11.16.2011

Un site préhistorique se révèle être une découverte majeure en Angleterre


Un caisson funéraire de l'âge du bronze contenant des os incinérés et des artéfacts datant de 4000 ans a été mise au jour à Dartmoor. Le nombre d'objets trouvés pourrait en faire l'une des découvertes archéologiques les plus importantes de ces 100 dernières année.


Le ciste mise au jour par les archéologues

Le Dartmoor National Park Authority (DNPA) a précisé que le caisson en pierre ou «ciste», qui était utilisé pour l'inhumation des cendres, a été découvert sur la colline de Whitehorse dans le Devon, l'un des plus hauts sommets du Dartmoor.


Un contenu inhabituel et fascinant.

En plus des restes humains, d'autres éléments ont été trouvés, dont du cuir, un panier tressé ou un sac et des perles d'ambre, le tout conservé dans de la tourbe.
Jane Marchand, archéologue pour le DNPA et gestionnaire du projet Whitehorse Hill, a déclaré: "ceci est un aperçu très inhabituel et fascinant de ce à quoi pouvaient ressembler les objets funéraires à l'âge du bronze ancien à Dartmoor, on y retrouve même les effets personnels des personnes vivant sur ​​la lande il y a près de 4000 ans."

Les cistes sont communes dans le sud-ouest de l'Angleterre et ailleurs; 200 sont répertoriées rien que dans le Dartmoor. Mais elles ont rarement été retrouvées avec leur contenu original. Les experts pensent que celle découverte sur ​​la colline de Whitehorse a pu être été mieux préservée, car elle est le seul exemple connu située dans un monticule de tourbe.


Des fouilles ordonnées sur un site menacé de disparition

La ciste a été découverte il y a plus de dix ans, lorsque, la pierre faisant office de couvercle est tombée du monticule de tourbe qui la dissimulait. Avec le temps, la tourbe s'est lentement érodée sur les côtés et le dessus. Après plusieurs tentatives pour protéger la ciste, la décision a été prise par le DNPA et l'English Heritage de procéder aux fouilles afin de récupérer toutes les informations archéologiques et environnementales avant qu'elle ne soit détruite.

Les fouilles, qui ont eu lieu en août 2011, ont été les premières concernant une ciste du Dartmoor depuis près de 100 ans. Elles ont impliqué des experts de l'Environnement Historique de Cornwall, avec l'aide du ministère du Patrimoine anglais (English Heritage) et des spécialistes de l'Université de Plymouth.


Ils ont constaté que les os humains incinérés et les matières textiles brûlées ont été mis dans une peau d'animal ou une fourrure; l'ensemble étant placé sur un mince objet en cuir, lui-même placé au-dessus d'un tapis fabriqué à partir de matières végétales.
À une extrémité de la fourrure ou peau d'animal se trouvait un sac ou un panier tissé délicatement, avec de fines coutures encore visibles. Le contenu à l'intérieur comprenait des disques de schiste, des perles d'ambre et une bande textile circulaire.

Le dépôt entier, y compris la base de la ciste en granite, a été enveloppé et apporté au laboratoire du Wiltshire Conservation Service, où des micro-fouilles ont été effectuées, révélant une richesse d'informations qui survie rarement aux enterrements sur des sols plus secs. Un examen plus approfondi est toujours en cours, y compris l'analyse des pollens afin de déterminer le climat et la vie végétale des environs à cette époque. Le Dartmoor National Park Authority a déclaré qu'il projetait de reconstruire la ciste et de la réintégrer à l'endroit où elle a été découverte.

Source:

Derniers articles sur l'Angleterre:


Il y a eu croisement entre Hommes Modernes et Denisovans dans l'Est asiatique


Les dernières recherches montrent que les hommes modernes et des hommes archaïques, les Denisovans, se sont mélangés il y a environ 20.000 ans sur le continent de l'Asie orientale.

L'homme de Denisovan

Nous savons aujourd'hui, d'après diverses études génétiques, que certains des ancêtres des hommes modernes se sont croisés avec les Néandertaliens, une espèce ou sous-espèce étroitement liée à l'homme moderne qui vivaient de 130 000 à -30.000 ans en Eurasie.

Mais il se pourrait que l'Homme moderne se soit aussi mélangé avec un autre espèce humaine.

Ces informations proviennent d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université d'Uppsala en Suède. Les résultats de l'étude indiquent que les habitants de l'Asie de l'Est partagent du matériel génétique avec l'Homme archaïque connu sous le nom de Denisovan; cela suggère que les ancêtres des hommes modernes se sont croisés avec les Denisovans il y a environ 20.000 ans, dans l'Est asiatique.


La grotte de Denisova pour origine.

L'existence des Denisovans a été confirmée en Mars 2010:  un fragment d'os de doigt d'adolescent, d'il y a environ 41.000 ans, avait été découvert dans la grotte Denisova (Altaï Krai, en Russie).
C'est une région qui a été habité à la fois par les hommes modernes et par les Néandertaliens.

La découverte d'une dent et d'un os d'orteil de deux autres individus de la même population ont conforté son existence.

En se basant sur l'analyse de l'ADN mitochondrial (ADNmt), les chercheurs ont déterminé que l'os appartenait à une nouvelle espèce nouvelle de l'être humain qui a vécu simultanément avec les hommes modernes et les Néandertaliens.


Des croisements survenus à plusieurs moments dans l'histoire de l'Homme Moderne

D'après Mattias Jakobsson, qui a mené les recherches avec Pontus Skoglund: "l'étude couvre une plus grande partie du monde que les études antérieures, et il est clair que ce n'est pas aussi simple que ce que l'on pensait précédemment. L'hybridation a eu lieu à plusieurs moments dans l'évolution, et les traces génétiques qui en résultent peuvent être trouvées en différents endroits dans le monde. Nous allons probablement en découvrir d'autres."

Des études antérieures ont indiqué la survenue de deux points distincts d'hybridation entre des hommes archaïques (qui sont génétiquement et morphologiquement différents des hommes modernes) et des hommes modernes après qu'ils aient quitté l'Afrique.
L'un a eu lieu entre les Néandertaliens et les hommes modernes et l'autre entre les Denisovans et les ancêtres des Océaniens.

Mais la dernière étude indique que l'hybridation a également eu lieu en Asie de l'Est.
Cela a pu être déterminé en utilisant les données du génotype, qui élargit considérablement la base de données. Des études récentes se sont limitées à l'utilisation de génomes complets de l'homme moderne, disponible uniquement sur un nombre relativement restreint de personnes. Les données génotypiques, par contre, sont disponibles à partir de milliers de personnes.


Le génome, fil conducteur pour mieux cerner ces croisements

En utilisant des simulations informatiques, les données génotypiques ont été comparées avec les données de la séquence du génome provenant des os récupérés à partir d'emplacements archéologiques de Néandertal et de Denisovan.
"Nous avons constaté que les personnes provenant principalement de l'Asie du Sud ont une proportion plus élevée de variantes génétiques liées à Denisova que les gens d'autres régions du monde, comme l'Europe, l'Amérique, l'Asie occidentale et centrale et l'Afrique", explique Jakobsson, "les résultats montrent que l'apport génétique des groupes humains archaïques a également eu lieu sur le continent asiatique."

Mais, ajoute le co-chercheur de Pontus Skoglund, "alors que nous pouvons voir que le matériel génétique des hommes archaïques est plus important que ce que l'on pensait, nous en savons encore très peu sur l'histoire de ces groupes et quand leurs contacts avec les hommes modernes se sont produits."
Les chercheurs espèrent qu'avec l'utilisation de plus de génomes d'hommes modernes et en continuant l'analyse et l'étude de matériaux fossiles, une image plus détaillée et précise puisse émerger sur la préhistoire humaine.

