2.09.2012

L'origine d'un ancien outil de jade déconcerte les scientifiques


La découverte d'un outil vieux de 3.300 ans a conduit les chercheurs à la redécouverte d'un manuscrit «perdu» du 20e siècle et d'un morceau de terre "géochimiquement extraordinaire"...


Découvert sur l'île d'Emirau dans l'archipel Bismark (un groupe d'îles au large de la côte de la Nouvelle-Guinée), l'outil de pierre long de 5 centimètres a probablement été utilisé pour sculpter, ou creuser, le bois.

Il semble être tombé d'une maison sur pilotis, dans un enchevêtrement de récif corallien pour finalement être recouvert par des sables mouvants.

L'objet de jade pourrait avoir été conçu par le peuple Lapita, apparu dans le Pacifique il y a environ 3.300 ans. Il s'est ensuite propagé à travers le Pacifique jusqu'à Samoa en deux cents ans; à partir de là s'est formée la population ancestrale des Polynésiens.

Des outils de jade et des haches ont déjà été trouvés dans ces régions, mais ce qui est intéressant avec ​l'objet en question est que le type de jade dont il est fait semble provenir d'une région éloignée. Peut-être que les Lapita l'auraient rapporté de l'endroit d'où ils provient.


Les deux types de jade.

"Jade" est un terme général pour deux types de roches dures: la jadéite et la néphrite. Les deux types de pierres sont de couleur verdâtre, mais la néphrite est légèrement plus douce. Quant à la jadéite, elle est plus rare, la plupart du temps on la retrouve dans les cultures de l'Amérique centrale et au Mexique avant l'arrivée des Européens.

"Dans le Pacifique, la jadéite aussi ancienne que cet artéfact n'est connue que du Japon et est utilisée en Corée," explique  le chercheur George Harlow, de l'American Museum of Natural History à New York, "elle n'a jamais été mentionnée dans les données archéologiques de la Nouvelle-Guinée."

Des chercheurs de l'American Museum of Natural History ont étudié l'objet aux rayons-X à micro-diffraction, afin de trouver sa structure atomique, et ensuite, les minéraux dans la roche .
La composition minérale d'une roche varie en fonction de la nature des produits chimiques présents dans le sol lorsqu'elle se forme. Les signatures sont donc spécifiques et les chercheurs peuvent parfois identifier l'origine de ces roches.


L'examen de la pierre

"Lorsque nous avons regardé cet artéfact, il était très clair qu'il n'y avait pas grand-chose à apprendre de plus sur cette jadéite que tout le monde ne savait déjà," a dit Harlow.

Cette jadéite est différente des jadéites trouvées au Japon et en Corée à l'époque. Il lui manque certains éléments et en contient d'autres en quantités plus importantes; la pierre provient donc d'une autre source géologique, mais les chercheurs ne savent pas d'où. La seule correspondance chimique que les chercheurs connaissaient était un site en Basse Californie du Sud, au Mexique.

Cependant, les chercheurs ne pensent pas qu'il soit possible que des gens du néolithique aient pu traverser le Pacifique il y a des milliers d'années; pourtant, ils ne pouvaient trouver d'autres explications... Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un manuscrit allemand inédit du 20e siècle.

L'auteur du manuscrit, C.E.A. Wichmann, avait recueilli quelques curieuses pierres en Indonésie en 1903, à environ 1000 kilomètres de l'endroit où l'outil de jade a été découvert. Et, il s'est avéré que les propriétés chimiques qu'il a rapporté sont très semblables à celle de l'artéfact.

Les chercheurs étudient actuellement ces échantillons pour voir si les techniques modernes peuvent prouver que l'outil est venu d'Indonésie.

La source de la jadéite, si elle est trouvée, serait «quelque chose d'extraordinaire sur un plan géochimique», écrivent les auteurs dans le document, qui sera publié dans un prochain numéro de l'European Journal of Mineralogy.

Source:
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2.07.2012

Découverte d'une route à la citadelle de la Dynastie Ho

Des archéologues locaux ont annoncé la découverte d'un sentier de pierre datant du 14e siècle à la porte sud de la Citadelle de la  Dynastie Ho, un site du patrimoine mondial dans la province centrale de Thanh Hoa.

 Une partir du chemin de pierre de 2 kilomètres.


La voie, d'environ deux kilomètres de long, traverse la porte pour rejoindre les communes de Vinh Tien et Vinh Thanh.

Le Dr Tran Anh Dung, chef de l'équipe de fouilles de l'Institut d'Archéologie, a précisé que "la route déterrée est la plus belle route antique du Vietnam  jusqu'à présent."

Selon les registres historiques, l'empereur de la dynastie Ho, Ho Quy Ly (1336-1407), a utilisé la voie royale pour se rendre de la citadelle intérieure à la Montagne Don Son, où il organisait des cérémonies pour le ciel et la terre, priant pour la paix et la prospérité du pays et des habitants.

Le Dr Do Quang Trong, directeur du Centre de préservation de la Citadelle de la  Dynastie Ho, a déclaré qu'un projet de fouilles sur une zone de 1500 mètres carrés autour du site est prévu pour mettre à  jour la route d'origine de la citadelle. Les travaux d'excavation seront effectués sur chaque côté des portes et dans les structures à l'intérieur du palais. 

Le Conseil international des Monuments et des Sites (ICOMOS) a inclus l'entrée royale longue de 2 km dans la liste du patrimoine en tant que route la plus imposante et spectaculaire en Asie du Sud.


Trong a ajouté que le projet visait également à répondre à la question de savoir comment l'empereur voyageait dans et hors de sa citadelle et si elle était utilisée comme un simple bâtiment militaire ou une capitale royale par le passé.

En plus de cette voie en pierre, l'équipe de Dung a aussi mis au jour plusieurs objets: des anciennes armes en pierre et en fer, et des objets en céramique datant de la dynastie Lê (1428-1528).

La Citadelle de la  Dynastie Ho, située dans les deux communes de Vinh et Vinh Long Tien dans le district de Vinh Loc, a été construite en 1397 et a été reconnue par l'UNESCO comme site du patrimoine mondial culturel en Juin 2011.
En Septembre, un site rocheux d'environ 25 300 hectares, dans la zone montagneuse An Ton a été découvert comme étant le lieu d'origine des matériaux utilisés pour la construction de la citadelle, qui est à près de deux kilomètres.

Source:



2.06.2012

Un four Zapotèque de plus de 1300 ans découvert à Atzompa

Des archéologues mexicains ont découvert, dans la partie sud du pays, un four utilisé par les Zapotèques pour faire de la céramique il y a plus de 1300 ans.

Vue du four à céramique Zapotèque.

Le four précolombien a été découvert dans la zone archéologique d'Atzompa dans l'État d'Oaxaca, qui sera ouverte au public cette année, a déclaré l'INAH dans un communiqué.

Ce serait un des fours à céramique les mieux conservés à ce jour dans la région zapotèque, confirmant la longue tradition dans la fabrication de poterie à Oaxaca.

L'archéologue Jaime Vera, directeur des fouilles, a déclaré que le four "remonterait aux premières années de la colonie pré-colombienne de la région, en d'autres termes à plus de 1300 ans; cela en a été déduit à partir de la céramique qui y a été découverte."
Un autre élément qui permet de dater le four est la profondeur à laquelle il a été creusé: 2,2 mètres, soit bien au-dessous de la couche de stuc qui le recouvrait, ce qui correspond à l'époque déduite.
Cependant, Vera a précisé que d'autres études seront faites pour confirmer son ancienneté.

C'est au cours de travaux d'excavation entre Mars et Décembre 2011 que le four a été complètement dégagé, ce qui a permis d'observer ses principales caractéristiques: un mur d'adobe de forme cylindrique et des supports pour placer les objets à cuire (photo ci-dessus).
Le mur d'adobe mesure 2,1 mètres à partir de la surface jusqu'aux supports de cuissons disposés en lignes convergentes vers le centre; il y a également un évent d'aspiration dans la partie inférieure d'environ 20 centimètres de largeur.
D'après Vera, "alors que les fours d'aujourd'hui ne sont pas identiques dans les dimensions ou l'arrangement des supports, ils contiennent encore certains éléments de base et fonctionnent comme un espace de cuisson dédié à la céramique."

