7.04.2011

Allemagne: l'énigme du Prince de Leubingen

En 1877, lorsque l'archéologie en était encore à ses balbutiements, le professeur d'art Friedrich Klopfleisch s'est intéressé à une colline de près de neuf mètres de haut  à Leubingen, près d'une chaîne de collines escarpées en Allemagne de l'Est nommée Kyffhäuser. Il a fait creuser un trou sur le haut du tumulus afin d'accéder à la chambre funéraire à l'intérieur.

Lorsqu'ils y sont parvenus, tout y reposait encore intact: Il y avait les restes d'un homme, avec une cape d'or aux épingles brillantes, des outils précieux, un poignard, un pot de nourriture ou de boisson (à proximité des pieds de l'homme) et le squelette d'un enfant couché sur ses genoux.


Le "Prince" de Leubingen était sans aucun doute un membre de l'élite: ainsi les agriculteurs avaient entassés au moins 3.000 mètres cubes de terre à l'époque où le tertre funéraire était à la mode. Ils avaient aussi construit une voûte en forme de tente avec des poutres en chêne et recouverte d'un monticule de pierres.

Pendant des années, les chercheurs ont tenté de comprendre l'origine du pouvoir de ce prince.
Aujourd'hui le bureau d'Etat de Thuringe de la préservation historique a avancé d'une étape vers la résolution de ce mystère.
Les archéologues ont utilisé une puissante machine afin d'excaver les 25 hectares de terrain dans les environs immédiats du monticule...


Une infrastructure enterrée. 

Ils ont découvert les restes d'un des plus importants bâtiments de la préhistoire en Allemagne, avec 470 mètres carrés de plancher; un trésor d'objets en bronze, et un cimetière dans lequel 44 paysans ont été enterrés dans de simples tombes sans fioritures.

Avec des restes déterrés aussi bien de huttes que de palais, le site de Leubingen fournit un exemple frappant des différences sociales.

Mais la fouille éclaire aussi sur le moment historique où l'humanité a perdu son innocence économique À l'ère néolithique, les communautés agricoles étaient encore égalitaires car chacun possédait tout autant. Mais vint l'âge du bronze, qui a vu l'émergence d'une classe supérieure privilégiée, la caste des chefs. Ils vivaient une vie relativement luxueuse, étaient enterrés dans une opulence plus grande encore, et ornaient leurs épouses avec des bijoux en or et des colliers d'ambre.

Les archéologues sont particulièrement enthousiasmés par une cache d'armes qui a été découverte. Les armes sont enfouies dans la saleté dans un pot en céramique. Les tests réalisés avec un accélérateur de particules ont déjà montré que le pot contient environ 100 lames de hache en bronze.






Cette étrange pratique consistant à enterrer des objets de valeur est typique de l'époque. Mais la raison de cet acte reste un mystère. «C'est comme si quelqu'un avait enfoui 100 voitures de sport Mercedes», explique le directeur du projet Mario Kussner.

Le pot était enterré à l'extérieur, le long de l'immense maison récemment découverte: les arbres aussi épais que des poteaux téléphoniques ont été abattus pour construire les 44 mètres de long de la bâtisse. Le toit était couvert de roseaux ou de bardeaux de bois et devait mesurer environ huit mètres de haut. La structure n'a apparemment jamais abrité d'élevage.


L'aube de l'Age du Bronze

Certains chercheurs ont émis l'hypothèse que le bâtiment était un temple et ont interprété les haches comme des offrandes aux dieux des enfers. Cependant Kussner pense que le bâtiment était la résidence du «Prince», qui vivait là avec ses sbires et faisait payer les droits et taxes aux marchands venant de loin.

A cette époque, les marchands apportaient principalement du sel et de l'ambre. Le commerce du bronze, un matériau de luxe, commençait également à prospérer. La technologie pour mélanger le cuivre à l'étain ou l'arsenic pour fabriquer du bronze, qui avait été développée en Orient, s'est répandue en Europe vers environ 2200 avant JC. Pour la première fois, un matériau dur est disponible et il pouvait être fondu pour être versé dans des moules.

Cependant, la matière première était rare, et les caravanes apportaient les barres de cuivre non transformées provenant d'aussi loin que les montagnes des Carpates et des Alpes. L'étain provenait principalement des Cornouailles.
Les forgerons ont progressivement forgé des armes plus complexes, de meilleurs outils et des bijoux plus recherchés. Ainsi, le monde s'est divisé entre riches et pauvres.


Kussner estime que le «Prince» et ses gardes surveillaient un «rayon de 80 kilomètres» et faisaient un profit exorbitant. Il pense que le chef du groupe a mis ses lames de hache dans ce pot pour exprimer sa fidélité.

Un autre artefact trouvé dans la tombe, une petite enclume, suggère que l'homme avait quelque chose à voir avec la métallurgie. Il est possible qu'il ait été un forgeron lui-même. Mais, de toute façon, il est clair qu'il contrôlait son entourage grâce à l'utilisation de la force. L'enfant qui l'a suivit dans la tombe a dû lui être sacrifié.


Source:

6.30.2011

Mexique: plus d'une centaine de tombes Mayas découvertes dans l'état du Tabasco

MAJ 09/02/16
Au cours de récentes fouilles archéologiques dans l'Etat du Tabasco, au Mexique, près de 116 inhumations Mayas ont été découvertes, dont 66 reposaient dans des urnes funéraires, le reste étant dispersé autour de ces urnes.



Les archéologues de l'Institut national d'Anthropologie et d'Histoire (INAH), impliqués dans ces fouilles, insistent sur l'importance de cette découverte. Ce serait le plus grand ensemble de squelettes dans cette région située dans la zone maya, et l'on pourrait être devant un véritable cimetière pré-hispanique.

"Peut-être, que les 66 corps trouvés dans les urnes correspondent à des personnages particuliers de l'élite Maya et les 50 restant, dans diverses positions tout autour, pouvaient être leur compagnons", a déclaré l'archéologue Ricardo Armijo, coordinateur du sauvetage archéologique.

Ces dépôts funéraires ont été retrouvés sous trois monticules dans une zone qui avait été dévastée par les activités agricoles. 

"L'analyse préliminaire de ces matériaux suggère que les enterrements auraient eu lieu il y a plus de  1000 ans, car ils correspondent à la période Classique Terminal", a déclaré Armijo.

Cependant, des études détaillées doivent être menées afin de confirmer cette théorie.

Des informations plus détaillées sur Mexique Ancien:
Des images sur Les Découvertes Archéologiques en Image:

Sources:


Merci à elycapuano pour l'information !

6.29.2011

Pays-Bas: découverte des restes préhistoriques d'un barbecue

Les consommateurs de barbecue de l'Âge de Pierre mangeaient d'abord la moelle osseuse et ensuite les côtes... C'est ce que suggère les restes d'un festin de plein air vieux de 7700 ans, décrit dans le numéro de Juillet du Journal of Archaeological Science.


Les restes, retrouvés dans la vallée de la rivière Tjonger, au Pays-Bas, ont fourni un témoignage direct d'une chasse préhistorique, du dépeçage, de la cuisine et de la fête de l'événement.
Ce repas a eu lieu plus de 1000 ans avant que les premiers agriculteurs ayant des bovins domestiques ne soient arrivés dans la région.

Bien que la technologie de base pour le barbecue n'ait pas beaucoup changé au cours des millénaires, ce repas préhistoriques était centré autour de la chair d'un auroch, un boeuf sauvage eurasiatique qui était plus grand que les vaches d'aujourd'hui. Il portait des cornes incurvées.


Une autre grande différence est la manière dont la viande était consommée.


"L'animal était soit pris dans un piège à fosse puis matraqué sur la tête, ou visé avec un arc et des flèches avec des pointes en silex," explique le co-auteur Wietske Prummel, professeur agrégé d'archéozoologie à l'Université de Groningue.

Prummel et son collègue Marcel Niekus ont reconstitué ce qui s'est passé en étudiant une lame en silex trouvée près des os d'aurochs déterrés. Ceux-ci montrent que, après que l'aurochs femelle ait été tuée, les chasseurs ont coupé et enlevé les pattes puis ont et sucé la moelle.

