9.12.2011

Italie: Un squelette qui pourrait être contemporain d'Ötzi ...

MAJ 11/07/16
Il y a quelques semaines, lors de travaux d'agrandissement dans une école maternelle, des travailleurs italiens ont déterré un squelette de femme bien conservé.
Elle pourrait être relativement contemporaine d'Ötzi, la célèbre momie (l'homme de glace) découverte il y a 20 ans dans un glacier du sud du Tyrol.


La "Dame d'Introd" ou "petite amie Ötzi" a été trouvée dans le petit village alpin d'Introd, dans le Val d'Aoste.

D'après les archéologues et anthropologues, la femme a été déposée sur le côté droit, avec sa tête face à l'ouest, depuis environ 5.000 ans.

La datation au troisième millénaire avant JC a été basée sur la position d'inhumation du squelette et de la stratigraphie, a expliqué Vittorio Anglesio, Maire d'Introd. «Elle semble avoir été enterrée sans mobilier funéraire. Cependant, nous allons étendre la fouille afin de mieux enquêter sur la zone», a-t-il dit.

Transférés dans un laboratoire, les restes du squelette sont actuellement analysés afin d'évaluer le régime alimentaire, l'âge au moment du décès, les maladies possibles et les causes de décès.

Selon Kristina Killgrove , une anthropologue biologiste à l'Université de Caroline du Nord, de nouvelles recherches sur l'alimentation de la femme seraient particulièrement intéressantes: «Peu de preuves directes de l'alimentation humaine ont été trouvées sur cette période. La préservation d'Ötzi, bien sûr, fournit une information inégalée sur son alimentation, mais il serait fascinant de voir l'analyse des isotopes stables réalisés sur ce squelette, qui vivait à la même époque et est aussi mort dans les Alpes».

Elle estime que la "Dame d'Introd" a probablement exploité des ressources alimentaires différentes; en effet plusieurs centaines de kilomètres la séparait d'Ötzi. "nous en savons encore très peu sur ce que les gens mangeaient comme céréales à cette époque; aussi, la Dame d'Introd pourrait fournir des preuves directes d'une alimentation composée de blé, d'orge ou de millet,".

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9.11.2011

Les archéologues découvrent un palais Maya de 2000 ans au Mexique


Une équipe de spécialistes mexicains a découvert les restes d'un palais Maya vieux de 2000 ans dans un site archéologique, au sud-est de l'état du Chiapas.

"Cette découverte constitue la première preuve architecturale d'une occupation précoce des anciennes cités mayas au-dessus du bassin Usumacinta," dans la jungle Lacandone, a précisé l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) dans un communiqué.


Le directeur du projet, Luis Alberto Martos, a expliqué que cette nouvelle découverte a été faite dans une cour encaissée située dans la partie nord du site archéologique du Plan d'Ayutla et représente la première preuve d'occupation de cette zone entre 50 avant JC et 50 après JC.

Martos a ajouté que les premières preuves concrètes de l'occupation maya de cette région remontaient, auparavant, à seulement 250 après J.-C.

Le palais se compose de chambres avec des murs de presque un mètre de largeur, dont les angles sont arrondis, une caractéristique précoce de l'architecture maya.

Un siècle plus tard, les Mayas ont démonté le palais pour en remplir la cour afin d'élever le niveau des autres bâtiments. Cela explique pourquoi les restes inférieurs du palais ont été préservés.

Les constructions ultérieures ont été érigées entre 250 et 800 après JC et correspondent à la période classique, lorsque ce site a joué un rôle politique important.

Ces recherches  devraient  permettre de fournir un regard plus profond sur l'interaction politique et l'intégration dans cette région; en effet, c'est une zone où plusieurs royaumes étaient en conflits donnant lieu à de multiples batailles et alliances.

Martos a ajouté que le travail sur ce site a donné une nouvelle vision de la longue séquence d'occupation dans cette région, depuis le début de l'ère jusqu'à à l'an 1000; une période de «10 siècles se reflète dans l'architecture du lieu."

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9.07.2011

Une tombe découverte sur le site de la carrière de Stonehenge

 MAJ23/02/17
Le tombeau d'un constructeur de Stonehenge pourrait avoir été découvert lors de fouilles sur un site au Pays de Galles. En effet, le site Carn Menyn, dans les collines de Preseli, est l'endroit où les pierres bleues utilisées pour construire la première phase du cercle ont été extraites en 2300 avant JC.

Une tombe découverte sur le site de la carrière de Stonehenge

La matière organique trouvée sur le site sera datée au radiocarbone. Les archéologues espèrent que cela pourrait donner un lien concluant entre ce site et Stonehenge.

Les restes d'un monument cérémoniel ont été trouvés avec un côté qui semble constitué d'une paire de pierres debout, noyées dans la masse.
Les pierres bleues de la première phase de Stonehenge - également mises en paires - donnent un lien architectural direct du site emblématique avec ce nouveau monument découvert au pays de Galles.

Le tombeau, qui est un cairn de passage - un style typique du monument funéraire néolithique - a été placé sur ce henge.

Le lien entre Stonehenge et le site gallois a d'abord été suggéré par le géologue Thomas Herbert en 1923. Cela a été confirmé en 2008 lorsque la permission a été accordée pour creuser à l'intérieur du cercle de pierres pour la première fois en 50 ans.
Les pierres bleues ont été transportées depuis les collines sur plus de 240 km jusque dans les plaines, dans le Wiltshire, afin de créer Stonehenge, le plus connu de tous les monuments préhistoriques de Grande-Bretagne.

Deux des principaux experts sur Stonehenge, les professeurs Geoff Wainwright et Timothy Darvill, ont mené le projet à Carn Menyn. Ils sont actuellement sur les fouilles de cette tombe néolithique pillée, construite juste à côté de la carrière d'origine.

Selon le professeur Darvill, "c'est un petit morceau de chirurgie de précision dans un monument important, mais cela a effectivement répondu parfaitement à nos attentes."
La région a de nombreuses sources, qui peuvent avoir été associées à la guérison rituelle à l'époque préhistorique - et leur existence peut être la raison pour laquelle ces pierres ont été extraites vers un autre monument situé aussi loin.

