3.30.2012

Un monolithe vieux de 4000 ans serait un marqueur astronomique


Un ancien monolithe en Angleterre aurait été probablement un marqueur astronomique d'après de nouvelles données archéologiques.


Cet ancien monolithe de forme triangulaire et plate, du côté nord, sont une des raisons pour lesquelles les scientifiques pensent qu'il a été positionné dans le but de marquer les changements de saisons. CREDIT: D Brown / Nottingham Trent University 

La pierre, positionnée il y a 4000 ans, est de forme triangulaire et pointe vers le sud géographique. Son orientation et son angle d'inclinaison sont alignés avec le soleil en plein été, selon les chercheurs.
De plus, des pierres de soutien ont été découvertes autour de la base du monolithe haut de 2,2 mètres, ce qui indique qu'il a été placé avec soin dans son emplacement et dans cette position.

"Compte tenu de la sensibilité du site, nous ne pouvons pas sonder sous la surface du sol," explique l'astronome Daniel Brown, de la Nottingham Trent University en Angleterre, "toutefois, grâce aux fouilles nous avons trouvé une densité plus élevée de pierres sur un côté, confirmant la supposition que le monolithe a été orienté intentionnellement."

Le monolithe est situé sur une crête appelée Gardom's Edge dans le Peak District National Park, près de Manchester; il s'agit d'une zone qui montre des traces d'occupation humaine remontant loin en arrière dans son histoire.
D'autres anciens monuments tels que des rotondes de l'âge du bronze ainsi qu'une enceinte du néolithique tardif ont été trouvés à proximité.
Le monolithe est supposé avoir été érigé par l'homme du Néolithique vers 2000 avant JC. "La pierre devait être un marqueur idéal dans un cadre social pour les rassemblements saisonniers," ajoute M. Brown, "il ne s'agit pas d'un cadran solaire dans le sens où les gens l'ont utilisé pour déterminer une heure exacte. Nous pensons qu'il servait à donner une signification symbolique à son emplacement, un peu de la même façon dont certains édifices religieux sont alignés sur une direction spécifique pour des raisons symboliques."

Les chercheurs ont utilisé un modèle informatique 3D pour analyser la façon dont la pierre a pu être éclairée tout au long des différentes saisons il y a quatre millénaires, étant donné que l'inclinaison de l'axe de la Terre a changé au fil du temps.
Leur modèle a montré que le côté incliné de la pierre restait dans l'ombre en permanence au cours de l'hiver, alors qu'il était éclairé uniquement le matin et l'après-midi pendant la majeure partie de l'été. Mais, au milieu de l'été, le soleil devait éclairer la pierre toute la journée. "L'utilisation de la projection des ombres dans les monuments de cette période est assez rare dans les îles britanniques," d'après M. Brown, "mais il y a quelques exemples, dont New Grange, en Irlande, et certains cairns de Clava dans le nord-est de l'Écosse qui utilisaient l'ombre intentionnellement. Ils sont tous deux associés à des sites funéraires et utilisent le symbolisme cyclique de la lumière et de l'ombre pour représenter l'éternité. Étant donné la proximité de l'enceinte néolithique et de l'importance rituelle possible de ce site, le monolithe de Gardom's Edge pourrait en être un autre exemple."

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3.28.2012

Des télescopes en os découverts à Amsterdam


Cinq télescopes en os en datant du 18ème siècle ont été découverts à Amsterdam, dont deux d'entre eux dans des fosses d'aisance.

 Le plus long des téléscopes, 14cm, en deux parties. 
CREDIT: Wiard Krook, Office for Monuments & Archaeology, Amsterdam.

À l'époque du siècle des Lumières, les télescopes étaient considérés comme des articles de luxe et ont probablement été utilisés pour regarder des objets sur terre ou sur mer, plutôt que pour l'observation des.

Ils ont été créés au cours d'une période où Amsterdam était un centre florissant pour le commerce et attirait des artisans talentueux.

Les longueurs vont de 8 à 14 centimètres, et ils ont été fabriqués dans de l'os métatarsien de bétail. "Cet os de vache particulier, l'os du métatarse, est en fait assez simple et rond," explique Marloes Rijkelijkhuizen, du Centre Archéologique d'Amsterdam de l'Université d'Amsterdam, "il permet de donner une belle forme à ces instruments, c'est tout droit avec une cavité étroite très ronde."
Chaque télescope devait avoir eu une paire de lentilles, comme le système utilisé par Galilée: un objectif convexe et un oculaire concave, pour grossir les objets. Deux des télescopes ont au moins une lentille intacte.
Le plus long des télescopes, qui a deux verres intacts, est composé de deux pièces mises bout à bout au moyen d'un filetage; de plus, il est équipé d'une pièce osseuse qui a un petit trou susceptible de fonctionner comme un diaphragme (Voir l'image ci-dessus).

Avec un grossissement d'environ 3x, les télescopes en os peuvent avoir été utilisés comme des lunettes d'opéra par leurs riches propriétaires afin d'obtenir une meilleure vue de la scène. Peut-être aussi, étaient-ils possédés et utilisés par les passagers des navires.

Ces télescopes ont été trouvés à différents moments au cours des 40 dernières années par l'Office des Monuments et de l'Archéologie à Amsterdam. Les détails de ces découvertes n'avaient cependant pas été publiés jusqu'à présent, et, dans le cas de deux d'entre eux, n'avaient pas été identifiés jusqu'à il y a quelques années lorsque Rijkelijkhuizen, alors étudiante, commençait à travailler sur sa thèse: "Au début, je ne voyait pas du tout ce que c'était".
Son étude des cinq télescopes est maintenant publiée dans l'édition la plus récente du Journal of Archaeology in the Low Countries.



Deux des artéfacts trouvés dans des fosses d'aisance.

Lorsque Rijkelijkhuizen a regardé les rapports de fouilles, elle a constaté que deux des télescopes ont été découverts dans des fosses d'aisance, soit l'équivalent d'une toilette au 18ème. L'origine des trois autres télescopes cependant reste peu claire.
Pourquoi des articles de luxe comme ceux-ci auraient été jetés dans des toilettes reste un mystère; peut-être étaient-ils cassés et leurs propriétaires, malgré le coût de leur production, les ont jeté. Ou bien ont-il été perdus...

D'après Rijkelijkhuizen, ce n'est pas la première fois que des objets insolites sont trouvés dans des fosses comme celles-ci: "Nous trouvons toutes sortes d'objets dans une fosse d'aisance, comme des fausses dents, et nous nous demandons pourquoi." En attendant, cela est une bonne chose pour les archéologues: "Comme ce sont des toilettes, c'est un environnement très humide, et tous les objets qui s'y trouvent sont généralement très bien préservés," ajoute-t-elle.


Le siècle des Lumières entre microscope et télescope.

Le 18e siècle est une époque de grand changement avec de nouvelles idées, à la fois scientifiques et politiques, en cours de discussion.
Le télescope, permettant aux gens de voir les étoiles, et de voir les objets à une grande distance, a joué un rôle significatif dans ces changements. Il avait été inventé seulement un siècle plus tôt.

"Le télescope, et plus tard le microscope, étaient donc deux dispositifs majeurs qui ont contribué à ouvrir la voie au siècle des Lumières, écrit Geoff Andersen, un astronome, dans son livre "Le Télescope: Son histoire, la technologie et l'avenir" (Princeton University Press , 2007).  "Tout à coup, n'importe qui peut vivre des choses hors de la portée des sens sans l'aide de l'homme, et commence à s'interroger sur la sagesse conventionnelle de l'univers dans lequel nous vivons. "

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3.26.2012

Découverte sans précédent du cimetière d'un monastère en Angleterre

La découverte des corps de moines du XVe siècle a été qualifiée d'unique par les archéologues. Le cimetière monastique a été découvert suite à des travaux de voirie à St Andrews à Fife.

Extrait d'une carte montrant le couvent (annoté Franciscanorum aedes - "Maison franciscaine") tel qu'il était avant la Réforme en 1560.