Selon l'étude, les individus ont enlevé la peau de l'animal puis l'ont dépecé, en réservant la peau et de grands quartiers de viande pour le transport lors du retour à une colonie voisine. Les marques laissées par la lame en silex montre la façon dont la viande a été méticuleusement séparée de l'os et enlevée.

D'autres marques révèlent que les chasseurs ont cuit les côtes charnues, et probablement d'autres morceaux plus petits, sur un feu de plein air. Ils ont ainsi mangé directement sur place.

La lame de silex, peut-être usée par la coupe, a été laissé derrière et a légèrement roussie dans le feu de cuisson.

D'après Niekus, "Le peuple qui a tué l'animal a vécu pendant la fin du mésolithique. Il était chasseur-cueilleur et le gibier de chasse était une partie importante de son activité de subsistance."

Les chercheurs supposent que ces gens vivaient dans de grandes colonies et fréquentaient la vallée de la rivière Tjonger pour la chasse à l'aurochs. Après l'Âge du Fer, la région s'est retrouvée peu peuplée jusqu'à la fin du Moyen Âge.

Les aurochs ont dû être une nourriture appréciée par les hommes de l'Âge de Pierre, amateurs de viande. En effet, d'autres découvertes préhistoriques soulignent cet attrait pour la chasse, l'abattage et le festin de ces animaux. Quelques sites allemands ont livré des os d'aurochs à côté d'outils en silex.

Des os d'aurochs ont également été mis au jour à travers l'Europe au début de la sédentarisation.
Cependant, des os de cerfs, de chevreuils, de sangliers et de wapitis étaient encore plus fréquents; en effet, de par la taille des aurochs, les chasseurs n'ont pas toujours dû réussir à le tuer.

Sur un site mégalithique à Onnarp, en Suède, par exemple, les scientifiques ont découvert les restes d'un aurochs qui avait été abattu par des flèches. Ainsi, après avoir été blessé, il a échappé à ses poursuivants, avant de mourir plus tard, dans un marécage.


L'auroch ne pouvait échapper à l'extinction.

D'après Prummel, "Il a disparu à cause de la destruction de son habitat depuis l'arrivée des premiers agriculteurs en Europe, il y a environ 7500 ans. Ces agriculteurs ont utilisé la région habitée par des aurochs pour leurs logements, les terres arables et les prairies. L'aurochs a ainsi progressivement perdu un habitat convenable."

Le dernier aurochs est mort en 1627 dans un zoo de Pologne.

Source:

6.27.2011

Egypte: nouvelles découvertes à Tanis

Une collection de blocs peints utilisés dans la construction du temple du roi Osorkon II ont été découverts à San el-Hagar (Tanis) dans le delta de la ville de Sharqia

Bloc avec un visage de roi gravé

C'est au cours de travaux d'excavation de routine qu'une équipe archéologique française a mis au jour des centaines de blocs de calcaire peints qui étaient autrefois utilisés dans la construction du temple du roi Osorkon II de la XXIIème dynastie

Le Ministre des antiquités, Zahi Hawass, a déclaré que les premières études sur place ont révélé que ces blocs ont été démantelés et réutilisés dans la construction d'édifices durant les périodes néo-égyptiennes et ptolémaïques.
Un bloc avec deux rois peints

Il a précisé qu'après exhumation de tous les blocs, l'équipe archéologique allait les étudier et les reconstituer dans leur forme originale afin de découvrir s'ils ont formé un temple ou une chapelle.

L'archéologue français Philippe Brousseau, chef de la mission française, pense que les blocs qui viennent d'être découverts ont été réutilisés dans la construction du mur d'enceinte de la déesse Mout du lac sacré. La mission a travaillé avec acharnement pour le localiser depuis l'année dernière. Le lac à 30 mètres de largeur, 12 mètres de long et six mètres de profondeur.

Dans son rapport, Brousseau écrit que parmi le nettoyage de 120 blocs 78 ont été artistiquement peints et décorés, tandis que deux d'entre eux étaient gravés: ils portaient les noms des rois Osorkon III ou IV.

D'autres blocs portent des textes hiéroglyphiques et mentionnent le nom de la déesse Mout, la dame du lac Ishérou; cela a permis de trouver le lac sacré au temple de San El-Hagar. Un lac, plus important, avait aussi été trouvé aux temples de Karnak sur la rive Est de Louxor.

D'après Mohamed Abdel Maqsoud, directeur général du bureau du ministre, la découverte est très importante car elle va ajouter à l'histoire un grand lieu archéologique en Basse-Egypte.




En 1939, l'égyptologue français Pierre Montet avait découvert une collection de tombes royales et un trésor connu comme le trésor de Tanis, actuellement exposé au Musée égyptien du Tahrir. Il comprend des bijoux en or incrustés de pierres précieuses et des masques funéraires.


Source:

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6.25.2011

Les secrets d'une tombe maya révélés par une minuscule camera

Une petite caméra télécommandée introduite dans une tombe Maya vieille de 1500 ans, dans le sud du Mexique, a révélé une chambre funéraire intacte comprenant des offrandes et des fresques murales peintes en rouge (image ci-dessous).


Ces images de la tombe, sur le site archéologiques de Palenque, ont montré une série de neuf chiffres représentés en noir sur un fond vif rouge-sang. Ces images inédites d'une des tombes des premiers souverains de Palenque devrait permettre d'en apprendre un peu plus sur les premières années de la cité-état..

L'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH: Instituto Nacional de Antropología e Historia) précise que les archéologues connaissaient cette tombe depuis 1999; cependant, ils n'ont pu y accéder étant donnée que la pyramide sous laquelle elle se trouve est instable, et de plus, l'ouverture de la chambre pourrait endommager les peintures murales.

Le sol semble être recouvert de détritus et il n'est pas encore évident sur les images de voir si la tombe contient des restes reconnaissables. l'archéologue Martha Cuevas a dit cependant que les fragments de jade et de coquillage aperçus sur la vidéo font partie d'un costume funéraire.

Palenque était une cité-état Maya dans ce qui est aujourd'hui l'état mexicain du Chiapas

La chambre a été trouvée dans un complexe pyramidal fortement détérioré nommé "l'Acropole Sud". Il s'agit d'une zone de Palenque recouverte de jungle, non loin du Temple des Inscriptions, où le tombeau d'un dirigeant, Pakal, a été retrouvé dans les années 1950.

Alors que la tombe de Pakal était un sarcophage richement sculpté, les images filmées n'ont rien révélé de tel dans la chambre funéraire. L'institut a déclaré qu'il est très probable que les os soient fragmentés et qu'ils reposent directement sur les pierres au sol.

Mme Cuevas pense que cette découverte jette une lumière nouvelle sur les premiers souverains, et sa proximité des autres lieux de sépulture suggère que la tombe fait partie d'un complexe funéraire. "Tout cela nous amène à considérer que l'Acropole Sud a été utilisé comme une nécropole royale durant cette période", ajoute-t-elle

Susan Gillespie, professeur associé en anthropologie à l'Université de Floride a déclaré que "c'est une découverte importante pour Palenque et pour comprendre l'histoire maya préclassique et sa politique".

Le plancher du tombeau occupe environ 5 mètres carrés, avec une arche Maya en pierres qui se chevauchent. Les experts disent qu'il date probablement entre 431 et 550 après JC, et pourrait contenir les restes de K'uk 'Bahlam I, le premier souverain de la cité-État.

Sources et plus d'informations:

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6.24.2011

"Arlon, autopsie d'un vicus" prix du meilleur court métrage

Dans le cadre du IV e festival international du film archéologique de Besançon, le film "Arlon, autopsie d'un vicus" a reçu le prix du meilleur court métrage. Il est le fruit d'une coproduction entre le Service Public de Wallonie (département du Patrimoine) et Cultura Europa asbl (promotion art et culture).


Des campagnes successives de recherches d’archéologie préventive ont mis au jour plusieurs secteurs antiques de la ville d’Arlon, au sud de la province du Luxembourg, en Belgique.