Source:

Derniers articles sur la génétique:

11.14.2011

Israel: découverte d'une inscription unique en arabe datant de la période des Croisades


Les archéologues ont déchiffré une inscription en arabe vieille de 800 ans sur une dalle de marbre gris. D'après l'Israel Antiquities Authority (IAA), il s'agit de l'unique inscription en arabe de la période des croisades trouvée au Moyen-Orient.



L'inscription porte le nom de l'empereur romain germanique Frédérick II, et la date "1229 de l'Incarnation de notre Seigneur Jésus le Messie", ce qui a mené l'IAA à déclarer cette découverte archéologique de rarissime.

L'inscription a été trouvée il y a des années sur un mur à Jaffa, près de Tel Aviv, mais semblait dater de la période ottomane; les archéologues n'y avaient donc pas accordé une grande importance.
Mais lorsqu'ils ont commencé à déchiffrer l'inscription, ils ont réalisé qu'elle datait de l'époque des Croisades du Moyen Age, a expliqué le professeur Moshé Sharon, de l'Université hébraïque de Jérusalem.

Frédérick II a dirigé la sixième croisade (1228-1229), fortifié le château de Jaffa et laissé deux inscriptions dans ses murs: l'une en latin et l'autre en arabe. "L'inscription arabe a été rédigé par des fonctionnaires de Frédérick II, ou peut-être l'empereur lui-même, et c'est celle qui a été déchiffrée aujourd'hui", ajoute M. Sharon, l'un des deux archéologues qui a déchiffré l'inscription.

L'inscription est quasi intacte. Elle énumère tous les titres de Frédérick II, et n'a pas d'équivalent ailleurs.
En Sicile, où le principal palais royal de Frédérick II était situé, aucune inscription arabe n'a été trouvée à ce jour.

La réalisation la plus importante de Frédérick II lors de sa croisade a été la remise de Jérusalem aux Croisés par le sultan égyptien al-Malik al-Kamil, à la suite d'un accord d'armistice signé par les deux dirigeants en 1229.

Bien qu'il fut excommunié par le pape Grégoire IX, Frédérick II se fit couronner roi de Jérusalem dans l'église du Saint-Sépulcre, et l'inscription mentionne d'ailleurs qu'il était le «Roi de Jérusalem».

Source:

Derniers articles sur Israel:

11.13.2011

La plus ancienne gravure chrétienne au monde montre de surprenant éléments païens


La découverte de la plus ancienne gravure chrétienne au monde révèle les liens d'une secte païenne avec la religion la plus orthodoxe.

 Les chercheurs ont identifié ce qui semble être l'une des toutes premières inscription Chrétienne au monde, datant du deuxième siècle.

Des chercheurs des Musées Capitolins à Rome ont finalement traduit et daté le "NCE 156": une inscription gravée en grec dans la pierre.

Cette pierre, logée aux Capitolins, date de la seconde moitié du deuxième siècle, lorsque l'Empire romain était dans sa période faste; des enseignements païens sont apparemment mêlés à la doctrine chrétienne.

Gregory Snyder, un étudiant chercheur du Collège Davidson en Caroline du Nord, a révélé les détails de son travail dans la dernière édition du Journal of Early Christian Studies: «Si cela est bien une inscription du IIe siècle, comme je le pense, il s'agirait donc du plus ancien objet chrétien que nous possédons».


50 ans de recherches

Les recherches de Snyder chapeautent 50 ans de travail d'un ensemble d'experts, qui ont sourcé, daté et traduit cet ancien verset, qui serait un épigramme funéraire.
La mystérieuse inscription avait été publié dans une revue italienne archéologiques en 1953 par Luigi Moretti. Il avait pu découvrir qu'elle provenait de la banlieue de Rome, près d'une tour médiévale appelée Tor Fiscale qui, dans les temps anciens, aurait été proche d'une route historique appelée la Via Latina.

Son travail a été favorisé par la dernière épigraphiste italienne Margherita Guarducci, qui a, la première, avancé la date du deuxième siècle pour cette inscription; c'était il y a plus de 40 ans.
Son argument se basait sur la forme des lettres grecques de style classique dans l'inscription.

Les travaux de Snyder sont partis de ​​cette approche en étudiant plus de 1700 inscriptions romaines, dans lesquelles il a trouvé seulement 53 cas d'inscriptions grecques avec des lettres classiques.
L'analyse d'inscriptions de Naples a révélé que seul deux exemples similaires pourraient dater du troisième siècle, rétrécissant grandement le champ de datation de l'épigraphe.


Quand le Christianisme cherchait son identité


L'auteur original de l'épigramme serait un disciple d'un ancien maître gnostique et penseur nommé Valentinus. Il a vécu à Rome pendant environ 20 ans, mais a plus tard été déclaré hérétique par l'église chrétienne.
Il y a des similitudes dans l'imagerie énigmatique de l'inscription, à savoir celui de «la chambre nuptiale», qui se retrouve dans les enseignements gnostiques de Valentinus et dont beaucoup ont été écrits au deuxième siècle.

L'emplacement de la découverte initiale suggèrent qu'il y avait une communauté de ses disciples sur la Via Latina au cours du deuxième siècle. Snyder a également noté que l'inscription présente des similtudes communes avec des épigrammes funéraires non-chrétiens où l'imagerie du mariage - généralement une métaphore de la mort - est utilisé.

Ayant également étudié de nombreuses peintures sur la Via Latina, Snyder affirme qu'il y a régulièrement des mélanges de systèmes de croyance; ainsi des personnages religieux tels que Samson se retrouvent avec des personnages mythiques comme Hercule: "Je trouve ce genre de choses particulièrement intéressant, parce qu'ils semblent suggérer une période de temps pendant laquelle l'identité chrétienne était flexible".

Source:

11.10.2011

Une arme pré-Clovis trouvée aux Etats Unis

Le bout d'un fragment de pointe en os a été retrouvé dans la côte d'un mastodonte sur un site archéologique dans l'État de Washington. Cette découverte prouve que les chasseurs étaient présents en Amérique du Nord au moins 800 ans avant la période Clovis.
Les premiers habitants sont ainsi arrivés plus tôt en Amérique du Nord qu'on ne le pensait auparavant affirme une équipe de chercheurs dirigée par un Archéologue de l'Université du Texas A & M.

CT scan montrant la pointe de lance enfichée

Michael Waters, directeur du Centre pour l'étude des premiers Américains dans le département d'anthropologie de l'Université du Texas A & M, et ses collègues du Colorado, de Washington et du Danemark pensent que la découverte sur le site de Manis à Washington démontre que les hommes étaient dans la région il y a environ 13800 années, soit 800 ans plus tôt qu'on ne le croyait.

A la fin des années 1970, un mastodonte mâle adulte était extrait d'un étang sur le site de Manis. La répartition des os et la découverte que certains d'entre eux avaient été brisés suggéraient que l'animal avait été tué et dépecé par des chasseurs humains. Cependant, aucun outil en pierre ou d'arme n'avaient été trouvé sur le site.
L'élément clé du site était ce qui semblait être une pointe d'os qui ressortait de l'une des côtes; mais l'artéfact et l'âge du site étaient contestés.


De nouvelles analyses pour de nouvelles informations:

Waters a contacté un membre de la première équipe de fouille, Carl Gustafson, afin de réaliser de nouveaux tests sur la côte avec la pointe en os. Les nouvelles datations au radiocarbone ont confirmé que le site était vieux de 13800 années.
Le CT-scan et la modélisation en trois dimensions ont confirmé que l'os enfiché était la pointe d'une lance, et l'analyse ADN des protéines osseuses ont montré que la point en os était faite d'os de mastodonte.

