5.24.2011

Un trésor de 1247 pièces romaines découvert à Colchester

Avant que les banques n'existent, les gens avaient pour habitude d'enterrer leur argent dans des pots pour le conserver en sécurité plutôt que de le laisser traîner dans la maison sous le lit ou dans un placard.
Cependant, l'inconvénient de cette pratique était que parfois les propriétaires oubliaient le lieu de la cachette; dans d'autres cas, ils mouraient sans dire à personne où ils avaient caché leur argent.

C'est peut-être ce qui est arrivé sur le site de la caserne Hyderabad and Meeanee sur Mersea Road Colchester, en Angleterre, où le Colchester Archaeological Trust a  trouvé une cachette remplie de 1247 pièces de monnaie romaine.
Elles reposaient dans une petit pot qui avait été enterré (image ci-dessous).


Ces pièces sont du type antoninien. Le trésor est composé de pas moins de neuf empereurs romains allant de Gallus (251-3) à Victorinus (269-271). Les  pièces de monnaie les plus récentes ont été frappées en 271 après JC.

A l'époque ou se trésor a été enterré, l'antoninien avait perdu beaucoup de valeur et les pièces ont fini avec de plus en plus de cuivre et de moins en moins d'argent. L'inflation sous Sévére a réduit sa valeur monétaire ce qui explique  pourquoi les antoniniens tardifs sont courants sur les sites archéologiques de la fin du troisième siècle. Le trésor d'Hyderabad appartient à cette période.

L'enterrement de pièces de monnaie semble avoir été plus fréquent en période de troubles ou d'incertitude. Les années 270 ont été  difficile dans l'est de l'Angleterre à cause de la guerre civile dans l'Empire romain et d'importants raids le long des côtes par des peuples étrangers.
Cela explique pourquoi le trésor d'Hyderabad n'est pas le premier de cette période à avoir été découvert dans la région de Colchester.
En effet, plus de 6.000 antoniniens ont été trouvés dans trois récipients en poterie à Gosbecks en 1983, Et non loin de Colchester, un trésor d'environ 657 antoniniens a été découvert à East Mersea en  1980.

Lorsqu'il a été découvert, le trésor Hyderabad a été soigneusement prélevé du site afin que les positions de toutes les pièces puissent être étudiées et enregistrées avant que le pot ne soit vidé.
La distribution des pièces dans le pot par rapport à leurs dates suggèrent qu'elles ont été placées là en même temps. Aucun élément ne permet de suggérer que le pot a été utilisé comme une tirelire avec des pièces ajoutées au fur et à mesure.
Il semble que les pièces aient été "rangées" dans le pot piles par piles.



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5.20.2011

Mexique: des tombes et sites archéologiques Mayas découverts dans le Yucatan

Des experts mexicains ont découvert sept nouveaux sites archéologiques mayas et une "concentration importante" de tombes pré-colombiennes dans le sud-est du Yucatan.


Les vestiges, qui comprennent des structures architecturales, des pièces de céramique, des fragments lithiques et des lieux de sépulture, ont été trouvés dans la communauté rurale de Sitpach, à cinq kilomètres (trois miles) à l'est de Mérida, la capitale de l'Etat.

Les pièces datent de la période préclassique tardif Maya (400 avant JC - 200 après JC), ce qui «change la précédente chronologie Maya" dans cette région du pays, a déclaré l'INAH (Instituto National de Antropologia e Historia).

Les découvertes ont été le résultat d'un projet visant à protéger le patrimoine archéologique qui se trouve dans le sous-sol de la périphérie de Mérida, indique le communiqué.

Les nouveaux sites ont été trouvés dans une zone couvrant environ 1.000 hectares (2470 acres) et se prénomment Oxmul, Polok Ceh, Cuzam, Chan Much, Nichak, Tzakan et Chankiuik. Selon l'INAH, Oxmul est un site archéologique particulièrement important car 75 tombes précolombiennes y ont été trouvées: elles contiennent les restes d'Indiens enterrés avec des vases polychromes et d'autres pièces en céramique jamais vu auparavant dans cette région Maya.

L'archéologue Luis Raul Diaz Pantoja, coordinateur du projet "Proyecto Arqueológico Región Mérida", a confirmé dans un communiqué que ces découvertes, précoces, de populations bien organisées avec une stratification sociale élaborée ont modifié la chronologie précédente de l'ancienne culture maya dans cette région.

Ainsi, les archéologues ont validé leur hypothèse selon laquelle la région nord du Yucatan avait été peuplée dès 400 avant JC - plutôt que seulement à partir de la période classique (200 après JC à 600 après JC) comme cela avait été cru auparavant.

Ce projet a permis d'explorer plus de 15 sites situés à la périphérie de la ville de Mérida. l'INAH avait déjà enregistré 29 sites avec des vestiges archéologiques; en attendant, il y a encore 170 sites inscrits dans l'ensemble municipalité de Merida...

Tout le matériel archéologique retrouvé lors des fouilles resteront dans les bureaux de l'INAH, dans le Yucatan, où il sera analysé par des spécialistes en archéologie, en restauration et en anthropologie physique afin de déterminer son âge exact.

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A voir concernant les Mayas:

Et bien sûr sur le Mexique, le blog incontournable:

    5.19.2011

    Australie: la population aborigène aurait augmenté de façon exponentielle

    Un nouveau modèle mathématiques va alimenter un débat de longue date sur la nature de la croissance démographique des Aborigènes en Australie, avant la colonisation européenne.


    D'après le professeur d'écologie Christopher Johnson de l' Université de Tasmanie, le modèle soutient l'idée qu'il y a eu une augmentation marquée de la croissance de la population Aborigène sur le continent vers la fin de l'Holocène.

    Il explique que la datation au radiocarbone indique une augmentation du nombre de sites occupés par des Aborigènes dans les 10.000 dernières années, en particulier dans les 4000 dernières années: "Le nombre s'accumule de façon exponentielle vers le présent".

    Cependant, certains archéologues affirment que même s'il y a eu une poussée initiale de croissance de la population après que les peuples aborigènes aient colonisé l'Australie il y a environ 45.000 ans, elle s'est ensuite maintenu à un niveau stable jusqu'à l'arrivée des Européens. Ces archéologues soutiennent que l'augmentation apparente dans les données archéologiques est en réalité dû au fait que bon nombre de sites ont été détruits ou ont disparu avec le temps.

    Johnson, avec l'aide du professeur Barry Brook de l'Université d'Adélaïde , a donc développé un modèle mathématique dans le but d'aider à régler cette question. Le modèle simule ce qui arrive quand une population stable occupe des sites et s'y déplace. Lorsqu'un site est abandonné les preuves d'occupation disparaissent progressivement.

    Johnson et Brook ont utilisé les données archéologiques provenant de près de 300 sites dans toute l'Australie, des abris sous roche, afin d'estimer la vitesse à laquelle ils ont été abandonné, et le taux de désintégration des preuves d'occupation.

    Johnson affirme ainsi que le modèle montre que la désintégration des éléments d’occupations provenant de sites abandonnés ne peut rendre compte d'une population stable et confirme une augmentation exponentielle.
    La population autochtone aurait ainsi augmenté d'environ 40 pour cent tous les 1000 ans au cours des derniers 5000 ans, et environ 10 à 15 pour cent dans les 5000 ans auparavant.

    "Ce n'est pas un taux de croissance particulièrement rapide en soi, dit-il, mais sur une échelle de temps de 10.000 ans, cela est très spectaculaire."

    Johnson pense que cette accélération de la croissance de la population Aborigène s'est produite en un court laps de temps, et a été probablement due à des innovations qui ont rendu l'environnement plus productif. L'augmentation de la population, entrainant une chasse intensive, aurait même été responsable de l'extinction de la thylacine sur le continent australien il y a 3000 à 4000 ans.