Un vicus est mentionné à cet endroit dans L’itinéraire d’Antonin au IIIe siècle et désigné sous le nom d’Orolauno vicus. Il est situé au carrefour de deux chaussées romaines importantes : la voie impériale qui relie Reims à Trèves et la route qui mène de Metz à Tongres. Le film présente les fouilles menées depuis 2003 qui ont permis de découvrir les quartiers artisanaux, occupés entre autres par des forgerons, des verriers, des tourneurs sur bois et des foulons, mais aussi plusieurs portions de l’enceinte et une tour de l’Antiquité tardive.


Source
  • ASBL Cultura Europa

6.23.2011

Un bateau vieux de 4500 ans en cours d'excavation à Gizeh

Les archéologues ont commencé à mettre à jour un bateau en bois de 4500 ans découvert  près de la Grande Pyramide de Gizeh qui l'une des principales attractions touristiques de l'Egypte.



L'équipe de scientifiques égyptiens et japonais utilisent un système de poulie pour soulever la première des 41 dalles de calcaire de 16 tonnes révélant des fragments de l'ancien navire du roi Khéops à côté de la Grande Pyramide de Gizeh, en Egypte, (jeudi, Juin 23, 2011)


Ce bateau est l'un des deux que l'on a retrouvé enterré à côté du pharaon Khufu (Khéops): cela devait être une coutume religieuse pour le transporter dans l'au-delà. Khéops est à l'origine de la construction de la Grande Pyramide de Gizeh.

Sakuji Yoshimura, professeur à l'Université de Waseda, qui dirige le projet de restauration avec le Conseil des Antiquités d'Egypte, a précisé que les scientifiques ont découvert le second navire portant l'inscription du nom de Kheops.

Zahi Hawass, le ministre d'État des antiquités, considère ces fouilles comme "l'un des plus importants projets archéologiques et de conservation au monde."

Le bateau a été découvert en 1954 avec un autre navire qui a été restauré depuis: il est considéré comme l'une des découvertes les plus importantes sur le plateau de Gizeh par son âge, sa taille et son état. Ces navires sont les plus anciens survivants de l'antiquité d'après les experts.

Le deuxième bateau est estimé plus petit que son jumeau, qui à environ 43 mètres de long.

En utilisant un système de poulie, l'équipe de scientifiques a levé la première des 41 dalles de calcaire, pesant chacune environ 16 tonnes, afin de découvrir les fragments de l'ancien navire.

Au cours des deux prochains mois, les experts s'attendent à exhumer environ 600 pièces provenant de l'intérieur du bateau. La restauration est prévue sur environ quatre ans, puis il sera exposé au Musée du bateau solaire près de l'immense pyramide, qui attire régulièrement des millions de touristes.

Les deux bateaux ont été fabriqués à partir de cèdre du Liban et d'acacia égyptien.


Le bateau enseveli est resté intact jusqu'en 1987: une équipe de la National Geographic Society l'avait alors découvert en introduisant une minuscule caméra sous la surface de pierre calcaire afin de voir ce qui se trouvait en dessous.

Après avoir reçu une subvention de 10 millions de dollars de l'Université de Waseda, les scientifiques égyptiens et japonais ont commencé en 2008 à préparer le processus d'excavation du navire, en menant des sondages environnementaux et en construisant une structure à température et humidité contrôlée autour du site.

Une fois le processus d'excavation terminé, les scientifiques mettront au point un modèle informatique du bateau pour l'aider dans sa reconstruction.

Source:
  • Foxnews: "Egypt Excavates Ancient King's 4,500-Year-Old Ship"

6.22.2011

Une ville des Croisés émerge sous un vieux port israélien

L'admirable port fortifié d'Acre (ou Saint-Jean-d'Acre), était déjà une des richesses archéologiques d'Israel; or, aujourd'hui c'est toute une ville croisée intacte qui a été redécouverte sous les ruelles animées de la ville datant de l'époque ottomane.

En préparant une nouvelle section souterraine pour le public, les travailleurs nettoyaient les pierres dans un passage souterrain voûté. Ils ont retrouvé, un blason gravé sur un mur et des graffitis laissés par un voyageur médiéval.
A proximité, se trouvait une rue principale pavée avec une une rangée de magasins qui devaient vendre des  figurines d'argile et des ampoules d'eau bénite: des souvenirs populaires pour les pèlerins. Tous ont été utilisés pour la dernière fois en 1291, année où l'armée musulmane d'Egypte a vaincue la garnison chrétienne d'Acre et nivelé ses restes.

La ville existante, construite par les Turcs ottomans autour de 1750, a conservé cette ancienne ville, qui avait été cachée pendant des siècles sous les décombres.


Prise le 19 Juin 2011, cette photo montre le tunnel construit par le chevaliers de l'ordre du Temple sous la ville portuaire d'Acre (AP Photo/Ariel Schalit)



«C'est comme Pompéi à l'époque romaine - c'est une ville complète», a déclaré Eliezer Stern, l'archéologue israélien en charge de la ville d'Acre. Il a qualifié la ville comme l' «un des sites les plus passionnants dans le monde de l'archéologie».

La zone nouvellement creusée, une partie d'un quartier des Croisés, est prête à être ouverte dans l'année.

Aujourd'hui, la vieille ville d'Acre est une enclave pittoresque qui s'avance dans la Méditerranée; elle abrite 5.000 citoyens arabes d'Israël qui vivent dans des maisons qui sont elles-mêmes des artefacts historiques.

En 2001, Acre est devenu le premier site d'Israël patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais peut-être en raison de son emplacement éloigné dans le nord du pays ou tout simplement parce qu'elle doit rivaliser avec les sites plus connus comme Jérusalem et la forteresse du désert de Massada, Acre est restée dans l'ombre


Acre existe depuis au moins 4500 ans, mais elle a atteint son apogée lors de la conquête des croisés en 1104.

D'anciennes fouilles sous-marines dans le port d'Acre ont révélé des fortifications coulées et plus de 20 navires perdus. Le dernier découvert, est armé de canons et de munitions spéciales servant à déchiqueter les voiles ennemies; il est daté du siège de la ville par Napoléon Bonaparte en 1799.

En raison de l'importance d'Acre et de la complexité à y mener des travaux archéologiques dans une ville vivante, l'Israel Antiquities Authority a fait d'Acre un véritable laboratoire de travaux de conservation. Ils ont ainsi récemment transformé une ancienne demeure ottomane en un centre de conservation pour les étudiants locaux et internationaux.

Shelley-Anne Peleg, qui dirige le centre et sert de liaison avec les résidents locaux, explique que les archéologues ont appris que l'histoire d'Acre ne pouvait être séparée du peuple qui y vivait.



Source:
  • Associated Press: "A Crusader town emerges under an old Israeli port"

6.20.2011

Un nouvel éclairage apporté sur les figurines brisées de l'île de Keros

En Juin 1963 Colin Renfrew débarque sur l'île de Keros dans la mer Egée, afin d'y mener des recherches pour ses études. Le jeune diplômé de Cambridge avait été intrigué par les rumeurs de récents pillage sur cette île quasi-inhabitée.

Les preuve de pillages abondent et il fait un rapport au Service archéologique grec: des statues de marbre fracassées, des bols ainsi que des poteries brisées éparpillés sont retrouvés sur la colline de l'île.

Malgré leur destruction, il était évident que ces fragments dataient du Cycladique Ancien, une trouvaille intéressante en soi, mais comme il le réalisera plus tard, il venait de découvrir en fait les premiers éléments d'un rituel étonnant de l'âge du bronze.

Au moins 800 de ces fragments de figurines ont été trouvés sur Keros.

Un an plus tard, le Service archéologique grec réalise un important projet de valorisation afin de trouver des fragments d'un type de sculpture localisés  principalement dans les tombes des Cyclades de l'Age du Bronze.
La simplicité de ces belles figurines, avec leurs bras croisés, les pieds en pente et les visages sans traits, auraient inspiré les artistes modernes comme Picasso et Henry Moore.