D'après Waters, "le site de Manis est un ancien site d'abattage".


"Cette nouvelle preuve, du site de Manis, soutient la théorie de l'extinction des grands mammifères à la fin de la dernière ère glaciaire", ajoute Waters.
Pendant la dernière période froide, des troupeaux de mammouths, mastodontes, chameaux, chevaux et autres animaux parcouraient le Texas et l'Amérique du Nord.

A la fin de l'ère glaciaire, ces animaux se sont éteints. "Bien que ces animaux ont subi l'évolution du climat et de la végétation à la fin de l'ère glaciaire, il est maintenant clair, à partir de sites comme Manis, que les hommes étaient également des chasseurs de ces animaux et ont pu être un facteur de leur disparition", suppose Waters.

Il note également qu' "il y a au moins deux autres sites d'abattage pré-Clovis dans le Wisconsin, où les chasseurs ont tué des mammouths."

«Clovis» est le nom donné aux outils distinctifs fabriqués par des hommes il y a environ 13.000 ans.
Les populations de la culture de Clovis ont inventé le «Clovis point» (pointe de Clovis: image ci-contre), une arme en forme de lance en pierre qui se trouve au Texas, dans le reste des États-Unis et au nord du Mexique. Ces armes ont été utilisées pour chasser les animaux, y compris les mammouths et les mastodontes, de 13.000 à 12700 années auparavant.



Source:
A voir:

11.09.2011

Le Sanctuaire Arverne de Corent d'un point de vue Archéoastronomique

Le site archéologique du Puy de Corent se situe à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville actuelle de Clermont-Ferrand en Auvergne. Au premier siècle avant notre ère, il fut le siège d'une grande ville gauloise : un oppidum vaste de plusieurs dizaines d'hectares, dont l'importance est signalée par la présence de milliers de pièces de monnaie et de tessons d'amphores à vin importées d'Italie.

L'ampleur des vestiges et la richesse des objets retrouvés identifient le site de Corent à la capitale politique et économique du peuple arverne avant la conquête romaine.

David Romeuf, membre du L.U.E.R.N et de l'A.R.A.F.A, propose une interprétation archéoastronomique de ce site arverne. Comme il l'explique lui-même: "mon intérêt pour l'Astronomie et la période Gauloise Arverne m'a naturellement conduit à m'interroger sur un éventuel lien entre le Sanctuaire latènien de Corent et le Ciel. Je livre ici quelques remarques qui me paraissent assez troublantes pour être relatées mais pour l'instant sans aucune certitude scientifico-archéologique issue de mobiliers ou textes antiques. Je l'exprime bien fermement : ma démarche est uniquement archéoastroNomique"

Le sanctuaire de Corent

Il explore principalement deux pistes:
  • D'une part, il y a aurait une corrélation ou une relation possible entre les données topo-astronomiques (axe fondateur + axe principal de la porte) et les préférences sacrificielles, spécifiques au site, révélées par les fouilles.
  • D'autre part, l'orientation principale pourrait être mise en rapport avec la célébration (ou le repérage) des fêtes celtiques (Puy de Saint-Romain, Soleil, Sirius).


Le plan des fouilles révèle plusieurs directions remarquables dans la construction et l'orientation du Sanctuaire.


Plan des fouilles sur lequel David Romeuf a reporté les lignes de directions significatives.

Le Sanctuaire Arverne de Corent semble être axé avec le Soleil et le Puy de Saint-Romain pour les dates mentionnées des quatre principales fêtes celtiques (dont il n'y a pas de certitude concernant leur célébration en Gaule).
L’étoile la plus brillante du ciel –Sirius- se rajoute aux festivités.

L'axe fondateur du sanctuaire semble dirigé vers le lever apparent de Capella, et celui de sa porte vers le lever de la constellation du Bélier. Capella et le Bélier se levait simultanément de manière héliaque début août et début mai. (Ce point est discuté à la fin de l’article). Ainsi une corrélation pourrait être envisagée entre les orientations topo-astronomiques et les préférences sacrificielles pratiquées dans ce sanctuaire (moutons et chèvres).

D’autres orientations secondaires avec des étoiles de première grandeur et un objet remarquable sont aussi discutées (Capella, Véga, Deneb, Hamal et l'amas M45 dans les Pléiades).

Après un développement fouillé et rigoureux de son argumentation, il en arrive à la conclusion suivante:
"Soit l'orientation du Sanctuaire est une simple coïncidence totalement involontaire de la part des gaulois, car ils n'avaient même pas remarqué ces synchronismes (...) Soit l'orientation est volontaire de la part des gaulois pour marquer le début des fêtes Celtes (...). Si l'orientation est volontaire, différente des classiques équinoxes et solstices, alors le site d'implantation fut délibéré, choisi, connu et repéré auparavant par des initiés."


Reférez-vous à l'article de David Romeuf, pour des explications plus complètes quant à sa théorie: Le Sanctuaire Arverne de Corent et l'Astronomie ?


Corent dans l'actualité:

Dernier article sur les Celtes:

Dernier article sur les Gaulois:

11.08.2011

Face à face avec un garçon du Mésolithique


Une reconstruction fondée sur le crâne d'un squelette de l'âge de pierre le mieux conservé de Norvège a permis d'étudier les caractéristiques d'un garçon qui vivait il y a 7500 ans.

Jennifer Barber, étudiante en maîtrise à l'Université de Dundee en Ecosse, espère "que cette reconstruction est une bonne ressemblance.". Elle a scientifiquement reconstruit le visage du garçon de Viste, qui vivaient dans la grotte Vistehola près de Stavanger.

Le garçon de Viste: reconstruction la plus aboutie d'un squelette de l'âge de pierre en Norvège. Crédit: Jenny Barber, l'ISU

Mme Barber étudie l'art médico-légale, qui embrasse des éléments tels que l'anatomie humaine et l'identification, afin de recréer l'apparence d'une personne réelle. Cette méthode de modélisation est, en général, utilisée pour faciliter les enquêtes policières.


La découverte du garçon de Viste

Découvert en 1907, le garçon de Viste représente le squelette de l'âge de pierre le plus complet de la Norvège et le troisième en terme d’ancienneté.
Il est exposé au Musée Archéologique de l'Université de Stavanger (UiS). Il devait avoir environ 15 ans lorsqu'il est mort; il mesurait un peu moins de 1,25 mètres a probablement vécu dans un groupe de 10-15 personnes.
En étudiant les dépôts dans et autour de Vistehola, les archéologues ont pu déterminer que le clan mangeaient du poisson, surtout de la morue, ainsi que des huîtres, des moules, des cormorans, des wapitis et des cochons sauvages.


L'anatomie passé au scanner

Le crâne du garçon a été scanné avec un scanner laser 3D, qui a fourni des données précises sur son anatomie.
Le crâne a subi quelques dommages, de sorte que le côté le plus complet a été dupliqué.
Mme Barber a ensuite converti la construction numérique en un modèle plastique, puis elle a rajouté les muscles, la peau et les caractéristiques en argile.
Le buste d'argile a formé la base pour un moule négatif: le produit fini a ensuite été coulé dans de la résine plastique et fibre de verre. Les yeux, les oreilles et d'autres détails ont été peints ou ajoutés.


Une malformation congénitale remarquée:

Le travail de Mme Barber a révélé que le garçon de Viste avait une scaphocéphalie, une malformation du crâne due à la fermeture prématurée de la suture sagittale. Elle a laissé le crâne rasé pour la mettre en évidence.

