1.24.2012

Angleterre: une mystérieuse structure de la période romaine découverte


La récente découverte d'une mystérieux bâtiment "ailé" en Angleterre, qui à l'époque romaine a pu être utilisée comme un temple, se révèle être un casse-tête pour les archéologues: en effet, il n'y a pas d'autre bâtiment connu avec lequel faire un parallèle.
Construit il y a environ 1800 ans, l'ensemble a été découvert dans le Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, juste au sud de l'ancienne ville de Venta Icenorum.
La structure a deux ailes rayonnantes à partir d'une pièce rectangulaire qui elle-même mène à une salle centrale.

La structure romaine en forme de Y vue du ciel. Credit: Michael Page

"En général, pendant l'Empire romain les gens construisaient selon un répertoire de formes architecturales fixe", a déclaré William Bowden, professeur à l'Université de Nottingham. L'étude a été réalisée en collaboration avec le Groupe de Recherche Historique et Archéologique de Norfolk.

La forme ailée de l'édifice semble être unique dans l'Empire romain, il n'en existe aucun autre exemple connu. "Il est très rare de trouver un bâtiment comme celui-ci où vous n'avez pas de parallèle connu", a ajouté Bowden. "Ce qu'ils essayaient d'atteindre en utilisant ce modèle est vraiment très difficile à dire."

Le bâtiment semble avoir fait partie d'un complexe qui comprenait une villa au nord et au moins deux autres structures au nord et nord-ouest. Une photographie aérienne suggère l'existence d'un bâtiment de forme ovale ou polygonale avec une abside située à l'Est.


Le bâtiment ailé 

La fondation des deux ailes et de la salle rectangulaire a été faite d'une fine couche d'argile et de craie. "Cela suggère que la superstructure d'une grande partie du bâtiment était assez légère, probablement en bois et des murs d'argile avec un toit de chaume", écrit Bowden.
Cela soulève la possibilité que le bâtiment n'était probablement pas destiné à être utilisé à long terme.
D'autre part, la pièce centrale était faite d'un matériau plus résistant, ses fondations ayant été conçues à partir de mortier de chaux mélangé avec de l'argile et de petits morceaux de silex et de brique. Cet section a probablement eu un toit en tuiles... et les tuiles romaines sont très lourdes.

Quelque temps après la disparition de cette structure en forme d'aile, un autre bâtiment, décoré celui-ci, a été construit par-dessus. Les archéologues ont retrouvé des trous de poteaux avec la paroi intérieure en plâtre peinte.

Ce diagrame montre le bâtiment romain en forme de Y vieille de 1800 ans. Quelque temps plus tard, une autre structure, dont les trous de poteaux sont encore présents, a été construite par dessus. Credit: William Bowden

Quelques artéfacts ont été trouvés sur le site mais aucun n'a pu être lié avec certitude à la structure ailée.
Une charrue est passé en plusieurs endroits du site, éparpillant les débris.

En outre, les détecteurs de métaux sont un problème majeur dans la région du Norfolk, où des personnes utilisent ces appareils pour localiser et prendre des matériaux, ce qui a pu arriver à ce site.
Cependant, alors même que l'équipe a pu trouvre des couches intactes, il y avait très peu d'artéfacts. "Cela pourrait suggérer que le bâtiment ailé n'a pas été utilisé pendant un temps très long", en a conclu Bowden.


Le pays des Icènes

Les chercheurs ne sont pas certains de l'utilité qu'a pu avoir ce bâtiment. Bien que sa position élevée le rendait visible depuis la ville de Venta Icenorum, les fondations des ailes sont particulièrement faibles. «Il est possible que ce fut un bâtiment temporaire construit pour un seul événement ou une cérémonie, ce qui pourrait expliquer sa construction peu signifiante», suppose Bowden, "D'un autre côté, le bâtiment pouvait très bien représenter un sanctuaire ou un temple sur une colline à proximité d'une voie romaine, visible de la route ainsi que de la ville."

A ces suppositions s'ajoute l'ancienne histoire de Norfolk où la structure a été trouvée. La population locale dans la région, qui vivait ici avant la conquête romaine, était les Icènes (ou Iceni).
Il se peut que ce soit leurs descendants qui aient et construit le bâtiment ailé. Il faut savoir que l'architecture Icène était assez simple.
D'autre part, leur religion était étroitement liée à la nature, quelque chose qui peut expliquer la situation du site en plein vent. "Les dieux Iceni tendent à être associés avec les sites naturels: les printemps, les arbres, les bosquets sacrés, ce genre de chose ", a expliqué Bowden.

Les Icènes ont disparu de l'histoire après la révolte de Boudicca en 60-61 après JC. Mais, les indices archéologiques font allusion au fait que leur esprit est resté très vivace.  
Bowden et David Mattingly, archéologue à l'Université de Leicester, soulignent que la région dispose d'un faible nombre de villas romaines par rapport à d'autres régions de Grande-Bretagne, suggérant que les gens ont continué à résister à la culture romaine même après que la révolte de Boudicca ait échoué.

Cette structure n'en reste pas moins mystérieuse: en effet, son style architectural ne ressemble ni au style romain, ni au style Icène...

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1.22.2012

Pays-Bas: une statue de Shiva passée aux rayons X

De récentes recherches ont révélé que la monumentale statue de bronze de Shiva, au Rijksmuseum, a été coulée en bronze massif.
La statue de temple, vieille de mille ans, a été radiographiée avec le camion la transportant, dans un puissant tunnel à rayons X: celui pour les conteneurs de l'Autorité des Douanes de Rotterdam. Il s'agit de la première recherche de ce genre sur un chef-d'œuvre en muséologie.


Mesurant 153 cm x 114,5 cm, le Shiva du Rijksmuseum est la statue en bronze la plus connue de la dynastie des Chola (9ème au 12ème siècle) conservée dans une collection muséale en dehors de l'Inde.

Étant donné son poids (300 kg), la statue a toujours été soupçonnée de ne pas être creuse, comme cela était une pratique courante en Europe depuis l'Antiquité grecque.

Au cours d'une étude antérieure, une radiographie de la statue avait été prise dans une galerie du Rijksmuseum en 1999; tandis que les visiteurs étaient évacués par mesure de précaution contre les radiations. Malheureusement, le matériel utilisé à l'époque n'était pas assez puissant pour déterminer quoi que ce soit de façon définitive.

C'est ainsi que le tunnel à rayons X de l'Autorité des Douanes de Rotterdam s'est avéré être une solution.


Le projet de rénovation du Rijksmuseum a fourni aux restaurateurs et conservateurs l'occasion d'effectuer des recherches approfondies sur les pièces spéciales de la collection du musée, dont ce chef-d'œuvre de la collection d'art asiatique.

La statue a été créée en 1100 en Inde du Sud. Chaque temple avait son propre ensemble de statues en bronze qui étaient transportées à travers la ville pendant les fêtes majeures du temple. C'est pourquoi ces statues sont nommées "utsavamurti", qui est le sanscrit pour 'Images pour Festival'.
Les bronzes de Chola étaient considérés comme des chefs-d'œuvre du coulage de bronze Indien.

Anna Ślączka, conservatrice de l'art du Sud Asiatique, comment ainsi: "Nous avions prévu que la statue elle-même se révélerait être solide, mais cela a été une surprise totale de découvrir que l'auréole et le démon sous les pieds de Shiva sont tout aussi massifs."

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1.18.2012

La tombe d'une chanteuse découverte dans la Vallée des Rois

Des archéologues travaillant en Egypte ont découvert la tombe d'une chanteuse dans la Vallée des Rois. Le tombeau a été découvert par hasard par une équipe de l'Université de Bâle en Suisse.

 Le cercueil découvert dans la tombe contient une momie

La femme, se prénommant Nehmes Bastet, était une chanteuse du temple au cours de la 22e dynastie égyptienne (environ 945 - 712BC), selon une inscription dans le tombeau. Le cercueil dans la tombe contient une momie intacte de presque 3000 ans.