    L'archéologue Dr Sean Ulm de l'université James Cook remet en question la conclusion d'une accélération de la croissance démographique à la fin de l'Holocène. D'après lui, les preuves archéologiques démontrent une occupation autochtone qui a augmenté dans certaines régions mais qui a aussi diminué dans d'autres, en réponse à des défis différents dans des environnements différents.
    "Le modèle ne tient pas compte de la variabilité régionale", affirme Ulm. Il critique aussi l'accent des chercheurs mis sur les abris sous roche et leur exclusion des données provenant de sites ouverts dans le développement de leur modèle: "ce faisant, ils ont enlevé la moitié des données archéologiques mis à leur disposition, explique-t-il, lorsque nous examinons les données détaillées disponibles sur les sites ouverts et les abris sous roche, on peut voir une grande variabilité dans les modes d'occupation des Aborigènes tout au long de l'Holocène tardif."

    Ulm salue néanmoins ce modèle qui est une "contribution bienvenue" à l'archéologie australienne: "Le modèle est très intéressant et je pense que ça va stimuler le débat"...

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    5.17.2011

    De mystérieuses anciennes gravures rupestres trouvées prés du Nil

    Une équipe d'archéologues a découvert, dans le désert de Bayuda au nord du Soudan, des dizaines de nouveaux dessins rupestres, dont certains ont été gravés il y a plus de 5.000 ans.
    Ils révèlent des scènes que les scientifiques ne peuvent pas encore expliquer.


    Ici un rocher gravé avec des motifs formant un croissant de lune et un globe...

    L'équipe a découvert 15 nouveaux sites d'art rupestre dans une vallée aride connue sous le nom de Wadi Abu Dom, à quelque 29 kilomètres du Nil . C'est une vallée aride qui ne draine de l'eau que pendant les périodes pluvieuses. Beaucoup de dessins ont été gravés sur les parois rocheuses de lits de petits ruisseaux appelé "khors" qui se jettent dans la vallée.

    Certains de ces sites n'ont révélé qu'un seul dessin tandis que d'autres en ont jusqu'à 30, a déclaré le chef d'équipe, Tim Karberg, de l'université Westfälische Wilhelms-Universität Münster en Allemagne.


    Un certain nombre d'images semblent remonter autour de 1.500 ans, à une époque où le christianisme se répandait au Soudan. Ils comprennent des représentations de croix, une église (qui pourrait désigner un ancien monastère appelé al-Ghazali), et une image remarquable d'un chevalier qui monte un animal à cornes.
    Cette pièce d'art rupestre découvert dans le Wadi Abu Dom représente un chevalier chevauchant un animal à cornes. Il y a une chance que le cavalier armé puisse être le soldat légendaire du nom de Saint-George, qui aurait tué un dragon. 


    "L'un de ces dessins représente un cavalier armé, avec une lance et un bouclier, une sorte de représentation d'un chevalier, explique Karberg , ce pourrait être une image de Saint-Georges, le soldat légendaire qui a tué un dragon ".

    Les dessins de Saint-Georges sont connues au Soudan et des textes parlant de lui ont été trouvés dans le pays. «Ces textes témoignent de la popularité du saint dans la Nubie chrétienne", écrit l'historien Gerald Brown, dans une étude qu'il a fait sur ​​le sujet.

    L'équipe a également trouvé des représentations détaillées de bovins à Wadi Abu Dom qui, d'après les dessins rupestres provenant d'autres sites, datent probablement de la fin de l'Age du Bronze.
    Pendant ce temps, il y a plus de 3.000 ans, les régions du nord du pays étaient occupées par l'empire égyptien.

    Un autre dessin, encore plus mystérieux, semble être vieux d'au moins 5.000 ans, et montre un mélange de dessins géométriques. "L 'art rupestre le plus ancien que nous ayons trouvé sont des motifs en spirale", précise Karberg, qui, comme leur nom l'indique, tournent dans un certain sens qui est actuellement difficile à interpréter. Des dessins similaires ont été trouvés dans le désert du Sahara.

    Ils ont été créés à une époque où l'Afrique était un endroit humide, avec des prairies et des savanes dominant le Soudan; les gens avaient un style de vie basé sur l'élevage des animaux et, dans certains cas, basé sur l'agriculture.

    Comprendre ce que signifient ces dessins est difficile. Certains chercheurs relient les motifs en spirale à certaines formes astronomiques ou astrologique;  Karberg y voit plus un rapport avec les mathématiques: "la régularité de la spirale pourrait être l'une des premières idées mathématiques mis au point par les hommes."

    Une deuxième série de dessins géométriques, probablement un peu plus jeunes que les spirales, est "difficile à décrire", selon Karberg. Ils consistent en des "motifs amorphes qui ne sont pas circulaires. ... Ils ressemble à des filets de forme irrégulières".

    Il n'existe aucune preuve que les gens pratiquaient la pêche dans cette région il y a 5.000 ans; cela exclue les filets de pêche. Une possibilité est que ces "filets" irréguliers puissent être des peaux d'animaux. Des dessins similaires trouvés en Ouganda ont été identifiés comme montrant la peau d'un crocodile ou d'un autre animal.



    L'équipe a également découvert plusieurs "gongs rocks", de grosses roches que l'on peut percuter avec une pierre pour faire du bruit. Lorsque les archéologues en ont tenté l'expérience, ils ont constaté que certains des gongs pouvaient produire des sons multiples.

    Pour Karberg, il est difficile de savoir quand ils ont été utilisés; cela pourrait remonter à quelques siècles comme à des millénaires. Ils peuvent avoir été utilisés pour se signaler plutôt que pour faire réellement de la musique. Mais une chose est sûre, le bruit généré devrait être conséquent. "Lorsque nous avons essayé le son d'un grand nombre de ces gongs rock, on pouvait les entendre sur une longue distance," précise Karberg.

    Source:

    Articles à propos de l'art rupestre:

    5.15.2011

    Un site Ecossais pourrait détenir la clé de la légende du Roi Arthur

    Voilà un mystère qui a dérouté des générations entières d'historiens, mais les secrets de la table ronde du roi Arthur pourraient enfin être mis à nu grâce à la technologie moderne.

    Un monticule de terre circulaire près du château de Stirling a fait l'objet de nombreuses hypothèses: certaines le reliaient au roi légendaire, d'autres à des aristocrates britanniques, d'autres encore aux envahisseurs romains, mais ses origines restent encore enfouies dans l'histoire.


    Maintenant, pour la première fois, une équipe d'archéologues de l'Université de Glasgow se prépare à utiliser des scanners high-tech afin d'étudier l'intérieur du sol: cela devrait fournir un aperçu clair de la butte à ses origines.

    La structure, souvent appelée King’s Knot (noeud du roi), a longtemps fasciné les historiens nationaux. Malgré les mystères qu'elle peut contenir, elle est cependant restée intact, de peur de l'endommager. Ce nouveau projet, qui se déroulera la semaine prochaine, donnera un aperçu complet de la géophysique de toute la région.

    Le SLHS (Stirling Local History Society) et Stirling Field and Archaeological Society ont obtenu des fonds de l' Historic Scotland et du Stirling City Heritage Trust pour mener à bien l'opération.


    Le Dr Richard Jones, maître de conférences en archéologie à l'Université de Glasgow, a déclaré que son équipe avait une petite idée de ce qu'ils pourraient découvrir.
    "Il s'agit d'une fabuleuse occasion d'en savoir plus sur un site qui a fasciné les gens à travers les siècles, et cela est très excitant, car nous ne savons vraiment pas ce que cela révélera", dit-il, "Le matériel d'étude que nous utiliserons sondera sous la terre, en nous montrant toutes les structures et les caractéristiques jusqu'à un mètre sous le sol, quelle que soit leur âge."

    John Harrison, président de la société d'histoire locale, a expliqué qu'il existe plusieurs théories concurrentes sur ses dates d'origine: "Les gens ont raconté des histoires sur King's not pendant des centaines d'années et il a été relié à toutes sortes d'idées. Mais ses origines restent mystérieuses".

    "La zone a été utilisée comme jardin dans le 16ème et 17ème siècles. Mais quand les formes de "tasse et soucoupe" du présent monticule ont été crées ?