Sur Keros, hormis une seule figurine intacte, l'ensemble des pièces récupérées ont toutes été brisées. Il y avait des «parties de corps» par centaines: un pied allongé, un seul sein, un bras replié, une paire de cuisses, un visage...

Toutefois, lorsque le «Keros Hoard» (magot de Keros), provenant des pillages, est apparu sur le marché des antiquités dans les années 1970, les pièces étaient aussi brisées, ne faisant qu'épaissir que le mystère.

La question était de savoir si Keros était en fait un ancien cimetière qui avait été détruit par des pillards, brisant tous les figurines uniques dans leur hâte, ou si le site était en fait tout autre chose...

En 1987, Renfrew, professeur au Département d'archéologie, et deux archéologues grecs sont autorisés à fouiller et à étudier la région pillée. "Nous avons récupéré de grandes quantités de matériel cassé et les fouilles n'ont donné  aucune indication de tombe", expliquait le professeur Renfrew.
Les fragments n'étaient donc pas des objets funéraires; ce fut l'une des premières  caractéristiques étonnantes découverte, comme le professeur Renfrew l'a expliqué: "En étudiant les matériaux en marbre, j'ai réalisé que presque toutes les ruptures semblaient être anciennes et non le résultat d'un pillage. Ils avaient été délibérément rompu avant l'enfouissement. "

"Bien que ces fouilles n'ont pas résolu l'énigme, cela a mis l'accent sur ​​la richesse du site et sur sa singularité". Les archéologues pensaient qu'un nouvel éclairage pourrait être apporté en fouillant une zone de quelques centaines de mètres plus au sud ainsi que le petit îlot de Dhaskalio qui se trouvait à 80 mètres au large des côtes de Keros.

Il faudra encore deux décennies avant que le professeur Renfrew ne puisse être en mesure de revenir, cette fois pour trois saisons de fouilles (se terminant en 2008) et avec une équipe internationale de près de 30 experts. Les analyses post-fouilles des découvertes sont désormais sur le point d'aboutir.

Durant la première année, l'équipe du projet Cambridge-Keros a fouillé le site du sud et a confirmé la présence d'un autre dépôt spécial, mais cette fois complètement perturbé par les pillards. La plupart du matériel a été regroupé dans de petites fosses de deux mètres de diamètre. Les ruptures sont anciennes et délibérée et il est noté une absence de fragments de marbre ce qui indique que les pièces ont été brisés ailleurs.
La datation au radiocarbone confirmera qu'ils ont été déposés sur le site sur une période de 500 ans: à partir de 2800 avant J.-C. jusqu'à 2300 av. JC.

Pendant ce temps, sur l'îlot de Dhaskalio, une image très différente est entrain d'émerger. Dès le départ, on découvre que l'îlot est un bastion majeur de l'Âge de Bronze avec des structures soigneusement construites sur des terrasses encerclant un sommet, sur lequel un grand hall a été érigé. Les dates d'habitation coïncident avec celles des dépôts avant que le site ne soit abandonné vers 2200 avant JC.

L'examen géologique a montré que les magnifiques murs de la colonie étaient en marbre, importé,  plutôt qu'en pierre calcaire locale trouvée sur Keros.
C'est aussi à cette même époque que les pyramides ont été construites et que Stonehenge a été érigé.
Les îles des Cyclades ont ainsi expédié de grandes quantités de matériaux de construction, probablement en radeau, sur des distances considérables pour construire Dhaskalio.

Ici aussi, les découvertes sont déconcertantes: une réserve de près de 500 cailloux en forme d'oeuf et des disques de pierre ont été trouvés un peu partout sur le site.
Et, bien qu'il y avait des preuves que l'olivier et la vigne étaient connus des habitants de Dhaskalio, les sols de l'îlot et de Keros n'auraient jamais suffit à nourrir l'importante population qu'indique l'échelle du site; ce qui suggère que l'alimentation a également été importée.

L'hypothèse d'une population essentiellement transitoire a été posée. Plusieurs indices la rendent plausible; ainsi le Dr Michael Boyd, qui a rassemblé les résultats des analyses post-fouilles, a expliqué: "les preuves archéobotaniques impliquent que le site n'a pas été intensivement occupé toute l'année, et, la poterie et les matières importées suggèrent la possibilité de groupes venant d'ailleurs de façon saisonnière "

"Un attrait possible du site", at-il ajouté, "serait bien sûr le dépôt spécial sur la rive juste en face." En fait, l'équipe de géologues estime que Dhaskalio et Keros étaient probablement une seule masse terrestre durant l'Age du Bronze Ancien, et que les mouvement tectoniques et l'élévation du niveau de la mer a créé la fracture.

Les analyses des découvertes montrent que Keros était un centre rituel majeur de la civilisation cycladique. "Nous pensons que la rupture des statues et autres objets était un rituel et que Keros a été choisi comme un sanctuaire pour en préserver les effets ", suggère le professeur Renfrew.


«Étrangement," at-il ajouté, "il semble y avoir eu une certaine obligation à porter un morceau de la figure brisée et de la déposer sur ce qui devait être l'île sacrée de Keros, puis, éventuellement, de rester quelques jours sur Dhaskalio tandis que la cérémonie se terminait."
Les pièces manquantes n'ont jamais été retrouvés sur d'autres îles et le professeur Renfrew se demande si elles n'ont pas été jetées dans la mer pendant le transit.

Ce ne serait pas la première fois qu'un sanctuaire est identifié sur les îles grecques (comme Delphes, Olympie et Délos, par exemple), mais ce serait le plus ancien et le plus mystérieux.

    Source:

    6.16.2011

    Des proteines extraites avec succès des os d'un mammouth

    Des chercheurs de l'Université de York et de l'Université de Manchester ont réussi à extraire des protéines à partir des os d'un mammouth vieux de 600 000 ans, ouvrant ainsi la voie à l'identification des anciens fossiles.

     Vue d'artiste du mammouth des steppes

    En utilisant un spectromètre de masse à ultra-haute résolution, les bio-archéologues ont réussi à reproduire une séquence presque complète de collagène de  l'éléphant West Runton, un squelette fossilisé d'un mammouth des steppes qui a été découvert dans les falaises de Norfolk en 1990. Les 85 pour cent du squelette sont remarquablement complet (l'exemple le plus complet de son espèce jamais trouvé dans le monde) et est préservé par les musées de Norfolk et le Service d'archéologie à Norwich.

    Le professeur Bio-archéologue Matthew Collins, du Département d'archéologie de l'Université de York, a déclaré: "Jusqu'à il y a quelques années nous ne pensions pas trouver de collagène dans un squelette de cet âge, même s'il était aussi bien préservé que celui de l'éléphant West Runton.
    Nous pensons que la protéine dure sous une forme utile dix fois plus longtemps que l'ADN qui est utile en tant normal dans des découvertes remontant jusqu'à 100.000 ans en Europe du Nord. Les conséquences sont que nous pouvons utiliser le séquençage du collagène afin de s'intéresser à d'anciens animaux éteints. Cela signifie également que nous pouvons récolter dans les anciens sites  les restes de petits fragments d'os. "

    Le Dr Mike Buckley, de la Faculté des Sciences de la Vie à l'Université de Manchester, ajoute: "Ce qui est vraiment fascinant, c'est que cette protéine fondamentalement importante, est l'une des protéines les plus abondantes dans la plupart des animaux vertébrés; elle est une cible idéale pour récupérer des informations génétiques perdues."

    Le séquençage du collagène a été réalisé au Centre for Excellence in Mass Spectrometry à l'Université de York et est sans doute la plus ancienne des protéines jamais séquencée.

    Par conséquent, cette recherche a des implications importantes pour les os et fragments d'os dans toutes les collections archéologiques et paléontologiques à travers le monde.

    Source:

    Des centaines de tombes Incas découvertes au Pérou

    Des archéologues péruviens ont recensé 370 tombes incas situées à plus de 3200m d'altitude dans la cordillère des Andes, au sud du Pérou.