Le Professeur Susanne Bickel de l'Université de Bâle a déclaré que le cercueil a été entrouvert et qu'elle a pu voir une momie "joliment emballée". L'ouverture du cercueil a été réalisée par le professeur Bickel et sa collègue de Bâle, directrice du chantier de fouille, Elina Paulin-Grothe, en collaboration avec l'inspecteur en chef des Antiquités de Haute Egypte, le Dr Mohammed El-Bialy et l'inspecteur Ali Reda.

Le Professeur Bickel précise que le bord supérieur de la tombe a été trouvé le premier jour de la révolution égyptienne, le 25 Janvier 2011. L'ouverture avait donc été scellée avec un couvercle de fer et la découverte avait été gardée sous silence. C'est la semaine dernière, après le lancement de la nouvelle saison des chantiers de fouille, que l'ensemble a été identifié en tant que tombeau, d'ailleurs, l'un des très rares dans la Vallée des Rois qui n'ait pas été pillé.


Un sarcophage peint en noir

Elina Paulin-Grothe a précisé que la tombeau n'a pas été construit pour la chanteuse, mais qu'il a été réutilisé au bout de 400 ans.
Il existe bien sûr d'autres tombes non royales dans la Vallée des Rois, a ajouté le professeur Bickel, qui pour la plupart datent de la 18e dynastie (1500 - 1400BC). La femme dans le cercueil était la fille du grand prêtre d'Amon.

La découverte est importante car elle montre que la Vallée des Rois a également été utilisée pour l'inhumation de personnes ordinaires et de prêtres au cours de la 22e dynastie.

Le sarcophage en bois était peint en noir et décoré avec des textes hiéroglyphiques. Ce tombeau est seulement le deuxième trouvé dans la Vallée des Rois depuis la découverte de Toutankhamon en 1922, et est référencé sous l’appellation KV64 d'après le système de dénomination des tombes de la vallée.
Il fait parti d'un groupe de tombeaux sans aucune décoration murale trouvé près de la tombe royale de Thutmosis III.

Un tombeau découvert en 2006, le KV63 , contenait sept cercueils à l'intérieur mais aucun d'eux ne contenait des momie - il semblai avoir été utilisé comme un cache de sépultures.

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1.16.2012

Quand Stonehenge existait avant Stonehenge...

 MAJ 06/06/14
Je l'avoue, le titre est un peu racoleur mais je n'ai pu y résister.... Cependant la découverte, parue dans la presse en novembre dernier, est tout de même intéressante.

Des archéologues, dirigés par l'Université de Birmingham et l'Institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique, ont trouvé des éléments laissant à penser que deux énormes fosses étaient positionnées sur un alignement céleste, à Stonehenge.


Cela donnerait un nouvel éclairage sur l'association significative du monument avec le soleil; ces fosses contenaient peut-être de grandes pierres, des poteaux en bois voire des feux, pour marquer le lever et le coucher du soleil. Elles pourraient avoir marqué une voie processionnelle utilisée par les agriculteurs afin de célébrer le passage du soleil à travers le ciel lors du solstice d'été.
Positionné dans la voie du Neolithic Cursus pathway ou Cursus (long enclos mégalithique situé un peu plus au nord), les fosses sont alignées vers la mi-été sur le lever et coucher de soleil depuis la pierre talon (Heel Stone), la pierre énigmatique juste à l'extérieur de l'entrée de Stonehenge.

 Heel Stone - La pierre Talon

Pour la première fois, cette découverte pourrait relier directement les rituels et les phénomènes célestes à Stonehenge à des activités dans le Cursus.

L'équipe d'étude archéologique internationale, dirigée par l' IBM Visual and Spatial Technology Centre de l'Université de Birmingham, avec l'Institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique et l'archéologie virtuelle de Vienne (LBI ArchPro) ont également découvert un trou jusque-là inconnu dans le milieu du côté nord du Cursus; il pourrait avoir fourni l'entrée principale et le point de sortie pour les processions qui ont eu lieu dans la voie.

S'étendant d'ouest en est, le Cursus est une immense enceinte linéaires, avec 100 mètres de large et deux kilomètres et demi de long, au nord de Stonehenge.

Le Professeur Vince Gaffney, archéologue et chef de projet, explique ainsi que "C'est la première fois que nous avons vu quelque chose de tel à Stonehenge et cela fournit un aperçu plus détaillé sur la façon dont les rituels ont pu avoir lieu dans le Cursus et le paysage alentour. Ces découvertes passionnantes montrent que même si Stonehenge a été le plus important monument, il peut ne pas avoir été le seul, ou, plus important, la zone de Stonehenge a pu devenir un site sacré à une date bien antérieureD'autres activités ont été réalisées dans d'autres sites cérémoniels à seulement une courte distance. Les résultats de cette nouvelle étude nous aident à apprécier toute la complexité de ces activités et jusqu'à quel point elles étaient intimes avec le monde naturel. Le périmètre du Cursus peut très bien avoir défini un itinéraire guidant les processions cérémonielles au cours du jour le plus long de l'année. "

Les archéologues ont compris depuis longtemps que Stonehenge avait été conçu pour marquer les événements astronomiques et qu'il avait été construit par des sociétés agricoles dont les préoccupations quotidiennes étaient liées aux récoltes et donc aux saisons et au soleil.
Cette nouvelle découverte soulève des questions passionnantes sur la façon dont les rituels complexes dans le paysage de Stonehenge ont été menés et comment les processions le long ou autour du Cursus ont été organisés à l'époque où Stonehenge était utilisé.

Le Professeur Gaffney ajoute: "Il semble maintenant probable que d'autres monuments cérémoniels dans le paysage environnant ont été directement articulés avec les rituels à Stonehenge. Il est possible que les processions dans le cursus se soient déplacées de la fosse Est, situé au lever du soleil, vers l'est le long du Cursus et, suivant le trajet du soleil, allant à l'ouest pour atteindre la fosse Ouest au coucher du soleil afin de marquer la journée la plus longue de l'année. Les observateurs de la cérémonie se seraient alors placés à la pierre Talon, sur laquelle les deux fosses sont alignées."

Le Dr Henry Chapman, conférencier en archéologie et visualisation observe pour sa part que: "Si vous mesurez la distance de marche entre les deux fosses, le cortège atteindra exactement la mi-chemin à midi, quand le soleil est directement au-dessus de Stonehenge. C'est plus qu'une simple coïncidence et cela indique que la longueur exacte du Cursus et le positionnement des fosses ont de l'importance."

Stonehenge, alors certainement le monument le plus important dans le néolithique tardif et l'âge du bronze, était entouré par une forte concentration d'autres sites sacrés, dont certains étaient déjà anciens lorsque se Stonehenge était entrain d'être construit.

L'équipe a également révélé de grandes fosses au nord-est de Stonehenge qui pourraient avoir contenu des poteaux. Avec le monument en forme de henge découvert l'an dernier et un certain nombre d'autres petits monuments, ils auraient pu fonctionner comme sanctuaires mineurs, peut-être au service de communautés spécifiques visitant le centre cérémoniel.

Paul Garwood, Maître de conférences en Préhistoire à l'Université de Birmingham, commente ainsi: «Notre connaissance des paysages anciens qui existaient autrefois autour de Stonehenge est en croissance de façon spectaculaire lorsque l'on examine les nouveaux résultats des relevés géophysiques. Nous pouvons voir avec beaucoup de détails non seulement de nouveaux monuments, mais aussi des pans entiers de l'activité humaine passée, sur des milliers d'années, conservés dans des subsurfaces telles que des fosses et des fossés. Ce projet consiste à établir un cadre entièrement nouveau pour étudier le paysage de Stonehenge ».

Ces nouvelles découvertes mont été effectuées dans le cadre du Stonehenge Hidden Landscape Project, qui a débuté à l'été 2010 avec le lancement des plus grandes fouilles virtuelles au monde utilisant les dernières techniques d'imagerie géophysique pour révéler et visuellement recréer l'extraordinaire paysage préhistorique de Stonehenge et de ses alentours.