    "Cela a pu être aussi tard que les années 1620. Mais vers 1375 le poète John Barbour dit que "la table ronde était quelque part au sud du château de Stirling et la tradition a continué à situer la table ronde par ici. C'est un mystère que les documents ne peuvent pas résoudre. Mais la géophysique peut nous donner de nouvelles idées. "

    L'archéologue Stephen Digney, qui coordonne le projet, a précisé que la région du château de Stirling contient "quelques-uns des plus beaux paysages médiévaux en Europe".

    Selon Richard Strachan de l'Historic Scotland: "King's not n'est pas seulement un lieu fascinant, mais aussi un sujet très sensible, ce qui signifie que les techniques de levés géophysiques sont idéales car elles aideront à révéler toute l'archéologie sous la surface, sans lui causer aucun dommage."

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    5.10.2011

    Une nouvelle espèce d'hominidé aurait coexisté avec l'homme de Néandertal

    Les Néandertaliens auraient partagé l'Europe avec un mystérieux hominidé qui pourrait représenter une toute nouvelle espèce, suggère un article accepté pour publication dans le Journal of Human Evolution.

    L'étude décrit la récente découverte de restes d'un hominidé dans ce qui est maintenant la Serbie: en l’occurrence, une mâchoire et des dents fossilisées datant d'au moins 113.000 années.


    D'après Mirjana Roksandic, auteur de a recherche et professeur associé d'anthropologie à l'Université de Winnipeg, le spécimen est primitif et ne montre pas de traits dérivés de Néandertal, "Cela pourrait être un simple cas d'un membre non-représentatif d'une population plus large qui est morphologiquement primitive, ou d'un membre représentant une population plus primitive restée dans les Balkans, alors que l'homme de Néandertal se développait dans le reste de l'Europe."

    L'Europe semble avoir été le foyer de plusieurs espèces au cours des 1,7 millions dernières années, dont l'Homo georgicus, l'Homo antecessor, l'Homo heidelbergensis et l'Homo neanderthalensis.

    Pour l'étude, les chercheurs ont effectué un scanner et d'autres analyses de la mâchoire et des dents qui ont été découverts à Mala Balanica Cave en Serbie.

    Dusan Mihailovic,  co-auteur de l'étude, explique que de nombreux outils ont été trouvés dans la partie supérieure de la couche géologique sur le site. Des travaux d'excavation supplémentaires devraient mettre à jour d'anciens outils selon lui.

    Le complexe de grottes est situé dans une région centrale des Balkans, connue pour être riche en biodiversité.

    "La richesse de la biodiversité est une des caractéristiques de la région des Balkans: les biogéographes s'accordent pour dire que la plupart des espèces végétales et animales qui ont repeuplé le continent après les glaciations sont venues des Balkans", ajoute Roksandic, "dans le nord du continent, toutes les espèces de l'Est, et un bon nombre de l'Ouest, proviennent en partie des Balkans."

    Il reste difficile de savoir si oui ou non nous sommes face à une nouvelle espèce humaine originaire des Balkans. Cette région n'a jamais été très isolée, et sa partie sud est restée ouverte tout au long du Pléistocène. La découverte d'un nouvel Homo est donc d'autant plus déconcertante.

    Les chercheurs ne peuvent pas conclure grand chose de son apparence et de son comportement, mais ils peuvent dire qu'il avait une grande mâchoire et des dents petites par rapport à d'autres fossiles humains connus. Les marques musculaires associées à la mâchoire ne sont pas proéminentes

    La question de la possibilité de se trouver en face d'une nouvelle espèce, doit aussi prendre en compte le fait qu'il existe un large éventail de variation à l'intérieur même de la branche des Néandertaliens; il n'est donc pas impossible que la mandibule Mala Balanica fasse partie de cette variation.

    Ces questions auront peut-être des réponses à venir: Mihailovic espère fouiller d'autres lieux en Grèce, en Roumanie, en Bulgarie et dans d'autres parties des Balkans.
    Au cours des 10 dernières années, lui et ses collègues ont identifié plus de 100 grottes avec de possibles sédiments du Paléolithique rien qu'en Serbie et Monténégro.


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    5.08.2011

    La découverte d'une princesse celte apporte de nouveaux éléments sur sa vie il y a 2600 ans

    En décembre était évoqué la découverte en Allemagne d'une tombe celtique saluée comme une grande découverte archéologique.

    Les experts allemands ont soigneusement extrait la tombe celtique, dans sa totalité, dans l'espoir de trouver un maximum d'informations sur le mode de vie des Celtes il ya 2600 ans, dans leur fief du Danube.
    La tombe, 80 tonnes au total, a été transportée à l'arrière d'un camion à travers de nombreuses villes allemandes jusqu'à l'arrière cour des bureaux du service archéologique de l'état de Bade-Wurtemberg.

    Les bijoux d'or et d'ambre trouvés dans la tombe indiquent qu'il s'agissait d'une femme de haut rang.


    Lorsque le camion est arrivé, le tombeau, recouvert presque entièrement de béton, a été déchargé et une tente construite autour de celui-ci.

    Les archéologues ont pensé que l'extraction de la tombe leur permettrait d'utiliser les moyens d'analyse les plus modernes, depuis les ordinateurs jusqu'aux rayons X.

    Les archéologues ont ainsi pu dégagé le corps d'une femme, d'un enfant et leurs ornements.

    En raison de la quantité de bijoux en or et d'ambre, ils ont supposé qu'il s'agissait d'une princesse et d'un jeune prince ou une jeune princesse.
    Cela indique que les premiers Celtes avaient une hiérarchie aristocratique: donnée qui était un sujet de litige entre les archéologues.


    "Il s'agit de la plus ancienne tombe d'une femme princière du monde celtique", a déclaré le Dr Dirk Krausse, qui est en charge de la fouille, "c'est aussi le seul exemple d'une tombe des premiers celtes avec une chambre en bois."
    Cette tombe a été préservée par le sol détrempé de la région, aussi le chêne du plancher était intact; cela a permis une datation précise: les chênes ayant été abattus il y a 2620 années, alors, en supposant qu'ils ont été abattus pour la tombe, notre dame est décédée en 609 avant JC.
    De plus, la tombe n'a pas fait l'objet de pillages tout au long de ces 26 siècles, contrairement à beaucoup d'autres.

    Cela signifie que les bijoux sont toujours là, en particulier de belles broches de conception celtique orné en or et en ambre.


    L'on pense généralement à situer la culture Celte sur les rives de l'Ouest de l'Europe: Pays de Galles, Ecosse, Irlande et la Bretagne en France; or, souligne le Dr Krausse, le centre réel Celtique se situe dans le cours supérieur du Danube, d'où les Celtes pouvaient faire commerce.
    "L'art celtique et la culture celtique ont leurs origines dans le sud-ouest de l'Allemagne, est de la France et la Suisse; la propagation s'est faite à partir de là vers d'autres parties de l'Europe," précise le Dr Krausse.

    Ils ont ensuite été écrasés par les tribus par le Nord et les Romains par le Sud, de sorte qu'aujourd'hui, ils restent seulement sur les bords Ouest du continent.

    La dame dans la tombe révèle que les Celtes avaient un amour de l'ornement.
    Nicole Ebenger-Rest a fait une grande partie de la fouille minutieuse de la tombe; en plus des bagues et des broches, elle a découvert des dents de la princesse celte. Mais, tout aussi intéressant, elle a découvert des tâches de tissu ou de nourriture ou d'autres matières organiques, qui pourrait en révéler un peu plus sur leur mode de vie.


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    5.06.2011

    Dublin: un nouveau site Viking découvert dans le quartier Temple Bar

    Un site Viking a été mis au jour dans le quartier de Temple Bar au cours de travaux pour construire un auvent rétractable au Meeting House Square.


    Le site devait à l'origine être situé sur ce qui devait être une île au milieu de la rivière Poddle;  il aurait été détruit par une crue au 10ème ou 11ème siècle.