    Certaines des tombes découvertes ont encore les restes du défunt situés à l'intérieur de paniers faits de cordes tressées. (voir image ci-dessous)


    "Il y a des styles de sépulture différents. Nous avons des tombes qui sont quadrangulaires, d'autres circulaires, d'autres encore en terrasses dans les parois rocheuses. Nous en avons même certaines qui sont dans des trous, et aussi quelques unes dans les sols en pierre," explique Jorge Atauconcha, directeur de la zone archéologique de Chumbivilcas.

    "Ces individus avaient une caractéristique funéraire: ils utilisaient des paniers  faits de corde; celles-ci étaient tissés en fonction du volume du défunt, " ajoute Atauconcha.

    Les experts estiment que le site devrait produire encore plus de tombes et d'artefacts. Cependant, le terrain est assez difficile à explorer.

    "Les travailleurs du ministère de la Culture sont actuellement en cours de recensement. Nous avons 372 tombes qui sont situées à la droite du bassin de l'Chinisiri et des rivières Kerone ", at-il ajouté.

    Les experts ont daté le site entre 1400 et 1500 après JC.


    Source:
    • Andina: "Hundreds of Inca tombs discovered in Peru"

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    Autres articles sur le Pérou:

    6.14.2011

    Australie: l'art rupestre aborigène menacé de disparition

    Les vieux aborigènes considèrent les anciennes peintures et gravures qui parsèment le paysage australien comme leur livre d'histoire.
    Pourtant, alors que l'Australie possède parmi les plus remarquables et abondantes œuvres d'art rupestres, les experts préviennent que la moitié pourraient disparaître au cours des 50 prochaines années si elles ne sont pas mieux protégées

    Gravure rupestre aborigène dans le parc de Kakadu

    Le développement urbain, l'exploitation minière et le vandalisme, sans oublier l'érosion et autres processus naturels, font parti des menaces qui pèsent sur l'art rupestre que l'on retrouve dans les abris sous roche, souvent dans des régions isolées.
    Certains sites ont déjà été détruits au bulldozer, d'autres ont vu leurs peintures effacées ou abîmées. De nombreuses communautés aborigènes ont perdu leur lien avec cet art, que leurs ancêtres ont soigneusement veillé et retouché au fil des générations.

    Un des obstacle pour les défenseurs de l'environnement est que la connaissance de cet art est fragmentée: nul n'est certain du nombre de sites existants, même si les estimations suggèrent qu'il y en aurait jusqu'à 100.000.
    Des universitaires appellent ainsi à mettre en place une base de données nationale, ce qui leur permettrait de documenter les images et d'identifier celles qui sont les plus à risque.

    L'art aborigène remonte à 15.000 ans, comparativement à des peintures rupestres estimées à 34 000 ans à Chauvet, dans le sud de la France. Cependant, les archéologues ont trouvé des éléments prouvant que les aborigènes ont commencé à produire leur art, peu après leur arrivée en Australie, il y a plus de 45.000 ans.

    Alors que des sites sont encore découverts, certains des plus importants comprennent Djulirri, dans la région de la Terre d'Arnhem du Territoire du Nord, qui contient 3.000 peintures, des pochoirs et des images de cire d'abeille. Créées sur plus de 15.000 ans, elles représentent des animaux indigènes depuis longtemps éteints, l'arrivée des Européens sur leurs navires, et les inventions modernes, comme un vélo et le biplan.

    Le Pilbara, en Australie occidentale, a de grandes quantités d'art rupestre, mais la région également riche en ressources a connu une expansion rapide de l'activité minière.
    Sur la péninsule de Burrup, se trouve la plus grande concentration au monde de pétroglyphes; de nombreux sites y ont été détruits dans les années 1960 et 1970. Plus récemment, des sculptures ont été coupées et déplacées, au grand dam des archéologues, qui disent que le contexte est primordial.

    Les spécialistes de l'art rupestre souhaitent faire entrer l'Australie dans le top 100 des sites; il s veulent aussi utiliser des technologies avancées telles que le balayage laser 3D pour produire des répliques numériques.
    "L'art rupestre disparaît à un rythme alarmant, nous avons donc besoin d'obtenir de bonnes archives de celui-ci avant qu'il ne soit totalement perdu", explique Wayne Brennan, archéologue.

    Jusqu'à présent, les archives ont été conservées par les gouvernements des États et territoires, les musées, les universités, les organismes des parcs nationaux, les communautés aborigènes et les chercheurs individuels.
    Pour le Professeur Tacon "Il est extrêmement important de rassembler ces divers documents, car la recherche, la conservation et la gestion de l'art rupestre reposer actuellement sur une base ad hoc. Certains sites ont été perdus parce que les gens n'ont pas réalisé leur importance. "

    Il déplore le manque de considération pour l'art, qu'il attribue à des générations de manque de respect pour la culture aborigène. Lorsque lui et ses collègues ont approché un important réseau de télévision pour discuter de leur plan pour un registre national, un producteur leur a dit: "C'est juste des trucs Abo. Nous ne faisons pas des choses Abo. "

    D'après le Professeur Tacon "Beaucoup de gens ne sont tout simplement pas au courant que cela fait partie de notre patrimoine national et identitaire, ce n'est pas juste quelque chose concernant les aborigènes. Nous voulons faire prendre conscience que ces éléments sont importants, ces lieux particuliers, ils font partie de l'identité australienne ".

    Bien que plus récent que l'art rupestre de Chauvet et d'autres sites de grottes européennes, l'art rupestre aborigène est considéré comme important en raison de son volume, de la grande qualité de certaines des œuvres et du fait qu'il a été créé en continu au cours des millénaires jusqu'à il y a environ 20 ans. Contrairement à la plupart des autres pays colonisés par les Européens, l'Australie a en abondance, un art rupestre de la "période de contact".

    Et tandis que des objets tels que les boomerangs en bois et paniers tressés n'ont pas survécu dans les dépôts archéologiques, les peintures peuvent montrer comment les Australiens vivaient, célébraient et chassaient il y a quelques milliers d'années.

    Alistair Paterson, professeur d'archéologie à l'Université de Western Australia, a déclaré: "L'art rupestre est globalement significatif parce que l'Australie a été colonisée par les hommes  modernes (aborigènes) plus tôt que n'a l'a été l'Europe."

    Contrairement à l'art rupestre européen, les dessins des abris sous roche sont relativement exposés. Au fil des années, les roches se sont craquelées et émiettées, l'eau s'est infiltrée à travers les murs et le vent a engendré l'érosion. Des peintures ont également été perdues avec les porcs venus se frotter contre elles. Les feux de brousse constituent encore une autre menace.

    Une base de données nationale permettra ainsi aux chercheurs de «se concentrer sur les domaines où l'art rupestre est le plus vulnérable», selon M. Brennan.
    Les communautés aborigènes décidereont de la façon dont les images numériques seront stockées, enregistrées et sur leur accessibilité; en effet, les lois culturelles font que certaines scènes ne peuvent être vu que par des hommes, des femmes ou des personnes qui ont subi l'initiation.

    Source:

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    6.13.2011

    Angleterre: un boom de l'immobilier en 3700 avant JC

    Une nouvelle technique de datation scientifique a révélé qu'il y a eu une frénésie de construction il y a plus de 5500 ans; il s'agit de la période où la plupart des monuments les plus spectaculaires dans le paysage anglais, comme Maiden Castle, dans le Dorset et Windmill Hill dans le Wiltshire, ont été construits, utilisés et abandonnés sur la durée d'une seule vie.

    Vue aérienne de Maiden Castle

    La mode de ces monuments, des collines entourées par des anneaux de fossés que les archéologues anglophones nomment causewayed enclosures (littéralement: "enceintes fossoyées"), ne repose par sur le travail de plusieurs générations comme on le croyait.
    Bien que leur apparition a commencé sur le continent quelques siècles plus tôt, leur propagation de Kent à Cornwall s'est faite en moins de 50 ans vers environ 3700 avant JC.