Les experts qui travaillent sur le site ont été enthousiasmés par la découverte, qui devrait aider à déterminer l'emplacement d'un couvent perdu au cours de la Réforme.
Ils affirment que les restes sont ceux de moines franciscains qui vivaient autrefois dans le secteur, et ont décrit la découverte comme «unique» en raison de sa situation en centre-ville.

Les travaux ont du coup été arrêtés sur le site des jardins de Greyfriar afin de permettre à la zone d'être fouillée et les corps conservés. Douglas Speirs, archéologue de Fife qui avait essayé de localiser le cimetière des moines il y a quelque temps, a été ravi de la découverte: "Le cimetière aurait été réservé uniquement pour les frères, je ne m'attendrais pas à en trouver plus de 20, mais nous avons déjà trouvé au moins six ensembles de restes. Ils étaient frères franciscains et vivaient et travaillaient à St Andrews, en répondant aux besoins spirituels des gens de la ville. St Andrews est une ville de l'antiquité importante; aussi, nous avons toujours tenu à ce que les vestiges archéologiques soient mis au jour comme dans le cadre de ces travaux."

Six ensembles de restes, dont ces os de jambes, ont été découverts

L'archéologue Steve Liscoe a ajouté: "Trouver un cimetière en plein centre ville est sans précédent. Si vous commencez à creuser autour de certaines églises, vous trouverez quelque chose, mais cette découverte particulière est tout à fait unique."

D'après M. Speirs: "Un couvent franciscain est connu pour avoir existé quelque part dans le voisinage, et, en raison de leur ordre, ils n'ont pas été enterrés dans le cimetière local, mais ont eu le leur propre. Le lieu exacte du couvent n'est pas connu, et les précédentes fouilles archéologiques dans la zone n'ont pas réussi à le localiser. Toutefois il y a peu de doute que la découverte d'aujourd'hui représente une partie du cimetière du couvent des Franciscains pratiquants établis dans la ville avec l'encouragement de l'évêque Kennedy en 1458."

L'analyse des squelettes devrait donner des informations sur les personnes qui ont été enterrées dans le cimetière. Ils devraient aussi confirmer s'ils s'agit de squelettes de moines. M Spiers soupçonne fortement que "les datations au radiocarbone vont tomber dans la période 1458 à 1559, car, comme nous le rapporte la documentation historique, le couvent a été fondé en 1458, achevé en 1478 sous l'archevêque Graham, et il a était une des premières victimes de la Réforme, en étant saccagé en 1559."

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3.22.2012

Quand la déforestation dévoile des géoglyphes en Amazonie...

Merci à Pierre qui m'a fait passé l'info...

Après des découvertes archéologiques stupéfiantes dans la région ces dernières années, des travaux de terrassement sur le terrain de M. Araújo, éleveur de 62 ans, ainsi que sur des centaines d'autres dans les environs, dévoilent des structures très anciennes; elles pourraient bouleverser la compréhension conventionnelle de la plus grande forêt tropicale humide au monde.

Des géoglyphes, dessins géométriques gravés dans le sol, sont devenus particulièrement bien visibles avec la déforestation de l' Amazonie.


La déforestation qui a dépouillé l'Amazone depuis les années 1970 a ainsi exposé un secret longtemps caché sous l'épaisse forêt: des formes géométriques parfaitement conçues couvrant des centaines de mètres de diamètre.


Un Nasca brésilien ?

Alceu Ranzi, un savant brésilien qui a aidé à découvrir ces carrés, octogones, cercles, rectangles et autres ovales qui composent ces sculptures terrestres, a déclaré que ces géoglyphes, révélés par le déboisement, sont aussi importants que les célèbres lignes de Nazca dans le sud du Pérou: "Ce qui m'a impressionné le plus au sujet de ces géoglyphes était leur précision géométrique, et la façon dont on les a fait émerger de la forêt".
M. Ranzi, paléontologue, avait découvert les géoglyphes dans les années 1970 et, des années plus tard, a fait des relevés par avion.

Pour certains spécialistes de l'histoire humaine en Amazonie, les géoglyphes de l'Etat brésilien d'Acre, ainsi que d'autres sites archéologiques, suggèrent que les forêts de l'Amazonie occidentale, auparavant considérées comme inhabitables pour des sociétés sophistiquées, en partie à cause de la qualité de leurs sols, n'étaient pas aussi "vierges" que le prétendraient certains écologistes.

Il se pourrait bien, en effet, que ces parties de l'Amazonie aient été l'habitat, pendant des siècles, de grandes populations vivant dans des dizaines de villes reliées par des réseaux routiers, explique l'écrivain américain Charles C. Mann (auteur de "1491," un livre révolutionnaire sur le continent américain avant l'arrivée de Christophe Colomb). D'après lui, des parties de l'Amazonie étant "beaucoup plus peuplée qu'on ne le pensait,"et "ces gens ont volontairement modifié leur environnement de façon durable."


Quand il y avait de vastes plaines en Amazonie...

Avec de longues étendues d'habitations humaines, les forêts colossales d'Amérique du Sud ont pu avoir une superficie beaucoup plus restreinte à certains moments, avec de grandes zones vides ressemblant à la savane. Ces révélations sont délicates dans un contexte politique chargé de débattre du déboisement de certaines parties des forêts.

Les scientifiques eux-mêmes s'opposent à un brûlage en masse des forêts, même si les recherches donnent à penser que l'Amazonie fut l'objet d'agriculture intensive par le passé.

D'après William Woods, géographe à l'Université du Kansas, qui fait partie d'une équipe étudiant les géoglyphes d'Acre, "Si l'on veut recréer l'Amazonie précolombienne, la plupart des forêts doivent être enlevées et remplacées par des habitats et des cultures intensives. Je sais que cela passera mal auprès des fervents écologistes...mais que peut-on dire d'autre ?".

Bien que les chercheurs reconstituent l'histoire écologique de l'Amazonie, le mystère entoure encore aujourd'hui les origines des géoglyphes et des personnes qui les ont faites. Jusqu'à présent, 290 de ces formes ont été trouvées dans l'état d'Acre. Il y en aussi environ 70 en Bolivie et 30 dans les Etats brésiliens d'Amazonas et de Rondônia.

Artéfact précolombien découvert près d'un géoglyphe dans l'état d'Acre.


Mais peu d'attention scientifique avait été accordée à ses structures jusqu'à ce que M. Ranzi les étudie dans les années 1990, puis que les chercheurs brésiliens, finlandais et américains n'aient commencé à trouver de plus en plus de géoglyphes à l'aide de l'imagerie satellitaire à haute résolution et de petits avions survolant l'Amazonie.


Des structures qui auraient une importance religieuse.

Denise Schaan, archéologue à l'Université fédérale du Pará au Brésil et qui dirige actuellement la recherche sur les géoglyphes, a procédé à des tests au radiocarbone; ainsi, leurs constructions remontent de 1000 à 2000 ans, et certains pourraient avoir été reconstruits à plusieurs reprises au cours de cette période.

Les chercheurs, en s'interrogeant sur la profondeur de 6 mètres de quelques-unes des tranchées, ont d'abord pensé que ce structures étaient utilisées pour se défendre contre des attaques. Mais la théorie a été abandonnée face au manque de signes de peuplement humain à l'intérieur et autour des géoglyphes: pas de vestiges de pieux d'habitations ou de déchets, pas de modification des sols pour l'agriculture...
Les chercheurs pensent aujourd'hui que ces géoglyphes avaient une importance cérémonielle, semblable, peut-être, aux cathédrales médiévales en Europe. Ce rôle spirituel, a déclaré William Balée, anthropologue à l'Université Tulane, pouvait impliquer "la géométrie et le gigantisme."

En attendant, ces géoglyphes, situés à la croisée des chemins entre les cultures andines et amazoniennes, restent encore une énigme.
 Ils ont peu à voir avec les autres colonies pré-colombiennes découvertes ailleurs en Amazonie. De grandes lacunes persistent également en ce qui concerne les peuples autochtones de cette partie de l'Amazonie, après que des milliers d'entre eux aient été réduits en esclavage, tués ou forcés à quitter leurs terres pendant le boom du caoutchouc qui a commencé à la fin du 19e siècle.
 
Pour les scientifiques et les chercheurs du Brésil, rapporte Mme Schaan, ces structures sont "l'une des découvertes les plus importantes de notre temps."
Malheureusement, le repeuplement de cette partie de l'Amazonie menace la survie des géoglyphes, après avoir été cachés pendant des siècles. Les forêts recouvrent encore une grande partie de l'état d'Acre, mais dans les zones défrichées où les géoglyphes sont trouvés, des chemins de terre en traversent déjà quelques-uns. Des gens vivent dans des cabanes en bois à l'intérieur des géoglyphes, et des poteaux électriques en parsèment d'autres.

Tiago Juruá, auteur d'un livre sur la protection des sites archéologiques, explique que "le défi consiste maintenant à faire de nouvelles découvertes dans les forêts qui sont encore en place, avec l'espoir qu'elles ne risquent pas la destruction."

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3.19.2012

Le mystère d'une anglo-saxonne enterrée dans un lit avec une croix en or


C'est à Trumpington Meadows, dans la banlieue de Cambridge qu'a eu lieu cette extraordinaire découverte datant du 7ème siècle: elle offre un aperçu unique sur les origines de la chrétienté en Angleterre.


L'une des premières sépulture anglo-saxonnes chrétienne en Grande-Bretagne a été découverte dans un village près de Cambridge.
La tombe, d'une adolescente du milieu 7ème siècle après JC, combine deux éléments extrêmement rares: un lit funéraire et un artéfact des premiers chrétiens sous la forme d'une croix en or et grenat.
La jeune fille, âgée d'environ 16 ans, a été enterrée sur un lit ornemental (une pratique anglo-saxonne très limitée au milieu et à la fin du 7ème siècle) avec une croix pectorale chrétienne sur sa poitrine, qui avait probablement été cousue sur ses vêtements.

Façonnée en or et sertie de grenats découpés, il ne s'agit que de la cinquième croix en son genre à avoir été découverte; celle de cette tombe date des premières années de l'Église en Angleterre, probablement entre 650 et 680 de notre ère.  En 597 après JC, le pape saint Augustin envoyait en Angleterre une mission pour convertir les rois païens anglo-saxons.
L'utilisation des dernières techniques scientifiques pour analyser cette découverte exceptionnelle devrait permettre une meilleure compréhension de cette période charnière dans l'histoire britannique, et la propagation du christianisme dans l'est de l'Angleterre au cours de la période anglo-saxonne.

Était-ce une adolescente convertie au tout début du christianisme, un porte-étendard du nouveau Dieu ? "La conversion chrétienne a commencé dans les élites pour ensuite se répandre dans le peuple," explique le Dr Sam Lucy, un spécialiste du funéraire anglo-saxon de Newnham College à Cambridge.

"Pour être enterrée de façon aussi élaborée avec un artéfact aussi précieux, c'est que cette jeune fille était sans aucun doute d'un statut élevé, probablement de la noblesse ou même de la royauté. Cette croix était le genre de culture matérielle qui circulait au plus haut niveau de la société. Le meilleur exemple connu de croix pectorale est celle que l'on avait trouvé dans le cercueil de Saint-Cuthbert, aujourd'hui dans la cathédrale de Durham. Le fait que ce soit un lit funéraire est remarquable en soi, c'est le quinzième découvert au Royaume-Uni, et seulement le quatrième au cours des vingt dernières années; ajoutez à cela une croix chrétienne très bien faite et vous avez une découverte vraiment étonnante", comment Alison Dickens, qui a dirigé les fouilles de l'unité archéologique de l'Université.

Le lit se composait d'un cadre en bois maintenu ensemble par des crochets métalliques; il y avait des morceaux supplémentaires de boucles en métal pour fixer des lattes croisées afin de créer une base de lit suspendu, semblable aux lits modernes, mais avec un matelas de paille. Le corps a ensuite été placé sur le lit, qui était sans doute déjà dans la tombe.

Le Dr Richard Danse, un expert du vieil anglais à l'Université, a fait remarquer que le mot anglo-saxon «leger» peut signifier aussi bien «lit (bed)» que «tombe (grave)». Cependant, la raison pour laquelle seuls quelques individue ont été enterrés dans leurs lits reste un mystère. "Les lits funéraires n'ont jamais été très répandus, mais on constate une petite concentration autour de la région de Cambridge, une autre dans le Wessex, et un seul exemple, d'un statut très élevé, dans le Teeside", déclare le Dr Lucy. "Ces sépultures concernent principalement des femmes, et datent du milieu à la fin du 7 ème siècle. La plupart sont de rang élevé, comme l'indiquent les bijoux délicats ou l'enfouissement sous un tumulus. 
La construction de la croix de Trumpington en or et grenat tend aussi à être utilisée comme accessoire funéraire féminin, bien que le récent trésor du Staffordshire, ainsi que le bateau funéraire de Sutton Hoo, montrent que cet artéfact était également associé avec des armes de haut rang tout au long du 7 ème siècle. Il est intéressant de noter que les mêmes techniques décoratives se retrouvent à la fois dans les milieux ouvertement païens et ouvertement chrétiens."

La croix en elle-même, de 3 centimètres et demi de diamètre, est seulement la cinquième croix pectorale à avoir été découverte dans le Royaume-Uni. Les autres croix étaient des pendentifs conçus pour être accrochés à un collier, tandis que la croix de Trumpington a une boucle sur le dos de chaque bras, de sorte qu'elle pouvait être cousue directement sur les vêtements. "On peut dire, à partir de l'aspect brillant de trois de ces boucles, où elles ont frotté contre le tissu, et que cet objet était porté dans la vie quotidienne, probablement comme symbole de statut social ainsi que d'appartenance religieuse", ajoute Dickens.

Les fouilles de Trumpington Meadows, aux limites sud de la ville de Cambridge, ont mis au jour des résultats significatifs des âges néolithiques et du fer, ainsi que des artéfacts d'un lieu de vie de la période anglo-saxonne.
 La jeune fille chrétienne faisait partie d'un groupe très restreint de quatre tombes, avec un individu au sexe indéterminé, ayant la vingtaine, et deux autres femmes un peu plus jeunes. Les tombes sont considérées comme globalement contemporaine les unes avec les autres, même si l'équipe n'en est qu'au tout début de recherches.
Il va falloir dater au radiocarbone chacun des organes (pour établir la date de leur enterrement) et faire une analyse isotopique de leurs os et dents, pour déterminer à la fois leur régime alimentaire et, si possible, connaitre l'endroit où elles avaient vécu leur enfance.

L'analyse de la croix en or et grenat devrait également révéler des détails supplémentaires sur son lieu de fabrication; les grenats, au cours de cette période, ont été probablement importés de la mer Noire, voire d'Asie.
La tombe de l'adolescente contenait également d'autres éléments: un couteau en fer, une châtelaine (une chaîne accrochée à la ceinture) ainsi que quelques perles de verre qui semblent avoir été conservées dans un sac à main au bout de la chaîne.
Le textile préservé sur le couteau en fer et la chaîne offre la possibilité de reconstruire son costume funéraire. «La coutume des biens funéraires était chose courante pendant la période païenne, mais cela ne veut pas dire que les sépultures à Trumpington n'étaient pas chrétiennes», déclare le Dr Lucy.

"L'église n'a jamais émis aucune édits contre l'utilisation des biens dans les tombes, mais c'est quelque chose qui semble s'estomper au cours du 8 ème siècle, au moment où le christianisme est devenu la religion dominante. Il y a cependant, au cours de la seconde moitié du 7ème siècle, des gens clairement chrétiens qui faisaient encore usage d'une gamme limitée de produits au sein de leurs sépultures, dont le symbolisme est explicitement chrétien, telle que la croix ici. "

Le lit funéraire de Trumpington semble appartenir à cette transition entre les deux religions. Le site se trouve juste derrière l'église du village, et serait daté de 400 ans plus tard. Peut-être il y avait un monastère, voire même un couvent. C'est certainement quelque chose d'intéressant à approfondir.
Un petit nombre de structures associées à ces sépultures semblent représenter une partie d'un lieu de vie qui était utilisé au cours de cette période. Leur analyse devrait aider à déterminer la nature et la fonction de ces habitats.
L'étude initiale de la poterie a suggéré la présence de certaines importations de valeur, associées uniquement avec des centres ecclésiastiques de classe supérieure. Il pourrait même y avoir un lien possible avec la fondation du premier monastère d'Ely à peu près à la même période. St Æthelthryth (ou Etheldreda), fille du roi Anna d'Est Anglie, crée le monastère à Ely en 673 après JC.
Un cimetière découvert à Ely par le Cambrdge Archaeological Unit (CAU) en 2006 contenait également une tombe de la fin du 7ème siècle: il s'agissait d'une enfant de 10-12 ans, avec une croix délicate en pendentif; cette tombe pourrait avoir en lien avec le monastère.

Les parallèles entre ce site et celui de Trumpington sont curieux, et suggèrent une origine plus intéressante qu'à première vue pour ce village situé près de Cambridge.

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3.14.2012

Une statue en bois, une chapelle d'offrandes et des momies d'animaux découvertes à Abydos


Une statue de roi en bois, une chapelle à offrandes privée, un bâtiment monumental et des reste de plus de 80 momies d'animaux ont été trouvés par une équipe dirigée par l'Université de Toronto à Abydos, en Egypte.
Ces découvertes révèlent des informations étonnantes sur l'activité rituelle associée aux grands dieux.

La chapelle à offrandes intacte, du Moyen Empire (1850 avant JC), parmi des structures construites 400 à 800 plus tard. Photo: Mary-Ann Pouls Wegner

Le Professeur Mary-Ann Pouls Wegner du Département des civilisations du Proche et Moyen-Orient a présenté les résultats de son équipe lors d'une réunion récente de la Société pour l'étude des antiquités égyptiennes.

La statue est l'une des très rares statues royales en bois existantes; elle pourrait représenter la reine Hatchepsout. Elle a souvent été sculptée dans la pierre en tant qu'homme car le pharaon égyptien était censé être le fils du dieu Amon-Rê.
Mais cette statue a une petite taille et la mâchoire, délicate, dénote un aspect féminin de son physique. Elle a du servir à une procession cérémonielle au cours de laquelle les statues en bois des ancêtres royaux (les esprits des rois) et des dieux étaient menés dans un bateau-sanctuaire par des prêtres du temple d'Osiris vers son tombeau.
La procession faisait partie d'un festival célébrant la vie après la mort du dieu Osiris.

 La statue en bois découverte à Abydos

Les égyptiens, à tous les niveaux de la société, construisaient des chapelles et des monuments le long de la voie processionnelle; c'était un moyen d'assurer leur participation éternelle au festival et de s'identifier avec Osiris.
Il était cependant interdit de construire trop près de la route et les contrevenants se voyaient menacés de la peine de mort.
La chapelle d'offrandes mise au jour par l'équipe serait celle d'une personne de l'élite; elle remonte à environ 1990 - 1650 avant JC et se trouve à la limite de l'endroit où passait la route. "La chapelle d'offrandes prouve que les gens, sans doute ceux de l'élite, étaient en mesure de construire des monuments juste à côté de la voie processionnelle sous le Moyen Empire; et, qu'au moins une de ces chapelle a été épargnée dans cette agglomération de plus en plus densément peuplée; elle a même continué à recevoir des offrandes jusqu'à 800 ans après sa construction initiale" explique Pouls Wegner.

Une structure beaucoup plus grande a aussi été découverte: ce pourrait être un temple ou une chapelle royale de l'époque ramesside. Longtemps après sa construction initiale, la structure a été ré-utilisée comme dépôt pour les momies d'animaux.
Les chercheurs y ont constaté une masse d'ossements d'animaux et de fragments de lin. Deux chats, trois moutons ou chèvres, et au moins 83 chiens, chiots et adultes, ont été découverts.

Plusieurs de ces animaux avaient récupérés de leurs blessures, ce qui suggère qu'ils avaient été soignés avant d'être sacrifiés, sans doute pour le dieu chacal Oupouaout, qui était une divinité importante dans le festival d'Osiris en tant que leader de la procession et protecteur du cimetière.

Ces fouilles ont été effectuées en Egypte en Juin et Juillet 201.

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3.12.2012

Découverte d'un cimetière d'esclaves à Sainte-Hélène


Les archéologues de l'Université de Bristol ont mis au jour un cimetière d'esclave unique sur l'île lointaine de l'Atlantique Sud: Sainte-Hélène.



La fouille, qui a eu lieu en prévention de la construction d'un nouvel aéroport sur l'île, a permis de mieux comprendre les conditions dramatiques des victimes de la traite négrière atlantique dans le Middle Passage (Passage du Milieu).

La petite île de Sainte-Hélène, à 1600 kilomètres au large de la côte sud-ouest de l'Afrique, a servi de lieu d'arrivée pour un grand nombre d'esclaves, capturés par la Royal Navy lors de la répression de la traite négrière entre 1840 et 1872.
Au cours de cette période, un total de près de 26.000 esclaves affranchis ont été amenés sur l'île, dont la plupart ont été débarqués dans un dépôt de la baie de Rupert.

Les conditions déplorables à bord des navires négriers ont fait que beaucoup n'ont pas survécu à leur voyage; de plus, la baie de Rupert, aride, sans ombre et toujours au vent, était mal placée pour servir d'hôpital et de camp de réfugiés pour un si grand nombre de personnes.

Au moins 5.000 d'entre elles sont susceptibles d'avoir été enterrées là-bas.

Une partie du cimetière a été étudiée entre 2006 et 2008 en prévision d'une nouvelle route qui devait traverser la vallée de Rupert pour fournir un accès à l'aéroport en projet.
Environ 325 corps, que ce soit dans des tombes individuelles, multiples ou dans des charniers, ont été découverts. Seules cinq personnes ont été enterrées dans des cercueils: un adolescent et quatre bébés ou nouveau-nés.
Les autres ont été placés directement dans des tombes peu profondes recouvertes à la hâte. Dans certains cas, les mères ont été enterrés avec leurs enfants présumés.

Aujourd'hui, les archéologues dirigés par le Dr Andrew Pearson du Département d'archéologie et d'anthropologie à l'Université de Bristol, publient pour la première fois les résultats de leurs découvertes et des analyses ultérieures des restes humains et des biens enterrés dans les tombes.

L'analyse ostéologique montre que 83% des corps étaient ceux d'enfants, d'adolescents ou de jeunes adultes (matériau de choix pour les marchands d'esclaves qui recherchaient des victimes avec une longue durée de vie potentielle).
Dans la plupart des cas, la cause réelle du décès n'est pas clair, mais cela n'est pas surprenant parce que les principales causes de mortalité à bord d'un navire négrier (telles que la déshydratation, la dysenterie et la variole) ne laissent aucune trace pathologique.
Néanmoins, le scorbut est largement répandu sur les squelettes; plusieurs montrent aussi des signes de violence et deux enfants plus âgés semblent avoir été abattu.

L'archéologie a pu montrer que ceux qui ont été enterrés dans le cimetière étaient plus que de simples victimes. Ce sont des gens issus d'une culture riche, avec un fort sentiment d'identité ethnique et personnelle.
Ainsi de nombreux exemples de modifications dentaires, obtenus par déchiquetage ou sculpture des dents de devant, ont été identifiés. Quelques-uns avaient également réussi à conserver des bijoux (perles et bracelets), en dépit du dépouillement physique qui avait lieu après leur capture, avant l'embarquement sur les navires négriers.

En plus d'un grand nombre de perles, les conditions d'enfouissement ont permis la survie de textiles, dont des rubans. Un certain nombre d'étiquettes métalliques qui identifiaient les esclaves par un nom ou un numéro ont également été trouvées sur les corps.

Pour le Dr Andrew Pearson, directeur du projet: "Les études de l'esclavage concernent un nombre inimaginable de personnes, et le travail se fait en général à un niveau impersonnel, négligeant les victimes individuelles. Dans la vallée de Rupert, cependant, l'archéologie nous amène face-à-face avec les conséquences humaines de la traite négrière."

Les objets provenant des fouilles sont actuellement étudiés à l'Université de Bristol et seront transférés à Liverpool pour une exposition au Musée international de l'esclavage en 2013 avant de retourner à Sainte-Hélène.
Les restes humains seront prochainement ré-inhumés à Sainte-Hélène.

La recherche a été financée par le Department for International Development (DFID) et le Leverhulme Trust.

Source:

3.07.2012

Ötzi aurait souffert de la maladie de Lyme

Les avancées scientifiques sont toujours de bonnes nouvelles pour l'archéologie: souvent elles permettent de nouvelles découvertes, mais surtout, et de plus en plus souvent, de nouvelles redécouvertes...

Ainsi, des chercheurs ont récemment réétudié la célèbre momie Otzi; vieille de 5300 ans, elle avait été découverte dans les Alpes orientales y a environ 20 ans.
D'après cette nouvelle étude, elle semblerait être le plus ancien cas connu de la maladie de Lyme d'après ce que révèle une nouvelle analyse génétique.

Le Dr. Eduard Egarter-Vigl, à gauche, et le Dr Albert Zink prélèvent un échantillon de l'Homme des glaces en Novembre 2010. Les tests ont montré, entre autres choses, qu'il était intolérant au lactose.

Dans le cadre de travaux sur le génome d'Ötzi, son modèle génétique complet, les scientifiques ont découvert du matériel génétique provenant de la bactérie responsable de la maladie de Lyme; elle se transmet par les tiques et provoque des éruptions cutanées et des symptômes semblables à la grippe, cela peut conduire à des problèmes cardiaques et du système nerveux.

La nouvelle analyse indique également qu'Ötzi était est intolérant au lactose, qu'il avait une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, qu'il avait très probablement les yeux bruns et qu'il était du groupe sanguin O.

Pour séquencer son génome, les chercheurs ont prélevé un échantillon de l'os de la hanche. Ils ont alors cherché non seulement l'ADN humain, mais aussi celui d'autres organismes. C'est ainsi qu'ils ont trouvé des traces du microbe.
La bactérie appelée Borrelia burgdorferi est la seule connue pouvant causer la maladie de Lyme, a déclaré Albert Zink, chercheur et directeur de l'European Institute for Mummies and the Iceman à l'Académie européenne de Bolzano (EURAC) en Italie.
"Nos données mettent en évidence le premier cas documenté d'une infection B. burgdorferi dans l'humanité. A notre connaissance, aucun rapport de cas sur les autres borréliose (maladie de Lyme) est disponible pour les spécimens anciens ou historiques," ont écrit Zink et ses collègues dans un article publié dans la revue Nature Communications.


Les chercheurs ont aussi décodé l'ADN trouvé dans les noyaux des cellules de la momie des glaces, qui est hérité des deux parents. Ils ont trouvé qu'Ötzi appartenait à une lignée qui est maintenant rare, mais toujours présente dans certains endroits. "Cela signifie que ses ancêtres venaient à l'origine de l'Europe de l'Est et se sont dispersés sur une plus ou moins grande partie de l'Europe," a expliqué Zink. "Cette population originelle a été en quelque sorte remplacé par d'autres populations, mais elle est restée assez stables dans des régions éloignées comme la Sardaigne et la Corse."

Son intolérance au lactose n'est pas surprenante pour Zink, étant donné qu'au moment où Ötzi a vécu, les gens commençaient juste à s'installer et à devenir agriculteurs; la capacité pour les adultes à digérer le lait est venue au fil du temps.

L'équipe a également découvert qu'il avait une prédisposition génétique pour les maladies cardio-vasculaires; mais, en dépit des problèmes de santé dont il souffrait à environ 45 ans, il semble avoir connu une mort violente.
Les chercheurs estiment qu'une pointe de flèche en silex, tirée dans l'épaule gauche la probablement tué.

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3.05.2012

Les Néandertaliens européens étaient au bord de l'extinction avant même l'arrivée des hommes modernes

Les résultats d'une équipe internationale de chercheurs montrent que la plupart des néandertaliens d'Europe sont morts les après les autres il y a environ 50.000 ans.

 Dents d'un jeune garçon néandertalien découvertes dans l' Nord de l'Espagne.
 Credit: Centro de Evolución y Comportamiento Humanos (UCM-ISCIII)

L'ancien point de vue d'une Europe peuplée par une population stable de Néandertaliens pendant des centaines de milliers d'années jusqu'à l'arrivée de l'Homme Moderne doit donc être révisé.

Cette nouvelle perspective sur l'homme de Néandertal provient d'une étude d'ancien ADN publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution.
Les résultats indiquent que la plupart des néandertaliens d'Europe sont morts il y a à peu près 50.000 ans. Après cela, un petit groupe de néandertaliens a recolonisé l'Europe centrale et occidentale, où ils ont survécu pendant encore 10.000 ans avant que les hommes modernes n'entrent en scène.

Cette étude est le résultat d'un projet international dirigé par des chercheurs suédois et espagnols à Uppsala, Stockholm et Madrid. "Le fait que les néandertaliens en Europe aient presque disparu, puis qu'ils ont remonté la pente, et que tout cela a eu lieu longtemps avant leur entrée en contact avec les hommes modernes a été une surprise totale pour nous. Cela indique que les néandertaliens ont pu être plus sensible aux changements climatiques qui ont eu lieu dans la dernière période glaciaire qu'on ne le pensait ", rapporte Love Dalén, professeur agrégée au Musée suédois d'histoire naturelle de Stockholm.

Dans le cadre de travaux sur l'ADN de fossiles néandertaliens dans le nord de l'Espagne, les chercheurs ont noté que la variation génétique des néandertaliens européens était très limitée au cours des dix mille dernières années avant que les néandertaliens ne disparaissent.
Pourtant, de plus anciens fossiles de néandertaliens européens, ainsi que des fossiles en provenance d'Asie, ont une variation génétique beaucoup  plus importante; c'est-à-dire celle que l'on pourrait attendre d'une espèce qui a été abondante dans une région sur une longue période de temps.
"Le niveau de la variation génétique chez les néandertaliens géologiquement plus anciens ainsi que chez les néandertaliens asiatiques était tout aussi grand que chez l'homme moderne en tant qu'espèce, tandis que la variation entre les néandertaliens européens plus tardifs n'était même pas aussi élevé que celle des hommes modernes en Islande", explique Anders Gøtherstrøm, professeur agrégé à l'Université d'Uppsala.

Les résultats présentés dans l'étude sont entièrement basés sur de l'ADN fortement dégradé; les analyses ont donc nécessité un laboratoire de pointe et des calculs informatiques. L'équipe de recherche a impliqué des experts d'un certain nombre de pays, dont des statisticiens, des experts sur le séquençage d'ADN moderne et des paléoanthropologues du Danemark, d'Espagne et des États-Unis.
Ce n'est que lorsque tous les membres de l'équipe de recherche internationale ont examiné les résultats qu'ils ont pu être certains que les données génétiques disponibles reflétaient une partie importante de la réalité jusqu'alors inconnue de l'histoire de Néandertal.

"Ce type d'étude interdisciplinaire est extrêmement précieuse dans la promotion de la recherche au sujet de notre histoire évolutive. L'ADN des populations préhistoriques a conduit à un certain nombre de conclusions inattendues ces dernières années, et il sera très intéressant de voir ce que d'autres découvertes vont donner dans les années à venir", conclu Juan Luis Arsuaga, professeur de paléontologie humaine à l'Université Complutense de Madrid.


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3.04.2012

UnivArchéo: le premier service public d’archéologie préventive universitaire en France

MAJ 09/04/17
UnivArchéo a été créé en novembre 2010 par une équipe d’historiens et d’archéologues du laboratoire TRAME de l’Université de Picardie Jules Verne.
Il s'agit du premier service public d’archéologie préventive de ce type en France à être rattaché à une Université.

UnivArchéo: le premier service public d’archéologie préventive universitaire en France

Depuis sa création, de nombreux travaux ont été réalisés sous forme de prestation de service. En tant que structure universitaire, les compétences d’UnivArchéo vont au-delà des seules fouilles archéologiques préventives. Les domaines d’interventions sont, entre autres :
  • L’archéologie du bâti (étude des bâtiments anciens en élévation)
  • La recherche historique
  • La topographie
  • L’étude du mobilier archéologique (céramique, métal, verre, os…)
  • La valorisation des sites historiques

En juillet 2011, l’Université de Picardie Jules Verne a reçu du ministère de la Culture et de la Communication un agrément pour les fouilles archéologiques médiévales, modernes et contemporaines.

Le premier chantier archéologique de grande envergure concerne l’ancien château de Démuin (Somme).

UnivArchéo est hébergé au Centre d'Archéologie et d'Histoire Médiévales (Equipe d’Accueil TRAME – EA 4284 : « Textes, Représentations, Archéologie, Autorité et MémoirE de l’antiquité à la renaissance »).
Le Professeur Philippe Racinet et le Maître de conférences François Blary en assurent la direction.

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2.29.2012

Les chasseurs de l'Age de Pierre auraient découvert l'Amerique !


De nouvelles preuves archéologiques suggèrent que l'Amérique a d'abord été découverte par des hommes de l'âge de pierre venant d'Europe; soit 10.000 ans avant que les ancêtres des Indiens d'Amérique, originaires de Sibérie, ne mettent les pieds dans le Nouveau Monde.


Une série remarquable de plusieurs dizaines d'outils de pierre de style européen, datant entre 19.000 et 26.000 ans, ont été découverts à six endroits différents le long de la côte Est américaine.
Trois de ces sites sont sur la péninsule de Delmarva, dans le Maryland, et ont été découverts par l'archéologue Darrin Lowery de l'Université du Delaware. Un autre se trouve en Pennsylvanie et un autre en Virginie.
Un sixième a été découvert par des pêcheurs draguant des pétoncles à 60 miles des côtes de Virginie sur ce qui, à l'époque préhistorique, était la terre ferme.

Ces nouvelles découvertes sont parmi les avancées les plus importantes en archéologie depuis plusieurs décennies; elles devraient nous permettre de mieux comprendre la dispersion de l'homme dans le monde. 

La similitude des outils de l'âge de pierre entre les côtes Est américaine et européennes avait déjà été remarquée. Mais tous ceux mis au jour, précédemment aux Etats-Unis, étaient âgés d'environ 15.000 ans; soit bien longtemps après l'âge de pierre en Europe (les cultures solutréennes de France et d'Iberie) où la fabrication de tels objets avait cessée.
La plupart des archéologues avait donc rejeté toute possibilité d'une connexion.

Comment les européens ont atteint l'Amérique (Source: Daily Mail)

Mais ces récentes découvertes ont donné des datations comprises en 26.000 et 19.000 ans; ces artéfacts sont donc contemporains avec le matériel pratiquement identique d'Europe occidentale.
Qui plus est, l'analyse chimique réalisée l'an dernier sur un couteau de pierre de style européen trouvé en Virginie en 1971 a révélé qu'il a été fait à partir de silex provenant de Françe.

Le Professeur Dennis Stanford, du Smithsonian Institution à Washington, DC, et le professeur Bruce Bradley, de l'Université d'Exeter, qui ont analysé l'ensemble des artéfacts, pensent que les gens de l'âge de pierre d'Europe occidentale ont migré vers l'Amérique du Nord, lors de la période glaciaire, en se déplaçant (sur la glace et/ou en bateau) le long de la partie gelée du Nord de l'Atlantique.

À l'apogée de l'ère glaciaire, environ cinq millions de kilomètres carrés de l'Atlantique Nord étaient recouverts de glace tout ou partie de l'année. Toutefois, de façon saisonnière, la zone où prenaient fin les glaces étaient extrêmement riches en ressources alimentaires: des phoques migrateurs, des oiseaux marins, des poissons et des pingouins de l'hémisphère Nord...
Stanford et Bradley ont longtemps soutenu que les hommes de l'âge de pierre étaient tout à fait capable de faire 2400 km sur la glace de l'Atlantique; mais jusqu'à présent il y avait relativement peu de preuves pour appuyer leur réflexion.
Mais les nouveaux indices provenant du Maryland, de Virginie et d'autres endroits de la côte Est américaine, ainsi que les tests chimiques sur le couteau en silex de Virginie, ont commencé à changer la vison des choses. Aujourd'hui, les archéologues commencent à enquêter sur une demi-douzaine de nouveaux sites dans le Tennessee, le Maryland et même au Texas.


Une petite fenêtre migratoire de 4500 ans pour les européens...

Un autre argument clé pour la théorie de Stanford et Bradley est l'absence totale de toute activité humaine dans le nord-est de la Sibérie et l'Alaska avant 15500 ans. Si des habitants du Maryland et de la côte Est étaient présents de 26.000 à 19.000 ans et venaient d'Asie, et non d'Europe, les artéfacts datant d'avant 19.000 ans, auraient dû aussi se retrouver dans les deux régions du Nord. Ce qui n'a pas été le cas.

Bien que les Européens Solutréens peuvent très bien avoir été les premiers Américains, ils avaient un inconvénient majeur par rapport aux Indiens originaires d'Asie qui sont arrivés dans le Nouveau Monde via le détroit de Béring ou le long de la chaîne des îles Aléoutiennes, après 15.500 ans.
En effet, les Solutréens ont eu seulement une fenêtre de 4500 années de période glaciaire pour mener à bien leur activité migratoire; les Indiens originaires d'Asie ont eu environ 15.000 ans pour le faire...

En raison de ces facteurs, les natifs américains d'origine européenne ont été soit partiellement absorbés par les nouveaux arrivants ou ont disparu progressivement en raison de la compétition pour les ressources.


La génétique pour confirmer la théorie.

Certains marqueurs génétiques des Européens occidentaux de l'âge de pierre n'existent tout simplement pas dans le nord-est de l'Asie; or, ils le sont en très petites quantités dans certains groupes indiens de l'Amérique du nord.
Des tests scientifiques sur de l'ancien ADN extrait de 8000 squelettes en Floride ont révélé un niveau élevé d'une clé d'un marqueur génétique probablement d'origine européenne.

Qui plus est, il existe un petit nombre de groupes amérindiens isolés dont les langues ne semblent être liées en aucune façon à des indiens d'Amérique originaires d'Asie.

Mais les preuves les plus tangibles sont susceptibles de venir de l'océan: la plupart des zones où les Solutréens auraient accosté sont maintenant jusqu'à 160 kilomètres au large. Le seul site sous-marin qui a été identifié (grâce à la pêches des pétoncles) est prêt à être examiné plus minutieusement cet été.


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2.27.2012

Des plantes renaissent après 30000 ans dans le pergélisol


Les scientifiques en Russie ont fait pousser des plantes à partir de fruits stockés dans le pergélisol par des écureuils il y a plus de 30.000 ans. Le fruit a été trouvé sur les berges de la rivière Kolyma en Sibérie, un site reconnu pour ceux qui recherchent des os de mammouths.

 Les fruits ont donné des plantes vigoureuses, quoique légèrement différentes des espèces contemporaines.

L'équipe de l'Institut de biophysique cellulaire a fait pousser des plantes de Silene stenophylla (de la famille des caryophyllacées) à partir du fruit. A ce jour, il s'agit de la plus ancienne plante qui a été ramenée à la vie. Auparavant, ce sont des graines de palmiers-dattiers stockées depuis 2000 ans à Massada en Israël qui détenaient le record.

Le chef de l'équipe de recherche, le professeur David Gilichinsky (décédé quelques jours avant la publication des résultats) et ses collègues expliquent avoir trouvé environ 70 terriers d'écureuils dans les berges de la rivière.
"Tous les terriers ont été trouvés à des profondeurs de 20 à 40m à partir de la surface actuelle et se situaient dans les couches contenant des os de grands mammifères comme le mammouth, rhinocéros laineux, bisons, chevaux, cerfs, et d'autres représentants de la faune de l'âge des mammouths, ainsi que des restes de plantes," écrivent-ils. "La présence de morceaux de glace verticaux démontre que le sol a été en permanence gelé. En conséquence, les terriers fossiles et leur contenu n'ont jamais été décongelé."
Les écureuils semblent avoir caché leurs provisions dans la partie la plus froide de leur terrier, qui a ensuite gelé en permanence, sans doute en raison d'un refroidissement du climat local.


Le sucre comme conservateur.

De retour au laboratoire, près de Moscou, les tentatives de l'équipe pour faire germer les graines mûres ont échoué.
Finalement, ils ont pu y arriver en utilisant des éléments du fruit lui-même, le "tissu placentaire", en laboratoire. "C'est de loin l'exemple le plus extraordinaire de l'extrême longévité de plantes supérieures", a commenté Robin Probert, responsable de la conservation et de la technologie à la Millennium Seed Bank du Royaume Uni. "Je ne suis pas surpris de voir qu'il a été possible de trouver de la matière vivante aussi ancienne que cela, et c'est pour cela que nous sommes allés à la recherche, dans le pergélisol, de ces terriers de rongeurs fossilisés avec leurs réserves de graines. J'ai cependant été surpris que le matériel viable provienne du tissu placentaire plutôt que des graines mûres."

 La théorie de l'équipe russe est que les cellules des tissus sont pleines de saccharose qui a fourni la nourriture pour les plantes en croissance. Les sucres sont des conservateurs, ils font même l'objet de recherches comme moyen de garder les vaccins au frais dans les climats chauds d'Afrique.
Aussi, il se peut que les cellules riches en sucre aient été capables de survivre dans un état potentiellement viable sur une aussi longue période de temps.

La Silene stenophylla pousse encore aujourd'hui dans la toundra sibérienne, et, lorsque les chercheurs l'ont comparé avec ses cousines ​​ressuscitées, ils ont trouvé des différences subtiles dans la forme des pétales et le sexe des fleurs, pour des raisons qui ne sont pas encore évidentes.
Les scientifiques suggèrent dans leur document que des recherches de ce genre pourraient aider dans les études de l'évolution, et faire la lumière sur les conditions environnementales dans les derniers millénaires.

Mais la suggestion la plus séduisante est, qu'en utilisant ces mêmes techniques, il pourrait être possible de cultiver des plantes qui sont aujourd'hui éteintes.

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2.22.2012

Jordanie: des constructions vieilles de 20000 ans

Une mission conjointe britannique, danoise, américaine et l'équipe jordanienne d'archéologues a découvert des structures de cabanes vieilles de 20.000 ans sur le site archéologique de Kharaneh IV dans l'est de la Jordanie.

Vue aérienne du site de Kharaneh IV (I. Ruben)

D'après l'Université de Cambridge , la découverte suggère que la zone était autrefois occupée de façon intensive et que les origines de l'architecture dans la région remontent à vingt millénaires, avant l'apparition de l'agriculture.

Un document, publié dans la revue PLoS ONE- (Twenty Thousand-Year-Old Huts at a Hunter-Gatherer Settlement in Eastern Jordan), décrit des huttes que les chasseurs-cueilleurs utilisaient comme résidence à long terme et suggère de nombreux comportements associés à des cultures et des communautés, comme un attachement croissant à un emplacement et un réseau social étendu qui existait jusqu'à 10.000 ans plus tôt.

"Ce que nous voyons sur le site de Kharaneh IV dans le désert jordanien est une énorme concentration de personnes en un seul endroit", a déclaré le Dr Jay Stock, du Département d'Archéologie et d'Anthropologie à l'Université de Cambridge, co-auteur du document, "les gens ont vécu ici pendant des périodes de temps considérables lorsque ces cabanes ont été construites. Ils ont échangé des objets avec d'autres groupes dans la région et même enterré leurs morts sur le site. Ces activités précèdent les installations associées à l'émergence de l'agriculture qui a remplacé la chasse et la cueillette. A Kharaneh IV, nous avons été en mesure de documenter un comportement similaire quelques 10.000 ans avant l'apparition de l'agriculture."

 Des constructions vieilles de 20000 ans (Lisa Maher)

Jusqu'à présent, les archéologues ont entièrement fouillé deux huttes, mais il peut y en avoir plusieurs autres cachées sous les sables du désert. "Elles ne sont pas grandes en tout cas; elles mesurent environ 2 à 3m de longueur maximum et ont été creusées dans le sol. Les murs et le toit étaient faits de broussailles, qui a ensuite brûlé et s'est effondré en laissant des marques colorées sombres ", a déclaré le Dr Tobias Richter de l'Université de Copenhague, l'un des co-directeurs du projet.

La datation au radiocarbone indique que ces refuges ont entre 19300 et 18600 années.
L'équipe a également découvert des centaines de milliers d'outils en pierre, des os d'animaux et des objets rares tels que des perles de coquillage, des os avec des lignes régulières incisées et un fragment de calcaire avec des motifs géométriques sculptés. "à l'intérieur des huttes, nous avons trouvé des tas de cornes de gazelles volontairement brûlées, des blocs de pigment d'ocre et une cache de centaines de coquillages percés," a déclaré le Dr Lisa Maher, de l'Université de Californie.

"Ces perles de coquillage ont été apportées sur le site depuis la mer Rouge et la Méditerranée à plus de 250 km, ce qui montre que les gens étaient bien reliés en réseaux sociaux et régionaux et qu'ils ont échangé des objets sur des distances considérables. Il ne parait pas très impressionnant pour un œil non averti, mais il s'agit d'un des sites paléolithiques les plus denses dans la région", a conclu le Dr Maher.

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2.20.2012

Du pollen fossilisé dévoile les secrets de l'ancien jardin royal de Ramat Rahel


Les chercheurs ont longtemps été fascinés par les secrets de Ramat Rahel, situé sur une colline au-dessus de Jérusalem. Il s'agit du seul palais connu datant du Royaume de Juda; des recherches ont également révélé un ancien jardin luxuriant.
Bien que les fouilles aient mis au jour le jardin avec un système d'irrigation sophistiqué, l'on ne pouvait imaginer à quoi devait ressembler le jardin d'origine en pleine floraison...jusqu'à aujourd'hui.

  Vue d'artiste du site de  Ramat Rahel.
 
En utilisant une technique unique pour séparer le pollen fossilisé des couches de plâtre trouvées dans les voies navigables du jardin, des chercheurs de l'Institut d'Archéologie Sonia et Marco Nadler de l'Université de Tel-Aviv ont été en mesure d'identifier ce qui poussait dans l'ancien jardin royal de Ramat Rahel.

Et, sur la base des indices archéologiques du jardin, ils ont pu reconstituer la disposition de celui-ci. Selon le professeur Lipschits Oded, le Dr Yuval Gadot, et le Dr Dafna Langgut, le jardin était composait de végétation locale, comme le figuier et la vigne, mais également d'une foule de plantes exotiques telles que les noyers persans et les cédrats.
Le cédrat, qui, apparemment, a émigré de l'Inde via la Perse, fait sa première apparition au Moyen-Orient moderne dans le jardin royal de Ramat Rahel.


L'enduit des piscines:  une "trappe à pollen" 

Une des caractéristiques uniques du jardin de Ramat Rahel est son système d'irrigation avancé.
Le périmètre du jardin est encore plus impressionnant, explique le Dr Gadot, parce qu'il n'y avait aucune source d'eau permanente sur le site. L'eau de pluie a été recueillie et distribuée efficacement partout dans le jardin avec des installations d'eau esthétiques incluant des piscines, des canaux souterrains, des tunnels, et des gouttières. Ces installations ont finalement permis aux scientifiques de découvrir ce qu'ils cherchaient.

Les premières tentatives pour éliminer les grains de pollen à partir du sol du site afin de reconstruire les composants botaniques du jardin ont été infructueuses; car le pollen s'était oxydé.
Mais après avoir remarqué que les canaux et les bassins eux-mêmes étaient enduits de plâtre, probablement en raison de travaux de rénovation, les chercheurs ont supposé que si le plâtre n'avait pas été renouvelé alors que le jardin était en fleur, le pollen avait pu se coller à du plâtre humide, agissant comme un " piège", et séché en son sein. Cette intuition s'est avérée être juste.

Alors que certaines couches de plâtre ne comprenait que de la végétation autochtone, l'une des couches, datée de la période perse (5e 4e siècles avant J.-C.), contenait des arbres fruitiers locaux, des plantes ornementales et des arbres importés de pays lointains.
«Il s'agit d'un assemblage de pollens tout à fait unique», a expliqué le Dr Langgut, expert du pollen. Parmi la végétation inhabituelle on retrouve le saule et le peuplier, ce qui nécessitait de l'irrigation afin qu'ils se développent dans le jardin, des plantes ornementales comme le myrte et les nénuphars, des arbres fruitiers indigènes, dont compris la vigne, le figuier commun, et l'olivier; mais aussi du cédrat importé, des noyers persans, du cèdre du Liban, et des bouleaux.
Les chercheurs supposent que ces espèces exotiques ont été importées par les autorités perses dirigeantes à partir de régions reculées de l'empire pour faire étalage de la puissance de leur administration impériale.

C'est la première fois que des éléments botaniques précis ont été reconstruits dans un ancien jardin royal. Les informations botaniques et archéologiques que les chercheurs ont recueilli les aideront à recréer le jardin afin que les visiteurs puissent bientôt découvrir l'opulence florale de Ramat Rahel.


Les origines de la tradition

Dans leurs migrations, les hommes ont dispersé les plantes et les animaux à travers le monde, principalement à des fins économiques, explique le Dr Gadot. En revanche, à Ramat Rahel, la royauté a conçu le jardin avec l'intention d'impressionner les visiteurs avec richesses et mondanités.
La décision d'importer divers arbres a eu un impact durable sur la région ainsi que sur le judaïsme, explique le professeur Lipschits. Le citronnier, par exemple, qui fait sa première apparition en Israël dans ce jardin, s'est frayé un chemin dans la tradition juive. Le cédrat, ou étrog, est l'une des quatre espèces de plantes utilisées à Souccot, et la première apparition de ces espèces était dans le jardin de Ramat Rahel.


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2.18.2012

Importante découverte au temple Aztèque de Mexico


Un total de 23 plaques de pierres précolombiennes datant d'environ 550 ans ont été découvertes par des archéologues devant le Grand Temple de Tenochtitlan au centre-ville de Mexico. Des sculptures illustrant des mythes aztèques comme la naissance du dieu de la guerre Huitzilopochtli y sont reconnaissables.


Photo de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH), montrant l'une des 23 pierres tombales (*) préhispaniques. Des serpents, des captifs, des ornements et des guerriers y sont gravés...

l'INAH a déclaré dans un communiqué que les sculptures sont faites sur des dalles en tezontle (roche volcanique); elles rapportent les origines mythologiques de l'ancienne culture Mexica ( ou Aztèque) à travers des représentations de serpents, de captifs, d'ornements, de guerriers et autres figures.

Ces restes précolombiens ont une grande valeur archéologique, car c'est la première fois que de telles pièces sont trouvées dans les lieux sacrés de Tenochtitlan et qu'elles peuvent être lues, précise l'archéologue Raul Barrera,  "comme un document iconographique racontant certains mythes de cette ancienne civilisation".


La naissance de Huitzilopochtli.

 Le Grand Temple était le centre le plus important de la vie religieuse des Mexicas. Construit dans ce qui est aujourd'hui la grande place de la capitale mexicaine connue sous le nom de Zocalo.

Les sculptures de pierre se concentrent sur les mythes de la naissance de Huitzilopochtli et le début de la guerre sainte.
Elles ont été placées face à ce qui était le centre du culte de Huitzilopochtli, ce qui signifie que, comme le dallage d'andésite rose et les dalles de basalte, elles remontent à la quatrième étape de la construction du Grand Temple (1440-1469).

D'après le mythe de la naissance de Huitzilopochtli, la déesse de la terre et de la fécondité, Coatlicue, a été fécondée par une plume qui entrait dans son ventre alors qu'elle balayait.
Mais sa grossesse a irrité ses 400 enfants, qui, poussés par la déesse Coyolxauhqui, décidèrent d'aller jusqu'à la montagne Coatepec où vivait Coatlicue pour la tuer.

C'est ce qu'ils firent, mais Huitzilopochtli sortit du ventre de sa mère en armes et tua ses frères et sœurs étoiles. Il coupa la tête de sa sœur Coyolxauhqui et la lança dans le ciel, où elle se transforma, donnant la lune.
 Vue de quelques unes des pierres sculptées.

L'Archéologue Lorena Vazquez Vallin, pour sa part, rapporte que l'une des autres images gravées sur les dalles de pierre représente un dard avec de la fumée sur les côtés, devant laquelle une pointe de flèche en obsidienne a été trouvé.

Une autre montre un guerrier étoile portant son chimalli (bouclier) dans une main et dans l'autre une arme de tir pour un jeu de fléchettes, la même que celle utilisée par Huitzilopochtli pour la conquête de Coyolxauhqui.

Une dalle de pierre sculptée représente aussi un personnage captif à genoux, les mains attachées derrière le dos. Une larme tombe de ses yeux et il pourrait parler, rapport Vazquez Vallin.

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(*): Contrairement à ce que laisse supposer le site Foxnews, il ne s'agit pas de pierres tombales mais des dalles scupltées comme le fait remarquer Cacalotl du site Mexique ancien. Voir: Nouvelles découvertes au Templo Mayor de Tenochtitlan






2.14.2012

Découverte des fondations d'une grande forteresse à Ashdod

L'Israel Antiquities Authority a rapporté qu'une équipe a découvert des restes de murs massifs de plus de 1m de large datant de la fin du VIIIe siècle et début du VIIe siècle avant notre ère.

 Des vestiges de murs massifs sur la Colline de Jonas (Sa'ar Ganor / Israel Antiquities Authority)

Le Dr. Dmitri Egorov de l'Autorité des Antiquités d'Israël pense que ces murs ont constitué la base d'un grand bâtiment lors de la période du Premier Temple.

La découverte de cette forteresse confirme l'existence de la vie sur la colline de Jonas au cours de la période du Premier Temple, et elle rejoint d'autres découvertes qui ont eu lieu près du site dans les années 1960.
Au cours de fouilles dirigées par Magen Broshi, du Département des Antiquités, qui avaient été réalisées avant la construction du phare d'Ashdod, des vestiges muraux similaires avaient été trouvés et dataient de la période du Premier Temple et de la période perse.

En outre, les archéologues ont découvert un ostracon araméen pourtant l'inscription "בעלצד תקלן דשנא" (une traduction contemporaine: Ba'altzad / Ba'altzar - un prénom, Taklan - shekels, et Dashna - un cadeau). Cela signifierait que la personne nommée Ba'altzad a donné une somme d'argent en cadeau à un lieu saint.

"Givat Yonah, qui s'élève à 50 m au dessus du niveau de la mer, est la plus haute colline d'Ashdod, d'où l'on peut apercevoir la mer, Tel-Mor (située dans l'estuaire de Nahal Lachish qui était probablement un ancien point d'ancrage) et Tel Ashdod ", a expliqué Sa'ar Ganor, l'archéologue du district d'Ashkelon de l'Autorité des Antiquités d'Israël.

En raison de son emplacement stratégique, il n'est pas surprenant d'y trouver les restes d'une forteresse qui dominait la région au cours de la période du Premier Temple.

Il y a deux possibilités concernant les personnes qui ont habité la forteresse à l'époque: soit elle était gérée par les Assyriens qui contrôlaient la région pendant l'Age du Fer; soit Josias, le roi de Juda, occupait le fort à l'époque. Il avait conquis le territoire des Assyriens et contrôlé Ashdod Yam au septième siècle avant notre ère.

Source:
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