Pour le professeur Wainwright, "la chose importante est que nous avons ici un monument cérémoniel qui est antérieur à ce tombeau. Nous avons certainement eu une personne très importante qui peut avoir été à l'origine du transport de ces pierre." 


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9.06.2011

Un navire marchand du 5ème siècle découvert intact à Istanbul


Lors de fouilles archéologiques sur ​​le site de construction Yenikapı Marmaray à Istanbul, l'épave la mieux conservée à ce jour, un navire marchand dont le contenu et les pièces en bois sont en excellent état, a été révélée.

Les archéologues pensent que le navire remonte au quatrième ou cinquième siècle et qu'il a coulé au cours d'une tempête.

Les fouilles ont commencé en 2004 sur le chantier et l'on est remonté jusqu'à 8500 années en arrière dans l'histoire d'Istanbul.
Des squelettes, les restes d'une ancienne chapelle, des empreintes de pieds, en plus de 35 épaves, ont été découverts par les archéologues jusqu'à aujourd'hui.



Le plus remarquable sont les amphores qui sont encore en parfait état.

Longue de 15 à 16 mètres et large de six mètres, l'épave contient des douzaines d'amphores trouvées en mai dernier. Le navire était complètement enfoui dans la boue et l'atmosphère sans oxygène a protégé le bateau et son contenu de la détérioration.
Le navire était chargé de petits poissons, d'amandes, de noix, de noisettes, de graines de melon, d'olives, de pêches et de pommes de pin. le tout dans un état incroyable.

Songül Coban, un archéologue sur le chantier de fouilles, estime qu'ils ont besoin de deux mois supplémentaires pour mettre complètement à jour l'épave. Elle a été trouvée à quatre/cinq mètres en dessous du niveau de la mer, et la richesse du contenu demande beaucoup de temps et de précision.

Le navire de Yenikapı est l'un des meilleurs exemples d'épave dans le monde en termes de structure et de cargaison.
Lorsque l'épave a été découverte, la boue qui la recouvrait a été déblayée et la couche supérieure d'amphores endommagées a été retirée pièce par pièce; après quoi l'équipe a commencé à enlever les amphores intactes en dessous. Une fois que tous les artéfacts seront récupérés, la coque du navire sera donnée à l'Université d'İstanbul.

Les clous en bronze trouvés sur le navire ont permis de donner des indices sur l'âge du navire. On estime que des clous en bronze ont été utilisés dans la construction des navires à partir du quatrième ou cinquième siècle. Auparavant, ils n’utilisaient que des chevilles en bois.
Des informations sur la destination du navire et peut-être même sur son port d'attache devraient pouvoir être déduites par le biais des artefacts trouvés à bord.


Plus de 150.000 pièces sont encore à l'étude

Les fouilles archéologiques du port de Théodose (ce port baptisé Eleuthérion, puis agrandi sous le nom de port de Théodose, ou Theodosius, fut en usage jusqu'à la fin du Moyen-âge) sur le site de construction de Yenikapı Marmaray a commencé en 2004; depuis 40 000 artefacts ont été enregistrés, tandis que plus de 150.000 pièces sont encore à l'étude.

À ce jour, 35 navires naufragés qui ont coulé entre le cinquième et onzième siècle ont été découverts; 30 sont des navires marchands équipés de voiles, tandis que les autres sont des galères avec des rames. Les fouilles à Yenikapı ont donné le plus grand nombre d'épaves sur un même site à ce jour.

C'est une équipe de 45 archéologues et 265 personnes, composée d'architectes et d'historiens d'art, qui travaille encore sur le site de fouilles.

Source:
  • Past Horizons: "Intact 5th century mercant ship found in Istanbul"


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9.05.2011

Un ancien pot romain criblé de Mystère

Un ancien vase d'argile reconstruit à partir de pièces découvertes dans un musée canadien est criblé de trous minuscules, laissant perplexes les archéologues quant à ce pourquoi il était utilisé.

 Cette jarre ancienne est pleine de trous, dont un à sa base; si les scientifiques n'ont aucune idée de son utilité, ils pensent qu'il remonte à 1800 ans en Grande-Bretagne romaine.
Crédit: Photo gracieuseté Katie urbain / Musée d'archéologie de l'Ontario


A ce jour, personne n'a été capable d'identifier un autre artefact comme celui-ci dans le monde romain .


Le pot, de seulement 40 centimètres de haut et datant d'environ 1.800 ans, a été retrouvé brisé en 180 morceaux méconnaissables dans une salle d'entreposage du Musée d'archéologie de l'Ontario. Mais même une fois restauré, les scientifiques ont été confronté à un mystère.

"Tout le monde est perplexe en ce qui concerne ce pot," nous dit Katie Urban, l'un des chercheurs du Musée, "nous l'avons envoyé à toutes sortes de spécialistes en poteries romaines et autres poteries, et personne ne semble être en mesure de trouver un autre exemplaire."



D'où vient donc le ce pot ?

La recherche en archive montre que le pot était parmi les artefacts de Grande-Bretagne romaine qui ont été donnés au musée dans les années 1950 par William Francis Grimes, un archéologue qui est mort en 1988. L'équipe de Grimes avait creusé un cratère de bombe datant de la Seconde Guerre mondiale à Londres, en Angleterre, non loin d'un temple antique dédié à Mithra, dieu iranien qui était populaire dans tout l'Empire romain.

Urban a toutefois averti qu'il n'est pas certain que le pot vienne de cette fouille. L'artefact ne semble pas être sur la liste des objets provenant de Grimes. "Comment s'est-il retrouvé dans notre collection ? Cela n'est pas cent pour cent clair, nous essayons encore de comprendre", a expliqué Urban.

Il y a une petite chance que ce mystérieux vase provienne d'Irak, car une autre collection d'artefacts trouvée dans le stockage du musée vient de l'ancienne ville d'Ur. Ils ont au moins 5000 ans.
Leonard Woolley, un archéologue connu pour la découverte d'une riche série de tombes royales à Ur, les avait mis au jour en 1931 et les avait envoyé au British Museum. Le musée, à son tour, les a envoyé à la University of Western Ontario en 1933 comme cadeau.


A quoi a-t-il pu servir ?

La question dans l'esprit de toute l'équipe était la suivante: Pourquoi un Romain a crée un pot plein de trous?