    Dermot McLaughlin, directeur Temple Bar Cultural Trust, avait posté sur un blog vidéo en Mars qu'une "structure en bois médiéval" avait été découverte.
    Des recherches archéologiques ont mis au jour deux maisons Viking au Meeting House Square, dans le centre de Temple Bar. Des morceaux de poterie d'une époque plus tardive ont également été trouvés sur le site.


    Source:

    A voir sur les Vikings:

    A voir sur l'Irlande:




      5.02.2011

      Un navire romain découvert près du port antique de Rome

      MAJ 11/07/16
      Un navire romain vieux de 2.000 ans a été mis au jour, au milieu d'une plaine près du port antique de Rome, par des archéologues italiens.



      Le navire en bois a été trouvé à une profondeur de 4 mètres (13 pieds) lors de travaux de réparation sur un pont qui relie la ville moderne d'Ostie à Fiumicino, où l'aéroport principal de Rome est situé.

      Avec 11 mètres (36 pieds) de longueur, ce navire est la plus important jamais trouvé près des ruines d'Ostia Antica, une ville portuaire près de l'embouchure du Tibre qui rivalisait avec Pompéi.

      Pour l'heure, seul le côté droit du navire est visible. Des vestiges de cordes, utilisés par les marins romains, commencent à émerger.
      "La proue et la poupe sont encore manquantes. Mais, de la façon dont le navire est construit, nous pouvons le dater de l'époque impériale, " explique Anna Maria Moretti, directrice archéologique de Rome et Ostie.


      Une épaisse couche d'argile a recouvert l'ensemble du navire, laissant le bois intact.

      Cette découverte montre que lorsque le navire naviguait dans la Méditerranée, le littoral était 3 à 4 km (2 à 2,5 miles) plus à l'intérieur des terres qu'à ce jour.

      Plusieurs navires romains, que l'on peut voir dans un musée à Ostie, ont été découverts lors de la construction de l'aéroport de Fiumicino dans les années 1950. Cependant les experts estiment que le navire qui vient d'être trouvé est beaucoup plus important. "C'est une découverte unique. A cette profondeur, nous n'avons jamais trouvé un navire", s'est enthousiasmée Moretti.

      La grande taille du navire donne à penser qu'il pourrait ne pas être une découverte isolée.

      Ils se pourrait que d'autres navires soient enfouis  dans la zone, ce qui pourrait indiquer l'endroit exact où la plus grande flotte de l'empire romain était en poste.

      En effet, Ostia est à seulement 2km (1,2 miles) de Portus qui était un port monumental (aujourd'hui à un grand bassin hexagonal sur un terrain marécageux).

      En plus d'Ostie et Portus, les archéologues pensent qu'un troisième port a pu avoir existé dans la région.

      Source:
      • Discovery news: "Roman Ship Emerges Near Ancient Port"

      4.27.2011

      Une énorme statue d'Amenhotep III découverte à Louxor

      Des archéologues ont découvert une des plus grandes statues trouvées à ce jour d'un puissant pharaon égyptien dans son temple funéraire, au Sud de la ville de Louxor.


      Cette statue d'Amenhotep III est haute de 13 mètres; elles devaient être deux à l'origine pour flanquer l'entrée Nord du temple funéraire sur la rive Ouest du Nil. Cette zone fait actuellement l'objet de fouilles majeures.

      La statue se compose de sept grands blocs de quartzite et n'a toujours pas de tête. D'abord découverte en 1928, elle a été recouverte.
      Les archéologues s'attendent à trouver son double lors de la prochaine saison de fouilles.

      Abdel-Ghaffar Wagdi, superviseur des fouilles,  a précisé que deux autres statues ont également été découvertes, l'une du dieu Thot à tête de babouin (haute de 1,85 mètre) et une de la déesse Sekhmet à tête de lion.

      Les archéologues ayant travaillé sur le temple au cours des dernières années ont découvert de nombreuses statues. Vieux de 3400 ans, il est l'un des plus importants sur la rive Ouest du Nil à Louxor, où les puissants pharaons de l'Égypte du Nouvel Empire ont construit leurs tombes.

      Amenhotep III, qui était le grand-père du célèbre Toutankhamon, l'enfant-pharaon, a régné au 14ème siècle avant JC sur un vaste empire qui s'étend de la Nubie à la Syrie.

      Le temple du pharaon a été en grande partie détruit, probablement par les inondations, et il reste peu de murs. Il a également été dévastée par un séisme en 27 avant J.-C.
      Malgré tout, les archéologues ont pu découvrir une multitude d'objets et de statues dans les ruines enfouies, y compris les deux statues d'Amenhotep en granit noir trouvée sur le site en Mars 2009.

      Source:
      • Associated Press: "Enormous statue of powerful pharaoh unearthed"

      Le scanner d'une momie permet d'aider à résoudre les cas de mortalite infantile

      Le Dr Jason Johnson, radiologiste, a fait passé un CT-scan à la momie du Musée Robert Hull Fleming de l'Université du Vermont. Il s'agissait d'en connaitre un plus sur la vie de ce que l'on pense être les restes d'une servante égyptienne de 14 ans, et sur les causes qui ont pu conduire à sa mort.


      Il s'est avéré que cette étude scientifique a dépassé le simple domaine de l'archéologie puisqu'elle a permis d'aider les médecins légistes et les procureurs à déterminer si la mort des enfants en bas âge sont accidentelles ou pas.

      En effet, le CT-scan de l'hôpital a aidé les médecins à créer un modèle en trois dimensions du crâne de la momie en grandeur nature.
      Le scanner, utilisé à des niveaux normalement dangereux pour les patients, a permis une grande netteté des détails. Cela a pu donc contribué à la médecine légale en révélant les types de blessures en cas de mortalité infantile modernes; blessures que d'autres techniques de scanner auraient pu manquer.

      "Cela a été extrêmement utile", a déclaré le procureur Tom Kelly du comté de l'Etat de Washington, qui a utilisé l'information recueillie à partir d'un CT dans une affaire récente pour aider à déterminer l'âge des fractures osseuses chez une jeune victime.

      «Comme la personne ne vit pas, vous ne vous souciez pas de la dose de rayonnement», ajoute Fletcher Allen, radiologue du Dr Christopher Filippi, qui a aidé à analyser la momie et à développer les nouvelles techniques.

      La nouvelle technologie du CT-scan est presque 1000 fois plus rapide qu'il ya 20 ans, ce qui contribue également à améliorer la capacité à produire des images en trois dimensions, tels que celles utilisées pour créer le modèle de crâne de la momie.


      Le Musée Fleming a acquis la momie en 1910, après que George Perkins, premier conservateur des collections de l'université, l'ait acheté sur un marché au Caire. La momie est estimée à environ 2.700 ans et proviendrait de la vallée du Nil, à environ 800 km au sud du Caire.

      Peu de temps après son arrivée à Burlington il ya un siècle, la momie a été exposée au Musée Fleming. A ce jour, c'est encore l'une des attractions les plus populaires du musée. "Ce n'est pas seulement un corps. Il est enveloppé dans du lin. C'est joliment emballé et ensuite peint puis enfermé dans un tombeau décoré", a précisé la directrice du Musée, Janie Cohen.

      La momie a été analysée sous tous les angles pendant une heure; les médecins sont repartis avec environ 10.000 images, dont certaines avec une résolution d'environ 0,5cm.
      Une fracture du crâne au-dessus de l'oreille droite a été mise en évidence. La blessure aurait été suffisante pour l'avoir tué, mais personne n'est capable de dire si cela s'est passé avant sa mort ou après.
      Il y avait aussi un kyste au-dessus d'une dent, et les scans ont montré que les embaumeurs égyptiens ont enlevé le cerveau de la jeune fille à travers la base de son crâne, plutôt que par le nez (méthode la plus commune).

      Source:
      • Associated Press: "CT scans of Egyptian mummy help Vt. solve crimes"


      * CT-scan: Le CT scan utilise un équipement à rayons X spécial pour obtenir des informations du corps entier sous différents angles. Il utilise ensuite un traitement informatique de ces informations pour recréer une image en tranches des différents tissus et organes.