La zone archéologique d'Atzompa, d'environ 4 kilomètres carrés, était un petit village satellite de la ville zapotèque de Monte Albán au cours de la période classique tardive (650 avant JC à 900 avant JC), une période où la population s'étendait de plus en plus au-delà des limites de la cité.

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2.03.2012

Russie: découverte d'un piège à poissons de plus de 7500 ans


Une équipe internationale d'archéologues dirigée par le Conseil National de Recherche Espagnol (CSIC), a documenté une série de clôtures et de pièges à poissons vieux de plusieurs milliers d'années près de Moscou.

 Piège à poisson en bois trouvé sur le site de Zamostje 2

L'équipement découvert, le plus ancien en Europe, a une grande complexité technique. L'étude va révéler le rôle de la pêche dans les populations européennes au début de l'Holocène (il y a 10.000 ans), en particulier dans ces zones où les habitants ne pratiquaient pas l'agriculture jusqu'au début de l'âge du fer.

D'après Ignacio Clemente, chercheur du SCCI (Institució Milà I Fontanals) et directeur du projet: "On pensait, jusqu'à présent, que les groupes mésolithiques n'établissaient que des camps saisonniers. Or, d'après les résultats obtenus lors des fouilles, dans le Mésolithique et le Néolithique, le groupe ethnique qui a habité le bassin de la rivière Doubna, près de Moscou, avait des activités productives menées tout au long de l'année".

Selon Clémente et son équipe, au cours des périodes Néolithiques et Mésolithiques, les habitants de cette région, connue sous le nom de Zamostje 2, chassaient principalement en été et en hiver, pêchaient au printemps et au début de l'été et cueillaient des fruits sauvages en fin d'été et en automne. "Nous pensons que la pêche a joué un rôle clé dans l'économie de ces sociétés car il s'agissait d'un produit polyvalent, facile à entretenir, qui peut être séché, fumé et stocké pour une consommation ultérieure".


Une technologie avancée.

Au cours de ce projet, qui vient de s'achever après trois ans de travail, ont été trouvés les objets du quotidien (cuillères, assiettes, etc), des outils, des armes de chasse et de pêche, tous fabriqués avec du silex et d'autres pierres, des os et du bois. "L'équipement de pêche montre une technologie hautement développée pour la pratique de différentes techniques de pêche. Nous avons notamment découvert deux grands pièges en bois (des sortes de paniers tressés avec de la paille et du pin, utilisés pour la pêche) datant de 7500 années. Ce sont les plus anciens de cette région et, sans doute, les mieux conservés (il reste encore quelques cordages de maintient fabriqué à partir de fibres végétales)", explique le chercheur du SCCI.

En outre, les chercheurs ont trouvé des objets relatifs à la capture et la transformation du poisson, tels que des crochets, harpons, des poids, des flotteurs, des aiguilles pour la fabrication et la réparation des filets et des couteaux pour écaler et nettoyer le poisson.

 Outils du site Zamostje 2

Des débris organiques. 

Une des particularités du site de Zamostje 2 est la préservation de nombreux matériaux organiques comme le bois, les os, les feuilles, des excréments fossilisés, et en particulier des déchets de poisson.
Selon Clément, "il est très rare de trouver des sites avec autant de matières organiques préservées. Les restes ichthyologiques* que nous avons trouvé, nous donnent une idée du pourcentage auquel a contribué la protéine de poisson pour l'alimentation des hommes préhistoriques. Cela nous permet également de faire une analyse du point de vue de la classification des espèces, le nombre et la taille des prises et la saison de pêche, entre autres. Ces données sont essentielles pour évaluer le rôle joué par la pêche dans l'économie de ces groupes humains."

Le site archéologique a été découvert dans les années 80 pendant des travaux pour construire le canal à travers lequel circule la rivière Dubna, dans le bassin de la Volga-Oka.
Zamostje 2 dispose de quatre niveaux archéologiques: deux du Mésolithique (entre 7900 et 7100 ans) et deux du Néolithique (entre 6800 et 5500 ans).

Le projet, financé par le Ministère de la Science et de l'Innovation, a vu la participation de l'Institut de l'Histoire de la Culture Matérielle de l'Académie des Sciences de Russie, le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, le Musée d'Etat de Serguiev Possad, l'Université Autonome de Barcelone et le Centre National de la Recherche Scientifique en France (CNRS).

* Ichthyologique: relatif à l'étude scientifique des poissons


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1.30.2012

Les Sumériens étaient-ils les premiers brasseurs ?

Des découvertes archéologiques concernant des tablettes cunéiformes ainsi que les restes de différents récipients datant de plus de 4000 ans montrent que, même à l'aube de la civilisation, le jus fermenté de céréales était très apprécié par les habitants de la Mésopotamie.

 Ancienne tablette de Mésopotamie (environ 3000 avant JC): elle contient une proto-écriture cunéiforme qui appartient au groupe des plus anciens documents écrits sur terre. Elle contient les ingrédients de base requis pour la production de produits céréaliers comme, par exemple, différents types de bière.

Cependant, outre les deux ingrédients de base, l'orge et l'amidonnier (une espèce de blé), la bière produite dans les pots en argile des Sumériens est entourée de mystère.
Car, malgré l'abondance des découvertes et des scribes qui mettent en avant un amour précoce des boissons de céréales fermentées, la reconstitution des anciennes méthodes de brassage est très difficile. C'est ce qu'a expliqué Peter Damerow (décédé en novembre 2011), chercheur en histoire de la science et de l'écriture cunéiforme à l'Institut Max Planck à Berlin. Dans un article scientifique il a examiné attentivement les technologies de brassage de la bière chez les Sumériens.
L'auteur a exprimé également de grands doutes quant à savoir si ce breuvage populaire dans l'antiquité était réellement de la bière.


De nombreuses données mais peu d'informations.

Bien que de nombreux textes cunéiformes vieux de plus de 4000 ans contiennent des enregistrements de livraisons d'amidonnier, d'orge et de malt aux brasseries, il n'y a guère d'informations sur les détails des processus de production, ni de recette à suivre .
D'après Damerow, les textes administratifs étaient plus susceptibles d'être écrit pour un public qui était déjà familier avec les détails de la brasserie... et n'étaient pas destinés à informer le lecteur d'aujourd'hui au sujet du processus.
Par ailleurs, les méthodes utilisées pour l'enregistrement de ces informations diffèrent selon les lieux et les périodes de temps.
Et enfin, les données et les calculs ne sont pas basés sur un système de numération cohérent. Au lieu de cela, les bureaucrates sumériens utilisaient des systèmes numériques différents selon la nature des objets devant être comptés ou mesurés.

Un doute est ainsi jeté sur la théorie populaire selon laquelle les brasseurs mésopotamiens émiettaient du pain plat à base d'orge ou de blé amidonnier dans leur purée. Le soi-disant "bappir" (sumérien pour "pain à la bière") n'est jamais comptabilisé comme du pain dans les textes administratifs, mais dans les unités de mesure, comme orge grossièrement moulue.

Damerow souligne également le degré élevé de standardisation: ce qui signifiait que les quantités de matières premières allouées aux brasseurs par l'administration centrale est resté exactement la même sur de longues périodes, parfois même des décennies.


L' Hymne à Ninkasi comme recette...

Pour Damerow, même l' "Hymne à Ninkasi", l'une des sources les plus importantes sur l'art ancien de la brasserie, ne fournit aucune information fiable sur les constituants et les étapes du processus de brassage.
 Ce texte lyrique de l'époque paléo-babylonienne vers 1800 avant JC est un poème mythologique ou une chanson qui glorifie le brassage de la bière.
Malgré la versification détaillée, Damerow pense que la description de la procédure de brassage n'est pas concluante. Elle ne donne qu'un aperçu incomplet des différentes étapes. Par exemple, il n'y a aucune indication sur le moment clé où la germination du grain a été interrompu. On ne peut que supposer que l'orge était mis en couches et que la germination était arrêtée par chauffage et séchage du grain dès que l'embryon de la racine avait la bonne taille. 