"Le fait que le garçon avait une scaphocéphalie est un détail médical que nous n'avions pas observé auparavant", a déclaré Mads Ravn, directeur de recherche du Musée Archéologique.
Le travail effectué par Mme Barber sur le garçon de Viste démontre également que le jeune homme n'était pas chétif: "cette reconstruction montre qu'il a du être musclé, ou qu'il était tout simplement une personne robuste", observe-t-elle, "ce n'est donc pas certain qu'il était malade, comme cela a été avancé par certaines personnes: l'analyse des os ne confirme d'ailleurs pas un tel diagnostic, et il n'a pas d'autres malformations en dehors de la scaphocéphalie. "

Le projet s'inscrit dans le cadre du programme scientifique du laboratoire de recherche archéologique de l'UiS.
Mme Barber insiste sur l'aspect éducatif comme une motivation importante pour son travail. "les gens sont attirés par les visages. Le garçon de Viste attirera probablement l'attention dans une future exposition au musée, et donc sur l'histoire de Vistehola: le garçon de Viste et les autres personnes qui y vivaient deviendront plus vivants pour les visiteurs."


Source:

11.07.2011

Des archéologues israéliens trouvent une minuscule relique chrétienne

MAJ 09/02/16
C'est au cours de fouilles d'une rue de Jérusalem qu'une minuscule boîte a été découverte; ce gage de la foi chrétienne a environ 1400 ans.


La boîte, sculptée dans de l'os de vache, de cheval ou de chameau, est ornée d'une croix sur le couvercle et ne mesure que 2 centimètres sur 1 centimètre.
Elle a probablement été fabriquée par un croyant chrétien autour de la fin du 6e siècle après JC, d'après Tchekhanovets Yana de l' Autorité des Antiquités d'Israël, l'une des administrateurs de la fouille où la boîte a été trouvée.

Lorsque le couvercle est enlevé, les restes de deux portraits sont encore visibles; ils sont composés de peinture et feuille d'or.
Les portraits, un homme et une femme, sont probablement des saints chrétiens voire, peut-être, Jésus et la Vierge Marie.

La boîte a été retrouvée lors de fouilles en dehors des murs de la Vieille Ville de Jérusalem dans les restes d'une voie de l'époque byzantine.

Découverte il y a deux ans, elle a été traitée par des experts de préservation et fait l'objet de recherches approfondies avant d'être dévoilée lors d'une conférence archéologique.

"Cette boîte est importante, en partie parce qu'elle offre la première preuve archéologique que l'utilisation des icônes au cours de la période byzantine ne se limitait pas aux cérémonies dans les églises," explique Yana,

Une morceau d'une boîte semblable avait été trouvée il y a trois décennies, en Jordanie, mais c'est le seul exemplaire bien préservé a avoir été trouvé à ce jour.

Des icônes similaires sont encore portées aujourd'hui par certains chrétiens croyants, surtout dans les églises orthodoxes de l'Est.

Les fouilles, sensibles au niveau politique, se situent dans ce qui est aujourd'hui le quartier palestinien de Silwan, juste à l'extérieur des murs de la vieille ville de Jérusalem-Est. La section de la ville sainte capturé par Israël dans la guerre de 1967 et revendiquée par les Palestiniens comme leur capitale.


Source:
  • Chron: "Israeli archaeologists: tiny Christian relic found"

Derniers articles sur Israel:

11.04.2011

Une tombe du 10ème siècle découverte dans le Nord du Pérou

Les experts du Musée Archéologique National Bruning ont découvert le tombeau d'un dignitaire du 10ème siècle de la culture Lambayeque (ce terme désigne un fleuve, une région ainsi qu'une culture !) au Pérou; c'est ce qu'a annoncé le directeur du projet Carlos Wester La Torr.
 
 Photo d'un plastron avec des cloches de cuivre trouvé dans le tombeau précolombien du Complexe Archéologique Chotuna-Chornancap dans la région péruvienne de Lambayeque.

Après cinq années de fouilles dans le complexe archéologique pré-colombien Chotuna-Chornancap, dans la région de Lambayeque, l'équipe archéologique a découvert le premier niveau de la tombe d'un dignitaire, un membre de l'élite locale, du premier millénaire après JC.

Ils ont ont trouvé dans le tombeau une sorte de cape de près de 6 mètres carrés, probablement utilisée dans les rituels funéraires; elle est décorée avec une iconographie comprenant des "vagues anthropomorphes et des cercles", un thème récurrent dans l'art de la culture Lambayeque (ou culture Sican).

Les restes humains ont été trouvés sous ce manteau, en position face vers le bas, à environ 4 mètres sous terre.

Des offrandes en céramique ont été trouvées sur le site ainsi qu'un plastron avec 21 cloches de cuivre (photo ci-dessus), une bannière carrée de 55 centimètres de côté, un masque mortuaire de cuivre et une couronne de cuivre et d'argent.

Il s'agit là de l'une des découvertes faites parmi les nombreuses sépultures que les archéologues ont documenté dans ce complexe architectural qui, selon le directeur du projet, avait dû être un petit palais.

Ce tombeau devrait permettre, non seulement d'identifier le statut de la personne ainsi que son autorité politique et religieuse, mais surtout d'appréhender ses relations qu'elle aurait pu établir au sein des sociétés locales et régionales.

D'après Wester, "les fouilles dureront environ jusqu'à Décembre de cette année" et pour l'instant, l'équipe cherche "à prélever les restes de squelette afin de faire des études d'ADN."

Le projet, prévu pour durer trois ou quatre ans de plus, est financé par le ministère de la Culture et a eu jusqu'à 50 personnes travaillant sur le site.

Source:

Derniers article sur le Pérou:
Derniers article sur la culture Lambayeque / Sican:


11.03.2011

Le mégalithe de Trefael livre de nouveaux secrets


Le mégalithe de Trefael est une Pierre levée situe dans un champ au nord du village de Nevern dans l'ouest du Pembrokeshire au Pays de Galles.
Jusqu'en 2010, il était considéré comme l'un des nombreux menhirs qui occupent ce paysage chargé d'histoire.

 La pierre de Trefael avec les marques de cupules

La pierre mesure environ 1,2 m de haut et plus de 2 m de longueur et présente sur sa face sud jusqu'à 75 cupules (il s'agit de creux circulaire faits par l'homme à la surface d'une dalle ou d'un rocher).

On croyait que cette pierre appartenait à un monument funéraire détruit, cependant, seuls des travaux d'excavation pouvaient confirmer cette hypothèse.

L'équipe actuelle avait d'abord demandé l'autorisation au Scheduled Monument Consent (SMC) pour creuser une petite parcelle parallèle à la pierre gravée. Il s'agissait uniquement d'enregistrer cet art rupestre.


Les premières études en 2010 montrent que la pierre de Trefael est assez spéciale.

Mais l'organisme du patrimoine national du pays de Galles (Cadw) responsable de ce monument avait une idée un peu différente: elle consistait à ouvrir une grande tranchée immédiatement au sud de la pierre.

Ainsi, ce qui n'était qu'une enquête préliminaire de routine a commencer à se transformer en un projet à long terme . En Novembre 2010, les premières investigations autour de Trefael ont lieu et les premières hypothèses quant à la signification de ce monument ont émergé.

C'est dans des conditions climatiques difficiles que l'équipe de Trefael, dirigée par le Dr George Nash, Adam Stanford et Tom Wellicome, a découvert les restes probables d'un portail dolmen, l'un des types de monuments les plus ancien dans l'ouest de la Grande Bretagne.
Cette campagne de fouille dans une tranchée de 4 m carrés a révélé un gisement significatif de cairn du côté Sud Est de la pierre.