      4.21.2011

      Des structures en entonnoir pour abattre les gazelles en masse il y a 6000 ans

      Il y a environ 6000 ans les peuplades du Moyen-Orient utilisaient un système de structures de pierre en entonnoir pour entrainer des milliers de gazelles et autres animaux migrateurs dans des pièges où ils étaient tués.


      "Les hommes ont pu avoir entraîné une espèce de gazelle au bord de l'extinction avec ces techniques de chasse en masse," soulignent Guy Bar-Oz, Melinda Zeder, et Frank Hole dans un rapport de l'Académie nationale des sciences (PNAS).


      L'abattage en quantité de gazelles confirmé aujourd'hui dans le nord la Syrie devrait donner plus d'indices sur ces étranges enclos de pierre de la région, appelés "cerfs-volants du désert".

      Le terme de "cerf-volant" a d'abord été donné par deux pilotes de la British Royal Air Force après la première guerre mondiale, quand ils ont découvert ces tracés dans le désert syrien, en allant du Caire à Bagdad. Sur le sol, ils ont vu de nombreuses installations qui avaient une forme triangulaire, mais les bases de ces triangles ont disparu, et au sommet il y avait un petit enclos.

      Les recherches sur le terrain ont montré qu'il s'agissait d'installations de chasse pour le gibier, telles les gazelles, oryx et autres ânes sauvages. Les cerfs-volants du désert de Syrie sont constitués de deux murets de pierres avec des longueurs qui peuvent s'étendre sur des centaines de mètres et avec un enclos à l'extrémité.

      En une seule journée de chasse, il y a 5500 années, les chasseurs ont pu parquer et tuer au moins 93 gazelles dans un de ces "cerf-volant". Cela peut avoir signifié le début de la fin pour de nombreux gibiers dans la région Nord du Levant.

      Les comptes rendus historiques et l'art rupestre suggèrent que ces structures ont été créées pour la chasse et non pour fournir un abris aux troupeaux domestiques. Melinda Zeder pense que ces anciens chasseurs et leurs chiens ont pu avoir chassé des troupeaux entiers de gazelles, des ânes sauvages et même des autruches dans ces enceintes.

      Un ancien site fouillé à Tell Kuran, dans le nord de la Syrie, est située à 10 kilomètres de plusieurs de ces "cerfs-volants"; il pourrait fournir des indices afin de savoir qui était responsable de ces structures énigmatiques.
      Dans une couche datant du quatrième millénaire avant notre ère, les archéologues ont découvert plus de 2.600 os appartenant à la gazelle perse (Gazella subgutturosa), et composés presque entièrement de pieds. L'analyse médico-légale montre qu'ils s'agit de gazelles de tous âges et sexes, ce qui suggère qu'ils représentent un troupeau entier plutôt que des individus sélectionnés.


      Plus de 90 de ces structures du désert ont jusqu'à présent été trouvées dans le bassin du Khabur, indiquant que cette stratégie de chasse en quantité a été largement utilisée dans cette région.
      L'art rupestre, illustrant ces structures en cours d'utilisation, et d'autres sources de données, font valoir qu'elles date entre le 5ème et 1ème millénaire avant notre ère.
      La représentation de figures à connotations religieuses dans l'art rupestre suggère que l'utilisation de ces "cerfs-volants" pouvaient en outre avoir une importance symbolique.

      Tuer une grande partie des troupeaux le long de leurs voies de migration, y compris les animaux jeunes et les femelles, aurait décimé nombre de ces animaux, rendant leur rétablissement difficile.
      De petites populations de gazelles ont survécu jusque dans le 20e siècle, quand la chasse au fusil leur a porté le coup final,  conduisant à leur extinction complète dans cette région.


      Source:
      Autre article sur ces structures:

      4.19.2011

      Chine: une série de complexes rituels mis au jour sur le site de Wadian

      Des archéologues chinois ont découvert une série de complexes rituels disposés de façon symétrique sur un site de la culture Longshan à Wadian, près de la ville Yuzhou, dans la province du Henan.
      Les experts pensent qu'ils peuvent être considérés comme étant à l'origine d'un style architectural connu: le "temple des ancêtres sur la gauche tandis que l'autel est à droite"; la caractéristique de ces complexes rituels disposés symétriquement est qu'ils sont situés au sud des colonies ou des villes.


      La superficie actuelle du site de Wadian est d'environ 1 million de mètres carrés et est un gigantesque site de la culture Longshan au sein de la province du Hunan. La recherche pour comprendre la formation de ce lieu d'occupation fait partie du projet d'exploration de la civilisation chinoise.

      Ces dernières années, l'Institut d'Archéologie et des Reliques Culturelles de la Province du Henan et l'Université de Pékin ont mené conjointement une série de travaux sur le site de Wadian avec des enquêtes archéologiques, des fouilles, et des recherches multidisciplinaires.

      Sur la terrasse nord-ouest du site de Wadian ont été découverts d'énormes fossés arrondis: ils sont le signes de lieu d'occupation datant de la fin de la troisième culture Wangwan (début de la dynastie Xia) de la période Longshan.

      Son système de défense était formé à partir des fossés en trois dimensions (Est, Ouest et Sud) et la rivière Ying au nord.


      En se basant sur l'analyse de la forme et des conditions de création de ces immenses fondations en terre battue, les chercheurs ont pu démontrer qu'il y avait toutes les caractéristiques liées à des activités rituelles.

      Cette structure pourrait être à l'origine du style du "temple des ancêtres sur la gauche tandis que l'autel est à droite".

      Parmi ces caractéristiques, l'Est de la fondation en terre battue a été formé à partir de plusieurs fossés en carrés homocentriques, tandis que l'Ouest de ces fondations est formé de trois architectures indépendantes.

      L'une de ces architectures pourrait être un lieu de culte connu sous le nom de Shan: de forme rectangulaire avec une zone autour de mille mètres carrés, comme mentionné dans les littératures anciennes.


      Les archéologues ont découvert 10 restes de squelettes humains utilisés pour les fondation ou pour le sacrifice: leurs têtes ont été séparées de leurs corps. Certains de ces restes étaient mélangés avec ceux d'animaux et dispersés autour des fondations de chaque logement.

      Fang Yanming, de l'Institut d'Archéologie, pense que la découverte de ces gigantesques fossés arrondis et de ce complexe rituel permet de qualifier ce site comme une importante colonie sur le fleuve Ying.


      Avec ces récentes fouilles archéologiques, c'est une grande quantité d'objets extravagants qui ont été déterrés sur le site de Wadian, certains sont des poteries en forme de gobelet, de tête sculptée, d'oiseau à longue queue, d'autres avec des symboles gravés, des oiseaux, des spirales ou des motifs géométriques.

      En outre, un ensemble complet d'instruments à vin en poterie blanche, noire ou grise ont également été identifiés.
      Enfin, plusieurs artefacts rares, comme des objets de jade et d'énormes os utilisés pour la divination ont été trouvés.

      Source:
      • Chinese Archaeology: "A series of ritual complex are discovered within Wadian site at Yuzhou, Henan"

      4.14.2011

      Guatemala: la cartographie du site de Holtun permet de localiser plusieurs bâtiments

      Les archéologues ont fait la première carte topographique en trois dimensions d'anciens bâtiments monumentaux longtemps enfoui sous des siècles de jungle sur le site Maya Holtun (Tête de pierre) au Guatemala.
      Localisation de Holtun dans la région du lac Petén

      La carte met en perspective 3-D l'emplacement et la taille de nombreux bâtiments en pierre et de structures architecturales, qui sont typiques des sites mayas: une pyramide triadique haute de 21 mètres, un observatoire astronomique, un jeu de balle rituel, de nombreuses places et aussi des tertres d'habitation qui auraient été les maison des élites et du peuple, selon l'archéologue Brigitte Kovacevich de la Southern Methodist University, Dallas.