Par ailleurs, le contenu de l'hymne n'a pas permi à la Grande Expérience Bazi (Tall Bazi Experiment) d'être concluante: il s'agit d'une expérience de brassage qui a été effectuée par les archéologues de l'Université Ludwig Maximilian de Munich avec des experts du brassage du Center of Life and Food Sciences Weihenstephan de l'Université Technique de München. L'objectif était de reconstruire l'ancien processus de brassage.

En utilisant la pression à froid, les archéologues ont réussi à produire un breuvage d'orge et d'amidonnier et à ajuster le niveau d'alcool en changeant le pourcentage d'eau. Mais pour Damerow, ce résultat doit également être traité avec scepticisme. Rien ne suggère que le processus de production élaboré dans les conditions particulières de Tall Bazi n'ai été effectué de la même manière dans d'autres lieux en Mésopotamie, puisque les conditions locales varient considérablement.


Ces incertitudes conduisent à une question, que l'auteur juge «beaucoup plus fondamentale»: dans quelle mesure est-il possible de comparer des produits anciens avec les modernes ? 
 "Etant donné nos connaissances limitées sur les procédés de brassage sumériens, nous ne pouvons pas dire avec certitude si leur produit final contient même de l'alcool", écrit Damerow.

Il n'existe aucun moyen de vérifier si leur bière n'était pas plus semblable à la boisson de pain kvas d'Europe de l'Est que de la Pilsner, Altbier ou la bière de blé. Néanmoins, Damerow considère l'approche des scientifiques de l'expérience Grand Bazi comme étant un bon moyen de trouver des réponses aux questions sur l'histoire des débuts de l'art du brassage.

"Ces efforts de recherche interdisciplinaire pourraient bien conduire à une meilleure interprétation de l'hymne à Ninkasi que ceux actuellement acceptés parmi les spécialistes qui travaillent sur la littérature cunéiforme", conclu Damerow.

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1.25.2012

Belize: des artéfacts Mayas découverts sous une avenue


Lors de la pose de nouveaux tuyaux et câbles sur l'avenue Burns à San Ignacio, dans l'ouest du Belize, des ouvriers ont trébuché sur une cache d'artéfacts mayas datant de plus de deux mille ans.


Les archéologues mettent à jour un squelette Maya trouvé sous l'avenue Burns, San Ignacio Belize. Image Credit Vanessa Chan.

 Le site Maya Cahal Pech se trouve non loin au Sud de San Ignacio. D'après le Directeur de l'Archéologie du Belize, le Dr Jaime Awe: "Ce que nous avons ici sont trois bocaux, ou ollas comme on les appelle en espagnol, et, par le style de ceux-ci, par la façon dont ils ont été faits, nous savons qu'ils datent de la fin Préclassique ou entre 300 avant JC à la naissance de Christ, il y a donc plus de 2000 ans. Le type d'artéfact que nous avons trouvé indique un ménage ordinaire, pas d'élite, ni de dirigeants qui eux vivaient plus près du centre de Cahal Pech. 
Un des aspects intéressant à propos des artéfacts découverts est que nous croyons qu'ils sont l'indice de quelques maisons d'anciens Mayas; elles se trouvaient là sur le chemin de Cahal Pech dont elles devaient faire partie. Peut-être, ces habitations ont-elles étaient recouvertes par des crues (de la rivière voisine Macal) et les habitants les ont abandonné pour se déplacer vers les hauteurs."

Récipient Maya découvert sous l'avenue Burns à San Ignacio, Belize. Image credit Belize Institute of Archaeology.


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1.24.2012

Angleterre: une mystérieuse structure de la période romaine découverte


La récente découverte d'une mystérieux bâtiment "ailé" en Angleterre, qui à l'époque romaine a pu être utilisée comme un temple, se révèle être un casse-tête pour les archéologues: en effet, il n'y a pas d'autre bâtiment connu avec lequel faire un parallèle.
Construit il y a environ 1800 ans, l'ensemble a été découvert dans le Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, juste au sud de l'ancienne ville de Venta Icenorum.
La structure a deux ailes rayonnantes à partir d'une pièce rectangulaire qui elle-même mène à une salle centrale.

La structure romaine en forme de Y vue du ciel. Credit: Michael Page

"En général, pendant l'Empire romain les gens construisaient selon un répertoire de formes architecturales fixe", a déclaré William Bowden, professeur à l'Université de Nottingham. L'étude a été réalisée en collaboration avec le Groupe de Recherche Historique et Archéologique de Norfolk.

La forme ailée de l'édifice semble être unique dans l'Empire romain, il n'en existe aucun autre exemple connu. "Il est très rare de trouver un bâtiment comme celui-ci où vous n'avez pas de parallèle connu", a ajouté Bowden. "Ce qu'ils essayaient d'atteindre en utilisant ce modèle est vraiment très difficile à dire."

Le bâtiment semble avoir fait partie d'un complexe qui comprenait une villa au nord et au moins deux autres structures au nord et nord-ouest. Une photographie aérienne suggère l'existence d'un bâtiment de forme ovale ou polygonale avec une abside située à l'Est.


Le bâtiment ailé 

La fondation des deux ailes et de la salle rectangulaire a été faite d'une fine couche d'argile et de craie. "Cela suggère que la superstructure d'une grande partie du bâtiment était assez légère, probablement en bois et des murs d'argile avec un toit de chaume", écrit Bowden.
Cela soulève la possibilité que le bâtiment n'était probablement pas destiné à être utilisé à long terme.
D'autre part, la pièce centrale était faite d'un matériau plus résistant, ses fondations ayant été conçues à partir de mortier de chaux mélangé avec de l'argile et de petits morceaux de silex et de brique. Cet section a probablement eu un toit en tuiles... et les tuiles romaines sont très lourdes.

Quelque temps après la disparition de cette structure en forme d'aile, un autre bâtiment, décoré celui-ci, a été construit par-dessus. Les archéologues ont retrouvé des trous de poteaux avec la paroi intérieure en plâtre peinte.

Ce diagrame montre le bâtiment romain en forme de Y vieille de 1800 ans. Quelque temps plus tard, une autre structure, dont les trous de poteaux sont encore présents, a été construite par dessus. Credit: William Bowden

Quelques artéfacts ont été trouvés sur le site mais aucun n'a pu être lié avec certitude à la structure ailée.
Une charrue est passé en plusieurs endroits du site, éparpillant les débris.

En outre, les détecteurs de métaux sont un problème majeur dans la région du Norfolk, où des personnes utilisent ces appareils pour localiser et prendre des matériaux, ce qui a pu arriver à ce site.
Cependant, alors même que l'équipe a pu trouvre des couches intactes, il y avait très peu d'artéfacts. "Cela pourrait suggérer que le bâtiment ailé n'a pas été utilisé pendant un temps très long", en a conclu Bowden.


Le pays des Icènes

Les chercheurs ne sont pas certains de l'utilité qu'a pu avoir ce bâtiment. Bien que sa position élevée le rendait visible depuis la ville de Venta Icenorum, les fondations des ailes sont particulièrement faibles. «Il est possible que ce fut un bâtiment temporaire construit pour un seul événement ou une cérémonie, ce qui pourrait expliquer sa construction peu signifiante», suppose Bowden, "D'un autre côté, le bâtiment pouvait très bien représenter un sanctuaire ou un temple sur une colline à proximité d'une voie romaine, visible de la route ainsi que de la ville."

A ces suppositions s'ajoute l'ancienne histoire de Norfolk où la structure a été trouvée. La population locale dans la région, qui vivait ici avant la conquête romaine, était les Icènes (ou Iceni).
Il se peut que ce soit leurs descendants qui aient et construit le bâtiment ailé. Il faut savoir que l'architecture Icène était assez simple.
D'autre part, leur religion était étroitement liée à la nature, quelque chose qui peut expliquer la situation du site en plein vent. "Les dieux Iceni tendent à être associés avec les sites naturels: les printemps, les arbres, les bosquets sacrés, ce genre de chose ", a expliqué Bowden.