Dr Christopher Gaffney, professeur de géophysique archéologique à l'Université de Bradford, conclut: "En s'appuyant sur notre travail de l'année dernière, nous avons ajouté encore plus de techniques et d'instruments pour étudier ce paysage remarquable. Il est évident qu'une seule technique n'est pas suffisante pour étudier la complexité des monuments et des paysages environnants notre monument archéologique le plus important et la batterie de technologies utilisées ici a considérablement augmenté la certitude de notre interprétation."

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1.13.2012

Des scientifiques découvrent la première preuve physique de tabac dans un récipient Maya

Un chercheur de l'Institut Polytechnique Rensselaer et une anthropologue de l'Université d'Albany se sont associés pour utiliser une technologie ultra-moderne d'analyse chimique; le but étant d'analyser d'anciennes poteries mayas pour confirmer l'usage du tabac dans cette ancienne culture.


Dmitri Zagorevski , directeur de la plateforme protéomique au Centre de la biotechnologie et des études interdisciplinaires (CBIS) de Rensselaer, et Jennifer Loughmiller-Newman, candidate au doctorat à l'Université d'Albany, ont découvert la première preuve physique de tabac dans un récipient Maya.

Leur découverte constitue une nouvelle preuve de l'utilisation du tabac dans l'ancienne culture Maya, ceci grâce à une nouvelle méthode permettant de comprendre les anciennes racines de l'usage du tabac dans les Amériques.

Ces dernières années, les archéologues ont commencé à utiliser l'analyse chimique des résidus d'anciennes poteries, d'outils, et même de momies afin de rassembler d'infimes indices sur les anciennes civilisations.

Cependant, la contamination est un des problèmes potentiels qui peut gêner l'isolation d'un résidu qui doit être analysé. Bon nombre de ces céramiques ont différentes fonctions au cours de leur vie, engendrant des données chimiques confuse. Une fois que les poteries sont jetées, les processus naturels tels que les bactéries et l'eau peuvent détruire la surface des matériaux, effaçant des indices importants.

En outre, les chercheurs doivent être attentifs à la manipulation lors des fouilles archéologiques et lors du traitement des objets en laboratoire; en effet ceux-ci pourraient subir des contaminations croisées avec des sources modernes.

Pour arriver à leur découverte, ces deux chercheurs ont eu une occasion de recherche unique: une poterie de plus de 1300 ans, décorée avec des hiéroglyphes qui, apparemment, indiquait le contenu prévu (photo ci-dessus). De plus, l'intérieur du récipient n'avait pas été nettoyé, laissant les résidus protégés de toute contamination.
Le vase d'argile, large et haut d'environ 6.3 centimètres, porte les hiéroglyphes mayas signifiant "la maison de son sa tabac."

La poterie, provenant de la grande collection Kislak hébergée à la Bibliothèque du Congrès, a été fabriquée autour de 700 après JC dans la région du bassin du Mirador, dans le sud de Campeche au Mexique, au cours de la période classique Maya.
L'usage du tabac a longtemps été associé aux Mayas, grâce à des hiéroglyphes déchiffrés et des illustrations montrant les dieux et les gens entrain de fumer. Cependant, les preuves physiques de cette activité sont particulièrement limitées d'après les chercheurs.

Zagorevski a utilisé une technologie au sein du CBIS habituellement réservée à l'étude des maladies modernes et des protéines. Il a analysé le contenu du récipient pour trouver l'empreinte chimique du tabac. Cette technologie inclut la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GCMS) et la chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse (LCMS).
Les deux sont des techniques d'analyse chimiques qui combinent les capacités de séparation physique du gaz (chromatographie liquide) avec les capacités d'analyse de la spectrométrie de masse .
Cette dernière est utilisée pour déterminer le poids moléculaire des composants, leur composition élémentaire, et les caractéristiques structurelles.

L'analyse de Zagorevski et Loughmiller-Newman a permis de trouver de la nicotine, un composant important du tabac, dans les résidus récupérés dans le récipient. Les deux technologies ont confirmé la présence de nicotine.
De plus, trois produits d'oxydation de la nicotine ont également été découverts. L'oxydation de la nicotine se produit naturellement lorsque le tabac est exposé à l'air libre et aux bactéries.
Aucun des sous-produits de la nicotine associé à l'usage du tabac n'a été trouvé dans la poterie, indiquant qu'elle contenait des feuilles de tabac non fumées (probablement du tabac prêt à l'usage) et qu'elle n'a pas été utilisée comme un cendrier.
A ce jour, aucune autre preuve de nicotine n'a été trouvée dans toutes les autres poteries de la collection.

Cette découverte "fournit des preuves rares et sans équivoque à un accord entre la teneur réelle d'une poterie et la spécificité ichonographique ou hiéroglyphique représentant ce contenu (sur cette même poterie)", a déclaré Newman-Loughmiller.


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1.09.2012

Un buste en relief d'un roi vieux de 2000 ans découvert en Turquie


Un buste en relief d'un roi, vieux de 2000 ans, a été découvert lors de fouilles dans l'ancienne Stratonikeia, dans le district de Muğla de Yatagan.



Le Dr Bilal Söğüt, professeur d'archéologie à l'Université de Pamukkale et directeur des fouilles, a déclaré qu'ils avaient trouvé une rue dans la vieille ville qui commençait avec une porte et était bordée de colonnes.

Au cours de leurs fouilles, ils ont découvert le buste d'un roi qui remonte à la période hellénistique.
Le buste, de 1.5 mètres de haut et de 2 mètres de large, porte des représentations caractéristiques de têtes de taureaux et de la figure d'une déesse.
D'après Söğüt: "Les représentations de têtes de taureau sur le buste sont signe de richesse et de pouvoir. C'est aussi dans cette région que nous avons précédemment trouvé un char de course et des mosaïques vieilles de 1500 ans".

Les murs d'enceinte constituent une partie importante des fouilles effectuées dans la vieille ville. "Les murs de la ville ont été restaurés il y a environ 2400 ans par le roi Mausole. Dès l'achèvement des fouilles, nous allons commencer à travailler sur la restauration de la zone", a-t-il ajouté.

D'après Söğüt, les murs entourant la vieille ville ont près de 3.600 mètres de long. "Nous avons découvert qu'une première section de 400 mètres du mur a été conservée jusqu'à ce jour. Après avoir terminé la restauration, nous allons ouvrir l'accès au mur pour les visiteurs".

Une équipe de 100 universitaires, d'agents de terrain et d'étudiants ont découvert 460 objets dans l'ancienne ville tout au long des sept mois de fouilles qui ont eu lieu l'année dernière. Les artéfacts ont été livrés au Musée de Muğla. Les pièces datent des périodes romaine et byzantine.

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1.04.2012

Découverte de l'origine précise de certaines pierres de Stonehenge

 MAJ 06/06/14
Les scientifiques ont réussi à localiser la source exacte de certaines des pierres qui auraient été utilisées il y a 5000 ans pour créer le cercle des premières pierres à Stonehenge.

L'éperon rocheux de 70 mètres de long appelé Craig Rhos-y-Felin

En comparant des fragments de pierre trouvés dans et autour de Stonehenge avec des roches du sud-ouest du Pays de Galles, ils ont été capables d'identifier l'affleurement rocheux d'origine de certains de ces blocs de pierre de Stonehenge.

Les travaux, réalisés par les géologues Robert Ixer de l'Université de Leicester et Bevins Richard du Musée National du Pays de Galles, ont permis d'identifier un éperon rocheux de 70 mètres de long appelé Craig Rhos-y-Felin, près de Pont Saeson dans le nord du Pembrokeshire.

C'est la première fois qu'une source précise a été trouvée pour l'un de ces ensemble de pierres ayant servi à la construction de Stonehenge.

Cette découverte a ainsi relancé un des plus longs débat du milieu universitaire, à savoir si les plus petits menhirs de Stonehenge ont été exploités et apportés du Pembrokeshire par les hommes préhistoriques ou bien s'ils ont été arrachés à d'anciens affleurements rocheux et qu'ils ont été transportés, sur la totalité ou une partie du chemin vers le Wiltshire, par des glaciers il y a des centaines de milliers d'années.
Les archéologues ont tendance à souscrire à la théorie du "transport par des êtres humains", alors que certains géomorphologues sont plutôt en faveur de la théorie du "transport par des glaciers".

Le débat porte uniquement sur les pierres levées de Stonehenge les plus petites, appelées aussi les "pierres bleues", et ne concerne pas les plus grandes (la plupart sont des «sarsens») qui ont été incorporées au monument plusieurs siècles plus tard.

L'Université de Leicester et le Musée national du pays de Galles ne résolvent pas le mystère sur la façon dont les pierres de Stonehenge d'origine galloise ont fini en Angleterre; cependant, ils ouvrent la possibilité d'identifier des preuves archéologiques d'activités d'exploitation de carrière qui pourraient faire pencher pour un transport humain plutôt qu'une explication glaciaire. A l'inverse, toute absence de preuve conduirait les chercheurs vers la théorie opposée.


Des milliers de fragments de roches à Stonehenge

Comme les recherches géologiques continuent, il est probable que de nombreux affleurements rocheux dans différentes parties du Pembrokeshire seront positivement identifiés comme sources d'autres pierres utilisées pour construire les premières versions de Stonehenge.
Au cours des dernières décennies, la zone approximative d'où elles proviennent a été identifiée, et les recherches en cours devraient permettre de localiser d'autres sources exactes.




Au premier plan ci-contre: les fameuses pierres bleues 
qui seraient originaire du  Pembrokeshire





Mais, bien que les fragments de pierre de Stonehenge devraient permettre aux scientifiques de traquer l'origine du matériau, ces mêmes fragments sont aussi source de mystère.
En effet, des milliers de fragments de roche, provenant quasi-certainement des monolithes utilisés à ou autour de Stonehenge, ont, au fil des ans, été trouvés près du monument de renommée mondiale.
Ces fragments (généralement moins de 50 grammes chacun) semblent avoir été délibérément extraits des monolithes à un certain moment dans l'Antiquité, pour beaucoup d'entre eux probablement dans le néolithique. Cependant, la plupart des fragments examinés jusqu'ici sont des types de roche particuliers qui ont été utilisés pour moins de 10% des monolithes de Stonehenge à ses débuts (c'est à dire pour les pierres galloises).
Ces fragments ne se trouvent pas seulement sur le site mais aussi ailleurs dans le paysage de Stonehenge: ils ont tendance à avoir des caractéristiques géologiques différentes de la grande majorité des anciennes pierres levées de Stonehenge (qui proviennent principalement d'une partie de la région du Pembrokeshire).
En effet, le type de roche de Craig Rhos-y-Felin (qui  vient tout juste d'être mis en évidence par les dernières recherches scientifiques) a probablement été utilisé pour seulement l'un des monolithes de Stonehenge (une pierre aujourd'hui enterrée, vu la dernière fois dans les années 1950).
Cela suggère qu'il a pu exister d'autres cercles de pierres ou d'autres «pierres levées» dans le paysage, qui ont aujourd'hui disparu.

Un autre mystère non résolu est la raison pour laquelle les hommes préhistoriques ont extraits autant de fragments de probables monolithes. C'est possible qu'ils aient écaillé afin de donner une meilleure forme aux monolithes. D'un autre coté, il se peut que des monolithes ou rochers aient été cassés et recyclés en haches en pierre par exemple.


Un travail de géolocalisation très complexe

Le travail de détective, que l'Université de Leicester et le Musée national du pays de Galles ont dû effectuer pour localiser la source exacte de plusieurs de ces fragments dans le Pembrokeshire, est extrêmement complexe.
Tout d'abord les géologues ont du trier des milliers de minuscules fragments de roche trouvés par les archéologues à Stonehenge et aux alentours au cours des 70 dernières années et originaires du Pembrokeshire.
Puis, les deux scientifiques ont commencé à regarder avec une attention particulière environ 700 d'entre eux qui sont faits d'un type de roche spécifique provenant d'activité volcanique (datant de 460 millions d'années géologiquement) connue sous le nom de "rhyolite feuilletées".
Ils ont ensuite réussi à localiser la zone approximative du nord du Pembrokeshire d'où ces 700 fragments provenaient.
Ce fut ensuite confirmé en comparant la signature chimique de minuscules cristaux (cinq centièmes de millimètre de diamètre chacun) dans les fragments de roches similaires à Stonehenge avec ceux dans le nord du Pembrokeshire.
Enfin, en examinant en détail l'inter-relation entre les minéraux à partir d'échantillons provenant de Stonehenge et du nord du Pembrokeshire, ils ont réussi à localiser l'affleurement rocheux en question.

Si les pierres ont été portées à Stonehenge du Pembrokeshire grâce à l'effort humain, l'emplacement de la source nouvellement découverte (Craig Rhos-y-Felin) a des implications intéressantes.
En effet, la zone est à environ 8 kilomètres d'un autre secteur déjà connu pour avoir été la source de certains des autres monolithes de Stonehenge.
Si les hommes étaient responsables des carrières et du transport des pierres du Pembrokeshire, cela suggère que les concepteurs du néolithique de Stonehenge étaient extrêmement exigeants sur l'endroit d'où ils obtenaient leurs pierres.

Les recherches de ces dernières années de Tim Darvill de l'Université de Bournemouth, et Geoffrey Wainwright, archéologue en chef  de l'English Heritage, suggéraient que les pierres du Pembrokeshire on pu avoir une signification idéologique ou magique particulière.
Les affleurements rocheux d'où proviennent certaines des pierres pourraient être associés à des sources sacrées et des cercles de pierres galloises des environs.
Il est admis que, par l'importation de ces roches particulières sur 260 kilomètres du Pembrokeshire jusque dans le Wiltshire, les bâtisseurs de Stonehenge pensaient qu'ils prenaient possession de quelque chose de plus important que de simples roches.
Elles peuvent avoir été considérées comme extrêmement importantes et peut-être ont-elles été perçues comme ayant des pouvoirs surnaturels.

Craig Rhos-y-Felin est également important en raison de son emplacement. Il se situe sur un terrain un peu au nord des montagnes de Preseli. Cela a du rendre le transport dans le Wiltshire beaucoup plus difficile que cela aurait pu l'être pour des roches de Stonehenge provenant d'autres endroits du Pembrokeshire. Pour transporter les pierres du Pembrokeshire du Nord par la mer, il aurait fallu naviguer autour de Saint-David, un parcours particulièrement difficile et dangereux pour un bateau du néolithique.
De plus les pierres auraient du être transportées par dessus les montagnes de Preseli à proximité.
Toutefois, si les hommes ont pris des pierres de Stonehenge, il est également possible que les pierres transportées avaient déjà été utilisées pour construire des cercles dans le Pembrokeshire et ont donc été seulement déplacées de ces endroits jusqu'à Stonehenge, plutôt que de provenir des sources originales elles-mêmes.


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1.02.2012

Irikaitz: un site archéologique plein de surprises


La découverte récente d'un pendentif à l'Irikaitz, site archéologique à Zestoa (dans la province basque de Gipuzkoa), a donné lieu à un débat animé...

Fouilles sur le site d'Irikaitz, Espagne.

Ce pendentif pourrait avoir près de 25.000 ans, ce qui en ferait le plus ancien découvert à ce jour sur des fouilles à l'air libre dans l'ensemble de la péninsule ibérique. Cette pierre, de neuf centimètres de long avec un trou pour la pendre au cou, en plus de servir de parure, aurait été utilisée pour aiguiser les outils.

La découverte a eu une grande répercussion, mais ce n'est pas la seule qui a été faite par l'équipe que dirige Alvaro Arrizabalaga: "Presque chaque année, quelque artéfact archéologique de grande valeur est découvert, parfois, même 8 ou 10. C'est un endroit très fructueux".
Irikaitz se trouve derrière la station thermale de bain de Zestoa, de l'autre côté de la rivière Urola à 14 mètres de la rive du fleuve.
L'archéologue de l'Université du Pays Basque (UPV / EHU) y a mené des fouilles été après été, avec des étudiants et des chercheurs de diverses universités et en coopération avec la Société des Sciences Aranzadi.
Depuis 1998, ils ont découvert 32 mètres carrés, ce qui n'est rien comparé aux huit hectares (au moins) de ce "gigantesque" site en plein air.
L'archéologie exige beaucoup de patience, mais les résultats valent la peine: "C'est comme si vous aviez trouvé quelque chose qui attendait de tomber entre vos mains depuis 200.000 ans".


Un site plein de surprises

Les tâches se rapportant à un site archéologique sont longues et complexes dans tous les cas, mais plus particulièrement à Irikaiz.
Tout d'abord parce que le site est à l'air libre. Lorsqu'il s'agit de grottes, on sait qu'elles ont servi de refuges à nos ancêtres et, une fois leur emplacement identifié, il est fort possible que des trésors archéologiques s'y trouvent.
Les sites archéologiques à l'air libre, quant à eux, sont découverts lors de constructions de certaines infrastructures par le génie civil, et il est difficile de prédire ce qui sera trouvé.

Par ailleurs, à Zestoa il y a des restes du paléolithique inférieur, or il n'y a guère de références sur cette période au Pays Basque. Selon M. Arrizabalaga, quand ils ont commencé, "c'était comme une loterie. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, que ce soit sur ​​la chronologie ou sur les types de vestiges susceptibles d'être découverts".
C'est précisément à cause de ce manque de références qu'ils ont été fascinés lorsqu'ils sont tombés sur des matières premières "totalement exotiques": des pierres volcaniques. "Lors de la première fouille, nous avons tout d'abord pensé que quelqu'un avait pu amener ces pierres pendant la construction du chemin de fer de l'Urola, afin de les utiliser comme lest. Tout était si surprenant et incroyable", dit l'archéologue.
En fait, ce phénomène a une autre explication logique: "Il s'agit d'une exception géologique. Dans la vallée du fleuve Urola il y a une couche de pierres volcaniques que la rivière a coupé, puis les a ramené à la surface jusqu'à les rapporter à cet endroit. C'est pourquoi les hommes de la préhistoire sont venus ici - il n'y avait aucun autre endroit dans le Pays Basque avec des pierres comme celles-ci".


Une marge de 350.000 années !

Le fait que les restes soient si anciens ou que les caractéristiques des matériaux soient si inhabituelles rend les datations d'Irikaitz très difficile; la plupart des méthodes couramment utilisées ont peu d'utilité ici.
Ainsi, par exemple, toute forme de datation des restes d'ossements est à écarter, contrairement à d'autres sites, car ici il n'y a guère de tels vestiges, la terre étant si acide qu'elle n'en a gardé aucune trace, ne laissant que les outils de pierre et les fossiles végétaux.
Une datation certaine est donc très improbable.

Ce que l'on sait, c'est qu'il y a eu deux périodes d'occupation humaine à Irikaitz, la plus récente remonte à 25.000 ans, le pendentif découvert cet été date de cette époque.
Mais, c'est l'occupation la plus ancienne qui donne du fil à retordre aux experts. Oui, elle date de l'âge de pierre (du paléolithique inférieur), mais quand exactement ?
Il n'existe guère de sites archéologiques semblables à celui-ci permettant de servir de référence.


Une méthode de datation basée sur la luminescence.

Comme l'explique un archéologue: "il n'y a aucun autre cas du Paléolithique inférieur dans ces conditions, le long de la bande de terre bordée par le golfe de Gascogne, et seulement quelques-uns dans l'ensemble de la péninsule ibérique".
Il est impossible de réduire la marge de 350.000 ans: "Nous savons que l'occupation ne peut dater de moins de 150.000 ans (lorsque cette période se termine), et ne peut-être supérieure à 500.000 ans, parce que la mer recouvrait la région à cette période".

Par conséquent, sur la vingtaine de méthodes de datation actuellement existante, il n'y en a pas plus de deux applicables à Irikaitz. Toutes deux, impliquant la luminescence, sont utilisées par l'équipe d'Arrizabalaga pour tenter d'obtenir des résultats.
La première méthode permet de déterminer quand le soleil a illuminé un morceau de quartz pour la dernière fois; cependant, les résultats ne sont pas probants à ce jour.
La seconde méthode est basée sur thermo-luminescence, méthode avec laquelle ils travaillent actuellement: elle est appliquée à certains types de pierres qui ont subi un chauffage par le feu, et la mesure est basée sur la quantité de rayonnements accumulés.

Depuis 1998, plus de 500 personnes ont effectué des travaux de terrain sur ce site archéologique préhistorique d'Irikaitz; sans compter ceux qui ont apporté leur contribution par des études en laboratoire.
C'est donc un groupe de chercheurs considérable qui a travaillé avec ténacité pour apporter des résultats, quelque soit leur importance.
Beaucoup de ces chercheurs appartiennent à l'Université du Pays-Basque, comme M. Arrizabalaga. Et, bien que le fruit de leur travail soit de longue haleine, ils se sentent récompensés. "Si vous tapez -Irikaitz- dans Google, quelque 7.000 entrées apparaissent. Nous avons commencé à creuser en 1998 et, en 2001, le site a été mentionné comme référence dans l'histoire de cette zone géographique".


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12.28.2011

Découverte d'un sceau d'argile lié à l'ancien temple de Jérusalem


Un sceau d'argile rarissime a été trouvé dans la Vieille Ville de Jérusalem; d'après les archéologues, il semble être lié à des rituels religieux pratiqués dans le Temple juif il y a 2.000 ans.

 Ce sceau serait lié à des rituels religieux qui ont eu lieu dans le Temple juif il y a 2.000 ans.

Le sceau, de la taille d'une pièce, a été découvert près du Mur des Lamentations et porte deux mots araméens signifiant "Pur pour Dieu".

L'archéologue Ronny Reich, de l'Université de Haïfa, a déclaré qu'il datait d'entre le 1er siècle avant JC à 70 après JC, l'année où les forces romaines ont maté une révolte des Juifs et détruit le second des deux temples bibliques à Jérusalem.

Cette découverte est la première du genre concernant un sceau portant une inscription à cette période de l'histoire de Jérusalem.
Ce serait un artéfact unique concernant la pratique rituelle dans le temple, ajoute Reich, co-directeur des fouilles.

Très peu d'artéfacts liés à des temples ont été découverts jusqu'ici. Le site du Temple lui-même, l'enceinte connue des Juifs sous l’appellation de "Mont du Temple" ou, pour les musulmans, de "Noble Sanctuaire", reste interdit aux archéologues en raison de sa sensibilité religieuse et politique.

Les archéologues pensent que le sceau a vraisemblablement été utilisé par les responsables du Temple pour approuver un objet à un usage rituel.
Les matériaux utilisés par les prêtres du Temple devaient répondre à des directives strictes de pureté stipulées en détail dans le texte juridique juif connu sous le nom de la Mishna. Il y est mentionné également l'utilisation de sceaux par les pèlerins.

Selon Reich, il s'agit de "la première fois qu'une indication a été apportée par l'archéologie sur les activités dans le Mont du Temple, les activités religieuses d'achat, d'offre et de don au Temple lui-même"

Aren Maeir de l'Université Bar-Ilan, archéologue biblique qui n'a pas participé aux fouilles, a déclaré que le sceau était particulier, car il "a été trouvé juste à côté du Temple et est similaire à ce que nous voyons décrit dans la Mishna."

Le sceau a été trouvé sur la voie d'une rue principale qui traversait l'ancienne Jérusalem, juste en dehors de l'enceinte du Temple. 
Le site faisant l'objet de fouilles est dirigé par des archéologues de l'Autorité des Antiquités d'Israël.
Il fait parti d'un vaste plan de fouille de la ville de David, où les archéologues étudient la plus vieille partie de Jérusalem.

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12.27.2011

Des offrandes découvertes sous la pyramide du Soleil


Les archéologues ont découvert au Mexique un véritable petit trésor: une multitude de petits objets qui ont pu être placés en tant qu'offrandes pour marquer le début de la construction de la Pyramide du Soleil, à Teotihuacan, il y a près de 2.000 ans.
 Un masque de pierre verte déterré sous la pyramide du Soleil pourrait être le portrait d'une personne en particulier.
 
Ces offrandes comprennent des morceaux d'obsidienne et de poterie ainsi que des restes d'animaux .

Le plus frappant sont trois figurines humaines faites en pierre verte, dont l'une est un masque en serpentine; les chercheurs pensent qu'il pourrait être un portrait.

La pyramide du Soleil est la plus grande structure de Teotihuacan qui est un site archéologique au Nord-Est de la ville de Mexico. Le site remonte à environ 100 avant JC, et la ville a été habitée pendant des centaines d'années. Les habitants ont probablement commencé à construire la pyramide du Soleil autour de 100 après JC .

Des reste de personnes décapitées, probablement des sacrifices, avaient déjà été trouvés à proximité de la Pyramide de la Lune en 2004.

Les archéologues, avec l'Institut national mexicain d'anthropologie et d'histoire (INAH), ont fait de nombreuses fouilles dans la pyramide ces dernières années: ils ont creusé 59 trous et trois courts tunnels à la recherche d'offrandes et de tombeaux .

Ils ont découvert sept sépultures humaines, certaines d'entre elles concernant des nourrissons, qui sont antérieures à la construction de la Pyramide du Soleil.

Les chercheurs ont également trouvé deux offrandes (dont  l'une contenait le masque vert) à la base de la pyramide.

D'après, Perez Cortez, chercheur à l'INAH de Zacatecas, ces offrandes ont été déposées au cours d'une cérémonie d'inauguration.

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12.26.2011

Une écriture cunéiforme rarissime trouvée sur l'Ile de Malte

Des fouilles, dans ce que de nombreux spécialistes considèrent comme les plus anciens bâtiments sur l'île de Malte, continuent de dévoiler des surprises et soulèvent de nouvelles questions sur la signification de ces structures mégalithiques et sur les gens qui les ont construit.
 La pierre d'agate avec des inscriptions cunéiformes. Crédit: Cultura Italia 

La dernière découverte concerne une petite et rarissime pierre d'agate en forme de croissant de lune comportant une inscription cunéiforme du 13ème siècle avant notre ère; c'est normalement un genre épigraphique que l'on retrouve beaucoup plus à l'est en Mésopotamie.

Dirigée par le professeur de paléontologie, Cazzella Alberto, de l'Université de Rome «La Sapienza», l'équipe archéologique a trouvé la pierre avec l'inscription lapidaire dans le sanctuaire de Tas-Silg, un temple mégalithique construit à la fin du Néolithique, et qui a été utilisé à des fins religieuses et cérémonielles depuis le troisième millénaire avant JC jusqu'à l'époque Byzantine.

Après traduction, il s'avère que l'inscription est une dédicace au dieu-lune mésopotamien Sin, le père de Ninurta, qui, pendant des siècles, a été la principale divinité vénérée, beaucoup plus loin à l'est, dans la ville de Nippour en Mésopotamie.
Nippour était considérée comme une ville sainte et un lieu de pèlerinage avec une école de scribes qui a généré des textes littéraires.
L'emplacement de la découverte, fait de cette ancienne écriture la plus éloignée jamais trouvée à l'ouest, soulevant des questions sur la façon dont elle s'est retrouvée dans cet emplacement aussi distant.

Certains chercheurs émettent l'hypothèse que la pierre avait probablement été volée dans un temple de Nippour au cours de conflits militaires et ensuite transportée vers l'ouest par des marchands chypriotes ou mycéniens dont on pense qu'ils ont pu avoir avoir des relations commerciales avec la Méditerranée centrale à l'époque.

Par ailleurs, une inscription cunéiforme sur une agate devait avoir une grande valeur durant l'Age du bronze tardif; aussi, sa présence dans le site de Tas-Silg, d'après certains chercheurs, suggère que le sanctuaire avait une signification dont l'importance ne s'arrêtait pas à la population qui vivait sur Malte à cette époque.

Le sanctuaire est déjà connu pour avoir été un important lieu de culte dans la région méditerranéenne au cours des époques phéniciennes et romaines.

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12.19.2011

Le premier palais impérial découvert en Chine


Des archéologues chinois auraient découvert les restes du plus ancien palais impérial du pays: il remonte à 3700 ans et serait lié à l'ancienne dynastie Xia, que de nombreux chercheurs ont longtemps considéré comme une simple légende.
 Reconstruction d'un palais à Erlitou 
(il ne s'agit pas du palais impérial auquel est consacré cet article)

Les restes du palais se situent sur ​​le site de l'âge de bronze d'Erlitou dans le centre-nord du pays (province du Henan).
Des archéologues ont découvert des fondations en pisé, ainsi que pas moins de trois cours. Le palais couvre une superficie totale de plus de 2100 mètres carrés.

Xu Hong, le responsable de l'équipe archéologique du site et directeur du Département de l'Archéologie Xia-Shang-Zhou à l'Académie chinoise des sciences, a déclaré: "Le complexe du palais d'Erlitou  est une découverte étonnante, c'est le premier palais impérial de Chine."

Le rapport affirme que c'est le palais le mieux conservé sur le site et peut être un prototype de la dynastie suivante, les Shang.
Les premières dynasties chinoises sont généralement considérées comme légendaires, mais les découvertes archéologiques de ces dernières décennies montrent que ces légendes ont une base réelle.

Le site d'Erlitou comprendrait quelque quatre millions de mètres carrés et contient les éléments en bronze les plus anciens trouvés en Chine.
La dynastie des Xia se situerait entre 2100 avant J.-C. et 1600 avant JC.
Elle a été remplacée par la dynastie des Shang, qui a été renversé par les Zhou.

C'est de la période Zhou que datent les plus anciens écrits en Chine. Ce fut aussi la période où vécu Kung Fu Tseu (Confucius).

Les chercheurs chinois travaillent depuis 1996 sur un projet visant à établir une chronologie précise de ces premières dynasties légendaires.
Le chef de l'équipe archéologique, Xu, ajoute: "Construit il y a environ 3.700 ans, le complexe du palais est soigneusement conçu; avec les bâtiments environnants, il forme le centre de l'ancienne capitale. Bien qu'il représente seulement un septième de la taille des Palais impériaux des dynasties Ming et Qing, le complexe du palais d'Erlitou est le prototype de tous les palais impériaux construits en Chine plus tard."

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Les mystérieuses pierres levées d'Al Rajajil

Sur une colline isolée exposée à quelques kilomètres de la capitale de la province d'Al-Jouf, Sakkaka, se dressent des "grappes" de pierres de trois mètres de haut.


Portant d'anciens graffitis Thamudiques, ces vestiges d'une ancienne culture disparue ont maintenu leur veille solitaire pendant six millénaires.

Beaucoup de ces pierres sont tombées et d'autres penchent selon des angles aléatoires.

Les stèles de grès d'Al-Rajajil ("Les hommes"), pesant jusqu'à cinq tonnes chacune, son populairement qualifiées de Stonehenge de l'Arabie saoudite. Elles sont probablement les plus anciens monuments sur la péninsule.

Au cours de la période chalcolithique,  les personnes vivant dans la région d'Al-Jouf ont laborieusement élevé 54 groupes de piliers de pierre grossièrement taillés. Chaque groupe contient deux à 19 piliers.

Au niveau du sol, leur placement apparait plutôt désordonné; cependant, les images aériennes suggèrent un alignement approximatif  sur l'axe du lever et coucher du soleil.

A ce jour, il n'y a pas de réponse précise quant à leur raison d'être.

Il y a une trentaine d'années, des fouilles archéologiques ont eu lieu à la base d'un de ces ensembles de piliers: aucun ossement ni offrande votive ni a été retrouvé. Cela suggère que les motifs religieux ne sont pas à l'origine de ces structures.

Des raisons politiques ou astronomiques sont une possibilité, mais il n'y a aucune preuve.

Cela a pu aussi très bien être un repère pour une route commerciale... En effet, Al-Jouf était un point d'escale important sur la route commerciale du Yémen à la Mésopotamie.

Une route commerciale, la plus ancienne route terrestre dans l'histoire, partait du Yémen, longeait la côte de la mer Rouge et traversait Médine, Al-'Ula et Madaen Saleh. Elle tournait au nord-est d'Al-Jouf et allait ensuite au nord vers Damas puis en Turquie.


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12.15.2011

Irlande: nouvelles découvertes dans la tombe à couloir Néolithique de Knowth


De nouveaux vestiges archéologiques datant de l'époque néolithique ont fait surface à Knowth, dans le comté de Meath en Irlande.

 Vue aérienne des fouilles en cours à Knowth

Les nouvelles découvertes ont été faites dans une zone située juste au sud est du  passage du tombeau Brú na Binne, qui a fait l'objet d'une étude par le professeur George Eogan ces dernières décennies.
Sur le site, un certain nombre de grands monuments, inconnus jusque là, ont été découverts.

Joe Fenwick, membre du département d'archéologie de l'université NUI Galway, a mené, dans la zone, un certain nombre d'enquêtes topographiques non-invasives en collaboration avec le professeur George Eogan.
L'équipe a ainsi découvert un complexe de fondations (wall-footing) sous la surface, des fossés remplis de terre, et des trous à poteaux...

"Cette étude confirme que l'empreinte archéologique de Knowth s'étend sur une superficie beaucoup plus grande qu'on ne le pensait,", note le journal de Meath.

Un grand double anneau en ovale mesurant 65m sur son axe mineur et une enceinte rectangulaire abandonnée mesurant plus de 70m de longueur, sont parmis les images les plus frappantes recueillies à partir des tests effectués dans la zone.

 Passage Est de la tombe (knowth.com)

Alors que le sens et la date exacte de ces nouvelles découvertes se sont pas complètement connus pour l'instant, ils suggèrent le chevauchement de successions de populations différentes dans la région, allant de la période néolithique jusqu'à aujourd'hui.

Les archéologues travaillant sur le site on fait remarquer que, sans datation précise, seuls les "interprétations provisoires" sont de mises pour l'instant.

D'autres découvertes aux alentours de Knowth ont été faites: des pierres non décorées intégrées dans les tombes satellites, et certains vestiges structuraux qui sont supposé avoir fait partie d'une ancienne chapelle.

Le plus remarquable cependant concerne une une pierre portant une ancienne forme de spirale de tradition mégalithique.


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12.13.2011

La disparition de l'éléphant a facilité l'émergence de l'Homme Moderne il y a 400.000 ans


On savait depuis longtemps que les éléphants faisaient partie de l'alimentation d'Homo Erectus.
Cependant l'importance de cette source de nourriture spécifique, en relation à la fois avec la survie de l'Homo erectus et l'évolution de l'homme moderne, n'a jamais été comprise - jusqu'à maintenant.

Fouilles dan la grotte de Qesem

Les chercheurs Dr Ran Barkai, Miki Ben-Dor, de l'Université de Tel Aviv, et le professeur Avi Gopher du Département d'archéologie et d'étude du Proche Orient ancien, ont examiné les données publiées décrivant les os d'animaux associés à l'Homo Erectus sur le site acheuléen de Gesher Benot Ya ' aqov en Israël.
Ils se sont aperçus que les os d'éléphant ne composaient que de deux à trois pour cent du total. Mais ces chiffres, bien que faibles, sont trompeurs, disent-ils...

Bien que l'animal de six tonnes n'ait pu représenter qu'un infime pourcentage des ossements sur le site, il a cependant fourni au moins 60 pour cent des calories d'origine animale.
L'éléphant, un énorme paquet de nourriture qui est facile à chasser, a disparu du Moyen-Orient  il y a 400.000 ans. C'est événement a pu engendrer un stress nutritionnel chez l'Homo Erectus.

Travaillant avec le professeur Israel Hershkovitz de la Faculté de Médecine Sackler de l’Université de Tel Aviv, les chercheurs ont relié les données du régime alimentaire de l'Homo Erectus avec d'autres indices culturels et anatomiques.
Ils en on conclu que les hominidés récemment découverts dans la grotte de Qesem en Israël, qui devaient être plus agiles et bien informés pour satisfaire leurs besoins alimentaires avec de petites proies plus rapide, ont "envahi" le paysage du Moyen-Orient pour finalement remplacer l'Homo Erectus.

Les résultats suggèrent que la disparition des éléphants il y a 400.000 ans est la raison pour laquelle l'homme moderne est apparu au Moyen-Orient.

En Afrique, les éléphants avaient disparu des sites archéologiques et l'Homo sapiens a émergé beaucoup plus tard, il y a seulement 200.000 ans.


L'éléphant comme approvisionnement idéal

Contrairement à d'autres primates, la capacité des hommes à extraire l'énergie à partir de fibres végétales et de convertir les protéines en énergie est limitée. Aussi, en l'absence de feu pour la cuisine, l'alimentation de l'Homo Erectus consistait en une quantité finie de plantes et de protéines et il devait compléter avec des graisses animales. C'est pour cette raison que les éléphants étaient la récompense ultime des chasseurs: plus lents que d'autres proies et assez grands pour nourrir des groupes, les grands animaux avaient un ratio graisse-protéine idéal qui restait constant quelle que soit la saison.
En bref, dit Ben-Dor, l'éléphant était l'emballage alimentaire idéal pour les Homo Erectus.

Lorsque les éléphants ont commencé à disparaître, l'Homo Erectus, explique Ben Dora, a eu "besoin de chasser de nombreux petits animaux plus rapides. Les besoins en énergie se sont accrus, mais avec l'apport de protéines végétales limité, il devait s'approvisionner en graisses. Il a dû alors calculer sa gestion de la chasse,". Il note que ce changement se manifeste dans l'apparence physique de l'homme moderne, plus léger que l'Homo Erectus et avec un cerveau plus volumineux.

Pour confirmer ces résultats, les chercheurs ont comparé des preuves archéologiques provenant de deux sites en Israël: Gesher B'not Yaakov, datant de près de 800.000 ans et associée à l'Homo Erectus et Qesem Cave, datée de 400.000 à 200.000 ans.
Gesher B'not Yaakov contient des os d'éléphant, mais à Qesem Cave, qui est dépourvu d'os d'éléphants, les chercheurs ont découvert des signes d'hominidés d'après-Erectus, avec des lames et des comportements sophistiqués tels que le partage de nourriture et l'utilisation habituelle du feu.


L'évolution au Moyen-Orient 

Les hommes modernes sont apparus en Afrique il y a 200.000 ans, explique le Dr Barkai, et le paradigme actuel veut que ce fut leur première apparition dans le monde.
Les archives archéologiques nous disent que les éléphants en Afrique ont disparu aux côtés de la culture acheuléenne alors que l'homme moderne était entrain d'émerger.
Bien que les éléphants se trouvent aujourd'hui en Afrique, peu d'espèces ont survécu et aucune preuve de l'animal ne peut être trouvée dans des sites archéologiques de moins de 200.000 ans.

La similitude de la situation au Moyen-Orient il y a 400.000 ans n'est pas un hasard, affirment les chercheurs. Non seulement leurs conclusions sur les éléphants et l'alimentation des Homo Erectus donnent une explication attendue depuis longtemps pour l'évolution de l'homme moderne, mais ils ont aussi trouvé ce que les scientifiques appellent le "lieu de naissance" de l'homme moderne en question.

Les éléments de la grotte de Qesem corroborent ce calendrier révolutionnaire. Les découvertes sur le site remontent à plus de 400.000 ans, et indiquent clairement la présence de comportements humains nouveaux et innovants et d'un nouveau type d'homme.

"Ceci prépare le terrain pour une nouvelle compréhension de l'histoire humaine", conclu le professeur Gopher.

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12.12.2011

Chine: des chars et chevaux vieux de 3000 ans mis au jour


La découverte remonte déjà à plusieurs semaines mais n'en est pas moins intéressante: 5 remarquables chars et 12 chevaux, dont l'estimation de l'âge remonte à plus de 3000 ans, ont été trouvés dans la ville chinoise de Luoyang, province du Henan.


Il semblerait, d'après les premières études, que cette découverte daterait du début de la dynastie Zhou de l'Ouest (1046-771 avant J.-C.).

D'après les archéologues, les 12 chevaux couchés côte à côte montrent que les animaux ont été tués avant l'enterrement, étant donné la position des squelettes.
S'ils avaient été enterrés vivants (l'enterrement des esclaves et animaux vivants n'étaient pas rares chez les Zhou de Chine), ils auraient été debout et auraient montré des signes de mouvement et de détresse.

En plus des chevaux et des chars ornés d'équipements dorés, l'équipe archéologique a également récupéré des bronzes et des céramiques.

Les archéologues sont convaincus que la tombe, parfaitement conservée, était celle d'un fonctionnaire ou un érudit jouissant d'un certain prestige, étant donné la richesse des dépôts funéraires: poteries, armes en métal, et inscriptions.

Le tombeau, une fosse en terre verticale, a été découverte lors de la construction d'un hôpital.

Ces fouilles ont apporté une visibilité sans précédent sur les coutumes funéraires du début de la dynastie Zhou de l'Ouest.

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12.07.2011

Jérusalem: des marques gravées dans la pierre déconcertent les archéologues

Des archéologues ont découvert de mystérieuses gravures dans la pierre sur un site de fouilles à Jérusalem. Ces signes, qui ont été gravés il y a des milliers d'années, ont dérouté les experts.

 Les marques découvertes dans la cite dé David

Les archéologues israéliens fouillant dans la partie la plus ancienne de la ville ont découvert un complexe de pièces avec trois formes en «V» sculptés dans le sol.

Il n'y avait aucun indice permettant de comprendre leur objectif ni rien quant à l'identité des gens qui les ont faits.

Certains experts estiment que les marques remonte au moins à 2800 ans et peuvent avoir contribué à maintenir en place une sorte de structure en bois. D'autres disent qu'un ancien peuple aurait pu s'en servir pour des raisons rituelles.

Le but de ce complexe de pièces est un autre aspect du mystère. Il y a des lignes droites sur les murs et les planchers: ce que les archéologues considèrent comme une preuves d'ingénierie minutieuse.
Les signes ​​se retrouvent également près de la seule source d'eau naturelle de la ville, la source de Gihon, ce qui suggère qu'elles ont pu avoir un rôle important.

Eli Shukron, co-directeur du projet qui est à l'origine de la découverte des marques, a confirmé qu'elles étaient un "peu" mystérieuses. "C'est quelque chose qui est là sur le sol, dans une salle qui remontent à la période du Premier Temple et nous ne savons pas encore ce que cela signifie", at-il ajouté.
La période du Premier Temple se réfère à une période du début de l'ancienne ville, au 10ème siècle avant l'ère chrétienne.

Les experts étant incapables de proposer une théorie sur les marques, les archéologues ont posté une photo sur Facebook et ont demandé des suggestions. Diverses opinions ont été recueillies comme des "moules dans lesquels le métal en fusion aurait pu être versé" ou d'  "anciens caractères hébreux ou égyptiens".

Ces fouilles archéologique dans la Cité de David résultent d'un projet politiquement sensible financé par le gouvernement israélien et les nationalistes juifs.
Les Palestiniens et quelques archéologues israéliens ont critiqué ces fouilles qui seraient une focalisation excessive sur les restes juifs. Les participants nient cette accusation.

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Des fouilles en Serbie soulèvent de nouvelles questions sur les premiers hommes en Europe

Des fouilles dans les grottes des gorges de Sicevo en Serbie pourraient apporter un nouvel éclairage sur ce qui est entrain de devenir un casse-tête des plus plus complexes concernant l'ancienne présence humaine et la migration lors de l'Âge de Glace en Europe.

Les fouilles en cours dans l'une des gottes de Sicevo...

La gorge de Sicevo sont situées dans le plateau de Kunivica au sud de la Serbie. Comprenant un parc naturel, de nombreux visiteurs affluent pour la beauté du paysage, résultat de l'apparition et de l'interaction de phénomènes géologiques, géomorphologiques et hydrologiques.

Mais l'on y trouve aussi une série de grottes, dont au moins une qui a donné des preuves de présence humaine pendant les changements glaciaires lors de l'âge glaciaire de l'actuelle Europe.
La gorge s'est retrouvée au centre de l'attention du public lorsque, en 2008, des anthropologues avaient découvert une mandibule humaine partielle (mâchoire inférieure), avec trois dents, en fouillant une petite grotte (photo ci-dessous).

"Nous étions à la recherche d'hommes de Neandertal", explique le Dr Mirjana Roksandic, un paléoanthropologue membre de l'équipe et travaillant en collaboration avec l'Université de Winnepeg, "mais cela est beaucoup mieux." Ce qu'ils ont découvert était un spécimen fossile, certainement un homme qui, au moins en termes de morphologie, a précédé Neandertal et qui avait peut-être plus en commun, physiquement, avec l'Homo erectus. De nombreux scientifiques pensent qu'il est le précurseur de l'homme de Neandertal et d'Homo sapiens (l'homme moderne).

Les premières datations du fragment ont donné un âge entre 130.000 et 250.000 ans, mais une récente série de tests menés par le Dr Norbert Mercier à l'Université de Bordeaux a donné une date plus précise, et plus récente, de 113000 année.

Pourtant, la datation place l'échantillon dans un laps de temps qui précède de loin l'avènement de l'homme moderne dans l'Europe actuelle.
Cela soulève également de nouvelles questions sur les déplacements des anciens hommes et leur subsistance dans une zone géographique que les chercheurs suggèrent comme était un havre du sud pour les hommes au début de la glaciation de l'ère glaciaire.
Selon Roksandic: "L'absence de traits de Neandertal dans un spécimen de cet âge est à l'encontre de l'hypothèse commune selon laquelle les Néandertaliens étaient le seul groupe d'hominidés en Europe durant cette période, bien que la nature fragmentaire de la mandibule empêche toute attribution définitive à une espèce particulière. Étant donné que la date est un "terminus ante quem" la mandibule pourrait être substantiellement plus âgée. Toutes les nouvelles découvertes doivent être extrêmement pertinentes car il y a un manque d'informations sur cette zone critique concernant le mouvement humain et animal dans et hors de l'Europe".

Les Balkans, qui comprend la gorge de Sicevo, seraient l'un des trois refuges pour les hommes du Sud et autres animaux au cours de l'avancement des glaciations en Europe dans l'ère glaciaire pléistocène.
La région des gorges de Sicevo est toutefois unique, en ce sens qu'elle a était la seule qui n'a jamais connu l'isolement géographique. Elle offre ainsi un immense potentiel dans le cadre d'importantes recherches sur la biogéographie des populations des anciens hommes mais aussi de la mégafaune au cours du Pléistocène, ou de la période paléolithique.
Cela comprend la recherche des routes migratoires que les premiers hommes ont emprunté lors de leur sortie d'Afrique. Lorsque la mégafaune s'est déplacée de l'Afrique vers l'Europe au début du Pléistocène, il s'agissait du corridor le plus probable pour leur mouvement. Logiquement, elle a été suivie par les hominidés chasseurs.

L'équipe de recherche envisage de revenir à nouveau explorer les grottes de Sicevo en 2012, et les fouilles seront menées par une école de terrain grâce à l'Université de Winnipeg pendant l'été.

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