      La carte situe les bâtiments primaire les uns par rapport aux autres les place également dans le contexte des collines du site et des vallées dans la région agricole des Lacs Centraux du Centre-Nord du Guatemala.

      Les bâtiments datent de 800 avant JC à 900 après JC, précise Kovacevich, experte dans les cultures méso-américain; elle est aussi co-leader de l'équipe scientifique internationale habilitée par le gouvernement guatémaltèque à travailler sur le site, qui n'a jamais été fouillé.


      Connu pour ses cités-États de grande envergure, la civilisation Maya au cours de la période Classique (période allant de 200 après JC à 900 Après JC) se composait d'énormes villes monumentales avec des dizaines de milliers de personnes gouvernées par des rois puissants et comprenaient des palais, des temples pyramidaux et des alliances politiques et économiques complexes.

      Holtun est cependant un site modeste de la période "pré-classique" la période (600 avant JC à 250 après JC); période moins bien documentée par la archéologues.
      Cette petite ville n'a pas eu plus de 2.000 personnes à son apogée.
      Située à environ 35 km au sud de Tikal, Holtun, à son apogée, précédait la célèbre cité-Etat dans la culture de la royauté pour laquelle les Mayas sont connus.

      En fouillant cette petite ville, les archéologues espèrent comprendre le début des routes commerciales et des alliances Maya, l'importance du rituel pour le développement du pouvoir politique, comment le pouvoir politique a émergé et comment les lignées royales ont évolué et se sont solidifiées.

      "Il y a un mouvement vers une plus grande compréhension de ces premières périodes, avec de plus petits sites et gens du commun", explique Kovacevich, "On sait peu de chose sur la façon dont la royauté s'est développée, comment les individus se sont emparés du pouvoir politique au sein de la société, comment les cités-États ont évolué et pourquoi il y a eu ensuite un mini-effondrement entre 100 après JC et 250 après JC"

      Holtun se trouve aujourd'hui dans un écrin de forêt tropicale entouré de pâturages et de champs de maïs sur un escarpement calcaire, ce qui devait être très défendable.

      Les structures de Holtun, plus de 100 d'entre elles, sont envahies par une mince couche de jungle depuis des siècles. Le site est long d'environ un kilomètre sur 500 mètres de large.

      Comme la plupart des sites mayas, des pillards ont percé des tunnel dans bon nombre de structures importantes. Kovacevich et ses collègues vont creuser plusieurs tunnels pour explorer davantage les bâtiments à l'aide d'experts guatémaltèques.

      La cartographie en 3-D a confirmé un «groupe E», une structure architecturale Maya clé. Le "Groupe E" de Holtun date de 600 avant JC à 600 après JC et se compose d'une pyramide en escalier et de bâtiments de forme allongée qui ont vraisemblablement servi d'observatoire astronomique, au centre des rituels mayas.
      "A partir de la structure d'observation, vous pouvez voir le lever du soleil aux différents solstices de l'année, ce qui était très important en agriculture, à savoir connaitre le calendrier des saisons et la date des semailles et des récoltes, explique Kovacevich.

      Adjacent au "Groupe E", quatre structures se font face autour d'un patio central.

      Cela  indique un groupe résidentiel, où la cuisine et la transformation des aliments s'effectaient sur le patio.
      "La proximité de la structure résidentielle avec le" Groupe E "suggère que ces élites étaient récentes; la royauté venait juste d'être mis en place durant cette période," suppose Kovacevich.

      Outre le "Groupe E", une pyramide triadique datant de 300 avant JC à 300 après JC se trouve à l'extrémité nord du site. Comme cela est typique des sites Maya, trois pyramides d'environ 3 mètres de haut siègent au sommet d'une haute plate-forme qui s'élève à environ 18 mètres du sol de la jungle.

      L'une des pyramides est orientée au sud, flanquée de chaque côté par les deux autres, qui se font face autour d'un patio central.
      La plate-forme se trouve au sommet et siège sur une ancienne plate-forme enterrée dans le sol et décorée avec des masques monumentaux visibles à partir des tunnels des pillards.

      Certains archéologues estiment que cette configuration représente les éléments de la mythologie maya: les trois pierres du foyer de la création qui ont été fixées par les dieux pour créer la première maison et le foyer, civilisant ainsi l'humanité. Pour Kovacevich, "la re-création de cette symbolique par les habitants de Holtun montre leur piété et la connexion avec les ancêtres."


      Au cours de la période classique, les rois étaient généralement enterrés dans des pyramides mayas. Au cours de la période pré-classique, par contre, ce n'est pas le cas et ils étaient généralement enterrés dans leur résidence. Il est donc possible qu'un roi de Holtun ait été enterré dans un des bâtiments résidentiels.

      Une autre structure découverte est un jeu de balle, suggéré par deux longs monticules qui sont exactement parallèles.



      Source:

      4.10.2011

      Italie: Les os d'un soldat lépreux trouvés dans un cimetiere médieval

      Les os d'un soldat atteint de la lèpre qui a pu avoir trouvé la mort au combat ont été trouvés dans un cimetière médiéval italien, ainsi que des squelettes d'hommes qui ont survécu à des coups à la tête, coups donnés avec des haches et des massues...

      La perte osseuse du propriétaire de ce crâne montre qu'il souffrait de la lèpre. Une balafre cicatrisée sur le front suggère que l'homme est décédé de mort violente, peut-être au cours d'une bataille. 


      "La découverte a également révélé les habitudes guerrières du peuple semi-nomade qui vivait dans la région entre le sixième et huitième siècle", a déclaré Mauro Rubini, étudiant chercheur anthropologue à l'Université de Foggia en Italie. Les blessures de guerre, qui présentaient des signes d'une intervention chirurgicale, fournissent un aperçu des capacités médicales des habitants de l'Italie médiévale.

      "Ils connaissaient aussi bien l'art de la guerre que celui de traiter les blessures de guerre," précise Rubini.


      Le cimetière de Campochiaro est près de la ville de Campobasso au centre de l'Italie.
      Entre les années 500 et 700, lorsque le cimetière a été utilisé, la région était sous le contrôle des Lombards, peuple germanique qui s'est allié avec les Avars, un groupe multiethnique de Mongols, Bulgares et Turcs. Aucun signe d'une occupation stable n'a été trouvé près de Campochiaro, ce qui laisse à penser que le cimetière a pu être utilisé comme un avant-poste militaire des Lombards et des Avars, en protection contre l'invasion de la population byzantine plus au Sud.

      Jusqu'à présent 234 tombes ont été fouillées, nombre d'entre elles contenant à la fois les restes d'un homme et d'un cheval. Enterrer un homme avec son cheval est une tradition qui est originaire de la Sibérie, la Mongolie et de certains pays des régions d'Asie centrale; ce qui suggère que les Avars ont apporté leurs rituels mortuaires avec eux en Italie.


      Rubini et son collègue Paola Zaio se sont penchés plus particulièrement sur trois de ces corps.
      Le premier homme, était âgé d'environ 55 lorsqu'il est mort. Ils ne sont pas sûr de ce qui l'a tué, mais ils savent à quoi il a pu survivre: un coup à la tête qui a fait un trou de 6 cm dans son crâne. La forme de la plaie et la taille du trou suggèrent une masse byzantine (ressemblant à la photo ci-contre).
      L'homme est sans doute passé par l'équivalent médiéval de la chirurgie du cerveau: les bords de la plaie sont lisses et exemptes de fragments, constate Rubini, "les bords ont probablement été polie avec un instrument abrasif".

      Dans tous les cas, l'homme a survécu à sa blessure. L'os avait commencé à guérir et grandir avant que l'homme ne soit mort.

      Le deuxième corps est celui d'un autre homme de 50 ou 55 ans, est tout aussi "marqué": "à en juger par la blessure en forme de coin dans le crâne, il a sans doute reçu un coup de hache byzantine (telle celle de la photo ci-dessus). Comme son camarade avec le trou dans la tête, cet homme a survécu pendant une longue période après avoir été blessé.