Ces caractéristiques ont d'abord été identifiées par des levées géophysiques. En plus de ces matériaux de cairn très compacts, une surface datant probablement du néolithique a été mise au jour.


Un site bien plus ancien que la construction du mégalithe.

Les artéfacts se limitent à quelques tessons de poterie dont un cou de bouteille en verre et deux perles de schiste perforées, sans doute datant du mésolithique.
La présence de tels objets reflète l'importance de ce site plusieurs milliers d'années avant que le dolmen portail n'ait été construit !

Qui plus est, la Pierre de Trefael semble avoir été la pierre angulaire pour le Dolmen portail et elle a probablement été réutilisée comme menhir durant l'âge du Bronze Moyen ou Ancien.


Une spectaculaire saison 2011

La deuxième saison à Trefael dans le Sud Ouest du Pays de Galles vient de se terminer et les résultats sont spectaculaires. Les résultats des relevés géophysiques ont permis à l'équipe de cibler spécifiquement les zones où les fouilles archéologiques pouvaient être menées.

Une équipe géophysique menée par Les Dodd, Phil Moore et Bryan Dell a géo-prospecté des secteurs de  26 x 20 mètres dans lesquels un certain nombre d'anomalies ont été détectées. Deux de ces zones étaient situées au nord et à l'ouest du mégalithe et ont été fouillées par l'équipe du Welsh Rock Art Organisation (WRAO).

Plus loin, un grand nombre d'anomalies ont été enregistrées dans la zone au sud du monument ainsi que dans le coin sud-ouest du champ dans lequel la Pierre de Trefael se trouve.
Il est à espérer que lorsque les résultats de l'étude géophysique seront affinés, une image claire du paysage rituel préhistorique,  émergera.


Un paysage rituel:

Découverts dans une tranchée immédiatement au nord-ouest de la Pierre de Trefael un certain nombre d'indicateurs suggéraient que l'équipe était entrain de mettre à jour un monument rituel ou funéraire du néolithique. 
Ils ont trouvé des tessons de poterie du néolithique ainsi que de possibles fragments d'os humains.
La survie de ces éléments est remarquable dans ces sols locaux extrêmement acides.
Ces objets ainsi que quelques morceaux de silex semblent avoir été dispersés par les labours successifs.
Il est probable que la zone dans laquelle la poterie et les os ont été retrouvés représente une partie d'une ancienne chambre funéraire.

Grâce à cette découverte inattendue et malgré les complexités juridiques et techniques qui vont avec, l'équipe a décidé de continuer les fouilles l'année prochaine.

Au cours de la saison 2012 les investigations continueront dans les deux tranchées ouvertes cette année et de nouvelles tranchées seront ouvertes dans et autour de la zone immédiate.

Source:

11.01.2011

Une mystérieuse pierre jaune dans les collines de Belfast

Une mystérieuse pierre jaune qui pourrait remonter à la préhistoire a été découverte dans les collines au-dessus de Belfast.

La pierre jaune a été trouvée par un membre du public dans le cadre d'une fouille archéologique permanente ouverte dans le nord de la ville de Ballyaghagan.

Les archéologues pensent qu'elle pourrait avoir été utilisée lors de cérémonies préhistoriques, mais ils devraient en savoir plus après une étude plus approfondie et des tests réalisés sur la pierre.

Jusqu'à 400 personnes, dont des groupes d'enfants d'âge scolaire, ont pris part à une fouille du public sur Cavehill dans le cadre d'une initiative lancée par le Belfast Hills Partnership. Les gens ont été encadrés par des archéologues du Centre de recherche archéologique de l'Université de la Reine.

Le Dr Harry Welsh a précisé que la pierre a été trouvée sur le site d'une maison du XVIIe siècle. La maison est située au-dessus d'une ferme chrétienne primitive qui date de l'an 1000. "C'est un membre de la Société Archéologique d'Ulster qui l'a trouvé; cela faisait à peine cinq minutes qu'il était entrain de creuser."

Cependant, il est difficile de savoir exactement ce qu'est la pierre en raison de l'endroit particulier où elle a été trouvée; le site comporte deux parties: il y a d'abord une ancienne ferme datant de l'an 1000, et au-dessus, une maison qui a été bâtie bien plus tard, probablement à partir du 17ème siècle. La pierre a été trouvée pendant les fouilles de la maison, elle pourrait aussi bien venir de l'une ou l'autre période.

D'après le Dr Welsh, "la pierre ressemble à un morceau de grès, quelqu'un l'a amené sur ce site à un moment donnée."

L'équipe a également trouvé un certain nombre de silex préhistoriques montrant que les gens vivaient là depuis environ 5.000 ans.


Source:
Derniers articles sur l'Irlande:

10.28.2011

Un drone minuscule pour modéliser des tertres funéraires Scythes


Un drone miniature aéroportée a aidé les archéologues en prenant des images pour créer un modèle 3-D d'un ancien tertre funéraire en Russie.

  Le Microdrone md4-200, "quadrocopter" à quatre propulseurs, pèse à peine 1kg.

Les sites archéologiques se trouvent souvent dans des zones reculées et difficiles d'accès. Face à ces difficultés, les budgets limités des archéologues ne sont pas toujours d'une grande aide.


Petit et léger...

Des scientifiques ont ainsi décidé d'utiliser des drones pour étendre leur point de vue d'un de ces lieux difficile à atteindre.
D'après le chercheur Marijn Hendrickx, géographe à l'Université de Gand en Belgique, "cette méthode offre de nombreuses possibilités".

La machine testée dans une région reculée de la Russie nommée Tuekta est un quatre hélice, un "quadrocopter": le Microdrone MD4-200.
L'axe de son rotor est d'environ 70cm et il pèse environ 1.000 grammes; du coup il a été facile à transporter, et, d'après les chercheurs, il est très facile à piloter. L'appareil se stabilise en permanence et peut garder une hauteur donnée tant avoir à le manipuler.
De plus, le moteur ne génère quasiment pas de vibrations, de sorte que les photographies prises par la caméra montée sont suffisamment fines.

Selon le vent, la température et sa charge utile, le temps de vol maximum du drone est d'environ 20 minutes.


Tuekta se situe dans les montagnes de l'Altaï, où la Russie, la Chine, le Kazakhstan et la Mongolie se rejoignent. 

Les chercheurs y ont découvert des tumulus vieux de 2300 à 2800 années et pouvant faire jusqu'à 76 mètres de large. Ces tumulus, appelés "kourganes", appartenaient probablement à des chefs ou des princes chez les Scythes, un peuple nomade connus pour leur équitation et qui possédaient un empire riche et puissant.

Certaines fouilles ont révélé des trésors en or et de nombreux artéfacts bien préservés par le pergélisol.
Ce sont près de 200 tumulus qui ont été découverts à Tuekta, située le long de la rivière Ursul.
Le cœur du site semble avoir été constitué d'une rangée de cinq tumulus scythes monumentaux avec des diamètres compris 42 et 76 mètres.

Malheureusement, dans cette zone d'étude, la plupart des tertres funéraires sont détruits.
La zone test choisie par les chercheurs mesurait environ 300 par 100 mètres, comprenant les cinq monticules géants et des dizaines de petites structures.
Ils ont piloté le drone à une hauteur de 40 mètres afin d'étudier une butte de manière plus détaillée.


Une zone cartographiée et modélisée grâce au microdrone

La légèreté du Microdrone a parfois été un problème comme l'explique Hendrickx: "dans la zone, nous avons dû faire face au vent qui se levait; à un certain moment nous avons même perdu la liaison radio avec le drone - ce qui a conduit à un sprint entre les kourganes."