"Il y a beaucoup d'options différentes, beaucoup d'entre elles impliquent soit une lampe ou une sorte de récipient animal", explique Urban , ajoutant que si les trous minuscules servaient à laisser passer la lumière, le trou à sa partie inférieure suggère que ce ne pouvait être une lampe.

Une autre possibilité est que le pot était utilisé pour stocker les loirs; les textes anciens suggèrent qu'ils étaient un casse-croûte populaire pour les Romains. Ainsi, une ancienne recette suggère ceci:  "farcie avec une farce de porc et de petits morceaux de viande de loir, le tout pilé avec du poivre, des noix, du bouillon." Alors, "mettre le loir ainsi farcie dans un plat en terre, faire rôtir dans le four, ou la faire bouillir dans la marmite. "

Cependant, pour Urban, le problème avec cette théorie est que les pots à loirs ailleurs dans le monde romain ont un aspect très différent de ce pot à trous. Les boites à rongeurs étaient équipées d'une rampe qu'ils pouvaient escalader.

Une autre théorie est que le pot a pu contenir des serpents, suffisamment gros pour ne pas pouvoir se glisser à travers les trous. Les serpents étaient un symbole religieux populaire à travers le monde antique.

L'artefact est actuellement exposé au Musée d'archéologie de l'Ontario dans le cadre d'une exposition sur Ur et la Grande-Bretagne romaine.

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9.02.2011

La technologie numerique au secours des temples rupestres de Chine



A regardant les grottes de Xiangtangshan , les visiteurs ont été frappés d'admiration devant la beauté des œuvres d'art qui les ornaient. Cependant, certaines choses semblaient manquer: des zones rugueuses et vierges sur de grandes sculptures à l'endroit où il y avait les visages.

Ce sont d'énormes dégâts qui ont été faits par les pillards en ciselant des portions clés de ces chefs-d'œuvre  pendant la première moitié du 20e siècle, puis en les proposant à la vente sur le marché de l'art international. 

 Rendu de l'installation vidéo des grottes numérisées. Photo de Jason Salavon et Travis Saul



Les temples des grottes de Xiangtangshan (qui signifie "Montagne des Salles d'écho») est un groupe de sanctuaires bouddhiques sculptés directement sur des falaises de calcaire avec des images sculpturales.
Les grottes sont situées dans une zone rurale d'extraction de charbon dans la Province de Hebei en Chine méridionale; il y a un total d'une trentaine de grottes réparties entre ces trois sites.


Les dernières technologies numériques pour restaurer les trésors artistiques de ces grottes

A travers un projet pluriannuel de recherche et de reconstruction coordonné par l'Université du centre de Chicago pour l'art de l'Asie de l'Est, une équipe internationale d'experts a photographié et scanné l'intérieur des grottes, dont plus de 80 sculptures aujourd'hui dispersées parmi les musées et les collections en dehors de la Chine.
Grâce à ces techniques et cette technologie d'imagerie avancée, les chercheurs ont été capables de restaurer et de reconstruire numériquement l'apparence des sculptures et des statues à leur état originel, permettant au public et aux chercheurs de voir à nouveau ce que les anciens ont vu au cours du 6ème siècle.


Les résultats de ces travaux ont récemment été présenté dans une exposition spéciale appelée "Echoes of the Past" à l'Université de Chicago Smart Musem et le Smithsonian's Sackler Gallery à Washington, DC.

«Cette exposition est l'aboutissement d'une application imaginative de la technologie numérique, de plusieurs années de bourses d'études et d'une collaboration sans précédent avec des historiens d'art chinois et des archéologues», a déclaré Keith Wilson, directeur associé et conservateur d'art ancien chinois dans les galeries Freer & Sackler. «Les visiteurs du Musée auront une occasion unique de découvrir ces belles sculptures au sein de leur contexte historique, religieux et social d'origine. L'ensemble offre une nouvelle approche de la compréhension et de l'interprétation des sites culturels endommagés. "

Bodhisattva assis, Xiangtangshan, attribué à la grotte du Nord d'après le périmètre des niches murales, le calcaire avec des traces de pigments, Dynastie Qi du Nord, 550-577, F1913.57. Photo Freer Gallery of Art.

Les temples rupestres étaient des réalisations culturelles de la Dynastie Qi du Nord au VIe siècle (550-577 CE). La Dynastie Qi du Nord faisait partie de la période des "dynasties du Nors" (420-589), lorsque la partie nord de la Chine était gouvernée par les Xianbei non-chinois, et qui se sont établis dans la fin du IVe siècle par la conquête militaire.
La période des Qi du Nord a connu une période caractérisée par un brassage d'éléments non-Chinois et Chinois, y compris les mariages entre l'aristocratie Xianbei avec les élites locales chinoises.

Les arts ont ainsi prospéré dans un environnement multiculturel, ce qui a permet une interaction étroite entre les artisans chinois et non chinois, amenant à la création de nouvelles formes d'art.
Grâce à l'influence de moines éminents de l'époque, les grottes montrent des images de divinités bouddhistes, des détails architecturaux et ornementaux, et les textes des Écritures bouddhistes. Cela reflète le parrainage du bouddhisme par les fonctionnaires de la capitale à proximité de Ye.

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8.30.2011

Etats-Unis: un site archéologique vieux de 7000 ans particulièrement bien conservé

Le site vieux de 7000 ans découvert à Des Moines est tellement bien préservé et complet qu'il devrait fournir aux chercheurs un aperçu complet des différents types d'outils utilisés par les gens de cet ancien village, des animaux qu'ils ont gardé et mangé et des types de graines qu'ils ont planté...

Les archéologues utilisent la technologie laser-transit pour une cartographie de haute précision  sur le site du Palais.

Le site, surnommé «le Palais» en raison de sa taille et de sa conservation, a donné les restes de deux hommes, une femme et un bébé. ce sont les plus anciens ossements humains découvertes en Iowa.

D'après l'archéologue d'Etat, John Doershuk, "ce site est important car il a été intensément occupé et les crues du fleuve ont très vite scellé les dépôts et préservé les éléments qui, autrement, auraient pu être perdus. C'est une question de contexte de préservation; et c'est ce qui fait que ce site est riche en informations contrairement à d'autres."

En effet, les archéologues de l'Université de l'Iowa ont mis au jour pas moins de 6000 artefacts. Cela permet d'aider les chercheurs à comprendre comment vivaient, ce qu'ils mangeaient et comment ils se sont développés en tant que peuple.

"C'est à l'ensemble des questions archéologiques que les anthropologues tentent de pouvoir répondre plus en détail, ce qui d'ordinaire ils ne peuvent pas", précise John Doershuk.


Le site découvert lors de travaux.

Des travaux de construction étaient en cours sur le site au nord de la rivière Des Moines, dans le sud de Des Moines, lorsque les travailleurs en déplaçant des gravas ont noté des taches de charbon de bois et de terre brûlée.
Le Bureau de l'archéologue Etat a été appelé pour le site en Décembre 2010 afin de surveiller les travaux et enquêter sur des résultats intéressants.

Les archéologues de l'université ont travaillé jusqu'en mai pour recueillir un maximum d'informations et autant d'artefacts que possible avant que les travaux de construction ne reprenne sur cette partie du site.

Ils ont trouvé les restes de quatre dépôts de forme ovale, peut-être des maisons, de 60M² avec des foyers.

"Il est devenu clair très rapidement que le site était quelque chose de rarissime: des dépôts de maison de cet âge sont extrêmement rares à l'ouest de la vallée du Mississippi,"explique Bill Whittaker, archéologue du projet qui a co-dirigé les fouilles.

La fosse funéraire a été découverte en Mars, à environ 2 mètres de profondeur. Des objets ont été trouvés dans la tombe avec les restes, dont une pointe de lance.

L'équipe a utilisé la technologie laser pour cartographier plus de 12.000 données archéologique afin de développer des modèles 3-D du site avec un logiciel informatique.

"Le travail de terrain est fait, mais il est tout juste  entrain de passer en laboratoire", a déclaré Doershuk. "Nous avons au moins un an de travail d'analyse, d'écriture et de comparatif."

Alors que la construction de l'usine de traitement des eaux usées sur le site se poursuit, les archéologues pensent que les terres adjacentes, non fouillées,  devraient donner de nouvelles découvertes archéologiques; aussi, ils travaillent actuellement sur un plan de préservation.


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8.27.2011

Un pendentif âgé de 25000 ans découvert en Espagne

Un pendentif vieux de 25.000 ans a été trouvé lors de fouilles dans la région basque d'Irikaitz au Nord de l'Espagne par les archéologues de l'Aranzadi Sociedad.

L'objet, de forme oblongue, gris, en pierre polie d'environ 10 centimètres (4 pouces) de longueur, est perforé à une extrémité. Il semble qu'il ait été suspendu à une lanière ou un cordon autour du cou d'une personne, d'après le directeur des fouilles, Alvaro Arrizabalaga. D'après lui, l'autre extrémité de la pierre a été utilisé comme outil pour retoucher les bords d'outils en silex, comme des flèches ou des grattoirs.

L'objet vient de l'époque de Cro-Magnon.

Arrizabalaga estime que le pendentif est plus âgé que les autres artefacts trouvés jusqu'ici dans la grotte de Praileaitz et qui sont estimés à quelque 15.000 ans.

En outre, il précise qu'il y a "quelque 20 pièces de cette même époque" trouvé dans la péninsule ibérique à ce jour, avec un point commun les unissant: ils ont toujours été retrouvés dans des grottes.

"La pièce est très bien conservée et nous avons eu la chance de pouvoir le retirer sans l'endommager en aucune façon" lors des fouilles près de la ville de Zestoa, explique Arrizabalaga. Il pense que l'objet ne nécessite pas de restauration supplémentaire.

"Il y a vingt-cinq mille ans, les êtres humains de notre espèce sont venus à cet endroit qui était un lieu de chasse pour des groupes nomades". Les groupes déménageaient environ huit fois par an pour des zones où il y avait des types spécifiques des ressources.

Le dépôt d'Irikaitz, où les archéologues ont commencé à travailler en 1998, est connu pour être le site où ont été découverts des objets remontant jusqu'à 250.000 ans, une période où les précurseurs de l'Homo sapiens n'avaient pas encore disparu.


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8.26.2011

Une civilisation vieille de 9000 ans découverte en Arabie Saoudite

Des fouilles ont eu lieu sur un nouveau site archéologique révélant notamment des restes de chevaux qui ont été domestiqués il y a 9.000 ans dans la péninsule arabique.


La découverte de cette civilisation, nommée al-Maqar, d'après l'emplacement du site, devrait mettre à mal la théorie selon laquelle la domestication des animaux a eu lieu il y a 5500 ans en Asie centrale, a déclaré Ali al-Ghabban, vice-président des Antiquités et des Musées de la Commission saoudienne du Tourisme et des Antiquités: "Cette découverte va changer nos connaissances concernant la domestication des chevaux et l'évolution de la culture dans la fin du Néolithique,"

"La civilisation  Maqar est très avancée dans la période néolithique. Ce site nous montre clairement, les racines de la domestication des chevaux il y a 9000 ans."

Le site comprend également des restes de squelettes momifiés, des pointes de flèches, des grattoirs, des broyeurs de céréales, des outils pour le tissage, et d'autres outils qui montrent l'importance de l'artisanat dans cette culture.



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8.07.2011

Mexique: ouverture du site archeologique de Tancama

Situé au coeur de la Sierra Gorda dans le Querétaro, le site archéologique de Tancama a été récemment ouvert au public par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH).

Tancama, en langue Huastèque signifie "Montagne de Feu" ou "lieu de silex".


Tancama représente un espace important qui aide à comprendre la Sierra Gorda de la période Pré-colombienne.
 
D'après l'archéologue Pablo Lopez, qui a étudié Tencama depuis plus de 10 ans, la zone monumentale s'étend sur 3,6 hectares. La ville a probablement eu un développement important entre 700 et 900 après JC. "Tancama fait partie de la région méso-américaine, mais a des caractéristiques particulières, comme les bâtiments et les dalles de pierre arrondie, caractéristique de la tradition Huastèque", a-t-il expliqué.


L'archéologue Jorge Quiroz Moreno, responsable du projet archéologique Tancama, a déclaré que l'endroit était composé de trois places qui imitent la forme de l'Alto Cerro ou Tancama, montagne adjacente parfaitement placée pour le Solstice d'hiver. Les fouilles ont montré que le site était occupé en continu depuis 200 avant JC à 1200 après JC.

Tancama possède aussi un jeu de balle de 18 mètres de long, ce qui en fait l'un des plus petits situé au Mexique.

62 structures ont été détectées dans le centre cérémoniel et ses environs sur la zone de 3,6 hectares.


Jorge Quiroz a précisé que l'étude de Tancama s'insère dans un grand projet archéologique appelé la vallée de la Sierra Gorda.

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7.27.2011

Mexique: un bas-relief Olmèque découvert à Chalcatzingo

Un groupe d'archéologues mexicains a découvert un relief en pierre de 1,5 tonnes de culture Olmèque et créé il y a plus de 2800 ans, rapporte l'Institut National d'Archéologie et d'Histoire (INAH).


La découverte a été faite sur le site archéologique de Chalcatzingo dans l'État de Morelos, «le seul site précolombien connu dans le centre du Mexique avec de grands bas-reliefs», précise l'INAH dans un communiqué.

L'ouvrage, haut de 1,5 mètre a été découvert sur le versant nord de Chalcatzingo lorsque les archéologues construisaient un mur et des toits de protection pour les autres monolithes du site.

Sculptés dans la pierre, l'on peut reconnaitre trois chats assis de profil, regardant vers l'ouest et entourés de décorations.

L'ouvrage était brisé en 11 morceaux; les experts ont passé les mois de Mai et Juin à le restaurer.

Depuis les premières explorations dans les années 1930, quelque 41 monuments ont été découverts dans Chalcatzingo jusqu'à ce jour, dont quatre ont des images de chats. Ils étaient craints et vénérés par les Olmèques, qui habitaient la région entre les années 800-500 avant JC, une période connu comme le Pré-classique Moyen.

Les experts estiment que les Olmèques ont construit une frise tout le long de la colline de Chalcatzingo.

La civilisation olmèque a fleuri entre 1800 avant JC et AD 400 dans la région occupée aujourd'hui par les États de Veracruz et de Tabasco.

Source:

7.25.2011

Angleterre: une jarre romaine découverte à Doncaster

Les archéologues travaillant sur le site du nouveau quartier civique et culturel de Doncaster ont déterré une jarre en verre romain très rare datant d'environ 150 après JC.


La zone est censée avoir été le site d'un cimetière romain où ont eu lieu des crémations.

"Le fait  de trouver un tel artefact romain dans un état aussi exceptionnel est assez remarquable. Doncaster a une longue histoire romaine antérieure à d'autres endroits comme York ", a déclaré le maire Peter Davies.

D'après Andy Lines, du South Yorkshire Archaeology Service, "la cérémonie de crémation semble avoir été en usage depuis environ 140-180 après JC."

L'objet déterré, haut de 15cm, a été retrouvé à proximité du site de la nouvelle salle de spectacles; il a du être rempli de produits de valeur comme des huiles et placé à côté d'une tombe d'une personne de statut élevé. Le col de la jarre a ainsi été délibérément rompu pour que celle-ci puisse être placée dans la tombe.

L'histoire romaine de Doncaster remonte à près de 2.000 ans, et la ville s'appelait Danum. Un fort romain avait été créé près de la Place du Marché à proximité de la cathédrale dans les environs de 71 après JC.


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7.22.2011

Mur d'Hadrien: des camps de réfugiés mis au jour

Une équipe archéologique a trouvé des centaines de bâtiments inhabituels susceptibles d'avoir abrité ceux qui étaient considérés comme des traîtres par les tribus de ce qui est maintenant l'Ecosse.

Le Mur d'Hadrien dans le Northumberland. Ce sont des fouilles non loin de là qui ont conduit aux découvertes. Photographie: Oliver Benn / Getty Images

D'importantes fouilles à proximité du Mur d'Hadrien ont révélé les traces de ce qui pourrait être un camp de réfugiés; il aurait logé ceux qui fuyaient vers le Sud au IIIe siècle après JC.

Les archéologues ont d'abord été intrigués en exhumant les fondations de structures temporaires, construites sur ​​le site d'un ancien fort, dans le périmètre de l'ancienne forteresse romaine de Vindolanda .

Aperçu de Vindolanda

D'après le directeur de fouilles du site, le Dr Andrew Birley, "Ces bâtiments sont très inhabituels et il semble qu'il y en avait plusieurs centaines. Des événements à grande échelles ont clairement eu lieu sur ce site pour aboutir à ce genre de construction.."

Les données concernant la garnison de la «zone blanche» entre Hexham et Haltwhistle dans le Northumberland ne laissent pas penser que les renforts de troupes romaines avaient besoin d'autant d'espace pour leur force d'invasion rassemblée le long du mur.

Les cabanes ont de plus une forme familière rappelant les vici (gros bourgs) pour les civils des colonies romaines basés à proximité des bases militaires (mais jamais utilisés par les troupes elles-mêmes).

"Les soldats romains ne construisaient pas de rotondes, mais de grands baraquements rectangulaires", explique Birley, qui a déjà travaillé à Vindolanda et mis au jour beaucoup de bâtiments militaires romains. "C'est unique de trouver de telles structures à l'intérieur d'un fort romain. Elles sont simples et sont tout à fait le genre de logement que l'on peut s'attendre à trouver au nord du Mur d'Hadrien en cette période, dans les colonies des petites communautés agricoles Il est très possible que ce que nous avons ici ait été fourni par l'armée romaine pour ces agriculteurs: il s'agirait d'un refuge temporaire pour les populations les plus vulnérables au nord du mur"

Ces gens peuvent avoir aidé à nourrir l'armée et ont du faire du commerce avec les soldats; ils ont donc été considérés comme des traîtres et collaborateurs aux yeux des tribus rebelles du nord - dans ce qui est maintenant l'Ecosse 

Les réfugiés ont dû franchir le mur, construit entre 122 et 128 après J.-C., pour échapper aux persécutions voire exécutions.

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7.20.2011

Ecosse: une aire de repos vieille de 7000 ans

Les archéologues pensent avoir découverte les restes d'une ancienne halte à Nairn dans les Highlands.




Les restes d'un foyer ont été datés au radiocarbonne; ils remontent ainsi à la période mésolithique qui a commencé à la fin de la dernière ère glaciaire il y a 12.000 ans.

Dans un rapport publié sur le site du Highland Council's Historic Environment Record site, les archéologues ont déclaré que le feu semble avoir été fait pour fournir de la chaleur et non pas pour cuisiner; en effet, aucun déchet alimentaires n'a été trouvé.

L'activité dans la région au cours de la période mésolithique est connue depuis la découverte d'un certain nombre de petits outils en silex  le long de Culbin Sands  à Nairn.

L'absence de toute autre datation du mésolithique sur le site suggère qu'il y a eu absence d'habitat dans la région, et le foyer représente plus une halte temporaire.

Un gigantesque tsunami...

Les chasseurs-cueilleurs nomades peuvent avoir été attirés par la région de Culbin Sands en raison de la faune et flore de cette région boisée ou pour la pêche le long du littoral.

C'est au cours de la période mésolithique que la Grande-Bretagne, alors une péninsule, est devenue une île. On pense que des glissements de terrain en Norvège (les glissements de Storegga) ont déclenché un tsunami massif. L'eau a frappé le nord-est de l'Angleterre avec une telle force qu'elle est entrée jusqu'à 40 kilomètres à l'intérieur des terres;  les basses plaines ont été recouvertes de plans d'eau ou transformées en marécages.

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7.18.2011

Les Vikings limaient leurs dents pour le combat

La mode pour les soins dentaires remonte à 1.000 ans, selon une nouvelle découverte faite par les archéologues. En effet, les jeunes guerriers vikings avaient des motifs limés sur leurs dents.

Dents Viking portant des marques après avoir été limées. PR


Si leurs intentions étaient d'intimider l'ennemi, ils ont échoué car les preuves nous viennent de dents trouvées dans une fosse pleine de squelettes décapités, mise au jour lors de travaux dans le Dorset; ce serait des envahisseurs Vikings victimes d'un massacre par les Britanniques locaux (The Ridgeway mass burial ).

Les dents de devant portent des lignes horizontales qui ont été soigneusement limées, les archéologues pensent qu'elles ont été faites par un artisan qualifié plutôt que par leurs propriétaires; le processus a dû être douloureux.

Score David, d'Oxford Archaeology , l'unité qui a étudié les os découverts dans la fosse près de Weymouth en 2009, a déclaré: "Il est difficile de dire à quel point cela a pu être douloureux de se faire limer les dents, mais cela ne devait pas être une expérience agréable. Le but derrière les dents limées reste incertain, mais comme nous savons que ces hommes étaient des guerriers, cela a pu servir à effrayer les opposants au combat ou pour montrer leur statut de grand combattant."

La masse d'ossements (54 corps et 51 crânes de jeunes hommes bien portant), a été une découverte tout à fait inattendue lorsque les archéologues ont travaillé sur le site de la route de délestage de Weymouth.

Les Romains ont d'abord été accusé du massacre, mais la datation au carbone et à l'analyse isotopique des os a donné une date beaucoup plus tardive du 10ème ou du début 11ème siècle. .

Beaucoup de squelettes portaient des marques obliques brutales, l'un d'eux portait six marques de coupure sur la nuque, et d'autres avaient les os des mains et des bras tranchés. Des crânes, des os de jambe et de cage thoracique ont été empilés séparément dans la fosse d'enfouissement.
Il n'y avait aucune trace de vêtement ou d'objets, ce qui suggère que ces hommes étaient nus lorsqu'ils sont morts. Les têtes manquants sont interprétées comme une preuve de souvenirs macabres pour leurs adversaires.

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Une sculpture Bouddhique découverte au Mexique

La pièce de 12 centimètre représente un "Chien de Fô"

Une sculpture en bronze représentant un petit "Chien de Fô" a été découverte par les archéologues de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) et leurs collègues d'établissements américains en Basse-Californie.

Cet objet, d'environ 12 centimètres de haut et autant de large, représente une pièce unique dans l'ensemble des artefacts récupérés lors du Projet Galion de Manille (Proyecto Galeón de Manila) en Basse-Californie.

Cette pièce s'ajoute à près de 500.000 pièces de porcelaine chinoise (1556-1598 après JC).

Selon l'archéologue Roberto Junco, de la Direction de l'archéologie subaquatique (SAS) de l'INAH, la découverte correspond à l'un des premiers galions du XVIe siècle qui a navigué de Manille, aux Philippines, vers le port d'Acapulco, en Nouvelle-Espagne. Cette route commerciale de plus de 16 000 km avait été créé en 1565 par le moine et marin Fray Andres de Urdaneta.

D'après l'historien naval Edward Von der Porten l'ensemble du matériel retrouvé appartenait probablement au galion "San Felipe", qui transportait une cargaison importante de porcelaines chinoises de la dynastie Ming,. La cargaison, répondant aux goûts de la Nouvelle Espagne et des Européens, a disparu sans laisser de traces en 1576.

Le projet de recherche Galion de Manille en Basse-Californie va continuer avec une phase d'études d'imagerie, afin de mieux comprendre la composition de certains matériaux et de créer un catalogue des porcelaines.
Par ailleurs, une nouvelle saison de scans et de fouilles plus étendues est prévu pour 2012.


Sources:
Merci à @elycapuano pour l'information !

7.13.2011

Découverte d'un monolithe dédié au Dieu Aztèque Tlaloc

MAJ 23/02/17
Des archéologues mexicains ont fait une découverte spectaculaire dans l'état de Morelos où ils ont mis au jour un monolithe de 60 tonnes dédié à un Dieu Aztèque au 8e siècle.

Avec des images agricoles gravé sur le côté, cette pierre massive est censée avoir été utilisée par les Aztèques pour appeler le dieu de la pluie.

Découverte d'un monolithe dédié au Dieu Aztèque Tlaloc

"Ces signes sur la roche sont fondamentalement liés à l'agriculture et à l'eau. Nous pensons qu'il est très probable que celui-ci ait été utilisé lors de rituels pour demander la pluie; il a de plus été placé face au Popocatepetl", a déclaré l'archéologue Raul Gonzalez.

Avec une pierre rituelle également à l'effigie du dieu Tlaloc, les experts font le lien entre ce monolithe massif et le site archéologique voisin de Xochicalco.

"Nous avons numérotés les hiéroglyphes: tous ceux que nous avons été en mesure de déchiffrer incluent une image de maïs ainsi que de Tlaloc", a ajouté Gonzalez,  "nous en avons certains qui sont anthropomorphes et d'autres qui sont amorphes. Nous ne connaissons pas leur signification exacte ou ce qu'ils peuvent représenter mais ils sont là."

Le monolithe a été découvert par des ouvriers lors de la construction d'un centre commercial;  c'est alors l'Institut Mexicain d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) qui a pris la relève et mis au jour la pierre près d'une autoroute reliant la ville voisine de Cuautla.

Les scientifiques espèrent que ce monolithe de 60 tonnes puisse être placé dans la zone de Xochicalco classée à l'UNESCO .


Source:

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7.12.2011

Des tsunamis auraient dévasté le sanctuaire d'Olympie

Le professeur Andreas Vött vient de présenter de nouveaux résultats après une étude géomorphologique et géoarchéologique sur les sédiments du sanctuaire d'Olympie.


Olympie, le site du célèbre Temple de Zeus et lieu d'origine des Jeux Olympiques dans la Grèce antique, a vraisemblablement été détruite par des tsunamis qui auraient parcouru des distances considérables à l'intérieur des terres... Ce n'est donc par à cause des inondations et d'un tremblement de terre, comme cela a été cru jusqu'à ce jour.

La preuve à l'appui de cette nouvelle théorie sur la disparition de cet ancien lieu de culte, sur la péninsule du Péloponnèse, nous vient du professeur Dr Andreas Vött de l'Institut de géographie de l'Université Johannes Gutenberg de Mainz, en Allemagne.


Les Paleotsunamis au coeur du projet:

Vött et son équipe ont mené des investigations sur le site dans le cadre d'un projet étudiant les paleotsunamis qui se sont produits le long des côtes de la Méditerranée orientale au cours des dernières 11000 années.
Ainsi,  les données géomorphologiques et sédimentologiques dans la zone montrent qu'Olympie et ses environs ont été détruits par l'impact d'un tsunami. Le site d'Olympie, redécouvert il y a seulement 250 ans, a été enseveli sous une importante couche de sable et autres dépôts  jusqu'à 8 mètres de profondeur !

Vue Ouest de la vallée de la rivière Kladeos et de la rangée de collines qui sépare Olympie de la zone côtière plus aularge.

"Tant par la composition que l'épaisseur des sédiments que nous avons trouvé à Olympie, nous voyons que cela ne cadre pas avec le potentiel hydraulique de la rivière Kladeos et avec l'inventaire géomorphologique de la vallée. Il est hautement improbable que cela ai pu être le travail de ce ruisseau," déclare Vött .


L'hypothèse d'un tremblement de terre s’effondre...

Jusqu'à ce jour, il était supposé que ce lieu de culte avait été détruit par un séisme en 551 après JC, et plus tard,  recouvert par les dépôts d'inondation de la rivière Kladeos.
Dans ce scénario, cependant, il reste inexpliqué sur la façon dont le Kladeos, minuscule,  a pu avoir enterré Olympie sous plusieurs mètres de sédiments...
Travaillant en collaboration avec l'Ephorate local pour les antiquités classiques, l'Institut archéologique allemand, et ses collègues des universités d'Aachen, Darmstadt, Fribourg, Hambourg et Cologne, Vött et son équipe ont examiné la situation en utilisant des méthodes et techniques géomorphologiques et géoarchéologiques.


Des sédiments d'origines marines:

Les résultats montrent qu'Olympie a été frappé à plusieurs reprises par des inondations catastrophiques au cours de son histoire, entraînant un enfouissement du site sous d'énormes masses de sédiments.
La présence de coquilles de mollusques et de gastéropodes ainsi que les restes d'abondants micro-organismes tels que les foraminifères sont des preuves claires d'une origine marine des sédiments. Ceux-ci ont été transportés à l'intérieur des terres à grande vitesse atteignant Olympie bien que le site se trouve à environ 33 mètres au-dessus du niveau des mers.
L'explication la plus probable est donc que les eaux d'un tsunami aient débordé l'éventail étroit des collines entre Olympie et la mer.

"Dans les temps anciens, Olympie n'était pas 22 kilomètres de la mer telle qu'elle est aujourd'hui. A l'époque, la côte était situé à huit kilomètres, voire un peu plus loin dans les terres», explique Vött.
Dans son scénario, les tsunamis sont arrivés de la mer pour se précipiter dans l'étroite vallée du fleuve Alpheios, dans lequel afflue la rivière Kladeos, forçant leur passage sur les collines, derrière lesquelles se trouvent Olympie. Le lieu de culte a donc été inondé.

Vött suppose que les inondations ont diminué lentement parce que le reflux du Kladeos à travers la vallée Alpheios a été bloqué par les eaux  apportées par le tsunami et les nombreux dépôts. L'analyse des différentes couches de sédiments dans la zone d'Olympie suggère que ce scénario s'est réalisé à plusieurs reprises au cours des 7000 dernières années. C'est durant l'un des plus récent de ces événements, au 6e siècle après JC, qu'Olympie a été finalement détruite et enterrée.

L'hypothèse du tsunami à Olympie est également étayée par le fait que les sédiments à haute énergie d'origine  tsunamigènes ont été trouvés sur le côté mer de la plage de la colline ainsi qu'à Olympie elle-même. Vött souligne que «les sédiments autour d'Olympie ont la même signature que les tsunamites dans la basse vallée Alpheios ».

Tous les résultats sédimentologiques, géochimiques, géomorphologiques et géoarchéologiques obtenus par l'étude appuient l'hypothèse de la destruction d'Olympie par les tsunamis.

Des analyses détaillées sur l'origine et l'âge de la microfaune ainsi que des études géochronologiques sont actuellement en cours. Les résultats sont attendus prochainement.

Les tsunamis sont bien connus de la Méditerranée orientale et sont principalement le résultat de vastes activités sismiques le long de l'Arc Hellénique. Le plus récent méga-tsunami en Méditerranée s'est produit en 1908 suite à un tremblement de terre dans le détroit de Messine en Italie du Sud, dévastant la région voisine du littoral, plus de 100.000 personnes ont été tuées.
Une vague de 30 mètres de haut a aussi été enregistré dans le sud de la mer Egée en 1956.
"L'évaluation des récits historiques ont montré que dans l'ouest de la Grèce il y a un tsunami tous les huit à onze ans en moyenne», précise Vött.


Source:

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7.08.2011

Mexique: deux statues de guerriers Mayas capturés découvertes à Tonina

MAJ 18/11/15
Deux sculptures pré-hispaniques en pierre calcaire, représentant des captifs de guerre, ont été trouvées par des experts de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH) dans la zone archéologique de Tonina.

Pour le chercheur Juan Yadeun, responsables du projet archéologique Toniná, cette découverte montre que la lutte régionale entre Toniná et Palenque est devenu une lutte entre tous les anciens empires Mayas: «Une des sculptures a été découverte en trois parties, la première en Septembre l'année dernière, puis en Mai et Juin les deux autres parties. Ce qui nous a donné un captif de fabrication superbe, dont les inscriptions nous disent qu'ils vient de un royaume des seigneurs de Copan."



Ces sculptures élaborées de deux guerriers, grandeur nature, assis en tailleur avec les mains attachées derrière le dos ont été découvertes en mai dans le site archéologique de Tonina dans le sud de l'État du Chiapas avec deux tableaux de score en pierre du fameux jeu de balle.

Les sculptures hautes de 1.5m portent des inscriptions hiéroglyphiques sur leur pagne et leur poitrine indiquant que ce sont des guerriers appartenant à la ville de Copan.

Cela prouve que les guerriers de Copan ont aidé ceux de Palenque lors des guerres contre Tonina pour le contrôle de la rivière Usumacinta: "La découverte des deux captifs de Copan sont des preuves physiques qui corrobore l'alliance de Copan avec Palenque, dans sa lutte contre Tonina", a déclaré l'archéologue Juan Yadeun, qui supervise le site de Tonina pour l'INAH.

De 688 à 714 après JC,  Tonina et Palenque se sont livrés plusieurs batailles dans la région qui alimente le fleuve Usumacinta, fleuve qui marque aujourd'hui la frontière entre le Mexique et le Guatemala.

De nombreux experts estiment que, les guerres internes entre les cités-états Mayas ou bien la dégradation de l'environnement, peuvent être des causes possibles à la chute des Mayas qui a commencé vers l'an 820.

Une des sculptures de guerrier est complète et des bandes de tissu pendent des oreilles au lieu des traditionnels serres-têtes que portaient les guerriers. L'autre guerrier n'a pas de tête.

Les archéologues ont aussi trouvé des sculptures et des tableaux de score à l'extrémité sud du jeu de balle de Tonina. Les inscriptions montrent aussi des guerriers captifs ont été utilisés comme offrandes lors d'une célébration sur le terrain autour de 695 après JC.

D'après Yadeun, "les prisonniers de Copan on pu être utilisés pendant le rituel d'inauguration (...) du jeu de balle afin qu'ils puissent donner "vie" à la structure".

Les tableaux de score portaient également des inscriptions faisant référence au royaume de Copan.


"Bien que Tonina soit connu pour la virtuosité de ses sculpteurs dépeignant les attitudes humaines et pour ses nombreuses images de captifs, cette nouvelle découverte est extraordinaire ...", écrit Susan Gillespie, une archéologue de l'Université de Floride, "ces textes et les sculptures elles-mêmes nous aident à écrire une histoire des diverses allégeances, des batailles, des défaites, des actes de capture et de sacrifice qui impliquaient les cités Mayas dans la période classique tardive."


Source:
  • Milenio: "Descubren esculturas de guerreros del señorío de Copán en Toniná" Merci à @elycapuano pour l'information !

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7.07.2011

Une église construite par les derniers empereurs Byzantins mise au jour par les archéologues

Les archéologues bulgares ont découvert l'église principale d'un monastère byzantin du 14ème siècle construite par la dernière dynastie de l'Empire romain d'Orient. Elle se trouve dans la ville de Sozopol au bord de la mer Noire.

L'équipe archéologique du Dr. Panayotova Krastina de l'Institut National d'Archéologie de l'Académie Bulgare des Sciences a terminé la première étape des fouilles du monastère des Saints Apôtres et d'un château médiéval féodal sur le cap de Sozopol.
Cette image reconstitué sur ordinateur donne l'aspect original de l'église du monastère des Saints Apôtres près de Sozopol en Bulgarie. 

Lors des fouilles l'équipe de Panayotova a mise au jour: l'église du monastère, une chapelle, un petit cimetière, et un château féodal datant du 13ème-15ème siècle... les derniers jours avant que l'Empire byzantin ne soit effacé de la carte par les envahisseurs turcs ottomans.

Les villes actuelles de Sozopol et Nessebar ont été parmi les dernières possessions byzantines à être conquises par les Turcs ottomans. Les deux villes ont d'abord été conquise par le premier Empire bulgare au Moyen Age, mais leur possession ont ensuite alterné entre la Bulgarie et Byzance.

L'église nouvellement découverte du monastère médiéval des Saints Apôtres a été construite autour de 1335 après JC par Anasthasius Palaiologos, oncle de l'empereur byzantin John V Palaiologos (r. 1341-1391), et un parent du tsar bulgare Shishman Mihail (r. 1323 -1330).

Selon le directeur du Musée d'Histoire Nationale Bulgare, Dimitrov Bojidar, cette église était la plus grande et la plus belle sur tout le long de la côte de la Mer Noire bulgare. Longue de 24m et large de 16m, elle est située sur le cap de Sozopol. Ainsi, elle pouvait être aperçue de toutes les villes de la baie de Bourgas.

Un total de 120 dignitaires ont été enterrés près de l'église, la plupart d'entre eux étaient des officiers militaires (ils ont été trouvés avec leurs bottes avec des pièces de fer jointes).
Les archéologues ont noté que l'un d'eux a été enterré avec un médaillon sophistiqué représentant la naissance du Christ.
Par ailleurs, la tombe d'une jeune femme contenant un sac avec 65 pièces d'argent et de cuivre a été découverte.



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