    Alex Bayliss, archéologue et expert en datation à l'English Heritage déclare ainsi: "Les dates ne sont pas ce à quoi nous nous attendions lorsque nous avons commencé ce projet, mais les préhistoriens sont tout juste entrain de se pencher dessus; beaucoup de ce qui nous a été enseigné par le passé ne sont que des âneries. "

    Bayliss a travaillé sur un nouveau système de datation avec le professeur Alasdair Whittle de l'Université de Cardiff et d'autres experts.
    Ils ont combiné, sur les ordinateurs de Cardiff, des centaines de milliers de données archéologiques datées, obtenues sur le dernier siècle de fouilles.
    Les datations imprécises au radio carbone 14 ont été comparées avec tous les autres éléments de preuve issus des découvertes archéologiques, ramenant la précision de datation des sites de quelques siècles à quelques décennies.

    "Les anciennes techniques nous ont donné des résultats aussi imprécis que si l'on déclarait que les guerres napoléoniennes, la première guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la révolution informatique sont tous des événements contemporains." explique Bayliss

    L'étude a aussi permis de constater que la propagation de l'agriculture a été beaucoup plus rapide qu'on ne le croyait: "Il a fallu deux siècles pour que l'agriculture atteigne Cheltenham depuis Londres, et seulement 50 ans pour passer de Cheltenham à Aberdeen."

    Source:

    6.07.2011

    Un aquarium géant à bord d'un navire romain ?

    D'après les archéologues, une épave romaine de près de 2000 ans aurait pu contenir un aquarium à bord capable de transporter des poissons vivants.


    L'épave, qui repose à environ 10 kilomètres au large de la ville de Grado en Italie , a été découverte accidentellement en 1986.
    D'environ 16,5 mètres de long, il date de la moitié du 2ème siècle et il pouvait contenir une cargaison d'environ 600 grandes amphores remplies de sardines, maquereaux salés et autres produits de la mer.

    Mais, curieusement, sa coque possède une caractéristique unique: près de la quille se trouve un tuyau de plomb d'au moins 7 cm de large et 1,3 mètres de long.
    Pourquoi percer le fond d'un trou par lequel l'eau de mer pouvait pénétrer ?

    Les scientifiques suggèrent que cette conduite devait être reliée à une pompe manuelle pour aspirer l'eau.
    Le but? Maintenir un approvisionnement constant en eau oxygénée dans un aquarium rempli de poissons à bord du navire.

    "Les historiens pensent que, avant l'invention du congélateur, la seule possibilité pour le commerce du poisson était de le saler ou bien de le sécher; maintenant, nous savons qu'il était aussi possible de les conserver en vie sur une longue distance," explique le chercheur Carlo Beltrame , archéologue à l'Université Ca 'Foscari de Venise.

    D'ailleurs, un certain nombre de textes de l'antiquité disent que les Romains pouvaient transporter des poissons vivants sur les mers . Par exemple, le savant, officier romain et historien Pline l'Ancien a lui-même parlé du transport des poissons perroquets de la mer Noire à la côte de Naples .

    Les archéologues estiment qu'un aquarium derrière le mât du navire aurait mesuré environ 3.5m sur 1m  pour une capacité d'environ 7 mètres cubes. A titre de comparaison, une baignoire contient en moyenne 35 fois moins. S'il était bien entretenu, il pouvait permettre de maintenir au moins 200 kg de poissons vivants comme le bar ou la dorade.

    Curieusement, les chercheurs ont ajouté que la côte de l'Istrie côte, qui est seulement à quelques heures de bateau de Grado, était connue pour ses nombreux vivariums. Peut-être que des navires capables de transporter le poisson vivant destinaient-ils de telles cargaisons à de grands marchés... c'est du moins ce que supposent les chercheurs.

    Cependant, Beltrame estime que les preuves archéologiques pour étayer leur idée sont assez pauvres. Ils projettent donc de reconstruire l'appareil pour tester la façon dont il pourrait avoir servi.


    Source:

    6.05.2011

    Chypre: une mission archéologique française met au jour un imposant bâtiment

    Le Département des Antiquités du ministère des Communications et des Travaux a annoncé l'achèvement des fouilles archéologiques 2011 sur le site de "Klimonas" (Ayios Tychonas, District de Limassol).

    Les fouilles ont été menées par la Mission archéologique française dirigée par Jean Guilaine (Collège de France), François Briois (EHESS) et Jean-Denis Vigne (CNRS-Muséum national d'Histoire naturelle).

    L'équipe a mis au jour les vestiges d'un impressionnant bâtiment partiellement  souterrain et circulaire, d'environ 10 mètres de diamètre.

    Le site Amathus à Ayios Tychonas 

    Le bâtiment est très similaire aux grandes constructions communes qui ont été creusées dans plusieurs villages et date de la seconde moitié de la première phase du Néolithique dans le Levant Nord (Néolithique précéramique A: 9500 à 8500 avant JC):il s'agirait de bâtiments de rencontre et de stockage commun.

    Des outils de pierre, des restes d'animaux et la datation au radiocarbone ont confirmé que le bâtiment de Klimonas date de la première moitié du 9e millénaire. Sa découverte est aussi associée avec les restes de plusieurs autres bâtiments plus petits et avec des cheminées dont la plupart n'ont pas encore été fouillés.

    Jusqu'à présent, les plus anciens villages néolithiques connus à Chypre étaient datés de 8300-8400 avant JC, et ont été associés avec les débuts de l'agriculture céréalière ainsi que la domestication des bovins et caprins.

    Or, les archéologues ont récemment découvert que les gens vivaient à Chypre avant la date citée ci-dessus. Cependant, ils en savaient encore très peu sur leur mode de vie.

    Les découvertes de l'équipe française à Klimonas montre que ces villageois ont été sédentaires, très semblables à ceux de la fin du Néolithique précéramique A. Les fouilles à venir donneront certainement de plus amples renseignements concernant l'organisation du village et le mode de vie  de ces premiers villageois chypriotes (agriculture, le contrôle des animaux).


    Source:

    6.03.2011

    Equateur: découverte de forteresses Incas vieilles de 500 ans

    Des forteresses Incas, construites il y a 500 ans,  ont été découvertes le long d'un volcan éteint dans le nord de l'Equateur, révélant des preuves d'une guerre menée par les Incas, juste avant l'arrivée des conquistadors espagnols dans les Andes.


    «Nous voyons là la preuve d'une frontière pré-colombienne, ou limite, qui devait existait entre les forteresses Incas et les forteresses des habitants de l'Equateur," a déclaré le directeur du projet, Samuel Connell, de Foothill College en Californie.

    L'équipe a identifié ce qu'ils pensent être 20 forteresses bâties par les Incas et deux forts construits par les Otavalos de l’Équateur. Quant au volcan, il s'agit du Pambamarca.
     
    «Nous savons qu'il y a beaucoup, beaucoup de forteresses dans le nord de l'Equateur qui n'ont pas été identifiées d'une manière ou d'une autre", explique Tchad Gifford, de l'Université Columbia, qui est aussi directeur de projet.
     
    Ces découvertes suggèrent qu'il y a du vrai dans les histoires rapportées par les chroniqueurs espagnols lorsqu'ils ont pénétré dans l'Amérique du Sud au cours du 16ème et 17ème siècle.
    Selon ces récits, le souverain Inca Huayna Capac a cherché à conquérir les Otavalos. Avec l'aide d'une «armée très puissante», il espérait une victoire rapide, mais a finit par s'empêtrer dans une lutte de 17 ans.
    «Trouvant que leurs forces n'étaient pas suffisantes pour faire face aux incas sur un champ de bataille ouvert, les Otavalos se sont retirés et ont créé une très grande forteresse», écrit le missionnaire espagnol Bernabé Cobo au 17ème siècle dans son livre "Histoire de l'Empire Inca".
    Plus loin on peut lire aussi: "L'Inca a ordonné à ses hommes d'y mettre le siège et de la bombarder en permanence, mais les hommes à l'intérieur ont si bravement résisté qu'ils ont forcé l'Inca à lever le siège, car il avait perdu beaucoup d'hommes."
    Enfin, après de nombreuses batailles , les Incas ont réussi à chasser les Otavalos de leurs bastions et à les poursuivre jusque sur ​​les rives d'un lac.
    Cobo écrit aussi que «l'Inca a ordonné à ses hommes de couper la gorge des ennemis sans pitié lorsqu'ils les attrapaient et de jeter les corps dans le lac; après cela, l'eau du lac est devenu si sombre avec le sang versé qu'il a reçu son nom actuel: Yahuarcocha, ce qui signifie lac de sang. "

    Les forteresses Incas qui viennent d'être découvertes sont construites en pierre, elles contiennent des plates-formes appelées ushnus, et sont situées sur les crêtes à environ 3.000 mètres d'altitude. Les soldats qui y vivaient s'y sont clairement installés pour livrer bataille.