Un modèle 3-D d'un tertre funéraire scythe basé sur les images capturées par le microdrone.
CREDIT: Marijn Hendrickx

Néanmoins, les chercheurs ont collecté suffisamment de données avec le drone pour créer une carte numérique du relief du site et un modèle 3-D de la butte.
«Le modèle 3-D que nous avons créé nous donne la possibilité de calculer le volume du kourgane», ajoute Hendrickx, "avec ce volume et ces dimensions précises, la forme originale du kourgane peut être reconstruit."

Les archéologues ont commencé à utiliser des drones aéroportés régulièrement depuis les dix dernières années au Pérou, en Autriche, en Espagne, en Turquie et en Mongolie. Les cartes résultantes peuvent aider les archéologues à appréhender la taille d'un site dans des endroits où les mises à jour des photographies aériennes ou satellitaires sont difficiles à obtenir.

Les chercheurs sont en train d'expérimenter un plus grand microdrone qui peut transporter plus de poids. "Il sera possible d'utiliser, par exemple, des caméras infrarouges, ou même un système de radar", a déclaré Hendrickx, "Cela peut rendre possible de voir certaines choses que nous ne pouvons pas voir avec nos yeux."


Source:
Derniers articles sur la Russie:

Derniers articles sur les technologies en archéologie:

10.27.2011

La représentation antique d'un accouchement découvert sur un site Etrusque

Une fouille archéologique à Poggio Colla, un site étrusques vieux de 2700 ans, dans la vallée italienne de Mugello, a révélé une trouvaille surprenante et unique: deux images d'une femme donnant naissance à un enfant.

Les chercheurs ont  découvert les images sur un petit fragment d'un récipient en céramique qui a plus de 2.600 ans. Crédit: Phil Perkins

Des chercheurs du projet archéologique de la vallée du Mugello (Mugello Valley Archaeological Project), supervisant le site d'excavation de Poggio Colla à 30 kilomètres au nord de Florence, ont découvert les images sur un petit fragment d'un récipient âgé de plus de 2.600 ans. 


Les images montrent la tête et les épaules d'un bébé sortant de la mère; celle-ci est représentée avec ses genoux relevés et son visage de profil, un bras levé, et une longue queue de cheval qui tombe sur son dos.


Un morceau de bucchero représentant une scène unique.

L'identification de la scène a été faite par le Dr Phil Perkins, une autorité en bucchero étrusque et professeur d'archéologie à l'Open University Milton Keynes. "Nous avons été stupéfaits de voir cette scène intime, elle doit être la plus ancienne représentation d'accouchement dans l'art occidental", a-t-il déclaré, "les femmes étrusques sont généralement représentées entrain de festoyer ou de participer à des rituels, ou bien elle sont des déesses. Nous avons maintenant à résoudre le mystère de qui elle est et qui est son enfant."

«La scène de naissance est extraordinaire, mais ce qui est aussi fascinant c'est de comprendre ce que cette image pouvait signifier sur des poterie destinées à l'élite», a ajouté le Dr Greg Warden, professeur à l'École des arts de Meadows à la Southern Methodist University, Dallas, Texas et directeur du projet archéologique de la vallée du Mugello, "se pourrait-il qu'il y ait un lien avec un culte qui se passait dans le sanctuaire sur les hauteurs de Poggio Colla ?"

Le fragment a été mise au jour par William Nutt, étudiant diplômé en anthropologie à l'Université du Texas à Arlington et qui est également aveugle: "j'ai trouvé l'artefact au début de ma deuxième semaine là-bas. Il était assez sale, et nous n'étions pas sûr de ce qu'il représentait jusqu'à ce qu'il soit nettoyé au laboratoire sur place et identifié par le Dr Perkins."


La théorie d'une divinité féminine confortée par cette découverte.

Le morceau de céramique est inférieur à 4 x 3 cm et il provient d'un récipient en bucchero.
Le bucchero est un type de poterie noire et ornée de décorations estampillées et incisées; il était utilisé pour faire des récipients pour manger et boire et était destiné aux élites étrusques.
En général, on trouve sur les bucchero des dessins estampillés qui vont de motifs géométriques abstraits à des animaux exotiques et mythiques.

Il n'existe aucune représentation connue grecque ou romaine d'une naissance montrée aussi clairement qu'ici et ne le sera que 500 ans plus tard. Le fragment date d'environ 600 avant JC.

Etant doné que le site de Poggio Colla a produit de nombreux dépôts votifs, les chercheurs sont certains qu'au cours de son histoire, il a du être un lieu sacré consacré à une ou plusieurs divinités.

L'abondance d'outils de tissage et un dépôt de superbes bijoux en or découverts plus tôt ont déjà fait dire à certains chercheurs que la divinité a pu être une femme. Aussi, la découverte de la scène d'accouchement, en raison de son unicité, conforte cette théorie.

"C'est une découverte des plus passionnante", a déclaré le Dr Larissa Bonfante, professeur à New York University et experte de renommée mondiale sur les anciens Etrusques, "cela montre une image d'un type jusqu'alors inconnu dans le contexte étrusque, et nous donne beaucoup à réfléchir pour comprendre sa signification religieuse."


A propos de Poggio Colla et des étrusques.

Bien que le site étrusque, désormais appelé Poggio Colla,  soit connu depuis le 19ème siècle, il a été fouillé de 1968 à 1972 par le Dr Francesco Nicosie, ancien surintendant de l'archéologie en Toscane.
Avec la permission du docteur Nicosie et ses encouragements, le professeur Greg Warden a rouvert le site en 1995, lancé le projet archéologique de la vallée de Mugello et a créé le chantier école Poggio Colla.

Les Etrusques furent les premiers colons d'Italie, bien avant l'Empire romain. Ils ont construit les premières villes, ont été un fil conducteur pour l'introduction de la culture grecque aux Romains, et étaient connus pour leur art, l'agriculture, la métallurgie fine et le commerce. Ils ont occupé l'Italie pendant le premier millénaire avant J.-C., mais furent conquis par les Romains et furent finalement absorbés dans l'empire.

Poggio Colla est un site hautement significatif et rare. Une des raisons est qu'il couvre la plupart de l'histoire étrusque. Des preuves archéologiques suggèrent que le site était occupé en 700 avant notre ère environ jusqu'en 187 avant notre ère, lorsqu'il a été détruit par les Romains.

Source:
Dernier article sur les étrusques:


Derniers articles sur l'Italie:

10.25.2011

Un couple de l'époque romaine enterré en se tenant la main depuis 1500 ans

D'après les archéologues italiens, l'homme et la femme ont été enterrés en même temps entre le 5ème et 6ème siècle après JC dans le centre-nord de l'Italie.

Portant un anneau de bronze, la femme est positionnée de sorte qu'elle semble regarder son partenaire masculin. "Nous pensons qu'ils ont été initialement enterrés avec leurs visages se regardant l'un et l'autre. La position des vertèbres de l'homme suggère que sa tête a bougé après la mort", explique Donato Labate, le directeur des fouilles à la surintendance archéologique d'Emilia-Romagna.

La découverte a été faite lors de travaux de construction à Modène.

Les restes du squelette d'un couple de l'époque romaine, montrent qu'ils se tiennent par la main depuis 1500 ans.



Les fouilles ont révélé trois couches d'intérêt scientifique.

La couche plus profonde, à quelque 7 mètres de profondeur, contenait les restes de constructions romaines de l'époque, dont un four à chaux où était produit le mortier. Les ruines appartenaient à la banlieue de Modène (Modena), qui s'appelait alors Mutina.

Une couche intermédiaire, à une profondeur d'environ 3 mètres, comprenait 11 tombes, tandis qu'une troisième stratification au sommet de la nécropole, révélait sept tombes vides.