Les Icènes ont disparu de l'histoire après la révolte de Boudicca en 60-61 après JC. Mais, les indices archéologiques font allusion au fait que leur esprit est resté très vivace.  
Bowden et David Mattingly, archéologue à l'Université de Leicester, soulignent que la région dispose d'un faible nombre de villas romaines par rapport à d'autres régions de Grande-Bretagne, suggérant que les gens ont continué à résister à la culture romaine même après que la révolte de Boudicca ait échoué.

Cette structure n'en reste pas moins mystérieuse: en effet, son style architectural ne ressemble ni au style romain, ni au style Icène...

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1.22.2012

Pays-Bas: une statue de Shiva passée aux rayons X

De récentes recherches ont révélé que la monumentale statue de bronze de Shiva, au Rijksmuseum, a été coulée en bronze massif.
La statue de temple, vieille de mille ans, a été radiographiée avec le camion la transportant, dans un puissant tunnel à rayons X: celui pour les conteneurs de l'Autorité des Douanes de Rotterdam. Il s'agit de la première recherche de ce genre sur un chef-d'œuvre en muséologie.


Mesurant 153 cm x 114,5 cm, le Shiva du Rijksmuseum est la statue en bronze la plus connue de la dynastie des Chola (9ème au 12ème siècle) conservée dans une collection muséale en dehors de l'Inde.

Étant donné son poids (300 kg), la statue a toujours été soupçonnée de ne pas être creuse, comme cela était une pratique courante en Europe depuis l'Antiquité grecque.

Au cours d'une étude antérieure, une radiographie de la statue avait été prise dans une galerie du Rijksmuseum en 1999; tandis que les visiteurs étaient évacués par mesure de précaution contre les radiations. Malheureusement, le matériel utilisé à l'époque n'était pas assez puissant pour déterminer quoi que ce soit de façon définitive.

C'est ainsi que le tunnel à rayons X de l'Autorité des Douanes de Rotterdam s'est avéré être une solution.


Le projet de rénovation du Rijksmuseum a fourni aux restaurateurs et conservateurs l'occasion d'effectuer des recherches approfondies sur les pièces spéciales de la collection du musée, dont ce chef-d'œuvre de la collection d'art asiatique.

La statue a été créée en 1100 en Inde du Sud. Chaque temple avait son propre ensemble de statues en bronze qui étaient transportées à travers la ville pendant les fêtes majeures du temple. C'est pourquoi ces statues sont nommées "utsavamurti", qui est le sanscrit pour 'Images pour Festival'.
Les bronzes de Chola étaient considérés comme des chefs-d'œuvre du coulage de bronze Indien.

Anna Ślączka, conservatrice de l'art du Sud Asiatique, comment ainsi: "Nous avions prévu que la statue elle-même se révélerait être solide, mais cela a été une surprise totale de découvrir que l'auréole et le démon sous les pieds de Shiva sont tout aussi massifs."

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1.18.2012

La tombe d'une chanteuse découverte dans la Vallée des Rois

Des archéologues travaillant en Egypte ont découvert la tombe d'une chanteuse dans la Vallée des Rois. Le tombeau a été découvert par hasard par une équipe de l'Université de Bâle en Suisse.

 Le cercueil découvert dans la tombe contient une momie

La femme, se prénommant Nehmes Bastet, était une chanteuse du temple au cours de la 22e dynastie égyptienne (environ 945 - 712BC), selon une inscription dans le tombeau. Le cercueil dans la tombe contient une momie intacte de presque 3000 ans.

Le Professeur Susanne Bickel de l'Université de Bâle a déclaré que le cercueil a été entrouvert et qu'elle a pu voir une momie "joliment emballée". L'ouverture du cercueil a été réalisée par le professeur Bickel et sa collègue de Bâle, directrice du chantier de fouille, Elina Paulin-Grothe, en collaboration avec l'inspecteur en chef des Antiquités de Haute Egypte, le Dr Mohammed El-Bialy et l'inspecteur Ali Reda.

Le Professeur Bickel précise que le bord supérieur de la tombe a été trouvé le premier jour de la révolution égyptienne, le 25 Janvier 2011. L'ouverture avait donc été scellée avec un couvercle de fer et la découverte avait été gardée sous silence. C'est la semaine dernière, après le lancement de la nouvelle saison des chantiers de fouille, que l'ensemble a été identifié en tant que tombeau, d'ailleurs, l'un des très rares dans la Vallée des Rois qui n'ait pas été pillé.


Un sarcophage peint en noir

Elina Paulin-Grothe a précisé que la tombeau n'a pas été construit pour la chanteuse, mais qu'il a été réutilisé au bout de 400 ans.
Il existe bien sûr d'autres tombes non royales dans la Vallée des Rois, a ajouté le professeur Bickel, qui pour la plupart datent de la 18e dynastie (1500 - 1400BC). La femme dans le cercueil était la fille du grand prêtre d'Amon.

La découverte est importante car elle montre que la Vallée des Rois a également été utilisée pour l'inhumation de personnes ordinaires et de prêtres au cours de la 22e dynastie.

Le sarcophage en bois était peint en noir et décoré avec des textes hiéroglyphiques. Ce tombeau est seulement le deuxième trouvé dans la Vallée des Rois depuis la découverte de Toutankhamon en 1922, et est référencé sous l’appellation KV64 d'après le système de dénomination des tombes de la vallée.
Il fait parti d'un groupe de tombeaux sans aucune décoration murale trouvé près de la tombe royale de Thutmosis III.

Un tombeau découvert en 2006, le KV63 , contenait sept cercueils à l'intérieur mais aucun d'eux ne contenait des momie - il semblai avoir été utilisé comme un cache de sépultures.

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1.16.2012

Quand Stonehenge existait avant Stonehenge...

 MAJ 06/06/14
Je l'avoue, le titre est un peu racoleur mais je n'ai pu y résister.... Cependant la découverte, parue dans la presse en novembre dernier, est tout de même intéressante.

Des archéologues, dirigés par l'Université de Birmingham et l'Institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique, ont trouvé des éléments laissant à penser que deux énormes fosses étaient positionnées sur un alignement céleste, à Stonehenge.


Cela donnerait un nouvel éclairage sur l'association significative du monument avec le soleil; ces fosses contenaient peut-être de grandes pierres, des poteaux en bois voire des feux, pour marquer le lever et le coucher du soleil. Elles pourraient avoir marqué une voie processionnelle utilisée par les agriculteurs afin de célébrer le passage du soleil à travers le ciel lors du solstice d'été.
Positionné dans la voie du Neolithic Cursus pathway ou Cursus (long enclos mégalithique situé un peu plus au nord), les fosses sont alignées vers la mi-été sur le lever et coucher de soleil depuis la pierre talon (Heel Stone), la pierre énigmatique juste à l'extérieur de l'entrée de Stonehenge.

 Heel Stone - La pierre Talon

Pour la première fois, cette découverte pourrait relier directement les rituels et les phénomènes célestes à Stonehenge à des activités dans le Cursus.

L'équipe d'étude archéologique internationale, dirigée par l' IBM Visual and Spatial Technology Centre de l'Université de Birmingham, avec l'Institut Ludwig Boltzmann pour la prospection archéologique et l'archéologie virtuelle de Vienne (LBI ArchPro) ont également découvert un trou jusque-là inconnu dans le milieu du côté nord du Cursus; il pourrait avoir fourni l'entrée principale et le point de sortie pour les processions qui ont eu lieu dans la voie.

S'étendant d'ouest en est, le Cursus est une immense enceinte linéaires, avec 100 mètres de large et deux kilomètres et demi de long, au nord de Stonehenge.