      Le troisième soldat n'a pas été aussi chanceux: tout d'abord, ses os montrent l'usure due à la lèpre. Dans les temps anciens, les lépreux étaient souvent banni de la société. Apparemment, les Lombards et les Avars avaient adopté une approche plus tolérante, car cet homme, qui mourut vers l'âge de 50 ans, a été enterré dans le cimetière avec les autres morts.

      Le crâne de la victime de la lèpre porte la marque de ce que Rubini et Zaio ont identifié comme une entaille faite par une épée. Il peut ne pas avoir été tué, mais la plaie ne montre aucun signe de guérison, ce qui suggère que l'homme est mort quelques heures après avoir reçu le coup.

      «La société Avar était militairement inflexible, et dans des situations particulières, tous sont appelés à contribuer à la cause de la survie: les biens portant comme les malades», a ajouté Rubini, "il se peut que cette personne était réellement un guerrier lépreux mort au combat pour défendre son peuple contre les soldats byzantins."

      Quel qu'il fût, ce lépreux mystérieux va pouvoir peut aider les chercheurs à comprendre comment la maladie a évolué au fil du temps.
      Rubini et d'autres chercheurs travaillent à extraire l'ADN de la bactérie qui cause la lèpre à partir d'os trouvés dans le cimetière. L'objectif est de comparer la version médiévale de la maladie de la bactérie vivante aujourd'hui.

      Source:

      4.06.2011

      Guatemala: découverte de la plus ancienne tombe royale Maya

      Lors de la récente réunion de la Society for American Archaeology à Sacramento, en Californie, l'archéologue Michael Callaghan, de l'Université du Texas à Arlington a présenté les conclusions de son équipe concernant l'ancien site de K'o ou Kuh-OH (Holmul de nos jours au Guatemala) et ce qu'ils croient être la plus ancienne tombe royale Maya connue à ce jour
      .


      En procédant à des fouilles sous une maison, ils ont découvert un couvercle menant à un tunnel d'environ 40cm de large.
      Au bout du tunnel, ils ont découvert un chultan, une chambre de stockage, où une inhumation a été effectuée.

      Dans cette pièce, ils ont découvert un corps qu'ils pensent avoir été celui d'un homme d'une cinquantaine d'années et qui était en assez bonne santé lorsqu'il est mort. Dans le chultan ils ont également découvert une collection de sept récipients en céramique, dont la pièce donnant une signification royale à la découverte: il s'agit d'un brûleur d'encens avec le symbole de la coiffure du dieu farceur, un symbole connu de la royauté, trouvé le long du corps.
      L'encensoir avec la représentation du dieu farceur

      Les poteries trouvées remontent à la période où la céramique maya a commencé à changer en prenant une couleur rouge foncé; cela fait remonter ces objets à l'an 350 avant JC. La datation au radiocarbone d'un échantillon d'os de l'organisme a confirmé cette date, ce qui rend cette découverte unique puisqu'elle concernant la plus ancienne tombe royale Maya.

      Avant cela, le plus vieux dirigeant maya découvert était celui de San Bartolo en 2005 et remontait  à l'an 100 avant JC. La tombe de San Bartolo a également été trouvée sous une maison et non dans un temple dans une pyramide ce qui était commun avec les dirigeants mayas d'une période ultérieure.

      Cette découverte montre que l'idée des dirigeants maya et de leur civilisation a été mis en place beaucoup plus longtemps que ce qui avait initialement été estimé par les chercheurs.  

      Callaghan et son équipe pensent continuer à creuser dans d'autres maisons de la région pour tenter de révéler plusieurs autres sépultures royales.

      Source:

      4.02.2011

      Quand les fossiles préhistoriques inspiraient la mythologie grecque

      Connu sous le nom de l'os de Nichoria, ce fossile noirci faisait partie de l'os de la cuisse d'un immense mammifère éteint qui parcourait le sud de la Grèce il y a peut-être un million d'années.

      L'os qui a été recueillie par les Grecs, a pu contribuer à inspirer certaines bêtes dans la mythologie grecque classique.

      Cet os a été redécouvert il y a 40 ans.

      L'os est probablement celui d'un mammouth laineux (au premier plan)

      "Il a été présumé perdu jusqu'en 1998. Après mes recherches, le fossile a été découvert stocké dans une cave à l'Université du Minnesota. Il a ensuite passé la dernière décennie dans différents laboratoires américains," a expliqué Adrienne Mayor, chercheuse en études classiques et histoire des sciences à l'Université de Stanford.

      Ce fossile historique a été salué par les conservateurs de l'Ashmolean Museum d'Oxford, en Angleterre.
      "Cet os vénérable mérite d'être affiché. Il est l'un des deux seuls grands vertébrés fossiles qui ont été délibérément recueillies dans l'antiquité et découverts par les archéologues en Grèce", a déclaré Mayor.

      Très probablement, les anciens Grecs ont trouvé les os dans les gisements de lignite du bassin de Megalopolis, connu dans l'antiquité comme le "champ de bataille des géants": la forte concentration de grands ossements fossiles ont inspiré la conviction que des armées entières de géants ont été soufflées par la foudre de Zeus.

      Peut-être vénéré comme le fémur d'un géant mythique, l'os de Nichoria a été découvert sur l'ancienne acropole à Nichoria entre 1969 et 1975 par des archéologues de la Minnesota Messenia Expedition.

      Le fait qu'il ait été soigneusement stocké dans l'acropole, qui était a plus de 50km des gisements de lignite où l'os a probablement été trouvé, montre que les anciens Grecs portaient un grand intérêt pour les fossiles.

      "Cet os fournit une nouvelle confirmation comme quoi les anciens Grecs avaient déjà trouvé de tels spécimens et leur attribuaient une importance particulière", a déclaré Hans-Dieter Sues, chercheur et conservateur  au Smithsonian's National Museum of Natural History à Washington.


      Identifié en 1978 comme le fémur d'un "éléphant du Pliocène", l'os a été perdu pendant deux décennies. Redécouvert en 1998 dans le laboratoire d'archéométrie de l'Université du Minnesota, il y est resté jusqu'à ce que Mayor reconnaisse son importance.
      Elle a ramené le fossile au Musée américain d'histoire naturelle de New York, où il a été examiné par le paléontologue Nikos Solounias, un expert en fossiles grecs du Miocène jusqu'au Holocène.

       Solounias a identifié l'os de l'extrémité distale du fémur d'un rhinocéros laineux, ou éventuellement un Chalicotherium, un grand herbivore, et daté de l'ère pléistocène (2 millions à 10.000 ans).

      Selon Solounias, la couleur rouille noire de l'os fossile indique qu'il a probablement été recueilli dans un des gisements de lignite près de l'ancienne ville de Megalopolis.



      Cet os repose désormais à l'Ashmolean Museum d'Oxford, où il sera visible dans la galerie grecque et romaine.

      Source:

      3.30.2011

      L'Islande visitée par les Ecossais 70 ans avant les Vikings

      De nouvelles découvertes archéologiques montrent que l'Islande était habitée vers l'an 800, soit près de 70 ans avant l'installation des Vikings.

      Une des hypothèses serait que ces premiers habitants ont pu être liés à des communautés monastiques irlandaises que l'on trouvaient dans toutes les îles Écossaises à cette époque, et décrites dans les textes médiévaux et de la période Viking.

      La grotte de Kverkarhellir est une profonde caverne artificielle qui a été creusée dans la roche tendre. Les récentes recherches indiquent que la construction a commencée en 800 après JC, soit près de 70 ans avant que les Vikings n'aient régné sur l'Islande. 


      "Les questions entourant la première colonie de l'Islande au début de la période médiévale ont un intérêt de longue date pour les chercheurs", a expliqué le professeur Kristján Ahronson de l'Université de Bangor (Pays de Galles). Il a dirigé l'équipe qui a fait les découvertes. "En effet, ajout-t-il, Sir Daniel Wilson de l'Université de Toronto, avait soutenu en 1851 que lorsque Norseman avait visité l'Islande dans la seconde moitié du 9ème siècle, elle était inhabitée, mais des traces de l'ancienne présence des moines irlandais avaient été trouvées."