Mis au jour par l'archéologue Licia Diamanti, le couple de squelettes appartenait à la nécropole où se trouvaient les 11 tombes. Selon Labate, les tombes sont de simples fosses, ce qui suggère que les gens enterrés là n'étaient pas particulièrement riches.

La zone a subi plusieurs inondations de la rivière Tiepido à proximité; cela a pu contribuer à faire bouger le crâne du squelette masculin après l'enterrement. La nécropole était couverte d'alluvions, et au-dessus, sept autres tombes ont été construites.

Ces sépultures étaient donc vides; très probablement, ont-ils étaient recouverts par une inondation juste après leur construction. Il pourrait s'agir de l'inondation catastrophique qui a eu lieu en 589, telle que rapportée par l'historien Paul diacre (Paulus Diaconus).


Un examen plus approfondi pour connaitre l'âge et la cause de décès du couple.

Les deux squelettes, qui sont mal conservés, vont être étudiés par Giorgio Gruppioni, anthropologue à l'Université de Bologne. La recherche comprendra l'établissement de l'âge du couple, leur relation et la cause possible du décès.

"Dans l'antiquité, il n'est pas surprenant d'apprendre que des époux ou des membres d'une famille meurent en même temps: chaque fois qu'une épidémie, telle que la peste noire, ravage l'Europe, un membre de la famille meure souvent alors que la famille essayait d'enterrer un autre membre", explique Kristina Killgrove, anthropologue biologiste à l'Université de Caroline du Nord.

En 2007, un autre couple de squelettes, enfoui depuis 5000 à 6000 ans, avait été trouvé sur un site néolithique près de Mantoue, à seulement 40 kilomètres au sud de Vérone, où Shakespeare a placé l'histoire romantique de Roméo et Juliette.

"Les deux couples sont séparés dans le temps par cinq millénaires, et les deux évoquent une tendresse édifiante. J'ai été impliqué dans de nombreuses fouilles, mais je ne me suis jamais senti tellement ému", a déclaré Labate.


Source:
Derniers articles sur l'Italie:


10.23.2011

Des outils vieux de 9000 ans découverts au Mexique


Une équipe d'archéologues mexicains a découvert des centaines d'outils rudimentaires et des artéfacts datant de l'ère Holocène (entre 8,000 et 11,000 ans) dans l'état nord-ouest de Basse Californie du Sud.


Les objets ont été trouvés sur un site archéologique connu sous le nom d' El Coyote, situé dans la région de Los Cabos, a déclaré l'INAH.

Cela renforce l'hypothèse selon laquelle les premiers colons auraient peuplés la région par le biais des migrations maritimes, en suivant les côtes du nord-est de l'Asie vers le sud jusqu'en Amérique.

Les chercheurs ont trouvé des coquillages taillés et polis, des instruments de pêche et des outils de pierre utilisés pour la découpe et le grattage remontant entre 8600 et 9300 ans.
Ces outils ont été utilisés pour travailler les fibres végétales, le bois, ainsi que pour ouvrir les coquilles des mollusques.

Les archéologues ont déjà trouvé des artéfacts semblables dans cette région au cours des trois dernières années; cela leur a mené à penser que les premiers colons des Amériques se sont déplacés vers le Sud des côtes et sont arrivés sur ce qui est aujourd'hui connue comme la péninsule de Basse Californie, au cours de la dernière partie du début de l'ère holocène.

Des squelettes humains n'ont pas encore été découvert et il est donc impossible de savoir à quel groupe ethnique les habitants d'El Coyote appartenaient.


Source:

Derniers articles sur le Mexique:


10.20.2011

Mise au jour d'un village romano-britannique en Angleterre


Les archéologues ont découvert l'un des plus importants sites romano-britanniques dans la vallée de Trent, dans la carrière de Langford dans le Nottinghamshire. Il en ressort clairement que Langford était un centre régional actif à partir du néolithique.

Cette fosse en anneau pourrait être un ancien tertre funéraire...

L'archéologue Lee Elliott, du Trent and Peak Archaeology, a dirigé la recherche avec Peter Webb.  
Lee explique ainsi: "Nous pensons que ce site est un village romano-britannique, dont très peu ont été identifiés le long de la vallée du Trent - les fermes seules étant la norme. Le village semble avoir été sous-divisé en zones de vie, de travail et d'inhumation. La gamme exceptionnelle d'artefacts pour une communauté rurale suggère la prospérité, peut-être basée sur ​​l'élevage d'animaux à grande échelle et de produits connexes à destination des villes romano-britanniques Brough et Lincoln."


Pour la période romano-britannique, cela représente l'une plus importantes découverte dans la vallée de Trent. 

Avec des éléments révélant non seulement une grande divesrité d'animaux présents, mais aussi des preuves de boucherie, de travail de l'os et du bois de cerf, l'ensemble des résultats fournit un aperçu clair de la vie rurale au cours de cette période.

Trois squelettes Romano-britanniques ont été trouvés avec vingt-trois autres tombes Romano-britanniques sans squelettes.


C'est après un accord unique avec le Nottinghamshire County Council que Tarmac, la société propriétaire de la carrière, a accepté de "déshabiller" l'ensemble des terres qui devaient être exploitées afin que les archéologues aient l'occasion d'examiner le site au maximum.


Une chronologie exceptionnelle.

C'est tout d'abord la période du Néolithique jusqu'à l'âge du bronze (4000 à 800 avant JC) qui est représentée sur ce site: une grande quantité de silex et de poteries dispersés sur plusieurs couches, un petit nombre de puits et une fosse en anneau (probablement un ancien tertre funéraire de 20m diamètre: photo ci-dessus). Une massue en pierre a aussi été découverte, ce qui est considéré comme une trouvaille particulièrement rare et importante.

Ensuite, du milieu à la fin de l'âge du fer (400 avant J.-C. à 42 après JC) on trouve une série de fosses abandonnées: probablement pour des supports de maisons circulaires et de granges à foin.

Les vestiges les plus importants sur le site datent cependant de la période romano-britannique (42 à 400 après JC): il s'agit d'un village ou hameau de 200m de long sur 180m de large.
Il y avait des sentiers, le long desquels se trouvaient plusieurs restes de constructions impliquant différentes formes d’activités:  habitats, séchage de grains, parcage des animaux, boucherie et sépultures.
La présence de huit pierres alignées d'un ancien puits est un total sans précédent pour un site romano-britannique dans le Nottinghamshire.

Une gamme importante d'artéfacts ont été récupérés: de la poterie, de la ferronnerie (pièces de monnaie, broches, épingles, clous, boucles), du bois travaillé, des os d'animaux, du cuir, du verre...
Cet ensemble de découverte constitue l'une des collections les plus importantes jamais récupérées dans un site de milieu rural romano-britannique le long de la vallée du Trent.
Cela fourni de nouvelles perspectives sur la vie quotidienne rurale durant cette période.

Ils ont aussi trouvé des preuves d'occupations des premiers anglo-saxons (410-649 après JC.) sous la forme de fosses, de trous de poteaux et de restes de bâtiments. Une large gamme d'objets a été récupérée, dont des perles de verre, de la céramique, des épingles, des fusaïoles, des poids, des broches et os d'animaux.

Enfin, au cours de la période médiévale (1066-1539 après JC), la plupart du site formait un système de champs sur le terrain du village voisin de Langford. Plusieurs éléments ont été récupérés à partir de cette période, dont des pièces de monnaie, des poids de plomb et une boucle.