Le Professeur Vince Gaffney, archéologue et chef de projet, explique ainsi que "C'est la première fois que nous avons vu quelque chose de tel à Stonehenge et cela fournit un aperçu plus détaillé sur la façon dont les rituels ont pu avoir lieu dans le Cursus et le paysage alentour. Ces découvertes passionnantes montrent que même si Stonehenge a été le plus important monument, il peut ne pas avoir été le seul, ou, plus important, la zone de Stonehenge a pu devenir un site sacré à une date bien antérieureD'autres activités ont été réalisées dans d'autres sites cérémoniels à seulement une courte distance. Les résultats de cette nouvelle étude nous aident à apprécier toute la complexité de ces activités et jusqu'à quel point elles étaient intimes avec le monde naturel. Le périmètre du Cursus peut très bien avoir défini un itinéraire guidant les processions cérémonielles au cours du jour le plus long de l'année. "

Les archéologues ont compris depuis longtemps que Stonehenge avait été conçu pour marquer les événements astronomiques et qu'il avait été construit par des sociétés agricoles dont les préoccupations quotidiennes étaient liées aux récoltes et donc aux saisons et au soleil.
Cette nouvelle découverte soulève des questions passionnantes sur la façon dont les rituels complexes dans le paysage de Stonehenge ont été menés et comment les processions le long ou autour du Cursus ont été organisés à l'époque où Stonehenge était utilisé.

Le Professeur Gaffney ajoute: "Il semble maintenant probable que d'autres monuments cérémoniels dans le paysage environnant ont été directement articulés avec les rituels à Stonehenge. Il est possible que les processions dans le cursus se soient déplacées de la fosse Est, situé au lever du soleil, vers l'est le long du Cursus et, suivant le trajet du soleil, allant à l'ouest pour atteindre la fosse Ouest au coucher du soleil afin de marquer la journée la plus longue de l'année. Les observateurs de la cérémonie se seraient alors placés à la pierre Talon, sur laquelle les deux fosses sont alignées."

Le Dr Henry Chapman, conférencier en archéologie et visualisation observe pour sa part que: "Si vous mesurez la distance de marche entre les deux fosses, le cortège atteindra exactement la mi-chemin à midi, quand le soleil est directement au-dessus de Stonehenge. C'est plus qu'une simple coïncidence et cela indique que la longueur exacte du Cursus et le positionnement des fosses ont de l'importance."

Stonehenge, alors certainement le monument le plus important dans le néolithique tardif et l'âge du bronze, était entouré par une forte concentration d'autres sites sacrés, dont certains étaient déjà anciens lorsque se Stonehenge était entrain d'être construit.

L'équipe a également révélé de grandes fosses au nord-est de Stonehenge qui pourraient avoir contenu des poteaux. Avec le monument en forme de henge découvert l'an dernier et un certain nombre d'autres petits monuments, ils auraient pu fonctionner comme sanctuaires mineurs, peut-être au service de communautés spécifiques visitant le centre cérémoniel.

Paul Garwood, Maître de conférences en Préhistoire à l'Université de Birmingham, commente ainsi: «Notre connaissance des paysages anciens qui existaient autrefois autour de Stonehenge est en croissance de façon spectaculaire lorsque l'on examine les nouveaux résultats des relevés géophysiques. Nous pouvons voir avec beaucoup de détails non seulement de nouveaux monuments, mais aussi des pans entiers de l'activité humaine passée, sur des milliers d'années, conservés dans des subsurfaces telles que des fosses et des fossés. Ce projet consiste à établir un cadre entièrement nouveau pour étudier le paysage de Stonehenge ».

Ces nouvelles découvertes mont été effectuées dans le cadre du Stonehenge Hidden Landscape Project, qui a débuté à l'été 2010 avec le lancement des plus grandes fouilles virtuelles au monde utilisant les dernières techniques d'imagerie géophysique pour révéler et visuellement recréer l'extraordinaire paysage préhistorique de Stonehenge et de ses alentours.

Dr Christopher Gaffney, professeur de géophysique archéologique à l'Université de Bradford, conclut: "En s'appuyant sur notre travail de l'année dernière, nous avons ajouté encore plus de techniques et d'instruments pour étudier ce paysage remarquable. Il est évident qu'une seule technique n'est pas suffisante pour étudier la complexité des monuments et des paysages environnants notre monument archéologique le plus important et la batterie de technologies utilisées ici a considérablement augmenté la certitude de notre interprétation."

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1.13.2012

Des scientifiques découvrent la première preuve physique de tabac dans un récipient Maya

Un chercheur de l'Institut Polytechnique Rensselaer et une anthropologue de l'Université d'Albany se sont associés pour utiliser une technologie ultra-moderne d'analyse chimique; le but étant d'analyser d'anciennes poteries mayas pour confirmer l'usage du tabac dans cette ancienne culture.


Dmitri Zagorevski , directeur de la plateforme protéomique au Centre de la biotechnologie et des études interdisciplinaires (CBIS) de Rensselaer, et Jennifer Loughmiller-Newman, candidate au doctorat à l'Université d'Albany, ont découvert la première preuve physique de tabac dans un récipient Maya.

Leur découverte constitue une nouvelle preuve de l'utilisation du tabac dans l'ancienne culture Maya, ceci grâce à une nouvelle méthode permettant de comprendre les anciennes racines de l'usage du tabac dans les Amériques.

Ces dernières années, les archéologues ont commencé à utiliser l'analyse chimique des résidus d'anciennes poteries, d'outils, et même de momies afin de rassembler d'infimes indices sur les anciennes civilisations.

Cependant, la contamination est un des problèmes potentiels qui peut gêner l'isolation d'un résidu qui doit être analysé. Bon nombre de ces céramiques ont différentes fonctions au cours de leur vie, engendrant des données chimiques confuse. Une fois que les poteries sont jetées, les processus naturels tels que les bactéries et l'eau peuvent détruire la surface des matériaux, effaçant des indices importants.

En outre, les chercheurs doivent être attentifs à la manipulation lors des fouilles archéologiques et lors du traitement des objets en laboratoire; en effet ceux-ci pourraient subir des contaminations croisées avec des sources modernes.

Pour arriver à leur découverte, ces deux chercheurs ont eu une occasion de recherche unique: une poterie de plus de 1300 ans, décorée avec des hiéroglyphes qui, apparemment, indiquait le contenu prévu (photo ci-dessus). De plus, l'intérieur du récipient n'avait pas été nettoyé, laissant les résidus protégés de toute contamination.
Le vase d'argile, large et haut d'environ 6.3 centimètres, porte les hiéroglyphes mayas signifiant "la maison de son sa tabac."

La poterie, provenant de la grande collection Kislak hébergée à la Bibliothèque du Congrès, a été fabriquée autour de 700 après JC dans la région du bassin du Mirador, dans le sud de Campeche au Mexique, au cours de la période classique Maya.
L'usage du tabac a longtemps été associé aux Mayas, grâce à des hiéroglyphes déchiffrés et des illustrations montrant les dieux et les gens entrain de fumer. Cependant, les preuves physiques de cette activité sont particulièrement limitées d'après les chercheurs.

Zagorevski a utilisé une technologie au sein du CBIS habituellement réservée à l'étude des maladies modernes et des protéines. Il a analysé le contenu du récipient pour trouver l'empreinte chimique du tabac. Cette technologie inclut la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GCMS) et la chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse (LCMS).
Les deux sont des techniques d'analyse chimiques qui combinent les capacités de séparation physique du gaz (chromatographie liquide) avec les capacités d'analyse de la spectrométrie de masse .
Cette dernière est utilisée pour déterminer le poids moléculaire des composants, leur composition élémentaire, et les caractéristiques structurelles.

L'analyse de Zagorevski et Loughmiller-Newman a permis de trouver de la nicotine, un composant important du tabac, dans les résidus récupérés dans le récipient. Les deux technologies ont confirmé la présence de nicotine.
De plus, trois produits d'oxydation de la nicotine ont également été découverts. L'oxydation de la nicotine se produit naturellement lorsque le tabac est exposé à l'air libre et aux bactéries.
Aucun des sous-produits de la nicotine associé à l'usage du tabac n'a été trouvé dans la poterie, indiquant qu'elle contenait des feuilles de tabac non fumées (probablement du tabac prêt à l'usage) et qu'elle n'a pas été utilisée comme un cendrier.
A ce jour, aucune autre preuve de nicotine n'a été trouvée dans toutes les autres poteries de la collection.

Cette découverte "fournit des preuves rares et sans équivoque à un accord entre la teneur réelle d'une poterie et la spécificité ichonographique ou hiéroglyphique représentant ce contenu (sur cette même poterie)", a déclaré Newman-Loughmiller.


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1.09.2012

Un buste en relief d'un roi vieux de 2000 ans découvert en Turquie


Un buste en relief d'un roi, vieux de 2000 ans, a été découvert lors de fouilles dans l'ancienne Stratonikeia, dans le district de Muğla de Yatagan.



Le Dr Bilal Söğüt, professeur d'archéologie à l'Université de Pamukkale et directeur des fouilles, a déclaré qu'ils avaient trouvé une rue dans la vieille ville qui commençait avec une porte et était bordée de colonnes.

Au cours de leurs fouilles, ils ont découvert le buste d'un roi qui remonte à la période hellénistique.
Le buste, de 1.5 mètres de haut et de 2 mètres de large, porte des représentations caractéristiques de têtes de taureaux et de la figure d'une déesse.
D'après Söğüt: "Les représentations de têtes de taureau sur le buste sont signe de richesse et de pouvoir. C'est aussi dans cette région que nous avons précédemment trouvé un char de course et des mosaïques vieilles de 1500 ans".

Les murs d'enceinte constituent une partie importante des fouilles effectuées dans la vieille ville. "Les murs de la ville ont été restaurés il y a environ 2400 ans par le roi Mausole. Dès l'achèvement des fouilles, nous allons commencer à travailler sur la restauration de la zone", a-t-il ajouté.

D'après Söğüt, les murs entourant la vieille ville ont près de 3.600 mètres de long. "Nous avons découvert qu'une première section de 400 mètres du mur a été conservée jusqu'à ce jour. Après avoir terminé la restauration, nous allons ouvrir l'accès au mur pour les visiteurs".

Une équipe de 100 universitaires, d'agents de terrain et d'étudiants ont découvert 460 objets dans l'ancienne ville tout au long des sept mois de fouilles qui ont eu lieu l'année dernière. Les artéfacts ont été livrés au Musée de Muğla. Les pièces datent des périodes romaine et byzantine.

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1.04.2012

Découverte de l'origine précise de certaines pierres de Stonehenge

 MAJ 06/06/14
Les scientifiques ont réussi à localiser la source exacte de certaines des pierres qui auraient été utilisées il y a 5000 ans pour créer le cercle des premières pierres à Stonehenge.

L'éperon rocheux de 70 mètres de long appelé Craig Rhos-y-Felin

En comparant des fragments de pierre trouvés dans et autour de Stonehenge avec des roches du sud-ouest du Pays de Galles, ils ont été capables d'identifier l'affleurement rocheux d'origine de certains de ces blocs de pierre de Stonehenge.

Les travaux, réalisés par les géologues Robert Ixer de l'Université de Leicester et Bevins Richard du Musée National du Pays de Galles, ont permis d'identifier un éperon rocheux de 70 mètres de long appelé Craig Rhos-y-Felin, près de Pont Saeson dans le nord du Pembrokeshire.

C'est la première fois qu'une source précise a été trouvée pour l'un de ces ensemble de pierres ayant servi à la construction de Stonehenge.

Cette découverte a ainsi relancé un des plus longs débat du milieu universitaire, à savoir si les plus petits menhirs de Stonehenge ont été exploités et apportés du Pembrokeshire par les hommes préhistoriques ou bien s'ils ont été arrachés à d'anciens affleurements rocheux et qu'ils ont été transportés, sur la totalité ou une partie du chemin vers le Wiltshire, par des glaciers il y a des centaines de milliers d'années.
Les archéologues ont tendance à souscrire à la théorie du "transport par des êtres humains", alors que certains géomorphologues sont plutôt en faveur de la théorie du "transport par des glaciers".

Le débat porte uniquement sur les pierres levées de Stonehenge les plus petites, appelées aussi les "pierres bleues", et ne concerne pas les plus grandes (la plupart sont des «sarsens») qui ont été incorporées au monument plusieurs siècles plus tard.

L'Université de Leicester et le Musée national du pays de Galles ne résolvent pas le mystère sur la façon dont les pierres de Stonehenge d'origine galloise ont fini en Angleterre; cependant, ils ouvrent la possibilité d'identifier des preuves archéologiques d'activités d'exploitation de carrière qui pourraient faire pencher pour un transport humain plutôt qu'une explication glaciaire. A l'inverse, toute absence de preuve conduirait les chercheurs vers la théorie opposée.


Des milliers de fragments de roches à Stonehenge

Comme les recherches géologiques continuent, il est probable que de nombreux affleurements rocheux dans différentes parties du Pembrokeshire seront positivement identifiés comme sources d'autres pierres utilisées pour construire les premières versions de Stonehenge.
Au cours des dernières décennies, la zone approximative d'où elles proviennent a été identifiée, et les recherches en cours devraient permettre de localiser d'autres sources exactes.




Au premier plan ci-contre: les fameuses pierres bleues 
qui seraient originaire du  Pembrokeshire





Mais, bien que les fragments de pierre de Stonehenge devraient permettre aux scientifiques de traquer l'origine du matériau, ces mêmes fragments sont aussi source de mystère.
En effet, des milliers de fragments de roche, provenant quasi-certainement des monolithes utilisés à ou autour de Stonehenge, ont, au fil des ans, été trouvés près du monument de renommée mondiale.
Ces fragments (généralement moins de 50 grammes chacun) semblent avoir été délibérément extraits des monolithes à un certain moment dans l'Antiquité, pour beaucoup d'entre eux probablement dans le néolithique. Cependant, la plupart des fragments examinés jusqu'ici sont des types de roche particuliers qui ont été utilisés pour moins de 10% des monolithes de Stonehenge à ses débuts (c'est à dire pour les pierres galloises).
Ces fragments ne se trouvent pas seulement sur le site mais aussi ailleurs dans le paysage de Stonehenge: ils ont tendance à avoir des caractéristiques géologiques différentes de la grande majorité des anciennes pierres levées de Stonehenge (qui proviennent principalement d'une partie de la région du Pembrokeshire).
En effet, le type de roche de Craig Rhos-y-Felin (qui  vient tout juste d'être mis en évidence par les dernières recherches scientifiques) a probablement été utilisé pour seulement l'un des monolithes de Stonehenge (une pierre aujourd'hui enterrée, vu la dernière fois dans les années 1950).
Cela suggère qu'il a pu exister d'autres cercles de pierres ou d'autres «pierres levées» dans le paysage, qui ont aujourd'hui disparu.

Un autre mystère non résolu est la raison pour laquelle les hommes préhistoriques ont extraits autant de fragments de probables monolithes. C'est possible qu'ils aient écaillé afin de donner une meilleure forme aux monolithes. D'un autre coté, il se peut que des monolithes ou rochers aient été cassés et recyclés en haches en pierre par exemple.


Un travail de géolocalisation très complexe

Le travail de détective, que l'Université de Leicester et le Musée national du pays de Galles ont dû effectuer pour localiser la source exacte de plusieurs de ces fragments dans le Pembrokeshire, est extrêmement complexe.
Tout d'abord les géologues ont du trier des milliers de minuscules fragments de roche trouvés par les archéologues à Stonehenge et aux alentours au cours des 70 dernières années et originaires du Pembrokeshire.
Puis, les deux scientifiques ont commencé à regarder avec une attention particulière environ 700 d'entre eux qui sont faits d'un type de roche spécifique provenant d'activité volcanique (datant de 460 millions d'années géologiquement) connue sous le nom de "rhyolite feuilletées".
Ils ont ensuite réussi à localiser la zone approximative du nord du Pembrokeshire d'où ces 700 fragments provenaient.
Ce fut ensuite confirmé en comparant la signature chimique de minuscules cristaux (cinq centièmes de millimètre de diamètre chacun) dans les fragments de roches similaires à Stonehenge avec ceux dans le nord du Pembrokeshire.
Enfin, en examinant en détail l'inter-relation entre les minéraux à partir d'échantillons provenant de Stonehenge et du nord du Pembrokeshire, ils ont réussi à localiser l'affleurement rocheux en question.

Si les pierres ont été portées à Stonehenge du Pembrokeshire grâce à l'effort humain, l'emplacement de la source nouvellement découverte (Craig Rhos-y-Felin) a des implications intéressantes.
En effet, la zone est à environ 8 kilomètres d'un autre secteur déjà connu pour avoir été la source de certains des autres monolithes de Stonehenge.
Si les hommes étaient responsables des carrières et du transport des pierres du Pembrokeshire, cela suggère que les concepteurs du néolithique de Stonehenge étaient extrêmement exigeants sur l'endroit d'où ils obtenaient leurs pierres.

Les recherches de ces dernières années de Tim Darvill de l'Université de Bournemouth, et Geoffrey Wainwright, archéologue en chef  de l'English Heritage, suggéraient que les pierres du Pembrokeshire on pu avoir une signification idéologique ou magique particulière.
Les affleurements rocheux d'où proviennent certaines des pierres pourraient être associés à des sources sacrées et des cercles de pierres galloises des environs.
Il est admis que, par l'importation de ces roches particulières sur 260 kilomètres du Pembrokeshire jusque dans le Wiltshire, les bâtisseurs de Stonehenge pensaient qu'ils prenaient possession de quelque chose de plus important que de simples roches.
Elles peuvent avoir été considérées comme extrêmement importantes et peut-être ont-elles été perçues comme ayant des pouvoirs surnaturels.

Craig Rhos-y-Felin est également important en raison de son emplacement. Il se situe sur un terrain un peu au nord des montagnes de Preseli. Cela a du rendre le transport dans le Wiltshire beaucoup plus difficile que cela aurait pu l'être pour des roches de Stonehenge provenant d'autres endroits du Pembrokeshire. Pour transporter les pierres du Pembrokeshire du Nord par la mer, il aurait fallu naviguer autour de Saint-David, un parcours particulièrement difficile et dangereux pour un bateau du néolithique.
De plus les pierres auraient du être transportées par dessus les montagnes de Preseli à proximité.
Toutefois, si les hommes ont pris des pierres de Stonehenge, il est également possible que les pierres transportées avaient déjà été utilisées pour construire des cercles dans le Pembrokeshire et ont donc été seulement déplacées de ces endroits jusqu'à Stonehenge, plutôt que de provenir des sources originales elles-mêmes.


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1.02.2012

Irikaitz: un site archéologique plein de surprises


La découverte récente d'un pendentif à l'Irikaitz, site archéologique à Zestoa (dans la province basque de Gipuzkoa), a donné lieu à un débat animé...

Fouilles sur le site d'Irikaitz, Espagne.

Ce pendentif pourrait avoir près de 25.000 ans, ce qui en ferait le plus ancien découvert à ce jour sur des fouilles à l'air libre dans l'ensemble de la péninsule ibérique. Cette pierre, de neuf centimètres de long avec un trou pour la pendre au cou, en plus de servir de parure, aurait été utilisée pour aiguiser les outils.

La découverte a eu une grande répercussion, mais ce n'est pas la seule qui a été faite par l'équipe que dirige Alvaro Arrizabalaga: "Presque chaque année, quelque artéfact archéologique de grande valeur est découvert, parfois, même 8 ou 10. C'est un endroit très fructueux".
Irikaitz se trouve derrière la station thermale de bain de Zestoa, de l'autre côté de la rivière Urola à 14 mètres de la rive du fleuve.
L'archéologue de l'Université du Pays Basque (UPV / EHU) y a mené des fouilles été après été, avec des étudiants et des chercheurs de diverses universités et en coopération avec la Société des Sciences Aranzadi.
Depuis 1998, ils ont découvert 32 mètres carrés, ce qui n'est rien comparé aux huit hectares (au moins) de ce "gigantesque" site en plein air.
L'archéologie exige beaucoup de patience, mais les résultats valent la peine: "C'est comme si vous aviez trouvé quelque chose qui attendait de tomber entre vos mains depuis 200.000 ans".


Un site plein de surprises

Les tâches se rapportant à un site archéologique sont longues et complexes dans tous les cas, mais plus particulièrement à Irikaiz.
Tout d'abord parce que le site est à l'air libre. Lorsqu'il s'agit de grottes, on sait qu'elles ont servi de refuges à nos ancêtres et, une fois leur emplacement identifié, il est fort possible que des trésors archéologiques s'y trouvent.
Les sites archéologiques à l'air libre, quant à eux, sont découverts lors de constructions de certaines infrastructures par le génie civil, et il est difficile de prédire ce qui sera trouvé.

Par ailleurs, à Zestoa il y a des restes du paléolithique inférieur, or il n'y a guère de références sur cette période au Pays Basque. Selon M. Arrizabalaga, quand ils ont commencé, "c'était comme une loterie. Nous ne savions pas à quoi nous attendre, que ce soit sur ​​la chronologie ou sur les types de vestiges susceptibles d'être découverts".
C'est précisément à cause de ce manque de références qu'ils ont été fascinés lorsqu'ils sont tombés sur des matières premières "totalement exotiques": des pierres volcaniques. "Lors de la première fouille, nous avons tout d'abord pensé que quelqu'un avait pu amener ces pierres pendant la construction du chemin de fer de l'Urola, afin de les utiliser comme lest. Tout était si surprenant et incroyable", dit l'archéologue.
En fait, ce phénomène a une autre explication logique: "Il s'agit d'une exception géologique. Dans la vallée du fleuve Urola il y a une couche de pierres volcaniques que la rivière a coupé, puis les a ramené à la surface jusqu'à les rapporter à cet endroit. C'est pourquoi les hommes de la préhistoire sont venus ici - il n'y avait aucun autre endroit dans le Pays Basque avec des pierres comme celles-ci".


Une marge de 350.000 années !

Le fait que les restes soient si anciens ou que les caractéristiques des matériaux soient si inhabituelles rend les datations d'Irikaitz très difficile; la plupart des méthodes couramment utilisées ont peu d'utilité ici.
Ainsi, par exemple, toute forme de datation des restes d'ossements est à écarter, contrairement à d'autres sites, car ici il n'y a guère de tels vestiges, la terre étant si acide qu'elle n'en a gardé aucune trace, ne laissant que les outils de pierre et les fossiles végétaux.
Une datation certaine est donc très improbable.

Ce que l'on sait, c'est qu'il y a eu deux périodes d'occupation humaine à Irikaitz, la plus récente remonte à 25.000 ans, le pendentif découvert cet été date de cette époque.
Mais, c'est l'occupation la plus ancienne qui donne du fil à retordre aux experts. Oui, elle date de l'âge de pierre (du paléolithique inférieur), mais quand exactement ?
Il n'existe guère de sites archéologiques semblables à celui-ci permettant de servir de référence.


Une méthode de datation basée sur la luminescence.

Comme l'explique un archéologue: "il n'y a aucun autre cas du Paléolithique inférieur dans ces conditions, le long de la bande de terre bordée par le golfe de Gascogne, et seulement quelques-uns dans l'ensemble de la péninsule ibérique".
Il est impossible de réduire la marge de 350.000 ans: "Nous savons que l'occupation ne peut dater de moins de 150.000 ans (lorsque cette période se termine), et ne peut-être supérieure à 500.000 ans, parce que la mer recouvrait la région à cette période".

Par conséquent, sur la vingtaine de méthodes de datation actuellement existante, il n'y en a pas plus de deux applicables à Irikaitz. Toutes deux, impliquant la luminescence, sont utilisées par l'équipe d'Arrizabalaga pour tenter d'obtenir des résultats.
La première méthode permet de déterminer quand le soleil a illuminé un morceau de quartz pour la dernière fois; cependant, les résultats ne sont pas probants à ce jour.
La seconde méthode est basée sur thermo-luminescence, méthode avec laquelle ils travaillent actuellement: elle est appliquée à certains types de pierres qui ont subi un chauffage par le feu, et la mesure est basée sur la quantité de rayonnements accumulés.

Depuis 1998, plus de 500 personnes ont effectué des travaux de terrain sur ce site archéologique préhistorique d'Irikaitz; sans compter ceux qui ont apporté leur contribution par des études en laboratoire.
C'est donc un groupe de chercheurs considérable qui a travaillé avec ténacité pour apporter des résultats, quelque soit leur importance.
Beaucoup de ces chercheurs appartiennent à l'Université du Pays-Basque, comme M. Arrizabalaga. Et, bien que le fruit de leur travail soit de longue haleine, ils se sentent récompensés. "Si vous tapez -Irikaitz- dans Google, quelque 7.000 entrées apparaissent. Nous avons commencé à creuser en 1998 et, en 2001, le site a été mentionné comme référence dans l'histoire de cette zone géographique".


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12.28.2011

Découverte d'un sceau d'argile lié à l'ancien temple de Jérusalem


Un sceau d'argile rarissime a été trouvé dans la Vieille Ville de Jérusalem; d'après les archéologues, il semble être lié à des rituels religieux pratiqués dans le Temple juif il y a 2.000 ans.

 Ce sceau serait lié à des rituels religieux qui ont eu lieu dans le Temple juif il y a 2.000 ans.

Le sceau, de la taille d'une pièce, a été découvert près du Mur des Lamentations et porte deux mots araméens signifiant "Pur pour Dieu".

L'archéologue Ronny Reich, de l'Université de Haïfa, a déclaré qu'il datait d'entre le 1er siècle avant JC à 70 après JC, l'année où les forces romaines ont maté une révolte des Juifs et détruit le second des deux temples bibliques à Jérusalem.

Cette découverte est la première du genre concernant un sceau portant une inscription à cette période de l'histoire de Jérusalem.
Ce serait un artéfact unique concernant la pratique rituelle dans le temple, ajoute Reich, co-directeur des fouilles.

Très peu d'artéfacts liés à des temples ont été découverts jusqu'ici. Le site du Temple lui-même, l'enceinte connue des Juifs sous l’appellation de "Mont du Temple" ou, pour les musulmans, de "Noble Sanctuaire", reste interdit aux archéologues en raison de sa sensibilité religieuse et politique.

Les archéologues pensent que le sceau a vraisemblablement été utilisé par les responsables du Temple pour approuver un objet à un usage rituel.
Les matériaux utilisés par les prêtres du Temple devaient répondre à des directives strictes de pureté stipulées en détail dans le texte juridique juif connu sous le nom de la Mishna. Il y est mentionné également l'utilisation de sceaux par les pèlerins.

Selon Reich, il s'agit de "la première fois qu'une indication a été apportée par l'archéologie sur les activités dans le Mont du Temple, les activités religieuses d'achat, d'offre et de don au Temple lui-même"

Aren Maeir de l'Université Bar-Ilan, archéologue biblique qui n'a pas participé aux fouilles, a déclaré que le sceau était particulier, car il "a été trouvé juste à côté du Temple et est similaire à ce que nous voyons décrit dans la Mishna."

Le sceau a été trouvé sur la voie d'une rue principale qui traversait l'ancienne Jérusalem, juste en dehors de l'enceinte du Temple. 
Le site faisant l'objet de fouilles est dirigé par des archéologues de l'Autorité des Antiquités d'Israël.
Il fait parti d'un vaste plan de fouille de la ville de David, où les archéologues étudient la plus vieille partie de Jérusalem.

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12.27.2011

Des offrandes découvertes sous la pyramide du Soleil


Les archéologues ont découvert au Mexique un véritable petit trésor: une multitude de petits objets qui ont pu être placés en tant qu'offrandes pour marquer le début de la construction de la Pyramide du Soleil, à Teotihuacan, il y a près de 2.000 ans.
 Un masque de pierre verte déterré sous la pyramide du Soleil pourrait être le portrait d'une personne en particulier.
 
Ces offrandes comprennent des morceaux d'obsidienne et de poterie ainsi que des restes d'animaux .

Le plus frappant sont trois figurines humaines faites en pierre verte, dont l'une est un masque en serpentine; les chercheurs pensent qu'il pourrait être un portrait.

La pyramide du Soleil est la plus grande structure de Teotihuacan qui est un site archéologique au Nord-Est de la ville de Mexico. Le site remonte à environ 100 avant JC, et la ville a été habitée pendant des centaines d'années. Les habitants ont probablement commencé à construire la pyramide du Soleil autour de 100 après JC .

Des reste de personnes décapitées, probablement des sacrifices, avaient déjà été trouvés à proximité de la Pyramide de la Lune en 2004.

Les archéologues, avec l'Institut national mexicain d'anthropologie et d'histoire (INAH), ont fait de nombreuses fouilles dans la pyramide ces dernières années: ils ont creusé 59 trous et trois courts tunnels à la recherche d'offrandes et de tombeaux .

Ils ont découvert sept sépultures humaines, certaines d'entre elles concernant des nourrissons, qui sont antérieures à la construction de la Pyramide du Soleil.

Les chercheurs ont également trouvé deux offrandes (dont  l'une contenait le masque vert) à la base de la pyramide.

D'après, Perez Cortez, chercheur à l'INAH de Zacatecas, ces offrandes ont été déposées au cours d'une cérémonie d'inauguration.

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12.26.2011

Une écriture cunéiforme rarissime trouvée sur l'Ile de Malte

Des fouilles, dans ce que de nombreux spécialistes considèrent comme les plus anciens bâtiments sur l'île de Malte, continuent de dévoiler des surprises et soulèvent de nouvelles questions sur la signification de ces structures mégalithiques et sur les gens qui les ont construit.
 La pierre d'agate avec des inscriptions cunéiformes. Crédit: Cultura Italia 

La dernière découverte concerne une petite et rarissime pierre d'agate en forme de croissant de lune comportant une inscription cunéiforme du 13ème siècle avant notre ère; c'est normalement un genre épigraphique que l'on retrouve beaucoup plus à l'est en Mésopotamie.

Dirigée par le professeur de paléontologie, Cazzella Alberto, de l'Université de Rome «La Sapienza», l'équipe archéologique a trouvé la pierre avec l'inscription lapidaire dans le sanctuaire de Tas-Silg, un temple mégalithique construit à la fin du Néolithique, et qui a été utilisé à des fins religieuses et cérémonielles depuis le troisième millénaire avant JC jusqu'à l'époque Byzantine.

Après traduction, il s'avère que l'inscription est une dédicace au dieu-lune mésopotamien Sin, le père de Ninurta, qui, pendant des siècles, a été la principale divinité vénérée, beaucoup plus loin à l'est, dans la ville de Nippour en Mésopotamie.
Nippour était considérée comme une ville sainte et un lieu de pèlerinage avec une école de scribes qui a généré des textes littéraires.
L'emplacement de la découverte, fait de cette ancienne écriture la plus éloignée jamais trouvée à l'ouest, soulevant des questions sur la façon dont elle s'est retrouvée dans cet emplacement aussi distant.

Certains chercheurs émettent l'hypothèse que la pierre avait probablement été volée dans un temple de Nippour au cours de conflits militaires et ensuite transportée vers l'ouest par des marchands chypriotes ou mycéniens dont on pense qu'ils ont pu avoir avoir des relations commerciales avec la Méditerranée centrale à l'époque.

Par ailleurs, une inscription cunéiforme sur une agate devait avoir une grande valeur durant l'Age du bronze tardif; aussi, sa présence dans le site de Tas-Silg, d'après certains chercheurs, suggère que le sanctuaire avait une signification dont l'importance ne s'arrêtait pas à la population qui vivait sur Malte à cette époque.

Le sanctuaire est déjà connu pour avoir été un important lieu de culte dans la région méditerranéenne au cours des époques phéniciennes et romaines.

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