      Une découverte a été faite dans la grotte de Kverkarhellir, au sud de l'Islande. La grotte est longue de 7,5 mètres, et a été creusée dans la roche tendre. 
      Près de 200 de ces grottes artificielles ont été trouvées sur l'île. "Les marques d'outils sur les parois de la caverne illustrent clairement le caractère artificiel de ces sites", précise le professeur Ahronson.

      Ce qui rend Kverkarhellir particulière est la préservation de couches de sédiments à l'entrée de la grotte, en particulier celles des volcans à proximité. L'Islande a connu de nombreuses éruptions volcaniques: lorsqu'une éruption a lieu, une couche de matériau cendrée connu sous le nom "tephra" se dépose à la surface. Cela permet de dater de façon très certaine les objets retrouvés dans ces couches.
      Avec, cette idée en tête, l'équipe est donc allée creuser juste devant l'entrée de la grotte. Comme ils s'y attendaient, ils ont rencontré ces couches de tephra, dont une d'une éruption qui s'est produite vers l'an 871.

      Mais quand ils ont creusé plus profond, déterrant d'autres couches de sédiments, ils ont découvert "les déchets d'un épisode de la construction" de la grotte. Cette découverte place la grotte de Kverkarhellir comme le site le plus ancien actuellement connu en Islande.
      Afin de déterminer à quand remonte le début de cette présence, l'équipe a mesuré la quantité de sédiments déposés par le vent qui se trouve entre les tephras et les déchets. Bien que les facteurs locaux (affectant l'accumulation de sédiments) soient un défi pour une datation précise, les estimations donnent une date d'environ 800 après JC.

      Pour en savoir plus sur le passé environnemental de l'Islande du Sud, l'équipe d'Ahronson a analysé la forme des couches de tephra, en observant la manière dont elles se sont déposées sur le sol.
      Les chercheurs ont ainsi tracé ces irrégularités en 3D. Il s'agit d'une nouvelle technique impliquant les fouilles et la cartographie, d'abord testée sur une petite surface de trois mètres sur deux .
      Néanmoins, l'équipe a obtenu des résultats clairs - y compris la découverte fascinante de possibles traces d'animaux. La taille, la forme et la distribution, permet de supposer qu'elles ont été créées par des herbivores de taille moyenne tels ques des moutons ou petites vaches.
      Or le plus grand  mammifère de l'île avant l'arrivée des hommes était le renard arctique.
      Une deuxième grotte à Seljaland, à proximité de Kverkarhellir, contient les preuves possibles d'une occupation précoce.

      Le site, regroupant plusieurs cavernes, comprend de nombreuses gravures sur les murs représentant le symbole de la croix Chrétienne.

      L'une des croix découverte dans la grotte de Seljalandshellar .


      Ahronson souligne qu'il est difficile de dater ces gravures fermement, mais il note que leur style est similaire aux croix du début du Médiéval que l'on peut voir dans l'Ouest de l'Ecosse; et ces symboles datent de l'an 800 voir même avant.

      Source:

      3.24.2011

      15 tombes Byzantines découvertes dans le centre de la Syrie

      Une sépulture de l'époque byzantine a été découverte dans le village d'al-Ruba à Zighreen, à 30 km au nord-est de Hama;  il y avait un certain nombre de tombes à l'intérieur desquelles on a pu retrouver des poteries, du métal, du verre et des pièces d'or.

       Abdul-Qader Farzat, Chef du Département d'Archéologie d'Hama, a précisé que le tombeau possède une entrée de 110 cm de long et 60 cm de large menant à une petite pièce entourée de cinq chambres comprenant trois tombes chacune.

      Les tombes ont une longueur de 175 cm, une profondeur de 40 cm et elles sont  séparées par un espace de 25 cm.

      Ce sont donc 15 tombes qui ont été découvertes dans la sépulture.

      Certaines des tombes contenaient plus d'un cercueil recouvert de panneaux de briques, tandis que d'autres étaient recouverts de pierres de basalte non taillées.

      Farzat rapporte aussi que l'équipe a découvert 10 jarres incomplète, 5 bracelets de métal et de verre, 2 anneaux en métal dans un mauvais état, 2 pièces de cuivre, 6 perles de pierre, 2 bouteilles de parfum en verre et 4 jetons d'or qui ont pu être utilisés pour couvrir les yeux des défunts lors de l'enterrement.


      8 lanternes poterie ont également été trouvées dans le cimetière, avec un certain nombre de souliers en cuir usés et brisés, ce qui indique que les tombes étaient celles de soldats qui ont utilisé ces chaussures pendant les temps des guerres afin de protéger leurs pieds de toute blessure éventuelle.

      Ali al-Qatlabi, qui a supervisé les travaux d'excavation, a souligné l'importance de cette découverte car il est s'agit de l'un des quelques cimetières de la région qui n'ont pas fait l'objet de beaucoup de dégâts ou de pillage au cours du temps.

      Source:

      3.23.2011

      Les natifs américains avaient modifié le paysage avant l'arrivée des européens

      Une nouvelle étude de chercheurs, du Département de géologie de l'Université Baylor, démontre que l'utilisation de la terre par les Amérindiens a eu un impact généralisé sur le paysage de l'Est Nord-américain; en outre, le développement des plaines inondables s'est fait plusieurs centaines d'années avant l'arrivée des grandes zones de peuplement européens.

      Les chercheurs ont attribué au début de la colonisation l'utilisation des terres, comme la déforestation, le labour et la construction de barrages. Cela aurait influencé les systèmes hydrologiques actuels dans l'Est de l'Amérique du Nord.
      Bien que des études antérieures suggéraient que l'utilisation des terres des Amérindiens dans l'Est de l'Amérique du Nord a été à l'origine de changements dans les systèmes hydrologiques, peu de preuves directes avaient pu être fournies jusqu'à présent.

      Ces recherches ont permis de constater que les plaines d'inondation pré-européennes, dites «naturelles», furent utilisées par les autochtones depuis la préhistoire. Les Européens de l'époque coloniale ne sont donc pas les premiers à avoir eu un impact sur les systèmes hydrologiques de cette région de l'Amérique du Nord.

      L'étude a également constaté que les sociétés agricoles préhistoriques, à petite échelle, ont entraîné de grands changements écologiques et augmenté la sédimentation dans les systèmes hydrologiques il y a 700 ans à 1000 ans.

      "Ce sont deux conclusions très importantes", a déclaré Gary Stinchcomb, doctorant qui a mené l'étude, "les résultats démontrent de manière concluante que les Amérindiens de l'Amérique du Nord ont eu un impact sur leur environnement bien avant l'arrivée des Européens. Par leurs pratiques agricoles, les Amérindiens ont augmenté l'érosion des sols et la sédimentation du bassin de la rivière Delaware."

      La rivière Delaware où s'est effetuée l'étude

      Les chercheurs de l'Université Baylor ont constaté que les populations préhistoriques ont diminué la surface forestiére afin de réorienter leurs emplacements et d'intensifier la production de maïs.

      Pour mener l'étude à bien, les chercheurs ont prélevé des échantillons à partir de plusieurs endroits le long de la vallée de la rivière Delaware. Ils ont ensuite utilisé une approche spécifique géoarchéologique et une synthèse des recherches précédentes pour tester l'hypothèse que la population autochtone a eu un large impact sur la sédimentation terrestre dans l'Est de l'Amérique du Nord.

      «Cette étude fournit une des preuves les plus significatives que les Amérindiens ont eu un impact sur le terrain à un degré beaucoup plus élevé qu'on ne le pensait», a déclaré le Dr Steve Driese, professeur et directeur du département de géologie de l'Université Baylor de la géologie, co-auteur de l'étude. "Cela confirme que les populations amérindiennes ont eu des effets étendus sur la sédimentation." -

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