    "Le site de Quitoloma a bien plus de 100 structures pour les personnes vivant à l'intérieur", a déclaré Connell. "Ces structures sont remplis d'armes Inca, comme si elles étaient sur le point d'attaquer"

    Les deux forts Otavalos, par comparaison, sont fabriqués à partir d'un matériel volcanique résistant appelé cangahua. Ce sont des forteresses importantes avec des personnes susceptibles d'avoir vécu à l'intérieur et l'extérieur de leurs murs. «Il y en a moins chez eux, mais ils sont beaucoup plus grand," précise M. Gifford.

    Des fouilles supplémentaires doivent être faites pour démêler toute l'histoire de ces forteresses, mais jusqu'à présent, l'équipe n'a trouvé aucune preuve d'un conflit ayant amené à la destruction des sites Otavalos. "Nous voyons des implantations en continu dans le secteur, ce qui va à l'encontre de cette idée d'un lac de sang," explique Connell.

    La poterie Otavalo a continué à être utilisée dans la région, ce qui suggère que leur culture existait encore, du moins à un certain niveau. "Il se pourrait que certains Otavalos ont décidé après plusieurs années de résistance et de guerre de simplement déposer les armes ou de devenir alliés avec les incas", suppose Connell.

    Au cours des décennies après la guerre, un grand nombre d'espagnol pénètreront dans l'Equateur et le Pérou. La variole ravagera la population locale,  et les Incas se trouveront à lutter contre un ennemi équipé de la poudre à canon . Face à ces pressions ils se replièrent, après que leur dernier bastion à Vilcabamba ne tombe en 1572.


    Source:

    6.01.2011

    Mexique: découverte d'un tunnel sous le temple du serpent à plumes à Teotihuacan

    Les archéologues ont découvert «une recréation du monde souterrain» sur le site de Teotihuacan grâce à un dispositif radar.

    Les archéologues dans le tunnel sous le temple du serpent

    Pour le moment, les chercheurs n'ont progressé que de 7 mètres à l'intérieur du tunnel,  mais le radar a révélé une longueur de 120 mètres. Ils pensent que le passage conduit à trois chambres funéraires et cela pourrait aider à expliquer les croyances de cette civilisation.
    Le tunnel, qui est à 13 mètres sous terre, a été découvert par hasard en 2003 après de fortes pluies qui se sont infiltrées dans un petit trou dans le sol.

    A ce jour aucune tombe de monarque n'a jamais été trouvée sur ce site situé non loin de Mexico.

    Sergio Gomez Chavez, un archéologue à l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) , a déclaré: "Tout au bout, il y a plusieurs chambres qui pourraient contenir les restes des souverains de cette civilisation méso-américaine."

    "Si elle est confirmée, il s'agira de l'une des plus importantes découvertes archéologiques du 21ème siècle à l'échelle mondiale."

    "Nous savons que Teotihuacan a été construit comme une réplique de leur façon de percevoir le cosmos, l'univers. Nous imaginons le tunnel comme  une recréation du monde souterrain." Teotihuacan, avec ses immenses pyramides du soleil et de la lune, est constituée d'un labyrinthe de palais, de temples, de maisons, d'ateliers, de marchés et d'avenues.

    La pyramide du soleil et l'avenue des morts à Teotihuacan

    La ville aurait été construite en 100 avant JC et aurait existé jusqu'au 8ème siècle. Les archéologues la considèrent comme l'une des plus influentes dans l'Amérique du Nord pré-hispanique, avec une population de 200.000 habitants à son apogée.

    Seulement 5% de Teotihuacan a été fouillé, malgré plus de 100 ans d'exploration...

    Un petit robot télécommandé, le premier à explorer des ruines au Mexique, avait  pris des images par une petite ouverture dans le tunnel avant que les chercheurs n'y pénètrent en Novembre dernier.

    Quelque 30 experts travaillent actuellement sur ​​le site, descendant trois échelles pour entrer dans les profondeurs du tunnel, situé sous le Temple du Serpent.
    Ils pensent que des pierres, et même, des morceaux d'un temple détruit ont été entassés afin de bloquer l'entrée. Cela daterait de 200 à 300 après JC.

    à suivre...


    Source:

    A voir aussi à propos de Teotihuacan:

      5.28.2011

      Un robot explorateur révèle des hiéroglyphes cachés dans la Grande Pyramide

      Un robot explorateur envoyé dans la Grande Pyramide de Gizeh a commencé à dévoiler quelques-uns des secrets, enfouis dans le mausolée pharaonique vieux de 4500 ans, comme l'ont montré les premières images prises derrière l'une de ses portes mystérieuses.

      Aperçu d'un composé des images sur le sol de la Grande Pyramide: des hiéroglyphes en rouges sont visibles.

      Les images ont révélé des hiéroglyphes écrits à la peinture rouge qui n'ont pas été vus depuis la construction de la pyramide. Les photos ont également dévoilé de nouveaux détails sur deux broches en cuivre énigmatiques embarquées dans l'une de ces "portes secrètes."

      Publié dans les Annales du Service des antiquités de l'Egypte (ASAE), les images de ces marques et graffitis pourraient permettre de découvrir certains secrets de l'étrange architecture du monument.

      Rob Richardson, l'ingénieur qui a conçu le robot à l'Université de Leeds, explique: "Nous pensons que si ces hiéroglyphes peuvent être déchiffrés, ils pourraient aider les égyptologues à comprendre pourquoi ces mystérieux puits ont été construits,". L'étude a été parrainée par Mehdi Tayoubi et Richard Breitner des partenaires du projet de Dassault Systèmes en France.



      Construite pour le pharaon Khéops, et également connu sous le nom de Khéops, la Grande Pyramide est la dernière merveille restante du monde antique. Le monument est le plus important d'une famille de trois pyramides du plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, et depuis longtemps, des rumeurs se répandent sur des passages secrets menant à des chambres cachées.

      Les archéologues ont longtemps étaient intrigués par quatre puits de faibles profondeur à l'intérieur de la pyramide depuis leur découverte en 1872. Deux puits s'étendent depuis la partie supérieure, ou "Chambre du Roi" et ressortent à l'air libre. Mais les deux autres, l'un sur le côté sud et l'autre sur le côté nord de la "Chambre de la Reine" disparaissent au sein de la structure, approfondissant le mystère de la pyramide.

      Traditionnellement, considérés comme des passages rituels pour l'âme du pharaon défunt afin d'atteindre l'au-delà, ces puits de 20cm² sont restés inexplorés jusqu'en 1993, lorsque l'ingénieur allemand Rudolf Gantenbrink a envoyé un robot à travers le puits Sud. Après une montée constante de 65 mètres depuis le coeur de la pyramide, le robot s'est trouvé stoppé par une étrange dalle calcaire mystérieuse ornée de deux épingles de cuivre. Elle a été nommée depuis Porte de Gantenbrink.

      Neuf ans plus tard, Hawass a exploré le puis Sud, en direct à la télévision. Alors que le monde retenait son souffle, un robot a fait passer une caméra à travers un trou percé dans la dalle en question, révélant ce qui semblait être une autre dalle...

      Le lendemain, Hawass a envoyé le robot à travers le puits Nord. Après une exploration de 65 mètres et la négociation de plusieurs plusieurs virages serrés, le robot s'est encore retrouvé arrêté par une nouvelle dalle de calcaire: ici aussi, la pierre était ornée de deux broches en cuivre.

      "J'ai consacré ma vie entière à étudier les secrets de la Grande Pyramide. Mon but est de trouver enfin ce qui se cache derrière ces portes secrètes", a déclaré Zahi Hawass, secrétaire d'Etat aux Antiquités, dans une récente interview.

      Pour tenter de résoudre le mystère, Hawass a lancé le projet Djedi, une mission conjointe inter-égyptienne, portant le nom du magicien que Kheops consultait lors de la planification et l'aménagement de la pyramide.

      "J'ai choisi l'équipe Djedi lors d'une compétition que j'ai coordonné afin de sélectionner le meilleur robot possible pour explorer les puits dans la Grande Pyramide", a dit Hawass.

      Le robot gagnant, conçu par l'Université de Leeds, a en effet été plus loin que quiconque l'a jamais été dans la pyramide.

      Le projet a commencé avec l'exploration du puits sud, qui se termine à la Porte de Gantenbrink. Le robot a été capable de grimper à l'intérieur des murs du puits tout en portant une caméra "serpent micro" qui peut voir dans les virages.

      Contrairement aux précédentes expéditions, dans lequel les images des caméras ont été prises seulement en regardant droit devant, la caméra a été conçue de manière à pouvoir passer à travers un petit trou dans une pierre, donnant aux chercheurs une vision claire ce qu'il y avait au-delà: c'est à ce moment-là que l'appareil a envoyé des images d'écritures vieilles de 4500 ans.

      "Ces images soulèvent beaucoup de questions sans réponse, " admet Richardson, " pourquoi écrire dans cet espace ? Qu'est-ce que l'écriture dit ? Il semble y avoir des marques de coupe pour la maçonnerie à côté des chiffres: Pourquoi n'a t-on pas coupé le long de cette ligne ?".

      Les chercheurs ont également pu examiner les deux épingles de cuivre incorporé dans la célèbre porte de manière beaucoup plus précise.

      "L'arrière des broches se recourbent sur elles-mêmes. Pourquoi? Quel était le but de ces épingles? Les boucles semblent trop petites pour servir à un objectif mécanique," a déclaré Richardson.

      Les nouvelles informations rejette l'hypothèse que les broches en cuivre puissent avoir été des poignées, et pourraient mettre en évidence un but ornemental.

      "En outre, l'arrière de la porte est poli, il doit donc avoir joué un rôle important. Il n'a pas l'air comme si c'était une pièce brute de pierre utilisée pour empêcher des débris d'entrer dans le puits," ajoute le chef de projet Shaun Whitehead, de la société d'exploration Scoutek.

      Le robot Djedi devrait en révéler beaucoup plus dans les prochains mois.

      Le dispositif est équipé d'une gamme unique d'outils qui comprend un robot "scarabée" miniature qui peut passer par un trou de 19 mm de diamètre, une perceuse pour le carottage, et un dispositif miniaturisé à ultrasons qui peut "frapper" sur les murs et écouter la réponse afin de déterminer l'épaisseur de la pierre.

      La prochaine étape sera une étude de la paroi du fond de la chambre afin de vérifier si il y a une autre porte, comme l'a suggéré l'exploration de 2002 en direct, ou d'un bloc de pierre.

      "Ensuite, nous allons explorer le puits Nord," a précisé Richardson.

      L'équipe s'est engagée à achever les travaux d'ici la fin de 2011. Un rapport détaillé sur les résultats devrait être publié au début de 2012.

      Source:

      A voir aussi sur les pyramides:
      Mise à jour du 16/06/11:

        5.26.2011

        Pakistan: découverte d'un manuscrit du Coran écrit sur papyrus

        L'archéologue pakistanais, Ghulam Akbar Malik, a mis au jour un précieux manuscrit du Coran datant du 12ème siècle, lors d'un séjour de fouilles dans la ville pakistanaise de Jhelum.

        Image d'illustration

        Les montagnes Salt Range et les territoires adjacents ont été à l'origine de nombreuses découvertes archéologiques, dont le manuscrit découvert par Malik.

        C'est un vieil homme qui lui a donné ce manuscrit historique à lire: "il m'a dit que ce manuscrit était dans la famille depuis des siècles et leurs ancêtres l'utilisait régulièrement pour le réciter."

        Ce manuscrit de 900 ans, est écrit sur papyrus, qui a été inventé et utilisé par les Chinois avant l'invention du papier moderne.

        Selon l'archéologue, cette ancienne version du Coran a été écrite par Tahir Muhammad bin Muhammad bin Abdur Rasheed Abdur au cours du 12ème siècle.

        "C'est la première fois que je vois un ancien manuscrit coranique en si bon état" a-t-il ajouté.

        Cet objet d'art calligraphique pèse environ cinq kilos et se compose de 1.200 pages, bien que dans certains endroits, du texte manuscrit a disparu à la suite du vieillissement.

        Les experts estiment que ce manuscrit est l'œuvre de trois calligraphes qui a reproduit la copie du Coran en à peine un peu plus d'un an.



        Source:

        5.25.2011

        Egypte: 17 pyramides découvertes grâce aux images satellites infrarouges

        En 2007, un article sur ce site était consacré aux travaux du Dr égyptologue Parcak Sarah, de l'Université d'Alabama à Birmingham, sur la recherche de nouveaux sites archéologiques grâce aux satellites (voir Les satellites au secours des égyptologues pour repérer de nouveaux sites archéologiques)...

        C'est ainsi aujourd'hui, dix-sept pyramides oubliées qui font partie des bâtiments qu'elle et son équipe ont pu identifier. Plus de 1.000 tombes et 3.000 villages ont également été révélés par l'étude des images infrarouges qui mettent en évidence les bâtiments enfouis sous la surface.

        Deux pyramides ont été localisées dans les environs de saqqarah...

        Parcak a été étonnée de voir le nombre de sites que son équipe a pu trouver: "Nous avons mené cette recherche de manière intensive depuis plus d'un an. Bien que je suivais les découvertes au fur et à mesure, ce n'est que lorsque j'ai pris du recul pour avoir une vision d'ensemble que j'ai pris conscience de la quantité de lieux que nous avons pu localiser; j'ai eu du mal à croire que nous pourrions trouver tant de sites dans toute l'Egypte."


        L'équipe a analysé des images de satellites en orbite à 700 km au-dessus de la terre, équipés de caméras si puissantes qu'elles peuvent localiser des objets de moins de 1m de diamètre sur la surface de la terre.
        L'imagerie infrarouge a été utilisée pour mettre en évidence les différents matériaux présents sous la surface.

        Cette photo satellite infrarouge montre une pyramide enterrée

        Les anciens Egyptiens ont construit leurs maisons et bâtiments en briques de terre, qui sont beaucoup plus denses que le sol qui l'entoure; c'est ainsi que les formes des maisons, des temples et des tombes peuvent être vues.
        Cependant, ce sont seulement les sites près de la surface qui ont été répertoriés. Or, il y a des milliers de sites supplémentaires que le Nil a recouvert de limon. Ce n'est que le début de ce genre de travail pour Parcak.


        Le moment le plus excitant de Sarah Parcak a été la visite des fouilles de Tanis: "Ils ont fouillé une maison vieille de 3000 ans que les images satellites ont révélé et le contour de la structure de l'imagerie satellitaire correspond presque parfaitement. Cela a été une réelle validation de cette technologie."

        Les autorités égyptiennes ont l'intention d'utiliser cette technologie pour aider à l'avenir, entre autres, à protéger les antiquités du pays.

        Au cours de la récente révolution, les pillards ont eu accès à sites archéologiques bien connus. Avec l'imagerie satellite, il est possible de dire si une tombe a été pillée et sur qu'elle période; Interpol est alors alerté et lance une surveillance sur les objets de cette époque qui peuvent être proposés à la vente.

        Parcak espère également que cette nouvelle technologie sera d'une aide importante pour les archéologues du monde entier: "Cela nous permet de mieux cibler et d'être plus sélectif dans le travail que nous faisons. Face à un énorme site, vous ne savez pas par où commencer... C'est un outil important qui nous permet de nous concentrer sur le lieu où nous faisons des fouilles. Et il nous donne une perspective beaucoup plus vaste sur les sites archéologiques. Nous devons penser plus grand et c'est ce que les satellites nous permettent de faire."

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