Source:
  • Past Horizons: "New romano-british village appears in quarry excavation"

10.19.2011

Les neutrons révèlent les secrets des objets archéologiques

Il y a quelques jours, je consacrais un article sur une nouvelle technique pour dater la soie, technique non invasive et non destructrice... aujourd'hui, et pour la première fois, c'est une large gamme d'objets archéologiques qui bénéficie d'une nouvelle technologie pour être étudiée sans subir de dommages.

 Radiographie aux neutrons d'une ancienne lampe à huile

Pour la première fois, des images aux neutrons en 3 dimensions ont été prises sur de rare objets archéologiques au Laboratoire National d'Oak Ridge (ORNL).

Des artéfacts de bronze et de laiton provenant de la cité antique de Pétra, en Jordanie ont été récemment photographiés en 3 dimensions en utilisant des neutrons au HFIR (High Flux Isotope Reactor.): un appareil d'imagerie neutronique.

Les données qui sont en cours d'analyse seront pour la première fois confiées à des archéologues et des historiens de l'Antiquité. Cela apportera un aperçu, avant inaccessible, sur la fabrication et le mode de vie de différentes cultures au sein de l'Empire romain, du Moyen-Orient mais aussi de la période coloniale de la Nouvelle Angleterre.

Les échantillons qui ont été imagés en 3-D proviennent des collections de l'Institut Joukowsky  pour l'Archéologie et le monde antique de l'Université Brown. Ils comprennent une lampe à huile suspendue en bronze, une grosse pièce de monnaie romaine et une figurine de chien qui aurait pu être un objet religieux ou peut-être un jouet.
Bien que leur provenance d'origine soit inconnue, ils sont tous des excellents exemples de métal commun que l'on trouve dans l'antiquité.

Le principal chercheur, Krysta Ryzewski, professeur adjoint d'anthropologie à l'Université Wayne State et son collègue Brian W. Sheldon, professeur de génie à l'Université Brown, ont eu en charge ces artéfacts prêté par le professeur Susan Alcock E., directrice de l'Institut Joukowsky .


Les objets archéologiques sont une source d'informations culturelles unique.

Depuis 2008 l'équipe a fait des images en deux dimensions d'objets en alliage de cuivre (bronze et laiton) provenant de Petra et de Greene ferme (une plantation de la période coloniale dans le Rhode Island). Les échantillons comprennaient des artéfacts de la vie quotidienne: une boucle de vêtements, un couteau, et certains outils de construction.
Un objet circulaire de Petra était tellement corrodé qu'il était non identifiable. Mais lorsqu'il a été soumis aux neutrons, un bijou a pu être identifié en-dessous, sans doute une boucle d'oreille.
Petra est le site le plus célèbre en tant que centre de commerce dans l'Antiquité, reliant le monde méditerranéen à des endroits aussi éloignés que l'Inde et la Chine. Elle fut la capitale d'un royaume indépendant des Nabatéens, jusqu'à ce que l'empereur Trajan l'incorpore dans l'empire romain au deuxième siècle après JC.

L'imagerie et l'analyse ont permis de résoudre l'identification de plusieurs objets et ont apporté de nombreuses informations sur les techniques et les matériaux que les artisans utilisaient dans le passé pour fabriquer ces objets. "Nous pouvons aussi examiner certains objets (tels que le couteau ou la lampe de bronze) pour chercher des traces de résidus d'huile qui avait brûlé dans la lampe, ou de ce que le couteau avait pu couper", explique Ryzewski.

Le faisceau d'imagerie neutronique est un énorme pas en avant pour ces savants. "En étudiant leur seule surface, les archéologues et les scientifiques obtiennent relativement peu d'informations sur la fabrication des archéomatériaux, des objets anciens et des matériaux qui ont servi à les construire", ajoute Ryzewski, "très peu de récits historiques décrivent la construction de ces objets et archéomatériaux, de ces bronzes antiques ou récipients de céramique. La seule source d'information sur la façon dont ces objets ont été construits provient de leurs propriétés matérielles et de leur composition."


Une technologie d'analyse non destructive et non invasive.

Les analyses, jusqu'à aujourd'hui, entraînaient souvent l'extraction d'un échantillon à partir de l'objet étudié, ce qui signifiait des dommages plus ou moins important. Aussi, les analystes, préservant au mieux les archéomatériaux ont laissé de nombreuses questions sans réponse.

L'analyse par activation neutronique et l'imagerie neutronique à Oak Ridge signifie que les savants peuvent désormais procéder de manière détaillée à l'analyse non destructive des échantillons. "Il existe actuellement une vaste gamme d'objets archéologiques en attente d'étude et des questions de recherche sur l'histoire du développement technologique dans l'antiquité peuvent désormais être posées", explique Ryzewski.

L'analyse au neutrons permet de révéler les matières premières utilisées, les techniques de fabrication, le développement historique d'alliages et de matériaux composites, les origines géologiques des minerais et de l'argile.
Sur le plan culturel, les chercheurs peuvent se renseigner sur les activités de la vie quotidienne en identifiant l'usage qui était fait de ces objets.


Ryzewski conclu: "notre travail en est encore à ses premiers stades. Nous espérons ré-examiner ces objets dans de nouvelles séries de tests en 2012. Nous allons élargir notre base d'échantillon à d'autres types d'objets en métal, peut-être quelques objets provenant de fouilles d'épaves. Nous espérons aussi examiner des artéfacts en céramique. Mais, plus largement, les savants vont pouvoir être en mesure d'offrir des informations aux scientifiques qui se spécialisent dans la conservation et la stabilisation des collections des musées."


Source:
A voir aussi:


10.18.2011

Découverte du plus ancien calendrier lunaire celtique


La construction d'un énorme calendrier celtique a été découvert dans la tombe royale du Tumulus du Magdalenenberg à proximité de Villingen-Schwenningen en Forêt-Noire.
 Image: RGZM / Plan du tumulus funéraire du chef de Hallstatt enregistré avec des constellations 

Cette découverte a été faite par des chercheurs du Musée Central Römisch-Germanisches à Mayence en Allemagne alors qu'ils évaluaient des plans d'anciennes fouilles.


L'ordre des sépultures autour de la tombe royale centrale correspond exactement avec les constellations du ciel de l'hémisphère Nord.

Alors que Stonehenge était orienté vers le soleil, le tumulus funéraires de plus de 100m de large du Magdalenenberg était orienté vers la lune.

Les constructeurs avaient positionné de longues rangées de poteaux en bois dans le tumulus afin de pouvoir marquer les cycles lunaires. Les cycles lunaires, d'une durée de 18,6 ans (Saros), étaient les "pierres angulaires" du calendrier celtique.

La position des sépultures du Magdeleneberg représente un modèle de constellation qui peut être vu entre plein hiver et plein été.


Le calendrier celtique le plus ancien et le plus complet

Avec l'aide de programmes informatiques spéciaux, le Dr Allard Mees, chercheur au Musée Central, a pu reconstituer la position des constellations du ciel au début de la période celtique et suivant celles qui étaient visibles en plein été.
Cette recherche archéo-astronomiques a abouti à une date du solstice d'été en 618 avant JC, ce qui fait de ce calendrier celtique axé sur la lune, le plus ancien et le plus complet .

Jules César rapportait dans ses correspondance de guerre des commentaires au sujet de la lune au centre du calendrier de la culture celtique. Après sa conquête de la Gaule et la destruction de la culture gauloise, ce type de calendrier a été complètement oublié en Europe.
Avec les Romains, un calendrier basé sur le soleil a été adopté dans toute l'Europe.

Toutes les dimensions de ce système de calendrier celtique est désormais remis à la lumière du jour grâce à cette découverte dans le tumulus monumental du Magdalenenberg.

Source:

Derniers articles sur l'Allemagne:

Derniers articles sur les celtes:
A voir: