande île (Socotra) a une superficie de 95 pour cent de l'ensemble des îles et est très isolée.


      Trois des espèces végétales de l'île n'existent nulle part.

      Le Centre for Middle Eastern Plants, d'Edinburgh a réalisé des études sur le terrain concernant la végétation; il en ressort que 307 des 825 des espèces de plantes sur l'île de Socotra sont rare, dont l'arbre sang-dragon.


      Source:

      12.30.2010

      Allemagne: une tombe celtique saluée comme une grande découverte archéologique

      Dans une découverte décrite comme un «jalon de l'archéologie», les scientifiques ont trouvé un site funéraire aristocratique vieux de 2600 ans à la forteresse celtique Heuneburg dans le Bade-Wurtemberg (pays de Bade).


      La tombe d'une dame de la noblesse, datant du début de l'époque celtique, mesure quatre mètres sur cinq mètres, et est particulièrement bien conservée. Elle contenait des bijoux en or et ambre ce qui a permis pour la première fois la datation précise d'une ancienne tombe celte.
       Avec l'aide de puissantes grues (photo ci-dessous), l'équipe de fouille a pu lever l'ensemble de la chambre funéraire de la terre en un seul bloc et l'a placé sur un camion spécial pour qu'elle puisse être amenée pour une analyse ultérieure.
      Le directeur des fouilles et archéologue Dirk Krausse a qualifié la découverte de "jalon de l'archéologie."




      A en juger par l'ornementation dans la chambre, les archéologues estiment que la tombe a été construite pour une femme de la noblesse du fort Heuneburg, bien que cela ne puisse pas être confirmé avec certitude avant les investigations supplémentaires qui seront réalisées en laboratoire par l'Office d'Etat de Protection des Monuments à Stuttgart.

      L'oppidum de Heuneburg est considéré comme l'un des plus importants sites archéologiques en Europe centrale et peut-être la plus ancienne colonie au nord des Alpes.
      Il a été l'objet d'un vif intérêt car il reflète l'évolution socio-politique au début de l'Europe celtique, lorsque, à partir d'environ 700 ans avant JC, la richesse, la population et le pouvoir politique ont commencé à se concentrer dans de petites zones.

      Source:

      12.23.2010

      Chine: des sites archéologiques révèlent la route de la soie maritime

      Un projet de recherche qui a eu lieu entre 2004 et 2009 a permis la découverte de plus de 30 sites archéologiques d'épaves disséminées le long des rivages de la Chine.

      Ce Projet de recherche 908, a été réalisée par le département de la science et technologie du State Oceanic Administration  qui a examiné plus de 676.000 kilomètres carrés d'eaux intérieures et d'eaux océaniques territoriale.


      Beaucoup de ces épaves appartenaient à des marchands qui transportaient une grande variété de marchandises le long de la Route de la Soie maritime, une route maritime célèbre qui date de près de 2000 ans et qui reliait la Chine à l'Inde, la mer Rouge, le golfe Persique et enfin la Méditerranée.

      La plupart des marchandises exportées pour le commerce se composait de soie, de porcelaine et de thé, tandis que les marchandises importées étaient des épices et du bois de cèdre du Liban.

      La route a d'abord été utilisée sous les dynasties Qin et Han (25-220 après JC), et elle a vu sa popularité augmenter de la période des Trois Royaumes (220-280 après JC) à la dynastie des Sui (581-618 Après JC).

      Jusqu'aux rébellions sous la dynastie des Tang Un shi (755-762), cette route a toujours été considérée comme une alternative secondaire à la Route de la Soie par voie terrestre; mais dans la seconde moitié du VIIIe siècle, les guerres font rage dans les vastes régions de l'Ouest, le volume du commerce le long de la Route de la Soie maritime subi alors une baisse.

      Les progrès technologiques dans la construction navale et la navigation a conduit à l'ouverture de nouvelles voies maritimes vers l'Asie du Sud, Malacca, l'océan Indien et le golfe Persique.
      Guangzhou est devenu le premier grand port en Chine à l'époque des dynasties Tang et Song, bien qu'il ait été plus tard remplacé par Quanzhou sous la dynastie des Yuan (1271-1368.

      Les gouvernements des dynasties Ming et Qing ont toutefois émis une interdiction sur le commerce maritime, contribuant à une baisse massive de son utilisation.
      Lorsque la guerre de l'opium a éclaté en 1840, la Route de la Soie par la mer a complètement disparu.


      Liu Wensuo, un archéologue à l'Université Sun Yat-sen, explique que :" Ces épaves peuvent donner des indices sur la Route de la Soie maritime, qui reliait la Chine à l'Inde, l'Afrique et l'Europe."

      Sun Jian, un chercheur de l'Académie chinoise de la culture du patrimoine, précise qu': "Il y a beaucoup de sites archéologiques subaquatiques près de la Chine de la côte sud-est et les pays voisins, comme le Vietnam."


      Cependant, ces sites d'épaves nouvellement découvertes ont encouragé de nombreux pêcheurs pillards à rejoindre ces eaux pour récupérer des trésors anciens... "Une épave ancienne contient généralement des milliers de reliques", explique Sun. "Et cette occasion d'énormes profits a incité un nombre croissant de personnes à plonger pour récupérer ces richesses."
      En 2006 par exemple, la police a traité 45 cas de contrebande d'antiquités comprenant 7.144 objets provenant de navires ayant coulés.

      Deux agences gouvernementales chinoises ont signé un accord visant à protéger le patrimoine culturel sous-marin du pays.

      Source: